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Poésie en prose
Donaldo75 : Amsterdam-Paris 2 a.m.
 Publié le 19/05/18  -  9 commentaires  -  1679 caractères  -  125 lectures    Autres textes du même auteur

« Je me souviens de toi, mon premier grand frisson, de nos corps enlacés sur la piste de danse.
Tu étais lumineuse, une étoile du jour, la reine de mes désirs, centre de mes pensées. »


Amsterdam-Paris 2 a.m.



La mer du Nord est en feu, mes amours tombent en ruines.
La route s’étire à perte de vue dans un ciel sans espoir.
Je quitte Amsterdam, ses canaux sont trop gris, des cimetières de fleurs.
Je retourne à Paris, mon nouveau Xanadu, une ville sanctuaire aux façades sans peuple.

À deux heures du matin, le monde dort, inconscient.
Seules les radios refusent le sommeil général.
« Revivons sur les ondes magnétiques de nos rêves électriques ! »
La campagne batave s’illumine de mégahertz.
Des chansons oubliées réveillent mon cortex fatigué.

Je me souviens de toi, mon premier grand frisson, de nos corps enlacés sur la piste de danse.
Tu étais lumineuse, une étoile du jour, la reine de mes désirs, centre de mes pensées.
Amsterdam n’existait pas, Paris semblait loin, seule comptait cette plage où j’aimais t’embrasser.
La Méditerranée berçait nos promenades, nos cœurs rythmaient notre idylle naissante.

À deux heures du matin, la nostalgie prend le pas sur la réalité.
Les musiques du passé restaurent les images d’antan.
« Que vivent nos rêves électriques sur les ondes magnétiques ! »
Le ruban de bitume devient une rivière aux berges éclairées par de jolis lampions.
La magie du disco emporte la grisaille, loin des yeux loin du spleen.

Je reviens avec toi, pour un autre frisson, le temps d’un dernier slow.
Tu brilles de mille feux, entre nuit et matin, la poupée de mes songes, mon ultime regret.
Amsterdam dans mon dos, Paris à l’horizon, je préfère m’embraser dans nos tendres baisers.
Les deux mers envahissent la route, mon nouveau Xanadu.


 
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   Papillon26   
11/5/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Très bel hommage à ce " premier grand frisson", entre les horreurs de la guerre mises en scène par les 3 & 4 vers.

La radio clandestine, évoquée subtilement et la musique d'un bal, en zone libre, donne une double vision de l'époque.

Puis le rêve permet de revivre ces beaux moments, jusqu'à ce que la réalité prenne le pas :

Amsterdam dans mon dos, Paris à l’horizon, je préfère m’embraser dans nos tendres baisers.
Les deux mers envahissent la route, mon nouveau Xanadu.

   Luz   
19/5/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Donaldo75,

J'ai bien aimé, sans forcément tout comprendre (allusion à une guerre : la mer du Nord en feu ?).
J'ai fait un peu le parallèle avec la chanson, que je trouve magnifique, de Dick Annegarn : "Bruxelles".

"Amsterdam dans mon dos, Paris à l’horizon, je préfère m’embraser dans nos tendres baisers.
Les deux mers envahissent la route, mon nouveau Xanadu." : superbe.
Merci.

Luz

   papipoete   
19/5/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
bonjour Donaldo
et un mot de plus à ranger dans mon cerveau ; " Xanadu " dont je ne savais pas l'existence ! pas sûr que j'arrive à le placer dans une conversation !
L'auteur se souvient de cet amour, gravé comme un tatouage sur son coeur, alors que la mer du Nord sous les éclairs d'orages qui n'en finissent pas, le renvoient vers Paris, la ville où l'on rêve .
Et la Belle, serrée tout contre son corps, est toujours là et brille de mille feux pour cette idylle naissante ... mais il est deux heures du matin et le sommeil ne vient toujours pas .
NB ce souvenir éternel ne s'effacera pas, et malgré l'amour en ruines, ce slow n'est pas prêt de s'éteindre dans les pensées du héros !
Je pense qu'il faudrait la revoir " la poupée de ces songes ", et qu'un dernier orage éclate, et que le puzzle empli de baisers, s'éparpille tout d'un coup, gommant à jamais ce souvenir si doux, mais si douloureux !
Un rêve que je fis aussi, fort longtemps !
au 7e vers, " revivons sur les ondes magnétiques /de/ nos rêves électriques " ( je ne comprends pas le " de " )

   PIZZICATO   
19/5/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Les souvenirs affluent, tout le long de ce " ruban de bitume ".
" Tu brilles de mille feux, entre nuit et matin, la poupée de mes songes".
Je n'ai pas bien perçu la raison de ce départ de Amstedam pour retourner à Paris, ce nouveau point d'attache. Mais peu importe ; les images sont belles pour définir cette nostalgie, le souvenir de ce " grand frisson ".

   Palrider   
19/5/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
Voilà ce qui me touche dans la poésie, arriver à faire émerger de la nostalgie enfouie, le faire briller aux sensibles alors ue personne n’avait rien demandé à l’auteur...Bravo Donaldo

   BlaseSaintLuc   
19/5/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
J'ai dû relire cette prose plusieurs fois, mais soudain tout met venu d'un coup, ce qui prouve qu'avec un rien de lumière sur le travail proposé l'on vois tout de suite beaucoup mieux, beaucoup sera aussi mon appréciation, il n'y a que la Méditerranée qui s'intercale entre deux eaux qui interpelle.

Subtile évocation d'un amour perdu entre deux villes, qui le sont peut-être aussi dans le cœur de l'auteur.

   Perle-Hingaud   
20/5/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Salut Donaldo,

Une prose très suggestive... Comme souvent, les références m’échappent mais finalement peu importe parce que les images m’évoquent des souvenirs (le Thalys Amsterdam-Paris de nuit, la gare du Nord, sinistre) et que je suppose que si la poésie plonge le lecteur dans ses propres nostalgies, c’est gagné.

J’ai bien aimé la mer du Nord en feu, un mélange de torchère de plateforme pétrolière et de clip de Niagara, terriblement romantique, tout ça. Par contre, pour moi, les « rêves électriques » n’évoquent rien d’autre qu’un air des années 80 en anglais, et la coupe mulet n’a jamais été particulièrement sexy… Je ne trouve pas ce leitmotiv très harmonieux avec ces sons durs, ces syllabes hachées, mais c’est sans doute ce que tu recherchais et puis peut-être est-ce tout simplement parce que je n’ai aucune histoire à convoquer ici, alors qu’au contraire, c’est pour le narrateur la porte d’entrée pour accéder au souvenir de son amour.
Mais j’ai beaucoup aimé la nostalgie qui transparait sous les vers, la « campagne batave » (une trouvaille marquante, sonorité et « incongruité » - intention péjorative ou pas ?) et « Paris, ville sanctuaire aux façades sans peuple ». Moins fan du nouveau Xanadu, trop précieux, pour initiés ? entre Citizen Kane, Mandrake le Magicien ?

Le lyrisme romantique est peut-être un peu exacerbé pour mon naturel mesuré, mais peu importe, le texte est riche et offre une jolie interprétation du thème de la nostalgie éternelle des départs / retours et des souvenirs qu’ils entraînent.

edit: en parcourant le premier commentaire, je me demande si j'ai lu le même texte... intéressant.

   Robot   
21/5/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Je ne cherche pas de référence à ce texte et je le prends comme intemporel.
Il me suffit de parcourir les vers et de me laisser porter par leur rythme qui me fait voyager.

J'éprouve un grand plaisir à traverser ses paysages de lumières et d'ombres, de ciel et d'eaux, de silence et de sons. "Le ruban de bitume devient une rivière aux berges éclairées par de jolis lampions.
La magie du disco emporte la grisaille, loin des yeux loin du spleen."

   Queribus   
24/5/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

Un petit chef d’œuvre en ce qui me concerne. D'abord, la construction du texte me semble très habile: un "quatrain" suivi d'un cinquain, ce qui donne au texte, une apparence semi-classique tout en étant très moderne en même temps.; j'ai trouvé des expressions poétiques superbes : "la mer du Nord est en feu, mes amours tombent en en ruines", "revivons les ondes magnétiques de nos rêves électriques", etc (elles sont si nombreuses).

En ce qui concerne le fonds, on comprend qu'il s'agit d'un hommage au passé avec ses souvenirs pas forcément gais avec quand même une part de mystère sur le contexte, l'époque, etc qui rend, le texte encore plus beau, me semble-t-il.

Quoi qu'il en soit, l'ensemble m'a ravi et je l'ai beaucoup apprécié.

Bien à vous.


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