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Poésie libre
gujot : La bête à un dos
 Publié le 05/04/17  -  13 commentaires  -  301 caractères  -  212 lectures    Autres textes du même auteur

Parce que le quotidien peut parfois momentanément diviser.


La bête à un dos



La tête au pieu
On fait la bête à un dos, celle à large colonne
Les fesses en miroir
De haut, on jurerait une grenouille écrasée d’autoroute
De côté, ça ressemble à de la solitude
De fait
C’est juste une hibernation d’amphibiens
Un peu échaudés par un froid passager


 
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Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Raoul   
6/3/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Une courte chronique pudique de vision énigmatique.
J'aime beaucoup le registre des images modernistes qui puise dans une science embryonnaire - celle des grenouilles de Rostand - qui s'observe à la loupe ou en contre plongée, à l'expression détournée - le titre même - qu'on trouve chez Renard…
Lapidaire et précis, les glissements ("échaudés/froid passager"…) parce qu'ils sont rares et maîtrisés fonctionnent et sont autant de déclencheurs de sens, de nuances et d'émotion.
Peut être un peu trop court, mais en tous cas très évocateur et profondément poétique.

   socque   
13/3/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Lapidaire et expressif ! J'aime bien le détournement de l'expression que je trouve parlant, et le dernier vers clôt en beauté pour moi. Mais enfin, je n'aurais pas craché sur un peu plus de développement...

   silvieta   
16/3/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
Je suppose que le poème nous parle d'un couple en froid momentané, chacun retournant dormir chez soi ou dans un lit séparé.

La métaphore ( les fesses d'une grenouille ) est bien trouvée, le titre aussi mais pour que l'ensemble soit appréciable il aurait gagné à être un peu plus long, d'autant plus que dès la ligne six le souffle s'épuise : le choix du mot "échaudés" ne me semble pas vraiment approprié par rapport à "hibernation" et "froid passager".

   Brume   
5/4/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour

Au début j'ai eu beaucoup de mal à visualiser cette bête à un dos.
Chaque fois que je lisais votre court poème des images différentes me venaient; parfois sordide, parfois coquin; et là me vient une image d'un couple en froid. Je garde la 3eme impression.

Il y a une incohérence, on passe du singulier au pluriel:

- " LA tête au pieux
ON fait la bête à un dos..." - je suggère NOS têtes au pieux...

Les comparaisons sont étranges, décalées, mais lourdes de sens:

- " De haut, on jurerait une grenouille écrasée d'autoroute" - une grenouille écrasée SUR l'autoroute serait mieux non?

- " De côté ça ressemble à de la solitude "
- " Une hibernation d'amphibiens"

Votre poème est classé en poésie contemporaine, il aurait été mieux de le classer en poésie libre.

Poème court, images puissantes. Mais trop court. Une seconde strophe aurait été bienvenue.

EDIT : Commentaire rédigé en EL, je vois que votre poème a été déplacé dans la catégorie poésie libre, donc ne pas tenir compte de cette remarque.

   PIZZICATO   
5/4/2017
 a aimé ce texte 
Bien
" La tête au pieu " je suppose que c'est se faire la gueule au plumard.
" Les fesses en miroir " amusant ! Il est vrai que lorsqu'on se tourne le dos, les fesses se reflètent (!)

" on jurerait une grenouille écrasée d’autoroute " là, je ne saisis pas très bien l'image.

" De côté, ça ressemble à de la solitude " c'est celle que je préfère.

   Anonyme   
5/4/2017
J'ai du mal à considérer votre écrit comme un poème, mais plus comme une note, écrite sur le coin de la table, pour exprimer quelque chose d'instantané.
À côté de ça, je dois dire que cette situation, du partenaire qui boude, est hilarante.
Les fesses en miroir, et la grenouille écrasée, je dois dire que je ne regarderai plus jamais ma femme comme avant, le jour où elle se retournera, fâchée après moi, suite à une dispute concernant quel parti politique, devrait représenter la France.
Si je lui dit qu'elle ressemble à une grenouille écrasée d'autoroute, j'ai bien peur ne pas avoir le temps de me voir dans ses fesses en miroir, car la gifle sera immédiate, et cela m'apprendra, au moins, à ne jamais poétiser quand on se fait la gueule.
C'est vrai quoi, un peu de tenue dans l'adversité tout de même.
Sinon le ; ''ça ressemble à de la solitude'' est joli. C'est la touche poétique, dirais-je, à ce mot griffonné, juste avant de partir au boulot.

   papipoete   
5/4/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
bonjour gujot,
Le héros fait tellement la " tête au pieu " qu'il n'a guère envie de " s'étendre sur le sujet ", et son poème est aussi bref qu'un coït de lapin ! Le tableau qu'il nous décrit de ces deux amants logés à " l'hôtel du cul tourné " fait mal aux yeux, parce que finalement si les deux s'aimèrent au lieu de bouder, cinq minutes après, cette rude image ressemblât également à " la bête à un dos " ...

   Somnium   
5/4/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
La brièveté de ce poème est extrêmement surprenante, pour ne pas dire déroutante. Dans le bon sens du terme, je tiens à préciser, car le résultat est là et a demandé un travail d'une grande précision. Je trouve donc le travail absolument fascinant, avec cette image - à la fois juste et déroutante - d'un être couché sur le ventre qui, vu d'en haut, à l'aspect d'une grenouille (il fallait y penser). C'est simple et talentueux à la fois.

   Pouet   
6/4/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bjr,

Quand un couple "se tourne le dos" pour s'endormir... Ce n'est pas forcément que ce couple est "en froid" à mon sens. D'autant que les fesses peuvent se toucher, se faire la bise. Ca donne quoi comme image, juste les deux paires de fesses rassemblées?

Bon je trouve l'ensemble vraiment pas mal vu.

La concision ne me dérange pas mais ici je trouve tout de même cela trèèèèèès concis. Vraiment, quatre ou cinq vers de plus, un petit peu de développement, une pointe de folie en plus...

Au plaisir.

   plumette   
6/4/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
petit poème réaliste qui m'a fait sourire;
Qui n'a pas fait la grenouille un soir de soupe à la grimace,
en chien de fusil, fesse à fesse mais sans se toucher ?
ce n'est pas bien grave, un petit froid passager, vite oublié, demain est un autre jour!
j'aime vraiment cette concision.
Vous aurez réussi à avoir des commentaires plus long que votre texte!

bravo!

Plumette

   Anonyme   
7/4/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

Sympathique et malin, ce petit instantané de la vie de couple, avec une idée exploitée juste comme il faut, et un vers ultime d'une amusante contradiction.

A.

   Gounis   
8/4/2017
 a aimé ce texte 
Pas
N'auriez vous pas oublier un "sur "ou un "de "avant "l'autoroute " comme dans tout bon français ?
D'autre part je vous trouve réducteur pour un acte si beau si on le fait avec tout son coeur.

   David   
8/4/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Gujot,

Avec "Les fesses en miroir" c'est limpide comme situation, plus loin l'image de la grenouille écrasée "d'autoroute" me fait penser qu'il y a très peu de situations où je peux imaginer quelqu'un observer une si petite bête, c'est pas un pou mais bon, pour reconnaitre une grenouille écrasée sur une autoroute, il faut de très bons yeux, ou un embouteillage, bref, c'est pas une critique mais ça me semble plutôt imaginaire que vécu, peut-être à tort et dans ce cas ça mériterait un autre poème. Le sens devient plus évident quand l'image se file avec "l'hibernation d'amphibiens", ça me fait penser que ça n'invite guère aux caresses, les batraciens, au contraire des chats par exemple, donc c'est bien trouvé et même un peu terrifiant : c'est à la fois le dégout et le conte de fée où la princesse doit embrasser la grenouille... c'est des impressions un peu pêle-mêle qui me viennent.

Ah oui, trop de majuscules aussi et aucun point, des fins de vers nus en miroirs des débuts surchargés, à mon gout. une forme simplifiée de tout cela aurait rendu le poème plus joli, moins empesé par la "vieille poésie".


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