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Poésie contemporaine
Ithaque : J'aime le goût de vos...
 Publié le 18/01/19  -  18 commentaires  -  783 caractères  -  229 lectures    Autres textes du même auteur

... baisers !
(Pantoum)


J'aime le goût de vos...



J’aime le goût de vos baisers,
L’ourlet moelleux de votre lèvre
Qui, mettant à mon cœur la fièvre,
Va m’attirer vers vos brasiers.

L’ourlet moelleux de votre lèvre,
Docile comme un vert osier
Va m’attirer vers vos brasiers :
Goûtons l’amour comme un genièvre !

Docile comme un vert osier ?
Pas de quoi détaler en lièvre !
Goûtons l’amour comme un genièvre
Près des fragrances du rosier !

Pas de quoi détaler en lièvre
Quand le velours glisse au gosier !
Près des fragrances du rosier
La vie ne me paraît plus mièvre !

Quand le velours glisse au gosier,
Dans ma guinguette en bord de Nièvre,
La vie ne me paraît plus mièvre !
J’aime le goût de vos baisers !


 
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   Vincente   
8/1/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Une sympathique promenade au bord du plaisir de ...
Ondulations entre l'envie et la consommation de l'amour de ...
Chacun savourera à sa mesure puisque le poète laisse le lecteur saliver.

J'ai particulièrement apprécié ces deux vers :"L’ourlet moelleux de votre lèvre" / "Quand le velours glisse au gosier !".

La forme, avec certains vers doublés par une réinsertion dans une des strophes suivantes, a trouvé là un appui bien à propos pour dire l'impatience et le recommencement. Par contre, j'ai trouvé que cette "astuce" ajoutée à la forme carrée des strophes (deux paires de rimes identiques s'inversant tout au long du poème et strophes courtes équivalentes) donne un aspect "mécanique" au poème, la volupté espérée s'échappe sensiblement au fil de la lecture ; au risque d'une belle frustration...

   Gemini   
11/1/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Il est généralement difficile de commenter les pantoums pour l’enlacement des thèmes qui leur donne cette élégance particulière. Or, ici je n’en trouve qu’un. Si un second existe, je dirais qu’il était bien caché.
Même si forcé par le sujet, le choix de la rime en « èvre » coûte au sens, je trouve. Il faut bien saisir que le genièvre est l’alcool et pas la baie (surtout que le mot est placé bien en amont de gosier et guinguette), et je trouve que le lièvre et la Nièvre tombent un peu comme cheveux sur la soupe.
L’octosyllabe oblige à quelques inversions, mais peu ; on sent une bonne aisance à versifier.
Pour le reste, pas grand-chose. Mais je reste sur l’impression de l’adaptation d’un poème aux contraintes de la forme du pantoum. La forme seulement.

   domi   
18/1/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Pour m'être déjà frottée à ces mêmes rimes - en "èvre" surtout, pas faciles car très limitées - j'apprécie beaucoup le résultat.
D'autant que l'idée de les travailler en pantoum est assez géniale car la répétition de cette sonorité complexe donne l'impression qu'on a trouvé encore plus de rimes en èvre, ce qui donne un petit côté ludique à la lecture !
le vers "Dans ma guinguette en bord de Nièvre", si délicatement écrit et qui "coule" si bien, m'a fait sourire par son inventivité, tout en restant plausible.
Quant à la répétition des vers, elle est comme un crescendo vers le vertige de ces baisers !

   Ioledane   
18/1/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↓
C’est une forme poétique pour laquelle je n’ai guère de goût, en raison de son côté très répétitif.
Un peu trop de points d’exclamations aussi, donnant un ton lyrique à ce texte qui n’en demandait sans doute pas tant.
« mettant à mon cœur la fièvre » est un poncif sans doute évitable.
L’image « Docile comme un vert osier » ne me parle pas vraiment.
« Pas de quoi détaler en lièvre » : la tournure est un peu familière par rapport au reste.
L’ensemble ne coule pas trop mal sinon, et la simple joie d’aimer qui s’en dégage est plutôt plaisante.

   papipoete   
18/1/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour Ithaque
Je ne vous mentirai pas, en disant que je n'aime peu le " pantoum ", avec ses répétitions de vers plus nombreuses que le " maillet " !
Mais les phrases qu'on y trouve, sont tellement savoureuses que l'ensemble se lit avec délectation !
Et je me vois dans ma guinguette, une belle à mon cou, m'offrant " l'ourlet moelleux de ses lèvres "..." quand le velours glisse au gosier "
Comme c'est joli, et tendre car c'est un dessert partagé des 2 tourtereaux, " près des fragrances du rosier " .
le pourquoi de la forme " contemporaine " m'échappe !

   BlaseSaintLuc   
18/1/2019
 a aimé ce texte 
Bien
la rime est difficile avec ce choix en évre , il y à de belles trouvailles,
le pantoum aussi est délicat , pour moi du cout trop de répétitions , effectivement le tout est réussit mais le vert osier ce glisse un peu
"Pas de quoi détaler en lièvre !"

merci pour ce texte

   leni   
18/1/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
ithaque
Je ne suis pas très sensible à ce mode d'expression La construction
me semble parfaite et j'y trouve de belles images

J’aime le goût de vos baisers,
L’ourlet moelleux de votre lèvre
Qui, mettant à mon cœur la fièvre,
Va m’attirer vers vos brasiers.

j'aime ces quatre premiers vers


j'aime mons docile comme un vert osier

le dernier quatrain est bien balancé


C'est un bel exerice de style Salut amical et Merci Leni

   PIZZICATO   
18/1/2019
Je n'ai pas d'attirance particulière pour le pantoum ; à dire vrai je n'aime pas.
Je trouve que cette règle encarcane l'expression poétique. Certes l'exercice est ardu, j'en conviens.

Comme je ne m'exprime pas sur le texte lui-même mais sur ce style poétique spécifiquement, cela restant très subjectif, je ne mets pas d'appréciation.

   STEPHANIE90   
18/1/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Ithaque,

voilà donc ce "poème" en pantoum, dont je ne suis point une spécialiste même si l'exercice peut-être amusant. De bien jolis vers même si moi non plus, je ne suis pas folichonne de celui : "docile comme un vert osier" qui me laisse perplexe. A côté du goût de ces baisers.
Le terme pâle osier peut-être pour parler de candeur.... Si tel était votre intention ?

Rendez-vous à la guinguette en bord Nièvre, pour en débattre, en joutes verbales évidement ! LOL
Merci pour cette plaisante lecture,

StéphaNIe

   Robot   
18/1/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Je passe sur le titre et son jeu de mots involontaire "- J'aime le goût de veau… " qui a pu vous échapper.

Voilà un poème, une déclaration toute sensuelle qui ressort dans chaque quatrain.

Vous êtes parvenu à faire oublier l'aspect répétitif de la forme choisie.

J'aime beaucoup, malgré l'inversion, le vers "docile comme un vert osier" qui je pense veut nous dire que la lèvre souple se plie (accepte) le baiser.

Je souhaite au narrateur de goûter encore longtemps au brasier de ces baisers dans sa guinguette du bord de Nièvre

   Cristale   
19/1/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Ithaque,

Je salue la performance car le pantoum est une forme très difficile à maîtriser. Il doit se présenter comme une figure hélicoïdale de deux couleurs distinctes dont les deux brins se rejoignent à la fin. Donc deux histoires distinctes qui s'enroulent et se fondent en un seul sujet.

Ici de très belles images "L’ourlet moelleux de votre lèvre" et j'adore l'idée de la "guinguette en bord de Nièvre".

Le classique n'était pas possible because les rimes qui doivent être soit au singulier soit au pluriel et sans doute d'autres petites bricoles mais pas de quoi...faire détaler un lièvre :)

J'aime aussi le rythme très guilleret de ces octosyllabes qui confèrent au poème une légèreté musicale étonnante...mais venant d'un chanteur et musicien talentueux cela n'aurait pu en être autrement.

Si la forme n'est pas vraiment au point, le fond m'a conquise et la pointe de mon curseur est un bravo d'encouragement.

Merci Dom pour tant de joliesse.

Cristale
(revenue pour ajouter un' t' à 'aurait') ....(^-^)

   VictorO   
18/1/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Répétitif de par sa forme, mais avec une subtile maîtrise de la ponctuation, qui nous surprend et nous entraîne. Un poème mélodieux dont les rimes renforcent l'originalité.

   Queribus   
19/1/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

S'attaquer au pantoum(il semblerait qu'on doive dire maintenant pantoun) est déjà un vrai défi; vous vous en sortez fort bien et on devine une longue pratique de la versification. Votre écrit est pétillant de malice et de finesse; de plus, il n'est pas très long(ce qui est souvent le défaut des pantoums) et se laisse lire sans problème.

En conclusion, le bilan me semble très positif et vous pouvez nous préparer d'ores et déjà d'autres pantoums de ce niveau-là.

Bien à vous.

   Lulu   
19/1/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Ithaque,

J'ai bien aimé ce poème, même si je ne suis pas fan de cette forme poétique. J'ai notamment aimé la première strophe, bien que j'ai été surprise par l'emploi du futur proche "Va m'attirer…" qui m'a ralentie dans ma lecture ; y compris lors de la reprise du vers dans la seconde strophe.

Cela dit, c'est très musical et beau dans l'ensemble. Les jeux de mots portés par les rimes sont ne me sont pas indifférents.

Les exclamations m'ont semblé inutiles, parfois, ou trop présentes, car je crois que le ton se devine par les mots eux-mêmes. Mais s'agissant d'une forme régulière, je comprends que la ponctuation soit bien exprimée ici.

J'ai beaucoup aimé "Goûtons l'amour comme un genièvre", ou encore "Pas de quoi détaler en lièvre", et d'une façon générale, tous les vers ayant cette rime en [èvre].

Je n'ai ressenti aucune lourdeur, et cela me paraît lié tant à la qualité du texte qu'à sa longueur raisonnable, si toutefois on peut parler de longueur raisonnable pour un poème. Bien sûr, tout dépend du texte, de sa forme, et des goûts de chacun…

Merci de ce partage, et bonne continuation.

   emilia   
19/1/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Une jolie musicalité à laquelle je suis sensible dans cet exercice de style propice au badinage élégant qui oscille entre madrigal et pantoum pour offrir une galante déclaration contemporaine sur un mode de séduction, avec une petite pointe d’humour dans ces vers plus familiers : « Pas de quoi détaler en lièvre » et le "velours du gosier", permettant d’associer à un passé maniéré un présent plus direct… et un défi bien joué qui mérite de persévérer...

   jfmoods   
20/1/2019
Ce poème est composé de 5 quatrains en octosyllabes, à deux rimes embrassées, pauvres, suffisantes et riches, égalitairement réparties entre masculines et féminines, consonantiques et vocaliques.

Le choix du pantoum épouse l'étourdissement à l'oeuvre dans le texte.

Une enivrante fête des sens (goût : "J’aime le goût de vos baisers" × 2, "Goûtons l’amour comme un genièvre" × 2, "le velours glisse au gosier" × 2, odorat : "Près des fragrances du rosier" × 2, toucher : "L’ourlet moelleux de votre lèvre" × 2, "Docile comme un vert osier" × 2, ouïe : "Dans ma guinguette en bord de Nièvre") a comblé le quotidien insipide du locuteur ("La vie ne me paraît plus mièvre !" × 2). Le voici à présent plongé dans une exquise effervescence amoureuse (métonymie : "mon cœur la fièvre", métaphore : "vos brasiers" × 2, litote : "Pas de quoi détaler en lièvre" × 2).

Merci pour ce partage !

   Anje   
21/1/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'aurais aimé le goût de vos vers à la sauce malaise avec un peu de genièvre au bord de Nièvre si en lieu et place du lièvre, elle ne m'avait posé un lapin...
Difficile pantoum. Ses répétitions qu'on aimait autrefois peuvent aujourd"hui sembler trop lourdes à digérer. C'est courageux de l'avoir oser et moi, je le trouve réussi.

   chVlu   
26/1/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Totalement épaté par la manière dont tu as utilisé la forme choisie pour faire ressortir les sensations.
Les répétitions qui se promènent donnent un petit vertige. Ta poésie je l'ai lue comme une comptine enjouée.
Les images du brasier, de la fièvre qui pourraient paraitre rebattues trouve une saveur bien à toi avec l'assaisonnement subtil du genièvre. J'ai laissé mes pensées dans les sensations du goût, du toucher, de l'odorat.
Un petit moment passé avec délice!


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