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Poésie contemporaine
Donaldo75 : Chant
 Publié le 19/05/22  -  11 commentaires  -  740 caractères  -  158 lectures    Autres textes du même auteur

Dum spiro, spero.
(Tant que je respire, j'espère.)


Chant



Nous sommes des milliers marchant dans l'avenue
Des fleurs dans les cheveux et la main dans la main.
Je suis toi vous et nous, sans peur du lendemain,
Une foule paisible aux mots de bienvenue.

Nous sommes délivrés de la vérité nue,
Des frères et des sœurs, du Français au Roumain.
Je suis eux, ils sont nous, un peuple très humain,
Des papillons dorés nés de mère inconnue.

Nous avançons en chœur sous les yeux embués
D'uniformes passants aux rêves oubliés,
Sortis de leur abri de béton et de verre.

Vous et moi tous unis dans un champ de couleurs,
Sortis de la coquille où se cachaient nos peurs,
Chantons l'air et le feu, l'eau, l'amour et la terre.


 
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   Lebarde   
23/4/2022
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Un « chant » humaniste, rassembleur, « si tous les gars du monde », un peu idéaliste, pourquoi pas: l’idée n’est pas neuve mais traitée de façon originale et le ton est plaisant même si le propos m’a paru quelque peu obscur et artificiel.

La prosodie de ce sonnet répond aux règles du classique: belles rimes, alexandrins fluides correctement césurés, une poésie certaine, pourquoi bouderais-je mon plaisir?
Le classique est tellement rare de nos jours.

En EL

Lebarde

   Miguel   
28/4/2022
 a aimé ce texte 
Bien
Cela sent son mai 68, ses chemins de Katmandou et son festival de l'île de Wight ; toute une époque. "Roumain" me semble là pour rimer avec "humain", car je n'ai rien contre les Roumains, mais pourquoi eux plutôt que d'autres ? On est en plein idéalisme, les fleurs dans les cheveux et tout, et on est en plein poncif, mais tout cela est joliment dit et ne manque pas de tendresse. Ne soyons pas trop ironiques avec les rêves de fraternité, même si l'on sait à quoi s'en tenir.

   AnnaPanizzi   
19/5/2022
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Coucou Donaldo,

Alors comme ça, tu te lances dans la manif humaniste flower power ? On écoutera Jimi Hendrix en fumant de l'herbe qui fait rire tout en grillant des saucisses au feu de bois... C'est un programme plutôt plus alléchant que ce que les types en costards et les meufs en tailleurs essayent de nous vendre aujourd'hui. Je prends le cortège.

PS : De surcroit tes rimes fonctionnent très bien !


Anna

   papipoete   
19/5/2022
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour Donaldo
" aimez-vous les uns les autres et rêvons... " au moins le temps d'un drame, prenons-nous par la main, blanc de peau contre toutes les autres couleurs !
Soyons frères, même de ces roumains, qui peuvent dans la rue tendre la main ou aux urgences de l'hôpital réparer des corps, et des coeurs...
NB un poème hymne à chanter dans la rue, au côté de la Terre entière, contre le saccage de l'Amazonie, contre les rejets pollueurs, contre la violation de l'homme, ses privation de liberté.
les fleurs dans les cheveux, ou les chemises bariolées, soyons toi, moi, nous, vous...
Scott Mac Enzie et Jimmy Hendrix, Joan Baez pourraient mener le cortège, et entonner ces vers si pacifistes.
je ne vois pas où est " la " faute technique...

   Polza   
19/5/2022
 a aimé ce texte 
Beaucoup
À part pour la rime « embués/oubliés », je n’aurais pas crié au scandale si j’avais dû de lire ce poème dans la catégorie classique ou néo-classique.

Tout au long de ma lecture, j’ai hésité entre chant pacifiste ou chant sectaire.
Finalement, j’ai opté pour le second choix, mais je suis quand même dit qu’avec « Des papillons dorés nés de mère inconnue » ça ne devait pas faire que vapoter de l’huile d’eucalyptus dans la tribu !

« Des fleurs dans les cheveux/Chantons l’air » Cela m’a conforté dans l’idée d’un chant plus baba cool qu’un tragique chant de l’ordre du temple solaire. Cheveux et air dans le même poème, j’ai aussitôt pensé qu’il y avait du Hair là-dessous, c’est donc sans aucune retenue que je me suis mis à chanter seul devant mon écran d’ordi : « Let the sunshine in ». Chanson qui me semblait des plus joyeuses quand j’étais un ado prépubère et dont le visionnage du film bien des années plus tard me fit comprendre tout le drame qui se jouait devant mes yeux incrédules (pardon pour la digression, je reviens à votre texte).

D’ailleurs les deux rimes « verre/terre » viennent renforcer cette sonorité en Hair même si ce n’est que pure interprétation de ma part.

« un peuple très humain » Peut-être, je dis bien peut-être aurais-je préféré une autre construction ne me laissant pas penser que le « très » faisait office de cheville dans ce vers.

Pour moi, ça le fait plutôt bien cette ode à l’air, le feu, l’eau, l’amour et la terre qui forment cinq éléments qui m’ont fait forcément penser au film le cinquième élément même si ce n’était pas le but premier j’imagine, ni second d’ailleurs !

J’ai aussi pensé à « Salut à toi » des Béruriers Noirs et bien d’autres choses encore que je ne vais pas toutes énumérer ici au risque de plus parler de moi que de votre texte. Votre poème m’a donc fait voyager et vu que j’aime plutôt les voyages et les odyssées, je vous remercie chaleureusement.

   StephTask   
20/5/2022
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Ce sonnet est très apaisant et fleure bon le flower power.
J’ai particulièrement aimé « les uniformes passants aux rêves oubliés sortis de leur abri de béton et de verre ». J’imagine bien des cadres sortis de leur tour à La Défense et qui rêvent de fuir leur tableur pour retourner à la terre.
Le dernier vers m’a immédiatement fait penser à Lilou dans le 5e élément. Je suis curieux de savoir si la référence est partagée ;-)
Pour conclure, j’ai beaucoup aimé. A lire en écoutant “Colours” de Donovan tout en buvant une infusion entre la réalisation de deux mandalas, avec ou sans patchouli. Tchüss.

   Ascar   
20/5/2022
 a aimé ce texte 
Beaucoup
ce texte me fait revivre ce sentiment d'appartenance, de fraternité et de fusion que l'on peut ressentir avec ses semblables lors d'une manifestation. Il me fait aussi penser à ce match de foot entre belligérants qui eut lieu en ce fameux Noël de 1914. Bel acte de fraternisation :
https://www.francetvinfo.fr/culture/arts-expos/treve-de-noel-1914-un-match-de-foot-pour-l-histoire_3388723.html

C'est une vision idéaliste que j'aime beaucoup , une graine de fleur bleue que j'arrose volontiers. L'écriture reste sobre et ne tombe pas dans le piège d'une certaine mièvrerie.

   Quidonc   
20/5/2022
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Ne fusse que par le thème, ce poème est séduisant et nous berce dans une recherche utopique de la paix universelle et confraternelle.
En cette époque bien troublée c'est ce que nous avons besoin. Un petit rappel des choses élémentaires. ET ce n'est pas parce que c'est impossible à atteindre qu'on ne pas pas essayer.
En plus c'est joliment écrit comme une chanson d'amour.
Bravo et merci pour ce coup de fraîcheur

   Cyrill   
23/5/2022
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Le petit bonhomme qui espère en moi, tout courbaturé à force de rester immobile, s’est réveillé à la mélodie de ce chant, en écrasant, une fois n’est pas coutume, le pessimiste agissant qui veille toujours. Des lendemains qui chantent, même si guère imaginables, c’est toujours bon à prendre et à lire. Et je me dis que la poésie c’est fait pour ça, pour imaginer. Un peuple très humain, des papillons dorés, il y a de quoi rêver. C'est à la limite de la naïveté dans ce qu'elle a de poétique, et ce n'est pas un reproche.
L’oubli, l’amnésie ( nés de mère inconnue ), comme seule possibilité de vie, de délivrance. C’est un peu de cette façon que je lis ce poème, il faut espérer, désespérément espérer.

   Donaldo75   
24/5/2022

   BlaseSaintLuc   
25/5/2022
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Pourquoi cela me fait il pensait au " il voyage en solitaire" de Gérard Manset ? Je ne sais pas, sans doute que personne n'oblige une foule à se taire, surtout quand elle a des fleurs dans les cheveux.

https://youtu.be/DxYHZNm9gi4

C'est sûrement aussi l'atmosphère paisible qui se détache du texte.

Quelque chose de doux, dans ce monde de brutes.

Chantons l'air, le feu, l'eau et l'amour de la terre !


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