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Poésie libre
hersen : Skull éthique
 Publié le 25/11/19  -  24 commentaires  -  1217 caractères  -  321 lectures    Autres textes du même auteur


Skull éthique



https://cdn.pixabay.com/photo/2016/11/29/06/07/creepy-1867707_960_720.jpg


je vis dans les ténèbres
les vraies
celles qui font peur aux enfants
et attirent les chiens affamés

j'ai pourtant toujours cultivé l'élégance
de l'esprit
du corps
et aujourd'hui des os

dans le noir je blanchis doucement

de siècle en siècle
au cinabre des Octobres mourant
passent des feux follets
ils éclairent de leur lanterne
de grasses citrouilles
volantes

moi qui n'ai plus de chair
à cette danse céleste
dans mes orbites creuses
s'allument des vers luisants

plein d'espoir mais tout en retenue
à ces créatures de commerce agréable
venues d'un monde charnu biologique
j'offre un jus de lune et un biscuit d'étoile

– j'aime à dire que c'est mon secret de séduction –

en ces nuits magiques
il arrive que l'une d'entre elles
pleine de charme
dans la splendeur de sa carnation
se glisse contre mes os
pour un bref instant sidéral


 
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   Alfin   
25/11/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Merci pour se voyage obscur, Une vision organique de la mort qui a son charme.
L'ambiance posée me laisse un peu sur ma faim, j'aurais voulu plonger plus profondément dans ce voyage. Les parties les plus fortes sont sans aucun doute la première strophe et les deux dernières. Elles racontent une histoire et nous y plonge jusqu'au chevilles, c'est trop court pour nous y plonger corps et âmes.
Un grand merci à toi pour cette amorce de descente au cœur de la mort

   Cat   
25/11/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Il n'y a pas à dire, le titre interpelle.
Après, s'agit-il d'un poème égaré d'Halloween ? Mystère !
Mais peu importe, j'aime bien ce monologue du squelette.

Toutefois, sachez, monsieur Skull, vos ténèbres ne font pas peur qu'aux enfants, ou alors il s'agit aussi de ceux qui sont restés enfant dans l'âme... A moins que je ne sois chien affamé ?...

M'enfin, ma peur n'est que passagère car avec vos élucubrations vous m'entrainez dans un monde où les feux-follets éclairent des citrouilles volantes, et ça, ça vaut son pesant de poésie.

Quant à vos appâts, nul doute qu'ils sauront attirer ces créatures de commerce agréable, et que l'une d'elle sera séduite par votre secret pour un bref instant sidéral. Je vous souhaite bien du plaisir partagé à faire cliqueter vos os blanchis !

Bref, tu l'auras compris, hersen, j'ai bien aimé ce petit moment de folie douce passé à jouer aux osselets sous une lune. Tu as vraiment l'imagination débridée, hein ? Mais ça te réussit très bien.

Ah, que ne ferait-on pas pour tremper un biscuit d'étoile dans un bon jus de lune... :))

Merci pour la promenade sous... bah, sous la lune justement, brr...


Cat

   apierre   
25/11/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une plongée dans les ténèbres réjouissante!
Un humour noir de circonstance.Un dandy doit conserver l' élégance jusqu'au bout et surtout celle des os !
Un texte si séducteur qu' on a même envie de partager le jus de lune et le biscuit d'étoile.On se croirait dans un film de Tim Burton !
Merci à l'auteur.

   Lebarde   
25/11/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Je fais mon malin, mais c’est un scoop pour personne , skull pour ceux qui parlent les langues étrangères, c'est le crâne, confirmé par la photo de l'excipit, qui, depuis bien longtemps ne fait plus peur aux enfants mais maintenant de plus en plus aux papys craintifs.

Joli poème libre qui suggère délicatement avec des images pourtant assez explicites en cette période de l'année.
C'est écrit dans un style alerte et plaisant avec une pointe d'humour rafraichissant que vous dévoilez dès le titre.

Sans ponctuation ni vers régulier, ce qui permet au lecteur de respirer à sa guise en fonction de ses émotions et de ses peurs, ce poème est de lecture facile et agréable.
J'ai bien aimé.

Lebarde un squelette tout tremblant sous son drap.

   papipoete   
25/11/2019
 a aimé ce texte 
Bien
bonsoir hersen
de moi, on a peur pour de vrai, avec mes orbites démesurées, on n'ose croiser mon regard et seuls les feux follets viennent y faire vaciller leur petite flamme !
Mais j'ai de la concurrence, venue d'outre atlantique, avec ces citrouilles percées de trous, qui voudraient effrayer... contre le paiement de bonbons ! Moi, je ne joue pas je suis ! Skull je reste jusqu'à la fin des temps...
NB excuse-moi poétesse si je m'éloigne de tes idées, mais je vois un jeu à se faire peur avec ces citrouilles, alors qu'il serait si simple de venir tenir la pelle et pioche de croque-mort, lors d'une exhumation !
mais contre " un jus de lune et biscuit d'étoile ", le copieur ne pourra rivaliser !
La dernière strophe m'évoquant une danse macabre, est troublante à souhait !

   BlaseSaintLuc   
25/11/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
j'ai jamais vu un squelette aussi bavard ! bien agréable comme compagnie celui là ,

"de siècle en siècle
au cinabre des Octobres mourant
passent des feux follets
ils éclairent de leur lanterne
de grasses citrouilles
volantes"

passage que j'aime , mais ils sont nombreux !
des os marrant à la moelle coquine , texte sympathique .

   plumette   
25/11/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Très belle image et titre tout à fait réjouissant pour ce poème du défi Halloween que je suis contente de retrouver ici.

Malgré la peur qu'engendre inévitablement cette "physionomie " qui nous met tous à égalité (il n'y a plus ni beau, ni laid, sans cette chair qui habille nos os!) je suis prête à accepter l'invitation pour boire un jus de lune et manger un biscuit d'étoile.

Ce que j'ai aimé ici, c'est le plaisir qui se mélange au frisson.

   leni   
25/11/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
ce texte flirte avec le surréalisme


'ai pourtant toujours cultivé l'élégance
de l'esprit
du corps
et aujourd'hui des Os



au cinabre des Octobres mourant
passent des feux follets
ils éclairent de leur lanterne
de grasses citrouilles

ce sont les lanternes d' Halloween

en suite les femmes en chair se
frottent aux os

vjent le moment sidéral HERSEN je t'ai suivieSURPRENAHT
JOLIi montage BRAVO SALUT CORDIAL

   Luz   
25/11/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonsoir hersen,

Oui, ça à l'air chouette quand même la vie dans les ténèbres.
Enfin, on verra bien...
Je ne sais pas pourquoi - les poèmes ne se ressemblent pas vraiment pourtant - cet écrit m'a fait penser à "vers" de Bukowski. Donc deux très beaux poèmes : le tien et celui de Buko.
Je n'ai pas bien compris "le cinabre des Octobres", mais s'il y a une couleur que j'aime c'est bien le rouge cinabre (la couleur des vers de vase... rien à voir sans doute).
En tout cas, c'est génial : bravo !
Très bonne soirée !

Luz

   Eclaircie   
26/11/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Quelle bonne idée que ces défis, et quelle belle découverte avec ton texte.

( aparté : La photo me fait penser à celles qu'un Oniriens qui a quitté le site réalisait et j'aimais beaucoup son travail.)
Ton choix a été original pour illustrer "Halloween" et c'est un plus à mes yeux.

Ensuite ton poème est réellement bien conçu, ce qui m'impressionne car le principe du défi est de ne pas avoir beaucoup de temps pour écrire et poster.

Un seul bémol, mais en est-ce un ? " monde charnu biologique", le dernier mot peut paraître incongru dans ton poème, mais il est si bien contrebalancé par le poétique "jus de lune et biscuit d'étoile" que j'hésite à le reprocher.

Bravo et merci du partage.
Éclaircie

   Queribus   
26/11/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Un poème tout "enténébré" comme je les aime tant avec des images très fortes très originales. De plus, l'écriture en vers libres permet à chacun de lire à son rythme et de se laisser porte par les vagues de l'angoisse qu'il préfère. De la poésie libre bien assimilée, ce qui est loin d'être évident. Une suggestion: faites-nous encore peur avec cette habileté qui est la votre.

Bien à vous.

   Lulu   
26/11/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Hersen,

Je reposte ici mon commentaire fait lors du défi face au texte anonyme :

Je n'ai guère compris le titre… le rapport avec l'adjectif.

Mais j'ai bien aimé ce texte à partir de cette image particulière.
J'ai bien aimé le contraste entre les mots "élégance" et "ténèbres", tout comme la beauté de ces citrouilles volantes à l'échelle d'une danse céleste…

J'ai toutefois peu aimé le vers "plein d'espoir mais tout en retenue", moins poétique que le reste, et donc plus prosaïque. Cependant, il est vite rattrapé par un vers plus sympa, à mon sens "j'offre un jus de lune et un biscuit d'étoile".

L'image de la dernière strophe m'a semblé très belle…


J'ajoute ceci après relecture et je dois te dire que ce poème m'apparaît aujourd'hui encore plus subtil que la première fois. L'image est effroyable… Je n'aime pas beaucoup le côté ténébreux, mais le choix de cette image est judicieux, et surtout, j'adore ce qu'elle a fait émerger dans ton imaginaire.

J'avais relevé un vers qui ne m'avait pas séduite, la première fois. Il est passé sans souci, aujourd'hui. Comme quoi, c'était très subjectif !

En revanche, il m'a semblé que "– j'aime à dire que c'est mon secret de séduction –" était de trop, même si j'en saisis un ton intéressant, et un beau clin d'œil.

Pour le titre, ça me semble plus évident. L'éthique est en fait une poétique… Oh, ben j'étais passé à côté du mot "éthique" la première fois !

Merci de ta participation, et de ce beau partage.

   Vincente   
26/11/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'aime beaucoup le regard du poète qui, depuis l'œil de son crâne, objet primal épurant sa conscience de lui-même à sa totale extrémité physique, siège de son être, sa pensée, sa vie, va se raconter.
La coutume d'Halloween participe par bribe en arrière plan, mais c'est presque secondaire, elle offre surtout une invitation à réflexion, en même temps que cet éclairage métaphorique que révèle la dernière strophe. J'y ai vu le vers luisant bien charnu (une sorte d'esprit éclairant) produire une vie éphémère et magicienne sidérante dans l'univers sidéral, eh oui, les ordres de grandeurs se chamboulent à qui mieux mieux dans ce poème.

J'ai beaucoup aimé : "dans le noir je blanchis doucement".
Je pense que le mot "biologique" (d'un vocabulaire par trop physiologique) n'est pas nécessaire, en écrivant le vers ainsi, il serait possible de s'en dispenser : "venues du monde charnu".

Ce qui m'a été assez profitable, c'est que j'ai senti une lecture facile dans sa forme et chargée dans le sens à mon premier passage, je n'ai pas "repéré" de suite que les vers luisants allaient être les occupants du crâne à "l'instant sidéral". J'ai cru, m'en égarant avantageusement, éloigné de l'intention de l'auteur a priori, que l'esprit du crâne se réincarnait, puis s'éclairait de l'intérieur pour revenir voir, "apprécier" des instants passés sur terre. En fait, en découvrant que c'était plus terre à terre, si je puis dire car il y a bien des envolées dont cet inspiré "jus de lune et biscuit d'étoile", j'ai gardé la richesse du premier ressenti et l'ai amendé au second.
L'imagination a eu dans ce poème une bien belle place.

   Pouet   
26/11/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
slt,

un poème ma foi crânement mené...

Particulièrement goûté "au cinabre des Octobres mourant" que j'ai trouvé très "poétique", inspiré (à défaut d'expirer)
Moins aimé par exemple "dans le noir je blanchis", qui m'a semblé plus "facile". (même si blanchir dans le noir doit être "grisant")
J'aurais bien aimé aussi me dispenser des "orbites creuses" qu'on s'attend un peu à voir surgir (ou sous-gésir)

Je ne vais pas tout détailler.

Dans l'ensemble, et c'est certainement normal, certains passages me causent plus que d'autres.

J'ai trouvé l'absence de répétition -pas forcément évidente dans ce contexte- fort agréable (malgré "chair/charnu/carnation") jusqu'à ce que je tombe sur un "os".

Le jeu de mollets du titre m'est apparu un peu forcé (et c'est lui qui dit ça...). Ou alors je n'ai pas bien saisi (ce qui est fort probable) la science de la morale et des mœurs de notre tête d'os. Sinon étique et toc...

Au final et en dépit de mon air grognon, j'ai vraiment bien aimé l'ambiance, l'imaginaire et l'originalité de la chose, ce gentleman crâneur.

   Recanatese   
26/11/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour,

un texte très visuel. Je me suis laissé berner par la première strophe, qui laissait présager un poème sombre et dénué de second degré. La suite m'a rassuré, je suis particulièrement friand de cet humour noir qui s'installe dans le deuxième quatrain. De belles trouvailles poétiques jalonnent votre écrit :
"De siècle en siècle
au cinabre des Octobres mourant
passent des feux follets
ils éclairent de leurs lanternes
de grasses citrouilles
volantes"
ou encore "j'offre un jus de lune et un biscuit d'étoiles"
Seul petit bémol : "plein d'espoir mais tout en retenue" qui m'a semblé plus faiblard, un peu trop prosaïque par rapport à l'ensemble.
Au final, un poème agréable à lire, plein d'imagination.

Au plaisir de vous relire

Recanatese

   Cristale   
26/11/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonsoir Hersen,

Je suis heureuse de retrouver ce poème qui avait fait sensation en auteur anonyme lors du défi Halloween et pour lequel j'avais déposé ce commentaire, à peine modulé vu que maintenant je connais le pseudo de l'auteure.

Déjà, le titre... squelettique ... (j'ajoute le smiley mort de rire) annonce la couleur, vers d'os,...macabre.

La narratrice ne crâne pas quand elle évoque :

« moi qui n'ai plus de chair
à cette danse céleste
dans mes orbites creuses
s'allument des vers luisants »

La suite est plutôt croustillante avec son « jus de lune » offert
et :
«…
à ces créatures de commerce agréable
venues d'un monde charnu biologique

il arrive que l'une d'entre elles
pleine de charme
dans la splendeur de sa carnation
se glisse contre mes os
... »

J’aime bien ce crâne au phrasé convaincant mais quant à me glisser contre ses os ...j'en blêmis rien qu'à l'idée (j'ajoute le smiley mort de peur).

Le texte se lit aisément, l’écriture étire son encre noire qui n’est pas pour autant lettre morte et ne me laisse pas de marbre.

Cristale
qui s'en va prendre une bière pour se réconforter et relire "La charogne" de Baudelaire :)

Edit : joli le selfie en avant-propos, mais il n'a pas trop bonne mine le crâneur...

   STEPHANIE90   
27/11/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Hersen,

et merci ! Enfin ! grâce à votre poésie, je n'aurai plus peur des squelettes et surtout de ces crânes. Parce que quel charme il a ce crâne quand même...
J'ai particulièrement aimé ce passage :
"de siècle en siècle
au cinabre des Octobres mourant
passent des feux follets
ils éclairent de leur lanterne
de grasses citrouilles
volantes"

C'est un très beaux poème libéré de la mort par votre plume.

Stéphanie

   Robot   
27/11/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
La composition du récit parvient à nous faire percevoir étrangement la beauté de ce crane et de ces os qui entrent dans une sorte d'éternité. Le récit semble nous dire: S'amuser de la peur, s'effrayer, c'est une manière de rempart à la crainte de l'humanité devant ce que réserverait cette éventuelle éternité.

   Louis   
27/11/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un crâne décharné, comme issu d’une vanité, sort de son silence de still life.
Il se refuse image photographique ou picturale, et se présente en paroles. Il se dépeint par les mots, trouve une nouvelle vie dans le verbe.
Car vivant, il l’est, malgré sa nature morte. « Je vis » : tels sont ses premiers mots.
Une vie au royaume des morts, dans les « ténèbres ». Skull pourtant n’évoque pas explicitement la mort, il associe les ténèbres, « les vraies », à un monde effrayant, celui « qui fait peur aux enfants ».
Ces « vraies » ténèbres sont en rapport aux grosses trouilles, et non aux « grasses citrouilles ».
D’apeurements, et d’ossements, ceux qui « attirent les chiens affamés » : ainsi est constitué le monde où vit un crâne disert.

Mais Skul est un Monsieur. Il a l’élégance chevillée à l’os. Il n’est pas un débris, une carcasse brisée, un épais et grossier rebus, mais une pimpante ossature crânienne, noble et fière : « j’ai pourtant toujours cultivé l’élégance / de l’esprit / du corps/ et aujourd’hui des os ». Il n’appartient pas au monde de la peur vulgaire, il se tient à la tête d’une peur distinguée, aristocratique.
Ce beau crâne élégant a de l’expérience, et de la sagesse, celle qui s’acquiert avec le temps. Ce n’est pas un jeune petit-crevé, tiré à quatre épingles. Un crâne aussi vieillit, et blanchit : « dans le noir je blanchis doucement ». Il est d’un âge respectable, d’une ancienneté vénérable.
Voilà pourtant que dans le monde où il vit, chaque année, passent des « feux follets », « au cinabre des Octobres mourant ». Faibles lueurs, fugitives et fragiles, elles n’éclairent pas les ténèbres perpétuelles, mais de « grasses citrouilles volantes ».
Vulgaires, mais bien en chair, d’un « charnu biologique », certaines cucurbitacées « de commerce agréable » ne manquent pas de charme. Surtout, si elles acceptent le présent séduisant qui leur est offert, fait de bonne chère éthérée, toute céleste, qui nourrit et abreuve en creux : « jus de lune et biscuit d’étoile ».
Bonne chère pour une bonne chair : ainsi se réalise le mariage d’un vieux crâne respectable décharné, et d’une grasse citrouille étoilée.

Derrière le masque rassurant d’une citrouille, se tient le vieux crâne effrayant qui "fout la trouille".

Merci hersen pour ce joli texte.

   hersen   
27/11/2019

   troupi   
29/11/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Hersen.

Franchement aller trouver de la séduction chez un crane qui "dans le noir blanchit doucement " il fallait y penser.
Halloween et ses mystères permet cela sans doute et tu l'as raconté de fort belle manière. J'ai particulièrement apprécié la délicatesse de ces derniers vers et leur originalité.
"plein d'espoir mais tout en retenue
à ces créatures de commerce agréable
venues d'un monde charnu biologique
j'offre un jus de lune et un biscuit d'étoile

– j'aime à dire que c'est mon secret de séduction –

en ces nuits magiques
il arrive que l'une d'entre elles
pleine de charme
dans la splendeur de sa carnation
se glisse contre mes os
pour un bref instant sidéral"

   phoebus   
29/11/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Bonjour hersen

Une poésie vraiment raccord avec le théâtre de Samuel Beckett.
Une mise en scène de l'une de ses pièces avait choisi l'intérieur d'un crâne, à laquelle l'auteur avait adhèrer.
Votre poésie est une illustration très réaliste de son théâtre et des thèmes qu'il y aborde : on voudrait ne rien dire, mais on ne le peut point...c'est impossible de ne rien dire...
Dans ce crâne, que vous éclairez, habité de vers luisants ou de lanternes rejoint l'idée de Rien de Samuel Beckett : effectivement c'est dans le noir des ténèbres que peut blanchir la lumière, ce rien auquel Beckett s'est attelé dans son œuvre.

   Donaldo75   
7/12/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Hersen,

J’ai ouvert l’image dans le fichier .jpg. Il ne manque plus que Hamlet dans le décor et je peux me lancer dans le commentaire de ta poésie. C’est un peu différent – comme on dit chez Forrest Gump – mais pas désagréable à la lecture même si je ne goûte pas forcément à cet humour macabre. Pourtant je me soigne, j’essaie de ne pas chercher la petite bête, de ne pas additionner des chiffres pour en déduire une équation et du sens dans un texte qui ne livre pas forcément tout au lecteur. En gros, je bride mon esprit analytique.

« moi qui n'ai plus de chair
à cette danse céleste
dans mes orbites creuses
s'allument des vers luisants »

Je déconne, ma chère. Mon esprit analytique, je ne l’utilise que pour travailler. Ce quatrain m’a beaucoup plu. Il est d’un surréalisme gothique.

A plus tard sur une autre de tes compositions poétiques.

Don

   genstyle   
12/12/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Délicieux
Moderne et contrapuntique: tout ce que j'aime!!
On y rentre sans en sortir
Et il n'y a pas de faux-semblant, de faux-fuyant, ...peut-être un feu-follet si j'ai bonne mémoire: c'est éclatant sans ambages, on pique parce que les mots y sont avant qu'on les pense
Bravo


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