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Poésie classique
David : La seule île au sud
 Publié le 07/06/12  -  13 commentaires  -  772 caractères  -  301 lectures    Autres textes du même auteur

Une histoire d'amour compliquée…


La seule île au sud



Comme une abeille aurait son heure, elle a son dard,
Danielle. Étroit bonheur, c’est ton oreille veuve,
Réponse à ton cou, deuil, ail et patate neuve ;
Réglons nos montres, vole encor cet amour tard.

T’ignores pas, tu sais, quand l’aube pique un fard,
Fallait pas l’entreprendre à moins qu’il ne t’abreuve ;
Raison de plus, Émile, il n’a rien qui l’émeuve
Autant que perdre un rouge ou bien sa soupe au lard.

Mais du salut, que dire ?! À contempler, turbides,
Des eaux, des animaux, des végétaux torrides,
Des ongles à gratter des tickets de loto.

Mobile dans l’instant sidéré presque jusque
À ce moment qu’hier, tu mettais le veto
Bleu Rhône. Elle voulait, peut-être un peu moins brusque.


 
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   socque   
9/5/2012
 a aimé ce texte 
Bien
Ah, l'aube qui pique un fard, ça me plaît beaucoup ! D'une manière générale, je trouve séduisantes ces expressions prosaïques dans des vers classiques. La fin aussi me plaît fort, en forme de regret, d'occasion ratée pour cause de "gros doigts" (si j'ai pigé).
Un bonheur maladroitement écarté, voilà comment je comprends ce poème que je trouve bien équilibré, à part
"Réglons nos montres, vole encor cet amour tard." pour moi un peu difficile à scander.

Les rimes sont bien foutues, solides à mon avis, mais sans guère d'invention me semble-t-il ; "turbides"/"torrides" me paraît un peu trop facile (association d'idées, le louche, le trouble, le moite).

   pieralun   
17/5/2012
 a aimé ce texte 
Pas
A quoi bon utiliser la prosodie, jusque dans ses moindres recoins (appellation classique) pour écrire un texte où la beauté n'est pas la préoccupation?
La prosodie a été conçue justement pour la fluidité, le rythme, la perfection sonore de la langue française.
Qu'un auteur conçoive ce qu'il écrit au travers de la force du message qu'il veut faire passer, en délaissant totalement les sonorités et en se contre-foutant de la musicalité de son texte, je le respecte.
Qu'il désire que son poème soit obscur, au point de ne concerner que quelques initiés, je le respecte.
Mais pourquoi diable s'appuyer alors sur la prosodie?

   Pimpette   
18/5/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
On est tout de suite au parfum avec:'Elle a son dard, Danielle..."
J'adore et tout le reste aussi!!
Une poésie joyeuse et pleine de trouvailles

J'ai l'impression mais je suis mauvais juge que le sonnet parfaitement bouclé et classique ce qui ajoute encore un plus au plaisir de lecture!

Usque et brusque boucle le tout!
L'aube pique un fard est très simple et joli

Pimpette en joie!

   Miguel   
20/5/2012
 a aimé ce texte 
Un peu
"Etroit dard Danielle". J'ai mis du temps à comprendre ; j'ai peur qu'il y en ait d'autres comme ça qui m'échappent, à moins que j'aie vu une intention là où il n'y en avait pas. Au reste je n'ai pas tout compris. J'aime bien "l'aube pique un fard", "Des ongles à gratter des tickets de loto", je comprend que la syntaxe relâchée du second tercet est un parti-pris esthétique, et c'est à peu près tout. Pour une histoire d'amour compliquée, c'est une histoire d'amour compliquée.

   Anonyme   
24/5/2012
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Bonjour ! Si dans ce sonnet l'écriture classique est parfaitement respectée, le poème par lui-même tient plutôt de la devinette que de la poésie. Je n'ai strictement rien compris du début à la fin...
De plus je n'ai pas non plus apprécié les "T'ignores pas" ou "Fallait pas". Quand bien même la métrique commande, ça ne donne pas tous droits aux auteurs. C'est bien pour le respect de la prosodie mais, à mon avis très faible pour ce qui est du sens de ces vers totalement incompréhensibles... à moins que tout ceci ne cache une métaphore que mon esprit trop simple n'aurait pas décelée...

   Anonyme   
29/5/2012
 a aimé ce texte 
Un peu
Surprenant sonnet, une impression agréable à le lire, mélange de langage courant et soutenu.
Dans le vers :"Réglons nos montres, vole encor cet amour tard." la césure au cinquième pied déconcerte.
le dernier tercet autant par le sens que les sonorités est assez obscur et grinçant à l'oreille.

Le côté "compliqué" de l'histoire me semble enlever de l'harmonie au poème.

J'ai bien aimé ces "chutes de vers ou de paragraphes" imprévisibles, on trouve ce brin d'humour qui compense l'obscurité.

   leni   
7/6/2012
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour David Vous annoncez d'emblée:c'est une histoire d'amour compliquée Je ne l'ai pas comprise dans sa globalité Un petit mot d'explication m'aurait aidé J'ai été sensibleà:Quand l'aube pique un fard....Des ongles à gratter des tickets de loto...Je n'ai pas compris le bleu Rhone Peut-être y aura-t-il une discussion J'ai trouvé quelque belle sonorités Le 1é vers par exemple Bien vôtre Leni

   Marite   
7/6/2012
Très difficile pour moi de comprendre ce sonnet. Mais c'est souvent le cas pour les textes de David et ce doit être qu'il me manque des éléments pour apprécier. Une seule question : quel rapport entre le titre "La seule île au sud" et le reste du sonnet ? Je n'arrive pas à trouver sa raison d'être.

   Anonyme   
7/6/2012
Commentaire modéré

   Anonyme   
7/6/2012
 a aimé ce texte 
Un peu
Prenons les choses dans l'ordre, sinon on va pas s'en sortir :

1. Qui parle? Parce que si le narrateur est le même qu'au 2e vers, je ne vois pas pourquoi on ne dit pas : " tu as ton dard " au lieu de " elle a son dard ".

2. On attaque très fort avec le calembour du détroit des Dardanelles, qui nous dit tout de suite de quelle île il s'agit, enfin, au périnée près.

3. Elle a une " oreille veuve ". Ce qui veut dire que l'autre est bouchée. Je rêve ou c'est limite porno, ça? Surtout si on ne sait pas par laquelle passe le dard. Oh remarquez, si, puisqu'il s'agit d'un " étroit bonheur ".
Dire qu'on m'a refusé des textes pour moins que ça. Il faudrait quand même que les lecteurs en PL comprennent ce qu'ils lisent. On a trop souvent des retours du style " texte trop confus, rien compris, à retravailler ". C'est vrai que celui-ci est d'une limpidité...

4. La Danielle elle a une sacrée patate; ça lui fait un peu mal (ail/aïe) mais fallait pas faire un " cou, deuil / coup d'oeil " à l'Emile pour l'entreprendre, parce que l'Emile, rien ne le démonte, si j'ose dire.

5. " Autant que perdre un rouge " . J'hésite entre du gros rouge qui tache dans la soupe au lard (soupe au lait), et un lever de soleil, ou plutôt de lune, en l'occurence. C'est juste qu'on sait pas grand'chose des deux tourtereaux. Est-ce qu'ils ont les pieds dans la bouse de vache, dans le cambouis, ou dans les billets de 100?

6. " Mais du salut, que dire ?! " . Si c'est à moi qu'on pose la question, je dirais qu'il est trop tôt pour y penser. Encore deux strophes à lire...

7. " À contempler, turbides, / Des eaux, des animaux, des végétaux torrides ".
Du coup j'hésite un peu sur ma perspicacité, parce que s'il se balade tout ça dans le détroit...sans oublier les rognures d'ongles. Beurk!

8. " tu mettais le veto Bleu Rhône " . Bon, là ça devient un peu chocolat caca boudin (Toblerone). J'aurais trouvé plus élégant un calembour sur Baume du tigre + vaseline.

9. " Elle voulait, peut-être un peu moins brusque ". Ben ouais, c'est normal, tu y es quand même allé un peu fort, Emile.
Un peu de délicatesse. On n'entreprend pas les dames comme ça.

Tout ça c'est de la roupie de sans sonnet.

Cordialement

   Blacksad   
7/6/2012
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Je suis bien embêté pour commenter ce texte... (mais je le fais quand même comme vous l'aurez noté avec perspicacité).

Je suis un partisan de la poésie simple et émotionnelle. Celle qui me parle d'emblée et en profondeur. Ce n'est pas le cas ici.
J'allais donc mettre un "faible" ou plutôt m'abstenir car après tout, qui suis-je pour commenter des poésies classiques, domaine où je ne m'aventure jamais.

Et pourtant... pourtant il y a dans ce texte confus (si, un peu quand même) une volonté qui me plaît. Celle de marier les règles absolues et strictes du classique poétique avec des calembours aventureux et des tournures plus égrillardes. Malheureusement, certains sont malgré tout exagérement obscurs (pour mon niveau de compréhension en tout cas, il faut relativiser) ou sonnent trop forcés.

Ce texte ne me parle pas vraiment mais pour avoir essayé de mixer l'inventivité sémantique d'un Frédéric Dard et la rigueur d'un Du Bellay par exemple, je veux quand même marquer mon intérêt, et une certaine admiration pour la difficulté et l'originalité de l'exercice.

   wancyrs   
11/6/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Salut David.

J'ai lu, je n'ai pas tout compris, mais le fait de donner une claque aux expressions désuets de la poésie classique me plaît. Et si je devait m'y mettre un jour, c'est ainsi que j'aimerais l'écrire...

Ici, on dirait un roman de San Antonio prosodié... Au moins on sait qu'il s'agit d'une relation compliquée, et le deuxième quatrain le montre bien... peut-être une vieille fille ? femme restée fille parce qu'avec son dard elle piquait les hommes qui l'approchaient ? alors, tardivement elle s'attache à cet Émile qui n'a vraiment rien d'émouvant, un Émile maladroit ?

Bon, ne pas tout comprendre n'est pas une raison valable pour mal noter un texte... ce que je sais, c'est qu'il y a travail, et que tout travail mérite récompense...

   David   
14/6/2012
Quelques mots par ici

   brabant   
14/6/2012
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
J'ai lu et relu... Je sais que le but de David est de provoquer une émotion, un écho, un flash ; pas un clash s'entend...

Rien de bien évident dans mon catalogue de poésie par correspondances : "Comme une abeille aurait son heure... Des ongles à gratter des tickets de loto", des bribes de sens que rien ne relie ni n'oppose d'ailleurs, des solitudes dans une foule de solitudes.

Rien ne me parle finalement dans ce sonnet. Je n'ai pas mon instant magique. Or c'est ce qui est promis dans ce genre de textes.


Je vais voir les autres commentaires : aussi perdus que les miens finalement. Rien qui provoque une vibration de ma lyre.

Entretemps David a rédigé un lien. Peut-être ce coup de gong que je cherche... J'y cours :
- ne pas chercher de sens caché. Pas de vraie combinazione.
- mais une musique sur les voyelles qui se suivent : a e i o u.

Woui... N'est pas Rimbaud qui veut ! Je note d'ailleurs que David n'a jamais prétendu l'être. Les voyelles sont à tout le monde après tout.

Oui... mais moi je n'ai rien trouvé là qui me fasse vibrer. Peut-être que, si l'on m'avait précisé qu'il s'agissait d'un exercice oulipien, j'aurais tenté de flairer davantage.

Tant pis ! Ce sera peut-être pour une prochaine fois ! En fait de boyau de chat là ce fut l'occlusion intestinale.


Oniris Copyright © 2007-2018