Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie contemporaine
Doute : Orage urbain
 Publié le 21/10/21  -  8 commentaires  -  815 caractères  -  146 lectures    Autres textes du même auteur

Martèlement de la pluie sur le verre.
Orage urbain.


Orage urbain



Une déchirure blanche sur un fond noir,
Flèche de lumière qui tombe au hasard.
La ville s’éclaire, le gris devient argent,
Le bitume terne se fait étincelant.

Le temps d’un éclair, une seconde si longue,
La ville monotone semble presque belle,
Et les gigantesques statues de verre oblongues
Reflètent sur leurs vitres quelques étincelles.

L’instant s’éternise, et les rues s’illuminent,
Les gouttes de pluie deviennent perles de platine.
En ombre chinoise, les arbres squelettiques
Dressent jusqu’au ciel leurs longs bras asymétriques.

Soudain, l’instant se perd, la lumière s’éteint,
L’éclair agonise au milieu du ciel obscur,
La ville redevient un laid paysage urbain,
Le tonnerre se noie dans un ultime murmure.


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Raoul   
14/10/2021
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Bonjour,
J'aime bien le thème, mais...
Poème purement descriptif.
Je dois avouer que je me suis ennuyé à la lecture car l'auteur.e se conte de dire et ne parvient pas à me montrer. Le style est plat, presque banal, le répertoire "lumineux" employé est pourtant vaste mais cela ne parvient pas à "faire image". On ne sent pas le poisseux du bitume, la solitude de l'arbre entre les tours, ni la soudaineté du flash de l'éclair. Le phrasé , s'il fait bien ses douze syllabes, reste sans surprise, les rimes n'apportent pas grand chose.
Pour moi, ce texte manque de mise en abîme, de perspectives, d'un point de vue réellement personnel, tout cela passant par un travail sur la composition et la précision du style..
Désolé.

   papipoete   
21/10/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour Doute
Bien vu l'éclair qui zèbre le ciel, et éclaire mieux que sapin de Noël, la ville se voit mise en lumière comme une oeuvre picturale...puis tout retombe dans le triste ordinaire d'une ville quelconque.
NB comme si le photographe Maître du Ciel eût dit " sourire ! ", toute la cité de l'immeuble au moindre poteau, en passant par les arbres vigies des trottoirs, a brillé... de cette pose que l'auteur mit en pause, le temps d'écrire son poème !
L'instantané décrit la scène de belle façon, où ne manque que le bruit caractéristique d'une latte de bois que l'on casse, et les figurants de ce clip se montrent tous à la hauteur de leur rôle, bien interprété !
la première strophe me plait particulièrement !
Vous faites bien de ne pas nommer le théâtre des opérations... ses habitants purent en être peinés ( la ville redevient un laid paysage urbain ) il doit bien y avoir une " curiosité " ; je pense à Saint Denis pas trop rêvé d'y vivre, et pourtant sa cathédrale est connue dans le monde entier !

   Miguel   
21/10/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Des termes simples pour dire de fort jolies choses ; la poétisation du paysage transformé un bref instant par l'éclair fonctionne à plein, de mon point de vue. De belles images, des phrases nominales et sans grands développements, qui évoquent la fugacité de l'instant, un instant plein de magie. Le dernier vers me fait penser à la fin de l'orage dans la symphonie pastorale de Beethoven. Mais ici le soleil ne revient pas, et, comme écrit Alain-Fournier, "tout redevient la peine que c'était".

   inconnu1   
21/10/2021
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bienvenue et merci pour ce premier poème prometteur. Mais je trouve qu'il y a certains manques. Vous choisissez des dodécasyllabes. Bon choix car c'est le vers le plus mélodique. Le problème est que l'inconstance des césures, le nombre de e non élidés au niveaux des césures rend la tenue du rythme très compliquée et j'ai fini par abandonner d'essayer de lire vos vers comme des dodécasyllabes mais du coup je me suis perdu. Par exemple, la césure du premier vers survient au 8eme pied. Dans le 2ème vers, on a envie de lire le e terminal de lumière comme un e muet car il survient à la césure mais non, il ne faut pas l'élider... Idem au 3eme et au 4eme vers. La césure du 5eme vers survient au 5eme pied...

Finalement le fait de proposer des dodécasyllabes qui ne se lisent pas comme tel m'a perturbé.

Bien à vous

   Evariste   
22/10/2021
 a aimé ce texte 
Un peu
bonjour Doute,
je ne peux qu'être en accord avec le propos d'inconnu1
j'imagine, à tort peut-être, que vous n'avez pas une grande connaissance des traités de versification
il est communément admis qu'un e caduc prononcé ne se place pas à la sixième syllabe d'un alexandrin : cela déplace l'accent tonique sur la cinquième syllabe et donne un son faible à l'hémistiche, considéré comme disgracieux
mais je me trompe peut-être et peut-être maîtrisez-vous absolument la forme que vous employez
je trouve cela musicalement difficile, et dommageable, car les images que vous employez sont à la fois originales et puissantes
bonne journée,
Évariste

   Sphyria   
23/10/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai beaucoup aimé ta belle description d'un moment privilégié où la lumière change tout avec intensité !
Les images sont porteuses de beaucoup d'émotion dans ton poème et la réalité est comme transfigurée par ta plume inspirée !

   Cyrill   
31/10/2021
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour,
J’ai bien aimé l’intention du poème, bien que son aspect purement descriptif m’ait laissé sur ma faim.

Je n’ai pas ressenti la soudaineté de l’éclair. La transformation que la ville subit aurait à mon avis mérité des phrases bien plus courtes, nominales comme les deux premiers vers par exemple, et ponctuées de points, sans ménagement.
Ici la seconde s’éternise dès le début.

On en arrive au dernier quatrain et je trouve incongru ce « soudain » pour un instant qui se perd et un éclair qui agonise. Ici, il y a de la lenteur, mais elle est contredite par l’entame.
Il y a toutefois de belles métaphores que je retiendrais :
« statues de verre », « perles de platine », « longs bras asymétriques »

   Eclaircie   
8/12/2021
Bonjour Doute,
Tout un programme votre pseudo !

Rassurez vous, votre poème a été publié, un autre que j'irai lire l'a suivi...

Ce premier texte n'est pas vraiment ma tasse de thé. J'avoue préférer le libre et trouve personnellement très difficile de réussir du contemporain qui puisse plaire et intéresser en octobre 2021
Les plus : Le sujet, original, le vocabulaire en phase, la progression du texte qui met en lumière cette ville rehaussée des éclats de l'orage. Puis la fin de l'orage et la ville redevient simplement ville.

Les moins, le rythme un peu trop monotone évoquant un orage, les quelques petits défauts de hiatus, d'élision, de mots un peu trop banal mais qui dans la catégorie choisie se voient comme "un toit sous l'éclair".

Merci du partage, bonne continuation
Éclaircie

Édit le 8 décembre pour corriger coquilles, désolée, j'en ai surement laisse.


Oniris Copyright © 2007-2020