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Poésie classique
Davide : Mal de mer
 Publié le 13/07/20  -  20 commentaires  -  425 caractères  -  384 lectures    Autres textes du même auteur

Sonnet en monosyllabes.
Marée noire.


Mal de mer



Chair
D’encre
Chancre
L’air.

Fer
Cancre
S’ancre.
Mer

Frêle
Telle
Qu’on

Grève
Son
Rêve.

^"~-,._.,-~"^"~-,._.,-~"^"~-,._.,-~"^"~
~"^"~-,._.,-~"^"~-,._.,-~"^"~-,._.,-~"^
^"~-,._.,-~"^"~-,._.,-~"^"~-,._.,-~"^"~


Chancre : pollue, contamine
Fer cancre : crabe gris (ou cancer)
Grève : anéantit


 
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Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Eclaircie   
24/6/2020
 a aimé ce texte 
Pas ↑
Bonjour,

Un poème très, très court.
J'imagine que la frise et le lexique ont servi à parvenir au nombre de caractères minimum pour proposer une poésie sur Oniris.
Détail technique, passons au poème.
Pas facile en si peu de mots d'être percutant. J'avoue que le premier tercet n'est beau ni à l'œil ni à l'oreille.
L'ensemble me paraît plus un exercice, assez périlleux, plutôt réussi mais n'apportant pas au lecteur le plein bonheur de poésie.

Bonne continuation,
Éclaircie

   socque   
27/6/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Pour m'être frottée à l'exercice, je sais comme il est difficile de composer un tel sonnet. Je trouve que vous y parvenez fort bien, réussissez à donner une cohérence pas évidente à trouver à ces quatorze mots.

Mais, à mes yeux, ces contraintes formelles très fortes en viennent à brider l'expression, à lui ôter beaucoup de force pour un sujet qui méritait mieux. Demeure à mes yeux un poème pour lequel je salue l'effort, mais qui ne dépasse pas la dimension d'exercice.

   Harvester   
30/6/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

Il faut saluer l'exercice dans sa difficulté. Tenter de séduire en si peu de mots, rien que pour cette audace j'ai bien envie d'y souscrire.

Ce poème m'étant présenté comme "classique" je ne sais si une habile dispersion des mots au-dessus du dessin de vagues eut été possible mais je crois que j'aurais beaucoup aimé !

Merci de ce partage

Commenté en EL

   papipoete   
13/7/2020
 a aimé ce texte 
Un peu
bonjour Davide
fallait oser ! Un poème court, monosyllabique et en forme de sonnet...classique !
NB bravo pour le challenge, mais quel drôle de mélange ! De quoi se pencher au bastingage, et renvoyer " la classe "
Je suis un peu dubitatif pour le sens ; je suis réservé pour la rime " frêle/telle " le classique étant particulièrement fourbe quant à leur écriture ?

   hersen   
13/7/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un sujet qui toujours fait couler beaucoup d'encre.

Mais ici, le peu fait le fort, des monosyllabes comme une parole coupée par la sidération.

Et quelques vagues qui disent... à la grâce de Dieu, ou bien... vogue la galère.

j'apprécie tout particulièrement le travail sur la forme. Aucun mot n'est gaspillé, il y a la volonté de dire, mais sans s'étaler.

je regrette un petit poil les notes en italiques, visuellement, j'aurais aimé m'arrêter aux vagues.

merci de cette lecture !

   Corto   
13/7/2020
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonjour Davide,
S'amuser avec un mal de mer de marée noire, il fallait y penser !

En première lecture j'ai peu d'attirance pour cet exercice.
En seconde lecture, avec les explications finales on peut se dire , Ben... pourquoi pas ?

Au final suis-je séduit ? Pas vraiment.
J'aurais voulu rêver sans "grève".
J'aurais aimé "mer" sans "Fer cancre".
J'aurais apprécié tout simplement la "Chair" et "L'air".
Et vous m'auriez dit avec raison Ce n'est plus la même histoire !

Merci pour ce partage.

   sympa   
13/7/2020
 a aimé ce texte 
Pas
Bonjour Davide,

Cet exerice doit probablement demander du travail, je n'en doute pas et je le salue.
Mais je ne vois pas l'intérêt d'un tel sonnet.
Je n'en comprends pas le sens .
Je suis surprise mais pas séduite.

D'autres le seront probablement.

   Melorane   
13/7/2020
 a aimé ce texte 
Pas
Bonjour,
Malgré que je trouve l'exercice intéressant (et il semble loin d'être facile), ce sonnet ne m'as pas particulièrement interpellé. J'ai un peu de mal avec tous ces mots en "ancre", qui ,à mon ressenti, hachent le poème.
Melorane

   Lirian   
13/7/2020
Bonjour Davide,
Tant je le trouve échevelé, je n'ai pas envie de chercher des poux à votre poème. En classique? C'est une farce!
Merci pour l'audace.

   Myo   
13/7/2020
 a aimé ce texte 
Pas
Lorsque la poésie devient sport cérébral .... a t-elle encore une âme ?

Désolée, je ne lis ici que des mots... mais je n'ai peut-être tout simplement pas compris la démarche.

Myo

   Davide   
13/7/2020

   Cristale   
13/7/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément
Ah oui ...quand même :) Des vers en monokinis qui surfent sur la peau noire et gluante des vagues de la mer ça met le vague à l'âme...
Les plus Grands se sont adonnés aux minimas syllabiques, j'en ai lus quelques spécimens de célèbres auteurs et je trouve que ta présentation n'a rien a envier à celles de bien d'autres.

J'aime beaucoup le jeu de clavier formant les vagues.

Diantre ! tu as eu du toupet de présenter ce sonnet ! ^-^
Personnellement, (mais les goûts et les couleurs...) je préfère les 1494 caractères de "La tonnelle fleurie" car ton sonnet filiforme, s'il titille mon côté un peu frondeur) ne comble pas mon goût pour la poésie sous le dais de l'aurore :)

Sur le fil instauré par notre collègue Stony, "D'un sonnet l'autre", nous avions "travaillé" ludiquement...et même franchement récréativement, sur cette forme (et d'autres) où tout dire en quatorze mots ayant un sens relève du challenge.

Même si cela ne me convient pas trop dans cet espace de publication, je ne vais pas faire ma ronchonchon mais te féliciter, à ma façon, d'avoir osé sortir de l'ordinaire avec cette forme fixe et restreinte sur un sujet aussi dramatique.

Cristale

   Angieblue   
14/7/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Hello,

Il faut le faire au niveau des rimes!
En plus, il y a un parfait parallélisme de sonorités entre les strophes 1 et 2.
Et au niveau du sens, avec les définitions données, tout se tient.
"Tel qu'on grève son rêve", c'est beau et puissant niveau signification et sonorités. En effet, l'homme a malheureusement le don d'anéantir ses rêves...
Sincèrement, je suis très impressionnée! Respect!

   Dugenou   
14/7/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Davide,

La frise à elle seule illustre mieux le poème que l'exercice lui même : une mer huileuse, grasse, polluée. Le lecteur aurait pu se passer de l'exergue, avec pareille illutration... pour peu d'avoir un peu d'imagination.

   Pouet   
14/7/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Slt,

j'aime ce titre qui nous parle du mal de la mer plutôt que du nôtre, mais qui pour autant a de quoi donner la nausée.

Concernant la forme, le "classique" nous dévoile ici toute sa palette, riche en "modernité".

Bien aimé le langage imagé et les sonorités.

Seul le "Telle qu'on" m'a fait trébucher.

Un poème "audacieux" qui parvient à porter un propos au-delà de son économie de mots, donc bravo...

   Yannblev   
14/7/2020
Bonjour Davide,

Poème ou pas ? côté forme si on s’en fout un peu il reste que certaines interjections voire certains cris poussés simplement, juste les mots capables de mettre certains maux en évidence, peuvent prendre une valeur poétique indiscutable qui ne laissera pas l’auditeur indifférent comme peuvent souvent le faire des litanies bien rythmées et bien arrimées.

Merci pour ce cri-là et merci pour la mer : reçu 5/5.

   Miguel   
14/7/2020
 a aimé ce texte 
Bien
La poésie ne réside pas dans la prouesse technique, mais ce genre d'exercice est en général intéressant, car il pousse l'auteur à des procédés inhabituels, susceptibles de déboucher sur des trouvailles. Je ne reprocherai pas ici ce manque de trouvaille géniale, car je me suis frotté moi-même à ce genre sans plus de créativité. Mais on aime à lire jusqu'au bout (d'abord on n'a pas le temps de se lasser) pour voir comment l'auteur va se sortir, à chaque vers, de cette contrainte du monosyllabe. Quelques mots rares viennent enrichir notre vocabulaire, et c'est déjà ça.

   Vincente   
14/7/2020
 a aimé ce texte 
Bien
L'entrée dans le poème semble énigmatique.
Les mots sont placés dans un isolement graphique, produisant une lecture qui se hache dans le sens et la scansion, autant d'effets interloquant comme dans un phrasé sangloté ; marée noire, mal de mer, horreurs dans l'univers marin ; de tous points de vue, le malaise nage en eaux troubles, désagréable, l'expression épouse ces vagues "nausé-abondes"… Rien ne devrait y être agréable, pas même la lecture.

En s'extrayant de la construction signifiée par l'auteur, ce sonnet insolite et rugueux, l'on peut prendre le parti de lire l'ensemble en une phrase :

"Chair d'encre chancre l'air, Fer cancre s'ancre mer, frêle telle qu'on grève son rêve".

Tout devient clair, la nappe de goudron comme une "chair d'encre", superbe tout d'abord, et puis cette "fragilité" ("frêle") de l'équilibre marin qui, bouleversé, est remis en cause par cette épanchement importun, c'est très suggestif, très réaliste dans cette métaphore filée.

Énigmatiques aussi, ces trois suites de signes typographiques qui s'étalent en vagues, deux similaires aux extrémités et une intermédiaire perturbée. Elles questionnent, viennent a priori parler, par contre pour ce que l'on y entend je reste circonspect !

J'ai trouvé assez "impressionnante" l'idée de penser narrer un tel événement de la sorte, et très audacieux de tenter de porter un coup émotionnel par une écriture difficile, recherchée, ascétique comme celle-ci ; dans l'économie du verbe, ce "sonnet-haïku" est exceptionnel d'originalité et de détermination. Par contre, je me suis senti devoir passer par l'analyse pour découvrir ce qui se signifiait ici pour moi. L'émotionnelle appropriation de l'objet littéraire n'a pu se faire qu'après une prise de recul importante, c'est dommage sur un texte poétique.
L'écriture "sous contraintes" a ses "inconvénients", la technique peut y "encombrer" l'appréhension, c'est non rédhibitoires si l'auteur vise d'abord une expression signifiante chargée, pleine de sens en quelque sorte, mais pas en premier lieu celui d'émouvoir.

PS : Je suis impatient d'aller voir ce l'auteur en dit dans son fil ouvert à ce sujet

   Queribus   
18/7/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

Je crois qu'il fallait pas mal d'audace pour se lancer dans un tel exercice et un tel défit et, d'un point de vie prosodique, il est réussi; d'aucuns noteront sa superficialité et le manque de profondeur du contenu.

En ce qui me concerne: mission accomplie et bravo pour le petit exploit. (Bien plus difficile qu'il n'y parait)

Bien à vous.

   Anje   
22/7/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Ca paraît tellement simple qu'on aurait tendance à croire que c'est enfantin. Mais tout a été dit, que pourrais-je ajouter ?
Merci du partage.


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