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Poésie contemporaine
EtienneNorvins : EurydiX
 Publié le 20/11/21  -  5 commentaires  -  965 caractères  -  177 lectures    Autres textes du même auteur

« Et tout, autour de moi, vit dans l’idolâtrie. »
S. Mallarmé


EurydiX



Voici de ma chair morte offrande
Mais au sein gonflé comme un fruit
Ou comme un œil venu t’attendre
Au bord du Désir infini ;

Vois si j’ai bien pulpé la bouche
Les cheveux noirs fait serpenter
Du sexe avivé la peau douce
Et les yeux pour mieux te manger ;

Les tiens de ces fixes cambrures
Déjà ruminent les contours ;
Vas-tu céder, poète impur,
Au sortilège sans retour ?

Car si tu veux, sous ces surfaces,
Qu’entre Méduse et Galatée,
De l’Unique aux lèvres de glace
Soit, insaisissable, un reflet,

Alors voilà ton Canaan
Que, sur le plateau d’un écran,
Ta tête de Iokanaan
Deux fois vaincu par le néant !

« Vous êtes, tétons, des cyclopes,
Je m’en vas finir dans la grotte ! »
Disoit Orphée en son chagrin
À des mamelles cerclées d’or –

Ô Muse, prête-moi des mains,
Et je ferai face à l’Aurore !


 
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   papipoete   
20/11/2021
 a aimé ce texte 
Bien
bonjour EtienneNorvins
Je n'ai pas appris assez au collège, pour savoir qui sont toutes les figures mythiques illustrant vos propos ; mais pas besoin de compulser une encyclopédie pour voir ce que désire le héros !
avec force images, nous voici dans les prémices d'une lutte, où les sens alertent le plaisir, éveillent l'envie... d'une vivante pour la tête coupée d'un trépassé !
NB si l'un des deux " amoureux " n'était pas occis, nous assisterions à une joute charnelle épique ( l'amante s'est parée le corps de ses plus beaux atours )
Un texte ( au carré blanc ) pour lecteur averti, qui savourera tous les délices de cette page de la mythologie...
la dernière strophe est assez explicite !
techniquement, je vois des rimes plutôt approximatives...

   Miguel   
20/11/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
On retrouve ici des accents de l'érotisme baudelairien. Ces octosyllabes bien balancés facilitent une lecture que le thème rend déjà attractive. De belles images, suggestives à souhait, et des sonorités harmonieuses et fluides. Un bon moment, un beau poème. Bravo

   Virou64   
20/11/2021
 a aimé ce texte 
Pas
Lorsque j'écoute une chanson en anglais, il m'arrive de l'apprécier pour ses sonorités, la musicalité des paroles , sans en comprendre le sens.
J'ai un peu la même impression en lisant votre poème. sa lecture ne m'est pas désagréable à l'oreille mais malheureusement, même si là, je comprends la plupart des groupes de mots , le sens général de ce poème m'échappe totalement et, ce qui est plus gênant, n'éveille en moi aucune émotion . Certain verront peut-être de l'érotisme dans vos vers. Personnellement, je n'en vois pas.
Désolé de cette franchise mais c'est la règle du jeu me semble-t-il sur Oniris , de donner son ressenti en toute honnêteté.

   Raoul   
20/11/2021
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Bonjour,
Mais qu'est-ce donc là ? Ce doit être un poème ou du moins cela en a l'apparence : des strophes de quatre vers métrés rimés.... Qui parle de lisières, de désir, de "mamelles cerclées d'or"... Qui utilise la mythologie, entendue comme un fond culturel commun.... Un U majuscules pour montrer à quel point c'est unique (trace du Romantisme ?). L'anglicisme "pulpé" pour faire moderne....
La conjugaison en "oit" très pastiche XVIIieme est plutôt amusante, elle apporte une, la, touche d'humour à l'ensemble du texte.
On se demande ce que vient faire la référence au Chaperon rouge (même si on fait une lecture psy. de cette histoire).
Bref, je n'ai pas été sensible ni au premier, ni au second degré de ce texte.
Désolé

   EtienneNorvins   
29/11/2021
Remerciements : http://www.oniris.be/forum/remerciements-t29703s0.html#forumpost412463

Après dernière mutation, la première strophe devrait se lire :

Voici de ma chair morte offrande,
Mais au sein gonflé comme un fruit,
Muette, mais semblant t’attendre
Au bord du Désir infini ;


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