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Poésie en prose
Ethimor : Copains-clopant
 Publié le 25/09/15  -  4 commentaires  -  1556 caractères  -  119 lectures    Autres textes du même auteur

Mourir à deux ou le remède à tant bien que mal.


Copains-clopant



À l’heure où les notaires dansent pieds nus sur Paris, quelque part coincée entre le jour et la nuit s’éveille la vieillesse enfumée de perfusions. Clopin-clopant ça galope entre les peupliers, les deux genoux par-dessus le balai.

Sous l’œil indolent des grands chênes, deux amis d’hier s’envolent dans les ruelles en corde à linge – au(x) lendemain(s) emboucané(s) la folie du geste !

Pour un instant ils ont tendu leurs rêves d’enfants à portée de rires, car c’est à deux que se soulève comme un battement de cœur l’âme de l'humanité !

Le Soleil sourit de toutes ses flammes aux yeux de la mort ébahie, profitant pour une heure des douceurs de l’amour. Deux vieux en singulier de quiétude enfonçaient ce matin les portes d’une chambre close pour s’élancer entre les ifs, de troncs en branches au rythme irréel de la ville en overdose. Et se hissant au-dessus de la vie, les deux amis les deux amants amorçaient leur course sans demain ni regrets comme une promesse immortelle livrée sous la pluie.

Mais il fallut peu de temps au Soleil pour s’éteindre d’un geste centenaire. À mi-chemin entre la terre et le ciel, et les ifs et les chênes cédèrent à l’entaille basilaire des jalouses Parques. Pourtant d’une même voix le couple tombait en vers.

Ils valsèrent une dernière fois dans les nuages gorgés d’éclats et l’encéphalogramme s’aplanit tendrement dans la chambre encore palpitante de leurs échos enracinés.

À l’aube flottera le chassé-croisé des souvenirs amoureux.


 
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   Gemini   
25/9/2015
Je suis venu pour le titre, mais je n'ai pas trouvé le clopant. (Mais peut-être était-ce leur dernière cigarette ?) J'ai trouvé la ponctuation hésitante : virgules parfois oui-parfois non. Ces défauts rendent parfois le sens tendencieux : est-ce le soleil ou la mort qui profite des douceurs de l'amour ? (si la virgule y est, c'est le soleil, sinon c'est la mort). Le geste centenaire du soleil qui s'éteint est centenaire par rapport à qui ? J'aurais peut-être mis un "s" à demain (sans demains ni regrets).
Enfin, les ifs cédant à "L'entaille basilaire des jalouses Parques" est pour moi trop imagé.
Après, il reste une atmosphère, atmosphère (Arletty), qui ne m'emporte pas.

   Anonyme   
25/9/2015
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Une oeuvre subtile mais plutôt étrange sur un thème peu évoqué car difficile à traiter. Thème délicat, donc, servi par des images fortes propices à la réflexion.

Wall-E

   Anonyme   
25/11/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
J'ai fait de votre écrit plusieurs lectures, et je suis frappé par la justesse de vos mots, ils viennent créer une émotion plus que bouleversante, car j'ai fini par visualiser ces deux êtres, leur geste irréversible.

Cruelle cette phrase, elle résonne en moi "la vieillesse enfumée de perfusions".

J'avoue que j'ai trouvé curieux ces parenthèses, dans cette phrase "au(x) lendemain(s ) emboucané(s)" et je n'ai pas compris votre intention.

J'ai été frappé par cette phrase " pour un instant ils ont tendu leurs rêves d'enfants à portée de rire, car c'est à deux que se soulève comme un battement de cœur l'âme de l'humanité", elle est à la fois l'insouciance avec l'enfance évoquée et plus raisonnée dans l'évocation "de l'humanité".

Ce quatrième paragraphe pose le décor, le déroulement de l'action, c'est comme un choc, l'impression d'assister à leurs derniers instants, je suis le spectateur, d'un acte terrible et terrifiant. "Et se hissant au-dessus de la vie, les deux amis les deux amants amorçaient leur course sans demain ni regrets comme une promesse immortelle livrée sous la pluie.", étrange de ressentir leur complicité en cet instant, confirmer par la fin de ce cinquième paragraphe, "Pourtant d’une même voix le couple tombait en vers.".

Devient alors plus marquante et se fixer profondément cette phrase "Ils valsèrent une dernière fois dans les nuages gorgés d’éclats et l’encéphalogramme s’aplanit tendrement dans la chambre encore palpitante de leurs échos enracinés.", phrase qui confirme l'irrémédiable ...

" À l’aube flottera le chassé-croisé des souvenirs amoureux. "
Je ne saurais dire pourquoi je trouve dans le phrasé de cette dernière phrase une impression de plénitude exprimée.

Malgré les quelques petits défauts de ponctuation par ci par là, votre texte m'a plus que captivé, il m'a donné des frissons, il est de ces textes que j'appelle "vrai", qui crée un trouble sans pareil.
Parler de la "mort" n'est pas chose anodine, et le faire avec autant de sensibilité, de retenue, il est difficile de rester indifférent.

   Raoul   
4/2/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Ayant découvert un autre texte de vous, je passe sur celui-ci dans la foulée.
Plus surréaliste, mais plus poussif aussi. Pour moi, la pléthore d'adjectifs ajoutés et de conjonctions tuent la dynamique du texte.
C'est inventif, ça j'apprécie, mais la grammaire m'a tuer (comme dirait l'autre)
À vous relire.


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