Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Forums 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie classique
Lebarde : L’étoile du matin
 Publié le 01/07/26  -  14 commentaires  -  579 caractères  -  152 lectures    Autres textes du même auteur

Spectacle du jour pour oublier les affres de demain ?


L’étoile du matin



Spectacle solennel… le soleil va sombrer.
L’horizon s’obscurcit et ma gorge se noue,
Une larme se perd dans les plis de ma joue ;
J’entends sur les galets l’écume murmurer,

Au loin le galop sourd des chevaux de Neptune ;
La vague comme moi s’éloigne pour pleurer,
Mon esprit attristé se languit à la brune.

Une dernière fois je contemple la mer
Et j’oublie un instant les affres de ma chair.

Verrai-je encor demain Lucifer* et la lune ?


____________________
* Vénus, l’étoile de matin.


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Curwwod   
14/6/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
Ce poème très mélancolique qui met à l'unisson l'environnement, la nature, avec les sentiments sombres de l'auteur (La vague comme moi s’éloigne pour pleurer, ). Sa santé est-elle défaillante, craint il pour sa vie? ( les affres de ma chair. / Verrai-je encor demain Lucifer* et la lune ?) ou est-ce un chagrin d'amour et un regret des délices charnels ? Dans ce cas l'objet de l'attachement et du désir serait symbolisé par Lucifer et la lune" l'ange porte lumière et son corps. Vénus serait donc la clé de cette discrète métaphore. Ce n'est évidemment là qu'une interprétation tout à fait personnelle.
L'écriture est agréable même si les rimes ne sont pas d'une grande richesse pour un poème classique.

Curwwod en EL

   Passant75   
16/6/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
Que vois-je ? Un paysage marin quand le soleil se couche. Mais, que vois-je derrière ? Les angoisses de l’auteur. Les deux se mêlant, le décor paraît vivant, voire presque humain, l’écume murmure et la vague pleure. L’auteur projette ses inquiétudes, ses émotions sur la nature et c’est un peu comme s’il s’en défaussait sur le paysage.

La structure pyramidale décroissante de la forme prise par le poème a un air de gérardine simplifiée, mais surtout donne plus d’importance encore au monostiche final. La question posée n’est que l’expression de la peur de l’avenir, et cela d’autant plus que semble souffrir la chair.

   Cristale   
18/6/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
Un dizain de Lochac parfaitement constitué, forme fixe assez rare ici, dont je souligne le propos mélancolique adapté à la versification allant decrescendo.

Une belle unité : soleil couchant, tristesse, océan, vagues, planètes, et la crainte comme un certitude de n'être plus là prochainement pour contempler ce spectacle.

Je ne sais que dire de plus à part que j'ai trouvé ce poème joliment mélancolique, d'une bonne musicalité.

   LeChevalier   
22/6/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
C'est un texte poignant, puisqu'il semble décrire les inquiétudes d'une personne qui doute de vivre jusqu'au jour suivant. Les mots sont bien choisis, le portrait du je est dressé progressivement, on passe du paysage extérieur (coucher de soleil sur la mer) au paysage interieur (à partir de la comparaison « la vague comme moi s'éloigne pour pleurer »). Les images sont classiques, tout comme le vocabulaire d'inspiration romaine (Neptune, Lucifer). Bravo. Le seul bémol, à mes yeux, c'est la forme choisie : le dernier mot (« lune ») est celui d'une rime triple qui ne se fait plus attendre ; cela l'affaiblit considérablement.

   Polza   
1/7/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
J’avais écrit ce commentaire en EL, mais le temps que je le rédige et le temps que je le poste et votre poème avait déjà disparu de cet espace !

Voici donc mon commentaire sans aucune modification…

C’est vraiment très joliment écrit je trouve, je verserais presque une petite larme (je ne me moque pas !).

J’ai dû me reconcentrer quand j’ai lu « J’entends sur les galets », comme un imbécile, j’ai tout de suite pensé à Cabrel ! (Mon enfant nue sur les galets…)

Je ne fais pas exprès, je vous assure, je vous dis comme c’est arrivé, ce n’est pas pour faire le pitre, je n’aimerais pas que l’on fasse l’idiot sur un de mes poèmes !

J’ai dépassé cette image et j’ai bien fait de me ressaisir, votre poème en valait la peine…

« Spectacle solennel…le soleil va sombrer.
L’horizon s’obscurcit et ma gorge se noue, »

J’ai apprécié le double sens, la « projection » des affres de la narratrice (j’imagine plutôt une sensibilité féminine, désolé si je me trompe) sur les éléments naturels, les forces solaires, telluriques, marines…

« le soleil va sombrer » mais c’est moi qui suis en train de sombrer, mon horizon s’obscurcit…

« J’entends sur les galets l’écume murmurer, » c’est écrit écume et pourtant en écho j’ai presque lu « amertume »…

« Au loin le galop sourd des chevaux de Neptune ; » l’oxymore « galop sourd » pourrait paraître trop convenu, mais je trouve que justement, « des chevaux de Neptune » vient le justifier, ce ne sont pas des chevaux ordinaires qui galopent sur la terre ferme, ils volent sur les océans…

« La vague comme moi s’éloigne pour pleurer, »

Très belle image, c’est percutant et pudique à souhait…


« Mon esprit attristé se languit à la brune.

Une dernière fois je contemple la mer
Et j’oublie un instant les affres de ma chair. »

La nuit tombe, on ne voit quasiment plus rien, mais dans un dernier instant de contemplation, la narratrice (ou du narrateur) vient oublier les affres de sa chair, un bref instant réconfortant, apaisant, qui lui fait se demander :

« Verrai-je encor demain Lucifer* et la lune ? »

Je suis sincèrement désolé d’avoir pensé à Cabrel avec ces foutus galets, heureusement que j’ai réussi à m’enlever cette image de la tête, votre poème est magnifique, je m’en serais voulu de ne pas l’apprécier à sa juste valeur…

   Provencao   
1/7/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
Bonjour Lebarde,

J'ai beaucoup aimé cet esprit mélodieux de relation au décor solennel, en cette foi de son irréversibilité comme de notre mortalité.


Au plaisir de vous lire,
Cordialement

   Boutet   
1/7/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
Un très joli dizain mais qui me semble d'une très grande tristesse. J'espère que l'auteur ne s'attend pas
dans un futur proche à ne plus pouvoir contempler les merveilles de la mère nature.
Les affres de la chair sont parlants. Je ne connaissais pas le nom de Lucifer pour Vénus. Vesper, oui mais pas Lucifer.
Un très bel écrit mais qui me laisse un goût amer, je souhaite que ce ne soit que de la fiction.

   Laurent-Paul   
1/7/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
Bonjour Lebarde,
j'ai beaucoup aimé votre dizain, pétri d'émotion et de simplicité (mais pas de simplisme) : j'aime ces poèmes où l'émotion est rendue par des évocations et un vocabulaire sans prétention, accessible. La correspondance entre votre ressenti et la marche des flots qui se retire, la nuit qui se couche, une douceur d'images et de mots pour dire la violence ressentie et comme pétrie, tout cela m'évoque le grand Verlaine.
Bravo !

   BlaseSaintLuc   
1/7/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
Le poète, la harpe en main et les pieds dans l'eau, déclame à la lune des vers si beaux!
Lucifer, sûrement pas, quant à voir la lune de vénus, il faudrait qu'elle soit nue.
Mais je m'égare quand le poète nous dit son émotion première !

   AMitizix   
1/7/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
J’aime bien ce poème !

Il mêle élégamment la description du soleil couchant et celle des émotions du poète, avec un ton et un équilibre que je trouve juste. Dans cette veine, j’apprécie particulièrement le vers 6, qui réunit synthétiquement « murmure » des vagues et sanglots : c’est joliment dit.
Une petite réserve pour l’enjambement du vers 4 au vers 5, qui surprend le lecteur, et pour la ponctuation de la deuxième strophe, qui me semble un peu faible ; la conjonction de ces faits tend à la confondre avec la première, et à rendre difficile le souffle de la lecture : ainsi, j’aurais peut-être mis un tiret après « pleurer » (à la place de la virgule), pour mieux faire ressortir le vers 7 et clore plus nettement la première partie du texte. J’ai l’impression que, de la sorte, l’enjambement se justifierait mieux et ne troublerait plus ma lecture (ce qui, certes, est tout à fait subjectif).

La construction décroissante est efficace pour mettre en relief le vers final, bien trouvé, sobre et puissant. (J’apprends au passage cette distinction entre Lucifer et Vesper !) En effet, le poème se « purifie » dans les derniers vers, recherchant la simplicité et le dénuement (par rapport aux images et notations descriptives qui dominaient la première partie), notamment avec la troisième strophe. C’est réussi, puisque ce léger contraste donne toute sa force à sa chute.

Merci pour le partage !

   Marite   
1/7/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
Très émouvant ce poème. En peu de mots très bien choisis, face au crépuscule et à l'océan, le poète nous fait part de ses incertitudes quant au lendemain ...

   rendu   
1/7/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
L'étoile du matin pour le jour ou l'étoile du soir pour le poète ? Puisque Vénus apparaît soir et matin mais vu le contexte du poème, je pencherai + malheureusement pour la Vénus du soir.
Ce magnifique dizain s'apparente à un dernier voyage. Je ne saisis pas bien ce Lucifer mais l'auteur nous l'expliquera.

   Mokhtar   
2/7/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
Je ne peux que m’associer à ceux qui ont apprécié ce poème de forme originale, d’un classicisme soigné et élégant. La montée dramatique sur fonds de mer et de mort , avec des références mythologiques et cosmologiques, donne à ce poème une dimension intemporelle. Le coucher du soleil y prend une profondeur symbolique et dramatique très réussie.

Une petite réserve toutefois : « et j’oublie un instant » est un peu prosaïque, et rompt un peu la solennité du texte.

Félicitations pour ce joli travail inspiré et sensible.

   Cyrill   
2/7/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime un peu
Bonjour Lebarde.
Une structure en strophes décroissantes, à croire que les mots manquent quand le spleen gagne. Le poème est fluide et agréable à l’oreille, mais cependant un peu court en émotions. Le crépuscule inspire des pensées cafardeuses, mais console aussi quand on peut s’y voir comme dans un miroir ou voir plus loin que soi, plus grand que soi et s’oublier. Des réflexions simples et accessibles, auxquelles je peux adhérer comme dans ce vers touchant : « La vague comme moi s’éloigne pour pleurer ». La poétique est néanmoins un peu trop attendue, sans grande surprise ni figure de style remarquable, quelque chose qui me reste en mémoire.
Je suis plutôt adepte de l’aube. Question d’horloge. Merci pour le partage.


Oniris Copyright © 2007-2025