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Poésie libre
EtienneNorvins : La présence
 Publié le 01/05/26  -  8 commentaires  -  627 caractères  -  119 lectures    Autres textes du même auteur

"Reality or dream
What difference ? I have seen."

Kathleen Raine (1987)


La présence



Dans les tréfonds de l’épais ça
(là sis dedans
la ci-devant
duré(e)tendue),

il y a
il y a

il y a quelque chose.

Est-ce très noir ?
Est-ce très rose ?

Est-ce la cause que tu écris,
le pourquoi que tu te tais pas ?

(pause)

Je crois

quand ça –
que ça –
en toi, en moi

à dos d’enfant
frébruissement
du sac à mots

jusqu’à des fois
la mer qui s'en va-t’avec eul’soleil

alors là

c’est quelque chose,
ah oui !

C’est quelque chose…


 
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   LeChevalier   
1/5/2026
trouve l'écriture
convenable
et
n'aime pas
C'est quelque chose, sans nul doute, mais cela va être difficile de savoir quoi exactement !

L'approche m'a fait penser aux futuristes russes mais il y a sans doute des références plus proches de la sphère francophone, je ne les connais pas, tout simplement. Je n'ai pas aimé, parce que ce genre d'écrits me font plutôt penser à des amusements de récré qu'à de la poésie. Je suis néanmoins certain que le poème trouvera son public sur le site. En effet, ce type de texte peut plaire aux personnes qui pensent que le sens du poème est le problème du lecteur et non de l'auteur.

   Passant75   
24/4/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
n'aime pas
Le poème tente de faire surgir une présence intérieure indéfinissable à travers une écriture fragmentée et hésitante. La répétition et les ruptures traduisent une recherche d’expression de l’indicible, mais elles donnent aussi une impression de flou et d’artifice.

Le recours à des néologismes et à une pseudo oralité ne parvient pas toujours à enrichir le sens, et le texte semble tourner autour d’une même idée sans réelle progression.

Au final, malgré une intention poétique perceptible, l’ensemble peine à produire une véritable intensité et ne m’a guère convaincu. Mais je n’ai aucun doute sur le fait que d’autres sauront apprécier !

   Polza   
1/5/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime un peu
Je suis vraiment désolé EtienneNorvins, mais je n’ai ni vraiment compris ni vraiment aimé ce poème.

« Est-ce très noir ?
Est-ce très rose ? »

Dans ce passage, j’ai eu l’impression d’entendre chanter Jeanne Moreau dans le morceau « J’ai la mémoire qui flanche »


Étaient-ils verts, étaient-ils gris ?
Étaient-ils vert de gris ?

« quand ça –
que ça –
en toi, en moi »

Et là, pour rester dans la musique, j’ai eu l’impression d’entrer chanter Grégoire dans « Toi+moi »

« Toi plus moi, plus eux plus tous ceux qui le veulent, »

« à dos d’enfant
frébruissement
du sac à mots

jusqu’à des fois
la mer qui s’en va-t’avec eul’soleil

alors là

c’est quelque chose,
ah oui !

C’est quelque chose… »

belle trouvaille que le sac à mots à la place du sac à dos, suivi d’un néologisme (fébruissement, sûrement un croisement de frémissement et bruissement) je trouve que ce poème devient intéressant (en ce qui me concerne) à partir de « à dos d’enfant »…

   Provencao   
1/5/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
Bonjour EtienneNorvins,

Il y a quelque chose...

Serait-ce le chemin que l'on trace dans une poésie qui nous invite à rencontrer encore aujourd’hui notre jeunesse perdue?
Telle en nous-mêmes, les mots sont à franchir pas à pas. Accueillir, recueillir et offrir pour pouvoir, en les écoutant, en faire partie.....

Au plaisir de vous lire,
Cordialement

   Myndie   
1/5/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
Bonjour EtienneNorvins,

La poésie est le langage naturel de l'âme.

Rien qu'avec l'exergue, je m'attendais à lire un poème plein d'érudition, de spiritualité, voire de métaphysique (Kathleen Raine n'était-elle pas un esprit platonicien, une poétesse qui se voyait comme un intermédiaire dont le rôle est de percevoir l'invisible derrière le visible? Il y aurait tellement à dire !).
C'est bien ainsi que je reçois ton poème, comme une exploration de l'indicible qui envoie en même temps de curieuses sensations acoustiques ; son oralité est à la fois dans ses questionnements presque enfantins, ses néologismes et sa syntaxe abrupte («la mer qui s'en va-t’avec eul’soleil ») .
Quant à la structure verticale du texte, j'y vois là aussi une référence à K. Raine qui lui trouvait un caractère sacré et reprochait à la poésie « horizontale » son narcissisme.
Quant au final, qui sonne comme une révélation, sans doute fait-il écho au « I have seen » de la poétesse ?
Tout ceci peut paraître bien cérébral mais je ne vois pas d'autre façon de commenter ton poème absolument inspiré. C'est un plaisir de quitter des sentiers tout tracés.

   papipoete   
1/5/2026
[Modéré : Remise en cause des choix éditoriaux.]

   BlaseSaintLuc   
1/5/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
C'est quelque chose qu'il y a, et il faut moult lecture pour saisir le ça !
Il faut chercher les sons, il faut chercher le là.

J'aime bien le" frébruissement "des choses.


"T’avec eul’soleil" heurte un peu , mais c'est voulu.

Mais oui, dans le genre, c'est poétique.

   Cyrill   
1/5/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
Ce poème me réjouit par son côté expérimental qui contribue à faire de ce site autre chose qu’un musée. Mais au-delà de ces considérations générales, j’y ai lu les balbutiements de la parole, de la compréhension du monde, comme à hauteur de l’enfant qu’a été le locuteur.
Les émotions sont vécues et restituées en vrac, essayant de se dire en sortant « du sas à mots ». J’ai vu se pointer un « ça » et un « moi » assez freudiens sans toutefois plomber le poème de théorie psy. J’ai surtout ressenti la difficulté d’exprimer à fleur de peau, entre éblouissement (« alors là / c’est quelque chose, / ah oui !/ ») et une certaine souffrance qui me semble inhérente à la difficulté de s’extraire de « l’épais ça » pour aller vers l’autre soi, celui en devenir. Celui qui écrira.
Bravo Etienne et merci pour le partage.


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