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Poésie libre
Davide : Osmose
 Publié le 25/09/19  -  19 commentaires  -  545 caractères  -  444 lectures    Autres textes du même auteur

Quand deux solitudes se rencontrent...


Osmose




Je viens seule
me sangler à tes silences
quand le jour mutile tes rêves.
Sous les yeux carmin des étoiles,
je bombarde les cent mille rempeurs
_____————————————— qui te condamnent à l’exil de l’amour. —————————————_____
——————————————————————————————————————————
……………………………………………………………
À l’ombre des nuits de peines lunes
où nos vies tournent en mourons,
mes anneaux d’or satelliturnes
ceignent nos cœur-à-cœur
et nos secrets.


 
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   INGOA   
9/9/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une jolie présentation qui s'appuie sur les anneaux de saturne et met en valeur un texte concis avec quelques jeux de mots subtils et très audacieux pour oser mettre deux solitudes en osmoses.

   natile   
9/9/2019
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
Beaucoup de formules très abstraites qui ont du mal à faire partager ces solitudes. La lecture reste complexe et demande beaucoup d'effort pour trouver un sens à l'intention donnée. Sur la forme il y a certes une originalité qui a surement orienté tout le reste de l'écriture.

   bipol   
25/9/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
bonjour,

c'est avec grand plaisir

que j'ai découvert votre texte ce matin

j'ai tout aimé l'astre et l'idée

le texte plein de découvertes vos mots m'ont fait voyager

merci pour ce bon moment

   Corto   
25/9/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Attirance, fascination, interrogation, percée jusqu'à l'intention de l'auteur, sont les états d'esprit qui m'ont habité tour à tour à la lecture de ce poème.

La première phrase est très belle et évocatrice. On est vite dans l'ambiance "quand le jour mutile tes rêves".

La seconde phrase fascine et interroge avec ces "rempeurs" inconnus mais bien imaginés.

Puis viennent les "peines lunes" bien évocatrices et ces "mourons" qui tournent en rond sans laisser de répit.

Espoir, éventuellement consolation viennent conclure la scène grâce aux "anneaux d’or satelliturnes" et ce beau final:
"nos cœur-à-cœur et nos secrets."

Outre la mise en page très réussie, ce poème est plein d'images captées au plus intime de l'être, et n'hésite pas à faire oeuvre d'audace en créant des mots favorisant expression et profondeur.

Bravo au poète.

   Hananke   
25/9/2019
Bonjour

La calligraphie est un art difficile en poésie et cette présentation
est magnifique mais...

Comme je n'ai rien compris au texte de l'auteur, je m'abstiendrai
, bien sûr, de toutes appréciations.

La poésie libérée peut posséder de grands élans lyriques (comme dans le texte d' aconcagua) mais pas de lyrisme ici, seulement
du remplissage saturnien.

   hersen   
25/9/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Davide,

J'aime pas trop les calligrammes qui, souvent, emprisonnent le texte dans une "image" simplette et, par-dessus le marché, complique la lecture.

Ici, j'ai tout l'inverse : l'image est très belle, ces anneaux et cette planète laissent à l'esprit un indéfinissable, un rêve, une poésie dans toute son expression. Il y a une magie, à contempler les formes, avant d'avoir lu : la magie des mots, et là, j'ai un peu peur. Peur que les mots détruisent la forme. Car il y a toujours un risque que j'aime moins les mots que l'idée même de poésie qui se dégage. (c'est peut-être un peu confus, mon histoire :))

Et je lis, et je suis transportée dans un ciel poétique, et je suis touchée au plus haut point. Tes mots sont magnifiques, ils épousent à merveille l'écrin qu'est le calligramme.

je te dis bravo pour ce travail de forme-fond, mais je te dis surtout merci pour cette poésie qui flotte encore dans mon esprit après lecture, et pour ces mots si touchants.

Une poésie qui a une grande force tout en restant évanescente. Qui a une évidence.

   Lulu   
25/9/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Davide,

J'ai adoré cette lecture, à la fois douce et enchanteresse… On est vite transporté dans l'univers des astres et de l'immensité avec cette représentation réussie tant sur le plan graphique que dans le choix des mots.

La personnification de cette planète pose d'emblée l'idée poétique du poème. "Je viens seule / me sangler à tes silences"... Ces deux premiers vers m'ont touchée avant de terminer la phrase qui se poursuit jusqu'au vers suivant.

J'ai surtout ressenti le titre "Osmose" comme un écho de ces trois vers superbes "mes anneaux d'or satelliturnes / ceignent nos coeur-à-coeur / et nos secrets." J'ai beaucoup aimé l'adjectif "satelliturnes"... Vous me prouvez, ici, que les néologismes peuvent avoir un vrai impact poétique, or, je ne l'ai pas toujours éprouvé.

Puis, cela m'a fait penser à Verlaine pour ses "Poèmes saturniens", me disant qu'il aurait trouvé cela extraordinaire… En tout cas, nous sommes là pour savourer ce côté de la poésie que l'on oublie parfois, et qui met si bien en relief divers aspects du mot "poésie". Créer, inventer, jouer avec les mots… etc.

J'ai ressenti ce "tu" dans "me sangler à tes silences", comme une personne, une muse, qui aurait inspiré cette "Osmose". La métaphore est alors magnifique. Mais j'ai aussi pensé à cette citation de Pascal "Le silence éternel de ces espaces infinis m'effraie"...

Dans tous les cas, cette osmose nous porte vers le haut et de façon poétique, douce et colorée, juste "Sous les yeux carmin des étoiles".

Merci du partage, et bonne continuation !

   papipoete   
25/9/2019
bonjour Davide
Je connais un peintre qui interprète les paroles sur une toile en couleurs ; je connais des poètes qui dessinent des images en vers, tel Vous ci-dessous.
Quand l'érudition en pare l'allure, il faut être armé pour en apprécier le sel ; ici, je décramponne et ne puis savourer les mots, les allusions, l'illusion...
Je peux cependant saluer le talent de calligraphe, auquel je ne saurais me frotter ! bravo !
Pour le texte, je vois déjà moult lecteurs " lettrés " venir vous complimenter !

   poldutor   
25/9/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Davide,
Même si le sens de vos vers m'échappe parfois, j'ai aimé les trouvailles de vocabulaire :
"quand le jour mutile tes rêves..."
"...mes anneaux d’or satelliturnes
ceignent nos cœur-à-cœur"

Très poétique, et que dire de la représentation graphique de ce poème, cela a du demander pas mal d'efforts pour dessiner cette image de Saturne (que j'ai observée très souvent ces dernières nuits).
Bravo pour la poésie qui se dégage de votre travail, et merci de nous faire rêver.
Cordialement.
poldutor

   ours   
25/9/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Davide,

Vue sous cet angle, Saturne pourrait donner effectivement l'impression de deux éléments séparés unis par cette ceinture satellitaire qui s'étale de part et d'autre comme pour les embrasser. Cette interprétation naïve de l'image aura su me donner une dimension poétique supplémentaire aux vers contenus dans la forme.

Je relève quelques mots qui m'ont beaucoup plu "tourner en mourons", "nuits de peines lunes", les "rempeurs" serait-ce une contraction de "remparts" et "rampeurs", enfin les "coeur-à-coeur"

J'ai cependant eu besoin de plusieurs lectures pour entrer dans votre poésie, ceci dit, je découvre vraiment la poésie avec Oniris, et ces difficultés ne sont peut être que les miennes.

Merci, et Bravo pour l'exercice de style.

   Vincente   
25/9/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Quel choc agréable à l'ouverture de la page ! Quand ce poème nous apparaît, une beauté certaine nous prédispose savamment.

Mais le beau est souvent masque. L'on espère ici qu'il saura donner langue à son intériorité, et que les vers s'accroissant et décroissant sauront justifier leur cadre arrondi.

De la première lecture, après l'exergue et le titre, la visualisation de l'adroite calligraphie (très joli ce dépouillé tracé des lignes/anneaux !), l'on comprend que Saturne est le cœur de l'action… mais peut-être pas de l'évocation, ou alors en sera plutôt source d'une extrapolation.

L'osmose exprimée est-elle celle de la demie-sphère haute et de l'autre basse (il s'agit d'une sphère, une vision en trois dimensions, et bien sûr plus, la quatrième, celle du temps, et les autres.., dont celle de l'esprit y est ici requise dans l'expression sibylline), je l'ai cru un instant, mais non il s'agirait plutôt de la collaboration osmotique entre la sphère et ses anneaux.

Je n'ai pas réussi à me convaincre que le "je" n'était que celui de la planète qui parle, disons au premier degré, ou si l'on pouvait l'étendre à un rapprochement vers l'esprit et les sensations humaines ; et ça me gêne, parce que j'ai espéré un parallèle magicien qui nous aurait parlé de l'autre dans une perspective astrale. À moins qu'il ne s'agisse d'astrologie, pourquoi pas, mais n'étant ni initié, ni sensible à ce genre d'interprétation, il me manque des informations. Ou alors, l'œuvre avouerait un élitisme cabalistique auquel je ne serais pas convié ?

Cherchant sous les mots quelques lueurs ne demandant qu'à participer au jour en instance, je devine le questionnement, milles questions qu'éveillent l'astre emblématique. "Quand le jour mutile tes rêves", l'on comprend que pour le terrien, l'astre s'estompe dans la journée. Les "rempeurs", je les suppose néologisme formé depuis les remparts, ceux qui cadrent, cernent, empêchent "l'amour". Les " À l’ombre des nuits de peines lunes", très joli vers et plein de répercussions… s'il évoque la condition humaine, ou quelque difficulté individuelle. Pour le vers suivants, ce sont bien les planètes comme nos vies qui "tournent en mourons". Elles saignent/ceignent dans l'homophonie "nos cœur à cœur et nos secrets" dans une belle expressivité.

De toute cette richesse, je regrette que les ponts narratifs menant à l'homme n'aient pas été un tout petit plus affirmé, oh en douceur, mais de façon un peu plus volontaire.

Il faudrait pouvoir noter comme en patinage artistique (ne risque-t-on également là quelque effet glissant inapproprié ?), car je noterais ainsi : forme = passio ; qualité de langue = bcp+ ; choix du concept = bcp ; pertinence de la démonstration = bien.
La moyenne donne une hésitation entre le bcp- et le bcp, l'audace de l'exercice me conduit au second.

   David   
25/9/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Davide,

C'est très joli à regarder, ce cercle et ces anneaux, les deux phrases sont un peu "alexandrines", allongées, fluides, ce qui donne une aura poétique aux propos. Pour "rempeurs" j'ai pensé à un collage de "peurs" et "remparts" à bombarder. La narratrice se sangle et ceint, le protagoniste est un peu minéral du coup, le jour le mutile, les rempeurs le condamnent, il est un peu comme un astre ou une ile. La solitude de la narratrice en ressort, même chapeaute visuellement avec le premier vers. La toute fin ancre ce que l'on pourrait imaginer de ces "secrets".

   STEPHANIE90   
25/9/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonsoir Davide,

tes nuits de peines lunes laissent voyager la solitude vers une autre solitude en sanglant les silences "sous les yeux carmin des étoiles".
Que j'aime ces images magnifiques et astrales où "mes anneaux d'or satelliturnes" (satellites + urnes ???) pour moi, le surf sur la toile étoilée... "ceignent nos cœur-à-cœur et nos secrets."

Une belle histoire d'amitié et d'osmose sous les anneaux de Saturne. Attention, il y a une agitation incroyable et une effervescence dans ces anneaux, vagues, collision, accumulation de matières. De quoi alimenter les rêves... Sourire !
Merci pour ce superbe tableau et que la nuit butine en tes rêves...
J'aime plus, plus, plus !!!

Stéphanie

   Manuelent   
25/9/2019
 a aimé ce texte 
Un peu
voilà une belle idée que cette fusion de deux disciplines !
J'ai imaginé l'excellence en rêvant d'une plume experte pouvant orner ce dessin par des rimes, histoire de créer une mélodie. J'aurais tant aimé un sens direct avec la planète (ou le géant).
Pourtant, vos vers (et ce néologisme !) ne m'ont pas touché, je l'avoue.
Je le répète, "rimailleur", je recherche dans l'autre ce que je suis incapable d'écrire.

   Davide   
26/9/2019

   Robot   
26/9/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
La figure est originale et je tiens d'abord à saluer ce travail.


1 - Une question:
C'est quoi des "rempeurs" ? rien trouvé à ce sujet.
Est-ce que ce serait rampeurs ? des gens qui rampent ou des serpents, mais alors je ne vois pas à quoi il est fait allusion.

2 - "Peines lunes", Pas mal comme image, passé ma première lecture qui m'avait laissé pensé à une faute de frappe. Mais je suis parfois un peu cartésien et il me faut plusieurs lectures pour que ça tilte.

3 - J'aime bien les anneaux d'or satelliturnes. Je trouve que le néologisme fait plus que tournoyer, il apporte une vision de mouvement dansant. J'y ai vu l'image des alliances qui se mêlent.

J'ai bien apprécié l'originalité de l'image, de la forme et du fond.

   Pouet   
27/9/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bjr,

En premier lieu, je salue le calligramme très réussi, je suis bien incapable de manier les balises avec une telle dextérité...

Concernant l'expression, j'ai beaucoup aimé les quatre premiers vers ainsi que les "jeux de mots"

"où nos vies tournent en mourons,"

"mes anneaux d’or satelliturnes"

Concernant ce dernier vers, je me suis interrogé sur l'emploi de "mes" anneaux d'or, on peut penser à des alliances auquel cas, il y en a forcément deux, mais je dois me fourvoyer.

Je suis resté un peu sec concernant les "rempeurs" n'ayant trouvé qu'une définition faisant allusion à des poissons proches des raies...

Pour ma part, j'y ai vu un éternel recommencement amoureux, mais ce n'est peut-être pas l'intention de l'auteur.

   Cristale   
29/9/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
De l'aube au crépuscule il n'est qu'un jour et un soleil. Du crépuscule à l'aurore il n'est qu'une nuit et une lune.
La solitude d'amours impossibles, d'espoirs oniriques.
La nuit sait ce que le jour refuse.
Calligramme, d'accord, c'est joliment dessiné mais...souffrances des secrets dominent.
Rien à dire de plus, mais dit du profond de mon ressenti.
Magnifique !

Cristale

   emilia   
1/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une présentation très réussie et efficace dans sa forme sur le plan esthétique : la présentation de l’union de deux moitiés s’attirant pour ne former qu’une seule sphère en parfaite osmose et donnant peut-être par courtoisie la primauté à l’élément féminin en lien avec la planète Saturne et qui prend la parole « Je viens seule… », suscitant quelques interrogations et plusieurs relectures, pourquoi n’y-a-t-il pas réciprocité dans le « nous » ? Le mot « sangle » souligne la force du lien, mais un péril le menace et le « condamne à l’exil »… ? C’est encore la narratrice qui s’exprime : « mes anneaux d’or ceignent nos cœur-à-cœur et nos secrets… », comme si elle était seule à être l’instigatrice de cet « arrimage satellitaire »… Peut-être également ce cheminement interrogatif est-il voulu pour permettre de mieux retenir l’attention et d’éviter la banalité de l’évidence grâce à sa part de mystère ?


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