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Poésie libre
hersen : Aux antipodes
 Publié le 07/02/17  -  33 commentaires  -  442 caractères  -  542 lectures    Autres textes du même auteur

Tout mensonge n'est pas bon à dire.


Aux antipodes



Il me ment
tout le temps

un jour
fatiguée
déçue

j'invente le plus gros mensonge
que je peux

Vois-tu, je ne t'aime plus

il m'a crue

Alors il est parti
mentir aux antipodes
chargé de son baluchon
de chimères

j'ai depuis longtemps
oublié ses mensonges

mais le mien

me colle
me brûle
me dévore


 
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   socque   
19/1/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Ah oui, bien vu je trouve. Pour moi, ce poème tout simple, lapidaire, dit tout un monde. J'aime l'échappée
il est parti
mentir aux antipodes
chargé de son baluchon
de chimères

J'approuve hautement le choix de ne pas commencer systématiquement les vers par la majuscule "achtung poésie en cours", à mon avis le texte coule bien mieux ainsi, fait entendre sa petite musique tragique. J'aurais peut-être réduit à deux les trois vers de la fin : trois verbes pour dire le désarroi de la narratrice, selon moi c'est un poil trop appuyé.

Le propos et le mouvement sont nets, l'expression assurée. Cela me plaît.

   dom1   
24/1/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Belle façon de mettre en scène une relation qui s'est achevée.
Mentir sur le sujet de l'amour est risqué.
C'est très clairement illustré ici !

domi

   silvieta   
26/1/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un poème efficace dans sa simplicité, qui narre de façon radicale l'histoire de l'arroseur arrosé.

Efficace l'extrême brièveté des vers ( de un à sept mots et, le plus souvent de un à trois mots ) qui accentue le côté enfantin de la petite plaisanterie concoctée par la narratrice et le côté inéluctable et tragique de la rupture causée par ce quiproquo.

Les mots sont simples, à dessein " J'invente le plus gros mensonge " (c'est ce qu'un jeune enfant dirait ) mais l'auteur a plusieurs cordes à son arc : "vois-tu " est une structure plus littéraire et la métaphore du " baluchon de chimères " est sublime.
Maîtrise de l'écriture.

J'ai aimé ce poème émouvant qui dit et nous fait ressentir la fin brutale du jeu, la vie qui punit comme un couperet.

   Sodapop   
7/2/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Poème simple et efficace. La construction semble minimaliste, mais j'aime bien ce côté court mais qui fonctionne.
L'exercice en est que plus complexe pour l'auteur, car il est question de faire passer des quelque chose, des émotions, des sensations en quelques vers très concis.
Je trouve que les mots que vous choisissez font bien leur travail, ce qui donne au final un poème qui se lit assez bien.
Attention cependant à ne pas trop casser la rythmique par des mots simples et seuls sur une ligne, relancés tout de suite après par un vers assez long. Je trouve que cela désert à l'homogénéité de l'ensemble.
A part cela, j'ai apprécié vous lire.

   plumette   
7/2/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Tragique!
Ce poème, dégraissé de tout superflu, dit les regrets et la peine d'amour d'une manière crue.
Simple mais lourd de sens.
Les antipodes éveillent l'idée d'un lointain inaccessible.
Celui qui est parti n'est peut-être pas plus heureux!
J'ai moins aimé la fin, trop explicite?
C'est très remarquable de faire passer l'émotion sur du si court.

   Michel64   
7/2/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
C'est très court et pourtant suffisant pour résumer l'histoire.
J'aurais même enlevé le "vois-tu" superflu et mis juste "Je ne t'aime plus" avec des guillemets.
A la vue de ce texte je m'interroge. Qu'est ce qui fait d'un texte un écrit poétique? Le découpage des paragraphes? Le choix des mots?

Si je réécris ce texte comme ceci :

Il me ment tout le temps.
Un jour, fatiguée, déçue, j'invente le plus gros mensonge que je peux :"Vois-tu, je ne t'aime plus".
Il m'a crue, alors il est parti mentir aux antipodes, chargé de son baluchon de chimères.
j'ai depuis longtemps oublié ses mensonges, mais le mien me colle, me brûle, me dévore.
Est-ce encore de la poésie ?
Peut-être le ressort poétique vient tout simplement de ces vides entre les lignes (ici vos lignes) qui permettent de "digérer" de laisser le temps à l'émotion de survenir. Peut-être alors aurait-il même fallut séparer les trois dernières lignes.

Cette question est une vraie question pour moi et je me la pose souvent en lisant certains textes sur Oniris et ailleurs.
Excusez moi pour cette digression.

J'ai quand même bien aimé.

Michel

   papipoete   
7/2/2017
 a aimé ce texte 
Bien
bonjour hersen,
Il me mentait, j'en souffrais ; j'ai voulu lui faire peur, quitte à démentir juste après, je ne l'aimais plus !
Il m'a crue, s'est enfui pour ne jamais revenir et je souffre pour longtemps ; je l'aimais et l'aime ...
NB court et net comme un couperet qui tombant, fait si mal !
Le vers " me colle " me semble inadapté sans complément ( au coeur, à la peau, etc . )

   Cristale   
7/2/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Hersen,

Où la poésie va-t-elle se nicher ? Jusque dans les lignes déchirées de culpabilité de celle qui a osé mentir une seule fois à son menteur patenté tant cela lui était insupportable.

Un texte court qui pourrait même l'être un peu plus :

"j'ai depuis longtemps
oublié ses mensonges

mais le mien


me dévore"


J'aime beaucoup la force émotionnelle des interlignes, la pudeur des mots et le caractère bien trempé de la narratrice !

Bravo et merci Hersen.
Cristale

   Brume   
7/2/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour hersen,

Je me souviens avoir lu votre poème en EL et de l'avoir aimé. Mais je me souviens surtout de n'avoir pas réussie à y poser un commentaire constructif.
La narratrice touche au cœur, c'est si fort en émotion, et la forme en rajoute avec force et sobriété ce remord qui l'a torture.
C'est brut, sans artifice, juste l'émotion.

   PIZZICATO   
7/2/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
<< Tel est pris qui croyait prendre >>
C'est court, précis. Un épisode de vie décrit en quelques mots ; la relation de causes à effets est bien traduite.

" Alors il est parti
mentir aux antipodes
chargé de son baluchon
de chimères "

   Anonyme   
7/2/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour hersen,

Ah, voilà un poème aux antipodes de ce que vous écrivez d'habitude, quoi que vous écrivez presque toujours différemment ;-)

Il a donc suffit d'un seul mensonge - d'un seul ! - pour que l'autre parte (mais quel mensonge !). Vous auriez pu rattraper le coup mais à quoi bon, puisque l'autre mentait depuis longtemps et qu'il n'attendait que ça (une perche tendue) pour partir...

Vous avez réussi en très peu de mots à nous plonger dans cette histoire, avec une justesse et une précision hors pairs. Un poème très visuel et très percutant, donc bravo !

Cordialement,

Wall-E

   Pouet   
7/2/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
Bjr hersen,

Bon je vais être sincère car c'est un peu le but il me semble, hein...

J'avoue qu'à part "baluchon de chimères", je n'ai pas eu grand chose à me mettre sous la dent.

J'aime la "simplicité" en poésie, certes, mais je suis resté en dehors ce coup-ci.

Alors j'aime bien l'idée du "gros mensonge": "je ne t'aime plus", c'est vrai, j'aime bien l'idée de cette "rupture à l'envers", d'être "aux antipodes" de ce qu'on pense, mais il me manque un peu de "rêve" je crois, les mots ici, ne m'ont pas suffit. Je ne suis pas parvenu à voir "au-delà" de la simplicité...

Donc voilà mon commentaire vaut ce qu'il vaut, mais le respect que j'ai pour le travail de l'auteur m'incite à lui signifier que je n'ai pas trop accroché.

Cordialement.

   Zorino   
7/2/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Hersen,
Certains se décarcassent pour tenter - quelque fois en vain - avec de belles phrases et des mots parfois longuement sélectionnés, d'écrire une histoire - pouvant ou non s'apparenter à la vôtre - afin de toucher les sentiments du lecteur et vous, en quelques mots à peine vous y parvenez avec brio, nous ouvrant ainsi un monde tout en le refermant quasiment aussitôt (enfin, lorsque je dis "nous", je parle en ce qui me concerne, bien évidemment). C'est parfois trop injuste..! Bravo en tout cas !
J'ai beaucoup apprécié votre poème sur le fond, mais sur la forme et afin de lui donner une toute autre dimension, j'aurais pour ma part opté pour une symétrie horizontale. Autant sur le nombre de pieds que sur le nombre de vers. Crescendo, puis decrescendo. Par exemple : 1 vers de 3 pieds - 2 vers de 5 pieds et ainsi de suite, pour au final revenir au 1 vers de 3 pieds. Je pense que ça pourrait lui donner un côté spiral, qui est un peu le Maître mot de votre poésie. Je pense que l'impact pourrait s'avérer être bien plus profond et à fortiori, plus convaincant. C'est du moins comme ça que je l'ai vu en vous lisant.
Merci en tout cas pour ce beau partage

   Anonyme   
7/2/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Hersen,

A la question « Quelle est la valeur de la vérité » du questionnaire 4 de Cat, vous avez répondu : « Ah, je la sentais venir ! Elle est un des paramètres de notre réalité, sans doute. »
Je me disais, voilà quelqu’un ici qui va réconforter mes doutes. Alors j’avoue que ce matin j’ai fait tomber ma biscotte du lit en vous lisant.

Vous pouvez donc mentir à quelqu’un que vous aimez ? Le laisser partir ?
Etait-ce donc de l’amour, chaque fois que j’entendais dans ma vie « C’est bon, je veux plus te voir, même avec un chèque ! »
Ai-je donc tout gâché aussi en ne la prenant pas dans mes bras ?
Je suppose que vos doigts sont tout rongés.

Je comprends votre douleur, de la colle qui chauffe, ça doit faire mal.
Voilà, votre texte est un petit bijou taillé dans la mémoire. Cabossé.
Dommage, le « baluchon de chimères » banalise un peu le voyage.

Ludi
coucou des antipodes

   widjet   
7/2/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Justement c'est dans tout ce qu'il ne dit pas que le texte interpelle et vise juste.

J'aurais préféré un "tu vois" au "vois-tu" et y avait sans doute d'autres verbes que ceux énoncés à la fin, mais bon.

Sinon c'est assez bien vu et envoyé.

W

   Annick   
7/2/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Je cite : "Il me ment tout le temps un jour fatiguée déçue j'invente le plus gros mensonge que je peux Vois-tu, je ne t'aime plus il m'a crue Alors il est parti mentir aux antipodes chargé de son baluchon de chimères j'ai depuis longtemps oublié ses mensonges mais le mien me colle me brûle me dévore"

En mettant bout à bout les vers, je trouve que le texte est un peu court. Aussi, je me dis que la présentation est ingénieuse avec ses interlignes comme des pauses, des silences et une distance qui s'installe entre "il" et "je". C'est ce que j'ai aimé dans ce poème, en plus de l'idée de départ (son mensonge à lui) et la chute originale, (son mensonge à elle) qui revient à la tête de la narratrice comme un boomerang.

Une belle image :

"Alors il est parti
mentir aux antipodes
chargé de son baluchon
de chimères"

   Eccar   
7/2/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Hersen,
Quelques mots, quelques sentiments, quelque part, quelqu'un, une histoire pas si simple malgré ce décor minimum, cette poésie minimum. Car il s'agit bien de poésie, je vois bien, même si au premier abord on pourrait dire " mouais, pas foulée, la miss...".
J'ai aimé: "partir mentir aux antipodes", mais c'est surtout pour le mot "antipode" plus guère employé et qui peut représenter le lointain, le très lointain, ou l'opposé. Dans ce cas, je pense qu'il a le sens d'opposé, les caractères opposés, les sentiments opposés.
Voilà, je me suis dit :"Était-ce bien un mensonge le "je ne t'aime plus" ? La vérité s'y cachait peut-être et ce gros menteur, spécialiste de ce défaut insupportable, l'a peut-être bien perçue et il a fui car impossible pour lui de vivre dans cette atmosphère.
A la toute fin, je pense que ce n'est pas ce faux mensonge qui dévore mais le fait que l'autre soit parti emportant avec lui le pseudo amour qu'il donnait mais qui pour lui n'était, en vérité, qu'un mensonge de plus. N'est-ce pas cette trahison que ce faux mensonge a révélée qui fait le plus de mal ?
Belle histoire en tous cas, un joli drame, raconté en si peu de mots...
A vous relire avec grand plaisir.

   Proseuse   
15/2/2017
Bonjour Hersen

Je suis un peu mitigée sur ce poème, il n' a rien pour vraiment déplaire, il est même agréable à lire, mais le contenu me laisse un peu sur ma faim, il me paraît ( à moi bien sûr! ) plus anecdotique que poétique et pour dire vrai, je n' ai pas été «  transportée » par l' histoire qui même si vous parlez des antipodes ne m' a pas fait voyager au delà d' une réalité presque banale … ici, pas d' espoir, ici, pas de rêve , juste un constat amer !
Je suis désolée, pour cette fois-ci , je n' ai pas réussi à décoller avec ce poème-là, contrairement à ceux que j' ai pu lire de vous dernièrement ( -Avis de tempête- et – Obsolescence de la sentinelle - )
( mais, cela vient certainement de moi, qui aime qu' un poème me fasse voyager )

Merci du partage et bien sûr, à vous relire bientôt !

   Donaldo75   
7/2/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour hersen,

C'est assez direct, ce que je n'imaginais pas autant en poésie par rapport au thème de la fin de l'amour. J'ai aimé, parce que justement c'est vrai, juste, sans concession avec soi-même.

Bravo

Donaldo

   Anonyme   
7/2/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
Dommage, je trouve le fond bien trouvé, tout est là, l'idée est bonne, seulement voilà, la forme est bien trop légère pour apprécier à sa juste valeur les éléments, qui paraissaient pourtant bien prometteur.
Le plat n'est pas à la hauteur des bons ingrédients proposés sur la carte.
Peut-être est-ce la forme qui me fait ce mauvais effet. La ponctuation, mais je ne saurai dire vraiment, en fait.
C'est là, devant moi, mais où ?
Edit; je reprends mon commentaire car je crois avoir trouvé ce qui me turlupine. J'aurai souhaité plus d'emphase, tout simplement. Comme vos trois derniers vers, par exemple. Des mots forts, mais qui se retrouvent trop perdus dans le blanc laiteux de l'écran. Ils n'expriment pas assez ce qu'ils devraient dire réellement.
Tout le texte est comme ça, finalement.

   stony   
7/2/2017
Bonjour, Hersen,

Je ne suis certainement pas le meilleur commentateur de poésie qui soit, mais vous devrez faire avec.
Peu m'importe d'ailleurs qu'il s'agisse d'un poème ou d'autre chose. Je suis scotché par l'importance inversement proportionnelle à sa longueur de ce que dit ce texte.

J'ai lu ensuite l'incipit que je n'avais pas remarqué. L'effet n'en est que meilleur.

J'aurais sans doute eu besoin de trois pages pour ne rien dire de plus que vous et vos mots me resteront en mémoire, je crois.

Très bien vu !

   Melusine   
7/2/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
un poème simple et efficace qui déroule avec force une histoire senti"ment"ale.

   Francis   
8/2/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
En peu de mots, ce poème montre qu'on ne peut pas mentir à son cœur.
C'est court mais très efficace.
" Il est parti mentir aux antipodes chargé de son baluchon de chimères".
J'aime beaucoup ces vers.
" me colle, me brûle, me dévore". Trois verbes crescendo suffisent à traduire les regrets, la souffrance.

   letho   
8/2/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Hersen
De ce poème, j'aime d'abord ( surtout ) la mise en bouche:
"tout mensonge n'est pas bon à dire "
Pour le reste, je suis un peu déçue...surtout par le début, "fatiguée, déçue, j'invente le plus gros mensonge que je peux"
Mais peut-être la banalité de ces mots l'avez-vous utilisée pour frapper fort ensuite :" Vois-tu je ne t'aime plus, il m'a crue"
Pour moi, ce sont les vers essentiels. Tout est dit. J'y sens le poids du destin en train de s'accomplir...
Hélas ? Ou, merci !

   HadrienM   
8/2/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Exprimer en peu de mots, avec humilité et intelligence, la puissance des passions humaines. Reprenant la doctrine stylistique racinienne, tu fais de tes mots l'endroit sincère d'une terrible situation. Celle du mensonge et de la valeur du langage.

Le menteur est un croyant. Comme les autres.

Les terribles chimères nous fatiguent mais nous maintiennent en vie ; ton poème résume parfaitement la difficulté du sujet humain à dire la vérité.

La vérité de soi n'est pas nécessairement la plus ravissante ; le langage est une armure qui, déjà, a bu du miel. Miel onirique ; feux éteints de songes. Patience, le langage poétique reconquiert la beauté du réel.

Monde à tes pieds, hersen, tu mérites qu'on te lise plus encore.

Félicitations.

Bien à toi,

   Perle-Hingaud   
8/2/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J'ai tout aimé de cette poésie.
Sa simplicité: libérée du superflu, on touche au plus près des sentiments.
Son message: tragique, sans le lyrisme pénible du tragique. Si près des passions humaines.
Sa modernité: dans les ruptures de rythme, même si personnellement c'est aussi ce qui me gêne: le retour à la ligne après "que je peux", même s'il fait sens, ceux après :"baluchon" et "j'ai depuis longtemps", idem.
Mais je suppose que ça vient de mon manque d'habitude de lire de la poésie.
Une réussite, bravo !

   hersen   
8/2/2017

   Cat   
9/2/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Le cri fort que je viens de lire, ou comment troquer la fatigue de la déception contre le doute brûlant, collant, dévorant, qui va poursuivre l’œuvre corrosive du mensonge, s’est égosillé sous mes yeux avec la précision d’un laser.

Façon électrochoc le « Vois-tu, je ne t’aime plus. » est l’ultime mensonge, celui aux antipodes, désespéré qu’elle se fait à elle-même. Le pire aussi, car elle sait pertinemment qu’il a sauté sur l’occasion pour se débiner, mais n’en sera jamais certaine.

J’applaudis l’économie de mots pour un effet maximum.

Merci, hersen.
A te relire

Cat

   Pepito   
8/2/2017
Bonjour Hersen,

Je me suis laissé dire que l'oeuvre était courte et que faire une commentaire de poème l'était plus encore, alors me voilà. ;=)

J'ai cherché un sacré moment ce que me rappelait "un jour fatiguée déçue" et j'ai fini par trouver.
Bien sur, je vais me demander un moment encore quels mensonges pouvait bien raconter cet antipodiste, le pire, c'est que je ne le saurait jamais.

Pour le "fond"... ben c'est de la poésie, pardi ! ;=)

Merci pour la lecture

Pepito

   Anonyme   
8/2/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un mensonge boomerang, il fallait y penser…j’aime beaucoup le début du poème pour sa simplicité, et sa naïveté – et la chute : terrible.
Mais sur le fond je plains un peu la pauvrette, car les regrets, éternels ou pas, ce n’est jamais bon, je le sais, j’ai goûté longtemps.
Néanmoins je ne suis pas sûr qu’elle (se) dise la vérité non plus…mais l’amour ment si souvent, que je compatis quand même.

Enfin chapeau pour la distillation de l’intrigue et la concision du tout, presque un aphorisme.

À te relire

Corbi’

   Marite   
9/2/2017
Economie de mots effectivement dans ce texte qui ne me transmet pas de ressenti poétique. En effet, mis à part le "balluchon de chimères" et les trois derniers vers, pas de surprise dans le vocabulaire qui pourrait être celui utilisé communément par tout un chacun dans ce genre de situation. Pourtant le thème choisi est porteur d'un ressenti douloureux qui perdure et donc aurait pu donner lieu à une expression différente.C'est aussi, peut-être, que la situation a été observée de l'extérieur ou vécue par procuration.

   Curwwod   
11/2/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Pas besoin de détours pour évoquer l'effet boomerang du mensonge au sein d'un couple. Vous n'avez gardé que la charpente, c'est ce qui donne autant de force à ce texte aux tonalités finalement désespérée. La souffrance transpire sans pathos pour que ce texte sollicite fortement la sensibilité du lecteur.
Bravo.

   Tadiou   
11/2/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
C'est du doux et du triste. Du léger, du sautillant et du dramatique.

C'est du jeu, du virevoltant, sur du drame.

C'est élégant; comme si c'était "pour de faux".

Mais ça "brûle"; et ça c'est "pour de vrai".

Et tout ça, je le trouve très beau.

Merci.

Tadiou


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