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Poésie libre
irisdenuit : L'homme qui se cherche
 Publié le 07/04/12  -  8 commentaires  -  791 caractères  -  211 lectures    Autres textes du même auteur

Fausse liberté.


L'homme qui se cherche



Un frisson sous les semelles, tu détales
loin de mes bras tatoués d’amour
tel un lièvre aux abois.

Tu repars vers l’océan gitan
t’abreuver aux heures muettes
d’un antre-temps d’algues rousses.

Tu retournes vers la terre promise qui a pris
ton iris en otage, cueillir jusqu’au délire
l’aura des matins marins.

– Pourquoi ai-je toujours la difficile tâche géographique de situer ton cœur ?

Juste pour une présence entre tes escales
aux abords de ma vie,
je traque au fond du tiroir de mes attentes lentes
des bouts de « toi ».

Même si l'absence brûle mes rêves,
et que l'ennui tisse un écheveau d'incertitudes ;
j’ai planté sous la trace de tes pas
un jardin à refaire.


 
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   Anonyme   
22/3/2012
 a aimé ce texte 
Pas
Je trouve ce poéme assez mauvais parce que maladroit en fait.

Il y a une éxagération de clichés, d'images toutes faites qui pourrait être désagréable, mais elle est surtout drôle: l'océan gitan, les heures muettes etc c'est du déjà vu et ce côté réminiscence donne un tour drôle à ce texte.
Comme si je lisais en fait une sorte de catalogue de choses convenues sur la liberté et l'absence de celle-ci.
C'est dommage justement que ce côté poncif ne soit pas plus fort, plus exagéré pour créer un vrai décalage, une vraie interpellation.
Il y a par contre ce vers: "
- Pourquoi ai-je toujours la difficile tâche géographique de situer ton cœur ?" que je trouve superbe et qui tombe presque comme un cheveux sur la soupe.

Bref, un texte que je trouve maladroit, déséquilibré, et dont je perçois mal la volonté, mais qui possède quelques atouts .

   Lunar-K   
27/3/2012
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonjour,

Quelques images intéressantes dans ce poème, de l'idée... Malheureusement, d'autres nettement moins réussies et moins originales viennent un peu gâcher le tout. Un texte finalement assez inégal.

Ainsi, d'une façon générale, j'ai plutôt bien aimé le thème de cet homme qui se dérobe, à lui-même comme à son amour (peut-être cet amour est-il d'ailleurs cette "fausse liberté" dont vous parlez ?). Cela donne lieu à un imaginaire plutôt riche, bien trouvé même quelquefois. Je pense notamment à "l'océan gitan" ou, surtout, à "l'antre-temps". Au fond, il s'agit peut-être d'une simple faute de frappe, mais, si c'est le cas, il faut absolument la conserver ! ^^ Je trouve tout à fait signifiant ici de "localiser" le temps, ce que permet déjà le plus classique "entre-temps" mais pas exactement de la même manière, "l'antre" apportant cette idée supplémentaire de cachette et de bien-être, comme un lieu de recueillement peut-être. On retrouve cette même idée tout de suite après avec : "Tu retournes vers la terre promise". Cette notion de retour apporte aussi beaucoup, c'est presque psychanalytique d'ailleurs, une idée de régression, l'homme qui fuit son indépendance pour en revenir au stade infantile, dans les jupons de sa mère quoi...

Bref, une fuite en arrière avec toute l'attente, l'espoir et parfois même l'exaspération que cela peut entraîner. Sujet finalement assez peu original mais sa présentation l'est quand même davantage, avec une certaine émotion au-delà des quelques platitudes disséminées ci et là. Ainsi, notamment : "tel un lièvre aux abois", "heures muettes", "matins marins", "tiroir de mes attentes"... On ne peut bien sûr pas être toujours résolument original, mais je pense quand même qu'il y a là-dedans quelques facilités qui auraient aisément pu être évitées...

Voilà, donc, un texte un peu trop en dent de scie pour moi, mais qui présente vraiment quelques bonnes choses (j'aime beaucoup la "tâche géographique de situer ton coeur") et qui parvient plutôt bien à communiquer son émotion. C'est l'essentiel, même si ce n'est pas toujours "suffisant". Améliorable, sans doute, mais pas mauvais en l'état non plus.

   Pimpette   
7/4/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Chaque phtase est une pépite de poésie et je reconnais ma famille!

"je traque au fond du tiroir de mes attentes lentes
des bouts de « toi »."

je viens de lire les deux com précédents et je songe: c'est justement l'impossibilité à traduire en prose raisonnable chaque trouvaille poétique qui signe un vrai poème,non? Je crois que je ne m'explique pas très bien...
belle dernière strophe...
J'imprime et je garde.

   fredericprunier   
7/4/2012
 a aimé ce texte 
Bien ↓
je trouve bien
les images, l'idée, le style de chaque phrase, même la poétique de la formulation, dans chaque vers, est assez jolie ...

par contre il me manque un petit je ne sais quoi
pour m'embarquer, lecteur, de cette histoire d'amour

à la passion gitane ? à l'appel du large ? à l'autre qui s'en va, qui revient ?
à celui ou celle qui l'attend ??

peut-être quelques éléments narratifs ?????


en bref,
la matière poétique est là
mais il manque un peu de cohésion pour qu'un lecteur tombant sur ces mots par hasard s'approprie votre ressentir

amitié

   melancolique   
7/4/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bonjour Irisdenuit,

J'attendais avec hâte votre poème, parce que j'aime vraiment votre style et toutes vos poésies qui figurent sur Oniris sont magnifiques.

Pour celui-ci, j'ai aimé, une émotion s'en dégage, et des images très belles, dont je retiens particulierement:

"cueillir jusqu’au délire"

"Juste pour une présence entre tes escales
aux abords de ma vie,
je traque au fond du tiroir de mes attentes lentes
des bouts de « toi »."

Ainsi que ce vers plein de force évocatrice: "Pourquoi ai-je toujours la difficile tâche géographique de situer ton cœur ?"

Pourtant, il y a certains clichés comme : "Tu repars vers l’océan gitan
t’abreuver aux heures muettes" , que j'aime moins. Et "tel un lièvre aux abois." que je n'ai pas vraiment apprécié.

Mais en global, ça demeure un beau poème, merci beaucoup pour cette belle lecture.

Au plaisir de vous relire.

   zenobi   
8/4/2012
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Excusez-moi, mais j'ai trop fortement senti l'envie de "faire poétique". La surabondance adjectivale m'a lassé. La ponctuation m'a semblé douteuse. Bref, je n'ai pas été touché et m'en vois désolé car j'ai cru percevoir une réelle "sincérité" derrière vos mots.

   placebo   
9/4/2012
 a aimé ce texte 
Un peu
Un texte que je qualifierais de gentil : rythme assez lent, bon sentiment et images un peu excentriques mais parfois touchantes.

1ere strophe, je regrette la comparaison avec le lièvre, le début partait bien et le "tatoué d'amour" était un peu surprenant.

2eme, j'aime bien également, sauf "heures muettes" que je trouve trop clichées.

La troisième me plaît moins. Bien aimé la question. De la fin, je retiendrai les deux derniers vers.

Certains ont évoqué les clichés, moui… j'ai l'impression que l'homme n'est pas le seul à se chercher, le narrateur aussi, du coup l'ensemble est flou.

Bonne continuation,
placebo

   fugace   
21/11/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
mon interprétation: un amour têtu qui attend et espère un autre plein d'incertitudes, de doutes.
Le titre "l'homme qui se cherche" ne me paraît pas bien adapté au texte.
C'est beau, plein d'émotions...
"J'ai planté sous la trace de tes pas un jardin à refaire": comment mieux exprimer l'obstination de l'espoir !


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