Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie contemporaine
Ioledane : Sans Lune
 Publié le 02/03/14  -  16 commentaires  -  1101 caractères  -  298 lectures    Autres textes du même auteur

Noir.


Sans Lune



L’hiver et l’été restent à ma porte
Le temps s’est brisé ma chandelle est morte
Heures et saisons ne m’atteignent plus
Ni les noirs enfers ni les beaux saluts
Il n’est plus de grâce il n’est plus d’offense
Dans ce long couloir où brille l’absence
Loin du petit feu qui brûle vos nuits
C’est moi que je hais c’est vous que je fuis

Les soirs se défont dans un triste rire
Mon ami Pierrot ne sait plus que dire
La lune est coincée au milieu de rien
L’amour est un songe il m’allait si bien
Je n’ai plus de mots pour nourrir ma plume
Et pas de briquet pour que tout s’allume
Dans cet écran pâle où je me mentais
C’est vous qui parlez c’est moi qui me tais

Je ne compte plus je n’ai plus d’histoire
Plus rien à redire et plus rien à croire
Ma fenêtre est lasse et mes volets clos
M’épargnent l’éclat de tous vos brûlots
Ai-je encore même une ou deux voisines
Moitié Cendrillons moitié Messalines
Cela m’est égal car tous les matins
C’est vous qui brillez c’est moi qui m’éteins


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   David   
11/2/2014
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

j'aime bien quand un poème triste à un rythme un petit peu joyeux ou énergique, comme ici à mon goût. Le métronome de ma lecture avançait comme le tictac d'une montre (ça ferait 64 secondes, en théorie, en comptant les hémistiches). La musicalité porte largement le poème mais les propos ne le trahissent pas non plus.

   Pimpette   
2/3/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai lu avec le rythme de 'Au clair de la lune'!
ET c'était très beau!!!

Je commente au minimum....Pas très en forme....Mais je ne voulais pas le louper...Trop chouette!!!

   fugace   
2/3/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Poème triste et mélancolique, et pourtant on aime.
Un constant détaché de tout, comme si plus rien ne peut atteindre ce reclus de la vie.
De sa fenêtre il voit passer la vie, sans envie, sans regret.
C'est poignant d'arriver à exprimer de façon aussi intense la solitude.

   Hananke   
3/3/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour

Au moins, la couleur est annoncée, ce n'est pas l'azur rayonnant.
Ce poème sur la célèbre contine se lit comme une ballade.
Je n'aime pas trop le déca d'habitudes mais ici je le trouve
bien construit et très chantant.

J'espère que la noirceur n'est que poétique.

Hananké

   Lotier   
2/3/2014
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Ioledane,

La dernière solitude est de ne plus s'aimer.

L'exergue résume bien l'état d'âme : noir.
Il y a eu beaucoup de versions de «Au clair de la lune», dont certaines sont franchement paillardes (voir Colette Renard), celle-ci est bien noire, aucun doute, à ne pas lire ou chanter devant une fenêtre, de peur que l'envie ne vienne de la franchir !
Comme je suis au rez-de-chaussée, le risque était limité...

Il y a aussi une pointe d'amertume, de la manière dont la présence de l'autre (des autres) est décrite.

L'absence de ponctuation souligne la déréliction de cette vie qui s'effiloche dans le néant. Mais si le narrateur n'a plus de mots pour nourrir sa plume, ce n'est pas le cas du poète !

L'air qui me vient à l'esprit est davantage «Pour une amourette» de Leny Escudero.

À vous lire,
Lotier

   Arielle   
2/3/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
"Je n’ai plus de mots pour nourrir ma plume
Et pas de briquet pour que tout s’allume"

et pourtant quelle élégance pour reprendre cette vieille chanson sans en faire un pâle pastiche !

Après "les yuccas" et" l'éveil urbain" je retrouve avec beaucoup de plaisir cette langue ciselée et nette qui semble couler de source sur son beau rythme régulier 2x5 emprunté à l'original.
Cette nuit sans lune est un diamant noir.

   leni   
2/3/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour ioledane
C'est très bien écrit Une comptine à la désespérance Qui finit par
je m'éteins

Ai-je encore même une ou deux voisines
Moitié Cendrillons moitié Messalines
Cela m’est égal car tous les matins
C’est vous qui brillez c’est moi qui m’éteins

oui c'est superbement écrit j'ai lu trois fois
Quand une comptine de rêve d'espoir
Merci Leni

   Anonyme   
2/3/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonsoir Ioledane

Je ne sais pas quoi dire... J'aime le rythme et chaque mot à trouvé en moi sa résonance. Les derniers vers de chaque strophe sont superbement bien ressentis. Une fois atteint cet état de solitude, d'anéantissement de soi il n'y a que deux solutions.
En vous souhaitant le meilleur.
Merci à vous.
Belle idée que d'avoir supprimé tout effet de ponctuation.

   senglar   
2/3/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bonjour Ioledane,


D'un charme incontestable ; il manque seulement quelques tournures plus fluides pour que ce soit irrésistiblement magique et que l'on ne reste pas sur un petit arrière-goût de "Tiens ! Deux ou trois petits cailloux dans les lentilles !" (lol) :
"Le temps s'est brisé (et) ma chandelle est morte"
"La lune est coincée au (beau) milieu de la nuit"
"Et (je n'ai) pas de briquet..."
"Ai-je encore une ou deux voisines"
(Mais c'est peut-être une affaire de goût personnel que de ne pas vouloir un découpage plus incisif ; bien sûr je sais que la contrainte versificatoire a imposé sa règle, maiiiiis... lol)

Bien aimé :
"Moitié Cendrillon(s) moitié Messaline(s)"
et le jeu stylistique filé sur le dernier vers de chaque strophe.

J'ai passé un agréable moment à cette lecture :)

brabant

   Anonyme   
2/3/2014
Bonjour Iolédane

Dès les premiers vers (des décasyllabes bien "hémisitichés") on pense à la fameuse rengaine au clair de la lune
Au vers 12, l'ami Pierrot nous confirme qu'on ne s'est pas trompé.

Votre chandelle est morte, vous n'avez plus de feu, mais il vous reste une jolie plume pour écrire ces jolis mots.
Certes un peu tristounets, mais c'est souvent le cas en poésie.

Merci Iolédane, évitez tout de même de vous éteindre.

   Anonyme   
2/3/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonsoir Ioledane. Pour ce qui est de la forme, vingt quatre décasyllabiques sans le moindre défaut quant à la prosodie, c'est déjà une belle performance.
Pour le reste, noir c'est noir mais le titre était là pour nous prévenir que l'auteur allait faire dans le sombre. C'est réussi mais sans jamais être tout à fait désespéré sans doute grâce à ce rythme 5/5, un peu sautillant qui me fait penser à une comptine ...
Bravo...

   PIZZICATO   
2/3/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Une musisalité étonnante découle de ces vers.
Je vais vous faire sourire. Après la première lecture, J'ai recopié ce texte et... suis allé à mon piano et l'ai lu à haute voix, en m'accompagnant sur une variation de la comptine mais en mode mineur. voilà pour l'anecdote.
Très beau texte qui traduit bien ce désintéressement total aux choses de la vie, avec des images superbes.

   Miguel   
3/3/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Quel texte magnifique ! Le moderne déca 5/5 au rythme romantique convient parfaitement à la tonalité. Les référances à la touchante chanson populaire, les parallélismes des dernier vers des strophes, la mélodie des mots, les images, tout concourt à faire de ce poème un petit bijou. Il a déjà été largement commenté et loué comme il le mérite. Je n'ai rien à ajouter sinon un grand bravo à son auteur. On pense à Marie Noël.
Ce poème à la prosodie parfaitement classique aurait pu figurer dans la section appropriée ... d'autant que son thème n'est pas contemporain mais intemporel.

   Ioledane   
4/3/2014

   Anonyme   
8/4/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un commentaire tout simple pour remercier d'une telle simplicité éloquente, d'une telle richesse d'évocations toutes quotidiennes magnifiées par les vers.
un seul exemple : "Ai-je encore même une ou deux voisines
Moitié Cendrillons moitié Messalines
Cela m’est égal car tous les matins
C’est vous qui brillez c’est moi qui m’éteins".

Magnifique, comme l'ensemble du texte.
"Loin du petit feu qui brûle vos nuits". Nos nuits.

   luciole   
10/1/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément
Exceptionnelle réussite que ce poème véritablement noir, comptine du désespoir. Quand on est tout au bout de son rouleau, restent malgré tout le rêve et les mots.
Comme disait Céline vous avez mis votre peau sur la table dans celui-là.


Oniris Copyright © 2007-2020