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| LeChevalier
21/6/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime un peu
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Le message est clair, présenté de manière plutôt amusante. J'avoue que je n'ai pas compris toutes les références mais c'est parce que je me permets de vivre un peu à l'écart des actualités pipeul. Bref, retournons au texte. Je ne sais pas comment cela peut se chanter mais certaines séquences m'ont plutôt plu en ce qui concerne le son, comme la partie sur un certain Onfray.
Évidemment, un facteur qui inscrit le texte dans le cadre de la chanson, c'est que toutes les séquences retombent que la rime avec cacahuète. Au niveau de la progression du sens, c'est bien aussi : il y a une intro, un développement assez ample et une chute dramatique, bravo. |
| Donaldo75
21/6/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Un peu long, non ?
Sinon, j’ai bien aimé la charge satirique et le « pirouette cacahouète » dans un style simple, répétitif, oral. Les rimes faciles sont assumées, dans le style comptine ou détournement de comptine. La progression thématique est bien vue, malgré la longueur ; il est vrai que le personnage décrit ici a de quoi passer du temps à l’habiller pour l’hiver. « Quand j'ai le blues Je mate C News Et les JT De Pascal Praud Et pour l'apéro Un Pernod ou un porto Et un sachet De cacahuètes » Un exemple de ce qui casse bien. Vous en voulez encore ? « Si on me parle Culture Je sors Mon amulette (C'est ma zapette !) Et je réponds : Cacahuète ! » Et pour finir dans ce que certains, cités ici, qualifieraient d’islamo-gauchisme, de wokisme ou je ne sais quel autre terme à la mode chez les verts de gris, voici du lourd. « Et sur mon canapé En cuir de vachette Je regarde la télé De Bolloré Nous parler Des étrangers Qui viennent Nous voler Notre pain Et manger Ces crève-la-faim ! Nos cacahuètes… » Personnellement, j’ai annulé mes abonnements à Canal +, Amazon Prime et même Netflix parce que je préfère les noix de cajou aux cacahouètes. Bon, revenons à cette chanson. Elle s’attelle bien à railler un archétype, celui de la bêtise satisfaite, dans son rapport au monde, aux autres, à la culture. Cet archétype consomme probablement des médias au propos réducteur, s’offusque des alertes des élites corrompues forcément corrompues qui lui disent qu’à force de consommer des cochonneries il scie la branche sur laquelle il est assis. Peut-être croit-il même qu’Elon Musk va lui trouver une place et des cacahouètes sur la planète B dont il facilitera la terraformation en la bombardant au nucléaire. C’est frontal. C’est presque méchant. C’est caricatural (mais pas faux). |
| framato
22/6/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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J'ai adoré cette chansonnette, cacahuète, ça c'est chouette, caricaturale, juste ce qu'il faut, satyrique, juste ce qu'il faut, engagée juste ce qu'il faut ! ça tape juste et fort.
Je l'aurais bien vue chantée en mode punk-rock à la Wampas ! En tout cas, ça m'a mis du beurre de cacahuète et de la bonne tumeur pour toute la journée. Merci donc |
| Robot
29/6/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Ah ça fait du bien cette chanson-pamphlet.
Pour certaines piques j'avoue ne pas avoir compris car je ne regarde plus les chaînes de télé depuis plusieurs années. Rien ne vaut la lecture de quelques journaux bien choisis pour s'informer ... et réfléchir. C'est donc à partir de la sixième strophes que je me suis régalé. Pirouette, cacahuète ! c'est chouète ! |
| Polza
30/6/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Vous avez lu dans mes pensées Lariviere.
Je me disais justement pas plus tard que je ne sais plus quand que j’aimerais bien lire un de vos écrits qui ne soit pas un Laboniris (j’aurais pu en trouver en cherchant dans vos anciens poèmes, j’imagine). Merci donc d’avoir exaucé mon vœu ! « dans un esprit satirique qui, je l’espère, garde toute sa place dans notre espace culturel. » Je crains que ça ait tendance à progressivement disparaître ; la preuve en est par le nombre d’humoristes qui se font éjecter « manu militari » d’une radio après une chronique satirique qui n’a pas plus à la direction ou aux auditeurs (auditrices)… Luis Rego ne pourrait plus faire « La journée d’un fasciste » dans les réquisitoires du Tribunal des flagrants délires, tout comme Pierre Desproges ne pourrait sûrement plus dire « on me dit que des Juifs se sont glissés dans la salle »… Le titre aurait pu être « L’ami caouette », mais « L’homme cacahuète » est très bien, et puis c’est « sympa » de reprendre cette petite comptine pour enfants afin d’évoquer un sujet bien plus grave… Je ne regarde pas toutes les chaînes que vous évoquez, mais il m’est tout de même arrivé de rester 5 minutes dessus (5 minutes de trop) afin d’essayer de comprendre l’incompréhensible, c’est-à-dire la débilité flagrante de ce genre de chaînes ou d’émissions et les raccourcis qu’elles prennent quand elles essayent de parler politique… il s’y dégage une vacuité intellectuelle (hormis pour Michel Onfray, je veux dire pas dans le sens de ces valeurs (de ce en quoi il croit ou ne croit pas), mais dans le sens du mot intellectuel, il serait inapproprié, je pense, de traiter Onfray de gros débile…) « Et pour l’apéro Un pernod ou un porto » Un minuscule détail dont je ne suis même pas sûr, mais j’aurais plutôt tendance à écrire « pernod » avec une majuscule attendu qu’il s’agit de la marque et du nom de son fondateur, Henri-Louis Pernod. Concernant le porto, je pense que la minuscule est de mise (comme vous l’avez écrit), même si l’on dit vin de Porto, mais qui dit encore à ses invités (ées) « Tu reprendras bien un petit verre de vin de Porto ? ». Pour renforcer le côté chanson enfantine, j’aurais bien vu des répétitions de derniers vers comme dans la chanson originale. « Je suis un petit homme Pirouette, cacahuète Je suis un petit homme Qui a une drôle de maison Qui a une drôle de maison » « Une maison Faite en carton Remplie de high-tech Et d’écrans plats Et de photos Dédicacées Par Hanouna Dédicacées par Hanouna » etc. Je trouve dommage que vous n’ayez pas gardé le rythme de la comptine tout au long de cette chanson, ça crée un déséquilibre harmonique je trouve… Exemple : « J’admire Trump Et Bardella Ce sont des gars Vraiment extra ! Pas des femmelettes… » ou : « Et c’est chouette Après la gueule De bois D’avoir Le cerveau Cacahuète » Dans le passage de Trump et Bardella, peut-être ce serait plus musical en inversant « femmelettes » ou en le plaçant autrement et en finissant sur « Ce sont des gars Vraiment extra ! Ce sont des gars Vraiment extra ! » « Si on me parle Culture Je sors Mon amulette (C’est ma zapette !) Et je réponds : Cacahuète !» Je ne sais pas si plus jeune vous écoutiez Passi et sa chanson « je zappe et je mate » qui parlait des chaînes de télévision, mais tout ça pour dire que si je zappe, c’est que j’ai une zappette :-) Je viens de vérifier, vous m’avez mis le doute, seul le Larousse donne les 2 possibles… « Mon bob Ricard » Vous voyez quand vous voulez (rapport à la majuscule de Ricard, à boire avec Vincente :-) Cette chanson satirique atteint son objectif à mon avis. Il faut le prendre à la légère (malgré les sujets plus que sérieux), c’est un portrait au vitriol de ce que notre société a de plus vile en soi, mais ça reste une sorte de témoignage, pas une forme de jugement ou une analyse sociologique comme il est écrit dans l’exergue… Édition Je reviens sur votre chanson parce que vous avez fait « l’effort » de sortir de vos sentiers battus, ça mérite bien que je m’attarde un peu plus dessus… J’évoquais dans mon commentaire le rythme, la musicalité puisque vous vous inspirez d’une comptine enfantine. Aussi, afin de rester au plus près de la chanson originale, dans le couplet d’introduction, j’aurais bien vu, au lieu de « Il était un petit homme » 7 pieds : « Je suis un tout petit homme » 7 pieds… Pour encore un peu plus de fantaisie, j’aurais bien vu cette chanson se terminer par quelque chose qui se rapporterait à la fameuse expression « partir en cacahuètes » Par exemple, « Et je pars en cacahuète Pirouette cacahuète Et je pars en cacahuète Pirouette cacahuète Et je pars en cacahuète Ad lib. » Mais j’ai apprécié l’ensemble, je pense, juste que vous pourriez encore affiner afin de rendre le tout encore plus percutant (sans aucune prétention de ma part !)… |
| Laurent-Paul
29/6/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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Bonjour cher Larivière,
C'est long, mais c'est bon ! La reprise d'un comptine pour en détourner le sens est un exercice de style toujours plaisant à faire mais pas toujours à lire. J'avoue, que dans votre cas, je me suis amusé ! Je suis d'accord tant avec le fond qu'avec la forme, légère et sautillante, disant les choses sans avoir l'air de dire rien de bien sérieux ou grave. Votre narrateur me fait penser au beauf du martyr Cabu. C'est exeuprès ? J'ai un peu l'impression de lire mon texte Disparaître, mais sur un ton décalé, léger et humoristique. Nous verrons si cela offusquera moins ou davantage... Bravo pour le plaisir de lecture ! |
| BlaseSaintLuc
29/6/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime un peu
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Je ne connais pas un seul des loustics susnommés dans le texte, des gens de bonne compagnie apparemment, de fins gourmets es cacahuètes.
A priori, je ne capte pas non plus les chaînes mentionnées, quel dommage, je rate des programmes sensationnels ? L'exercice de la satire est poussé un peu (comme mémé dans les orties), mais la télé en carton mérite sa leçon. Trop de cacahuètes rend la chose lourde à digérer, mais c'est le sujet qui veut ça ! Pour bien traiter ce genre , il faut ne pas trop se laisser prendre par ses sentiments, et piquer avec humour et subtilité ; Desproges faisait cela magnifiquement bien. |
| Cristale
29/6/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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Bonjour Larivière,
Voilà comment brocarder, avec une chansonnette cacahuète perlimpimpette, quelque citoyen lambda qui n’a pas les mêmes valeurs que soi dont la moralité, le mode de vie et de pensée sont bien sûr exemplaires (j’en suis, évidemment ^^). La raillerie a la saveur de l’innocence feinte et quelques images cocasses poussent à afficher un sourire perpendiculaire. « Une maison Faite en carton Remplie de high-tech Et d'écrans plats Et de photos Dédicacées Par Hanouna « Du genre de dire l’air de rien que si t’as pas ça chez toi t’es un gros naze. Mais si t’as ça chez toi, t’es encore plus naze. Quant aux cacahuètes, cela me fait penser à ces visiteurs de zoo à qui l’ont vendait pour le prix d’une Ferrari un sachet de cacahuètes à distribuer aux pauvres animaux parqués derrière des grilles. Le protagoniste avale sans doute également des couleuvres sorties de son écran dans du papier de slogans bien gras. Satirique à souhait, d’autant plus que le narrateur, si je ne m’abuse je m’en amuse, se gausse de son matérialisme et de son goût prononcé pour des idées quelque peu tendancieuses. On lui file des cacahuètes il est content le pépère. Pour une fois que je comprends l’une de vos publications, je me fais un plaisir de la commenter à la bonne franquette en souhaitant que ce plaisir soit le vôtre également. Nous nous croisons si peu sur les mêmes longueurs d’onde. J’ai bien une zapette ou deux, mais pas de bob Ricard. Faudra que je m’équipe. Merci pour la chansonnette cacahuète et bonne continuation. (un peu plus resserré et c'était la note maxi) |
| Cyrill
30/6/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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Salut Lari,
Tiens tiens mais voilà que voilà le 10e fragment delta ;-D On peut dire que tu as plus d’un tour dans ta sacoche et sous ton bob. Et que tu réussis à me surprendre avec cette comptine détournée. Je lui ai trouvé un humour à la Boris Vian, qui brocardait les snobs. C’est persifleur sans être méchant, c’est sautillant et espiègle comme le pop-corn que j’aurais bien vu accompagner les cacahuètes sur la table basse. Locuteur en auto-critique satisfaite, il n’oublie pas cependant de dire son fait à la société de consommation et à l’individualisme, sur un mode d’imbécile heureux. C’est peut-être peanuts mais ça envoie quand même un coup de pied dans la fourmilière. |
| Sir-ill
30/6/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Bonjour Larivière.
Le moins que l’on puisse dire, c’est que tu manies l'ironie avec beaucoup d'efficacité. Tu détournes les codes de la comptine infantile afin de dépeindre une caricature que je qualifierai de très féroce. L’utilisation de la célèbre chanson « Il était un petit homme, pirouette, cacahuète » est brillante. En reprenant ce rythme naïf, enfantin et joyeux, tu crées un contraste immédiat avec la bêtise crasse de ton personnage. D’ailleurs, la structure en rimes simples répétées en boucle mime parfaitement l'étroitesse d'esprit de cet "homme cacahuète" dont la pensée est simpliste, circulaire (voire redondante). Sa réflexion est mécanique, c’est un authommate (rapport au rouge écrevisse). Mais ton texte n’est pas la simple caricature de ce personnage, c’est également la caricature du populisme télévisuel assumé (par certains) des années 2020. Tout y est, du très controversé écosystème médiatique boloresque (Hnouna, Cnews et Pascal Prout) jusqu’aux cautions idéologiques utilisées (par certains, encore une fois) afin de rendre « respectables » leurs opinions ou leurs préjugés (Trompette et Bordella) bien que les débats soulevés soient tout aussi plats que leurs idées et les écrans sur lesquelles ils sont projetés. J’imagine que l’utilisation de Michel Onfray (que tu dépeins volontairement comme le détenteur universel du savoir) n’est pas anodine. Un mec capable de parler, tout aussi bien et avec la même assurance, du climat et de physique quantique ne peut qu’être la démonstration (par l’absurde, certes) qu’on peut tous (après tout, pourquoi pas) se revendiquer expert dans quelque domaine que ce soit (l’homme cacahuète y compris). Et que dire de l’utilisation du Sacro-Saint équipement (bob Ricard, sacoche posée sur la bedaine, claquettes chaussette) dont est affublé ton mangeur de barbaque que tu arroses joyeusement de Pernod, prêt à y foutre le feu ? Parce que dans petite comptine, il prend cher le beauf de base. Le mec n’a pas de culture (mais une zapette), il est profondément individualiste (s’en fout d’la planète) et ne voit pas plus loin que le bout de son canapé (en cuir de vachette). La cacahuète n'est pas seulement son aliment de prédilection, c'est la taille de ce qui lui sert de cervelle. C’est caustique, caricaturale et tristement ancré dans la réalité. Allez, « Son existence pour un steak (Charal, si possible) » et qu’on en finisse… |
| Myndie
3/7/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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Bonjour Lari,
Je ne peux que faire court pour éviter de répéter ce qui a déjà écrit, à juste titre, par mes prédécesseurs. Cette fois-ci, quelle économie de moyens ! Du vrai zapping ! Et pourtant ce poème brille par sa mise en page hachée qui fait – justement - penser au défilement des images à la télé et surtout, par ce coup de force : faire sortir la cacahuète des assiettes d'apéro pour en faire le symbole du vide (rétrécissement de l'existence et abrutissement intellectuel). D'amuse-bouche la cacahuète devient tout : le cerveau du personnage, ses rêves, ses espoirs, son indifférence aux drames du monde. Une vie ratatinée qui se résume aux apéros et à la télé. C'est simple, drôle et efficace. |
| Mokhtar
10/7/2026
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aboutie
et
aime bien
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Après quelques instants de lecture de ce texte, l’inquiétude se dissipe. Le consommateur de cacahuètes honni n’est ni sénégalais ni soudanais. On a eu peur.
Ce n’est pas non plus ce cousin hominidé et prizoonier, saisi d’un rire sarcastique à la vue de ces créatures étranges, porteuses de glace à la vanille, qui s’écrasent les pieds devant son gîte restreint. Non, fort heureusement, la satire est respectueuse et digne, et ne s’en prend qu’à ce qui est méprisable : le franchouillard lambda. On revient de loin. Imaginez que ce soit Mamadou, et non Gérard, le fustigé. L’auteur croulerait aussitôt sous une avalanche de vertus proclamées, d’indignations théâtrales, de postures d’auto-glorification exemplaire, de blâmes définitifs, de sermons moralisateurs… Non, non, l’auteur est blanc comme… Pardon, disons plutôt non, non, l’auteur est hors de tout soupçon. Remisons les étendards. Et c’est donc avec un enthousiasme libéré que l’on s’associe au massacre d’une populace indubitablement pitoyable. Car chez ces gens-là, Monsieur… Il y a celui au bob Ricard, complètement cuit, qui se saoule toutes les nuits avec de mauvais apéros… Il y a celui qui regarde Hanouna, Praud, Onfray et leurs belles gueules d’apôtre… Il y a celui qu’est béat, avec sa p’tite auto, avec son p’tit smartphone, avec sa p’tite high-tech et qui aimerait bien avoir l’air… Il y a celui qu’est méchant comme une teigne, qui s’fout de la planète, et ne partage ni sa soupe froide ni son steak Charal… Il y a des blancs comme cierges de Pâques sourds aux détresses et aux souffrances… Car chez ces gens-là, Monsieur, on ne panse pas, Monsieur, on ne panse pas… on trie. L’ auteur s’en donne à cœur joie, avec une jubilation qui nous rend heureux pour lui. Sa verve percutante s’appuie sur un schéma métaphorique des plus originaux, qui lui ouvre des cibles tous azimuts. La forme enfantine de la comptine invite au « suivez mon œil, suivez mon doigt » quand je dézingue à tout berzingue, mine de rien. La satire ne fait pas dans la dentelle : aux croqueurs de cacahuètes, elle sert quelques « pralines » plus salées que sucrées, histoire de rappeler que l’humour, parfois, croque sec. La cible est donc Superdupont : populiste, matérialiste, beauf, inculte, mièvre, égoïste et, fait aggravant, français. Bref, tout ce petit peuple soudain vilipendé, surtout depuis qu’il paraît prêt à changer de main pour se défouler derrière le rideau. « Pas analyse sociologique, mais caricature » chambre-t-on dans l’exergue avec une componction quelque peu pharisienne. Comme si la bonne caricature n’était pas la plus fine des analyses sociologiques. Cabu, Reiser, Bretécher : sociologues avant tout, et d’une redoutable acuité. L’auteur semblant vouloir rester dans la légèreté ironique, on se gardera bien d’épiloguer. Et, par exemple, à chercher mille raisons à l’effondrement d’un peuple riche jadis de ses lumières, de sa culture, de son histoire et tenant son rôle dans le monde. On résistera donc à la tentation d’évoquer la « révolution » soixante-huitarde dans l’enseignement, qui vit les « forces progressistes » ringardiser les hussards noirs de la République et leur goût de l’exigence. Avec de lourdes conséquences : remise en cause de la hiérarchie et de la discipline affaiblissant les profs ; effondrement du niveau dans les disciplines de base (grammaire, maths, histoire) naguère piliers de la formation ; rejet de la notation et de la méritocratie faisant de l’effort une valeur suspecte ; pédagogie centrée sur l’élève et non sur les savoirs faisant de l’école un lieu d’accompagnement plutôt qu’un lieu « d’élévation »…. À l’âge où l’on devrait « muscler » son cerveau, s’habituer aux efforts structurés, acquérir les fondamentaux qui arment pour la vie professionnelle, on lambine, on végète, on se traîne. L’école est devenue bienveillante, mais d’une bienveillance anesthésiante. Les vacances, trop nombreuses et mal réparties, établies plus dans l’intérêt du tourisme que celui de l’élève, annihilent l’assimilation du fraîchement acquis. Les examens, galvaudés, ne font plus sens ni référence : pour obtenir son bac, le seul effort est de se réveiller le jour de l’examen. C’est à cet âge que naît le beauf indolent, le glandouilleur, le mal-instruit, le désintellectualisé. C’est là que s’insinue le choix d’une vie où l’on se contente de peu, de quelques cacahuètes. Et c’est bien en faillant dans les transmissions qu’un peuple entre dans le déclin. Alors se pose la question : À QUI LA FAUTE ? Par ailleurs, si je ne redoutais pas de trop m’attarder, je serais tenté d’évoquer une autre prouesse des « forces progressistes » : la mythique loi sur le temps de travail, dite des 35 heures. Chef-d’œuvre d’irresponsabilité portée par de grands esprits qui, dans ce temps-là, n’avaient pas honte de caresser le vote populiste dans le sens du poil. Cette réforme a sonné la fin de la valeur travail, jusque-là marqueur identitaire de l’individu, soudain mué en chasseur de temps libre. Travailler n’est plus une fierté ; l’hédonisme s’installe, générant des bulleurs friands de ces cacahuètes croquées par l’auteur (croquées bien sûr au sens de croquis). L’amour du métier, l’implication, la fierté d’être utile à la société sont dévalués pour n’être perçus que comme mal nécessaire. On entre alors dans cette ère que Kundera nomme : « la kitschification du monde » : une existence réduite à de petites satisfactions mineures sans profondeur et sans exigence. Le temps libre pour horizon n’ouvre des nouveaux espaces qu’aux divertissements simplistes qui standardisent les goûts et les centres d’intérêt. Plutôt qu’au livre, il profite au barbecue. Tandis que se développent les addictions aux grands écrans, dont la taille croit avec la dépendance), et aux petits, qui rendent les gens manchots et imperméables. Car le bannissement de la notion d’effort pénalise aussi l’aspiration au culturel, que l’on aurait dû parallèlement encourager et promouvoir. Alors le sport national devient : saut de congés payés en RTT, slalom précis entre les ponts et les jours fériés, sprint vers ces arrêts maladie disponibles dans les distributeurs de confiserie… Apanage de pro-fiteurs en tous genres. Miracle ! on peut même voir des athées laïcards militants faire une petite prière pour le maintien des fêtes religieuses chômées. C’est ainsi que le coq devint lézard. En bannissant l’effort, on a encouragé une culture de la torpeur plutôt que celle du dépassement de soi. Alors se pose la question : À QUI LA FAUTE ? Aujourd’hui, « les forces progressistes » font fort. Gérard, ponctionné jusqu’à l’os, se vautrait dans des prestations qu’il juge légitimes car redistributrices. En feignant d’oublier que ce sont des banquiers imprudents qui alimentent le zinzin. Mais on lui annonce qu’il est comptable de « la misère du monde » et que son pays doit se transformer en open bar pour tous les déshérités de la planète. ( 800 millions dans le monde dont 500 millions en Afrique). Et que, cerise sur le gâté, on lui explique ces déshérités n’ont pas vocation à être « assimilés » : ils sont encouragés à fragmenter la nation en blocs définis par leurs origines. Alors que déjà des zones de « non-France » se muent en zones « anti-France ». Pendant ce temps, Gérard constate que les mauvaises récoltes de cacahuètes annoncent des pénuries bien réelles : logements introuvables, hôpitaux saturés, médecins raréfiés, EHPAD en sous-effectifs, enseignants débordés, infrastructures judiciaires et pénitentiaires exsangues, forces de l’ordre épuisées et meurtries… Il voit aussi que les nouveaux bras des pères de famille « entrants » seront bien en peine de trouver usines et entreprises accueillantes. D’autant plus que les rares fleurons économiques rescapés seront frappés d’anathèmes et fuiront les vindictes idéologiques. Rassure-toi, Gérard ! Le salut viendra du collectivisme régénérateur, de la rupture salvatrice avec le monde occidental et des bienveillants « accords stratégiques » avec une Chine hautaine et condescendante. Eh bien non. Il n’est pas rassuré, le Gérard. Il a peur de sombrer et de se noyer. Et s’il aperçoit la moindre bouée, il saute dessus, sans réfléchir à qui la lance, et même si c’est une vieille chambre à air crevée. Alors se pose la question : À QUI LA FAUTE ? Allons Gérard, écoute le Monsieur qui te sermonne, et se gausse comme un gosse de ton existence futile et dérisoire. Montre-lui que tu es un bon mec… Tes cacahuètes… OFFRE LES A RACHID ! |
| Pussicat
20/7/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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J'arrive un peu tard mais j'avais zappé votre texte- sic !
Sympa comme une chanson satirique qui ne se prend pas la tête - la prétention - et va droit un but, les références sont assez claires, la progression itou aussi pourquoi je boite ? Pour le rythme : placé en section chanson, j'aurais bien aimé lire votre texte en chantant, c'est à dire posé sur l'air de "il était un petit homme..." comme une forme de pastiche avec, oserai-je, un peu plus de piquant dans la satire. Ou pour le moins, moins de ruptures dans le rythme : "Et c'est chouette Après la gueule De bois D'avoir Le cerveau Cacahuète Si on me parle Culture Je sors Mon amulette (C'est ma zapette !) Et je réponds : Cacahuète !" La construction irrégulière des strophes a produit l'effet d'un frein - à moinsse que quelque chose m'échappe. Je retiens : "Une maison Faite en carton Remplie de high-tech Et d'écrans plats Et de photos Dédicacées Par Hanouna" avec les "photos / Dédicacées / Par Hanouna" comme miroir à la phrase de J. Séguéla : si à 50 ans on n'a pas de Rolex c'est qu'on a raté sa vie. A bientôt de vous lire |





