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Poésie libre
JcJaZz : Soirée africaine
 Publié le 06/09/18  -  13 commentaires  -  1309 caractères  -  137 lectures    Autres textes du même auteur

Poème avec quelques néologismes pour retranscrire une expérience unique et originale.


Soirée africaine



Tandis que les moustiques glossitaient lascivement
Et que les mouches interrompaient leur rimougeage,
Le crépuscule comme du papier crépon ne cessait de s’étirer.
Je me demandais si la nuit allait parvenir à déchirer cette lueur.

Nous étions chacun à nos occupations :
Les enfants allongés par terre
Joucaillaient joyeusement,
Les hommes vautrés sur des tanawas
S’organçaient bruyamment
Et les femmes assises sur des zebilambas
S’affriotaient aux brasiers.

Les odeurs de poissons frits et de manioc étuvé dévalaient en vapeurs,
Un repas dossu et chisson se préparait avec ferveur.

Nous fûmes comblés car tous les ingrédients avaient été réunis :
Nourritures soliges et gourmandes,
Ambiance estivale et ravissante,
Paroles orimères et légères,
Rires, enthousiasmes en accompagnements.

Mon être en entier était siglantin,
Il s’emplissait de ces instants de réjouissances.

Puis émergea l’heure des papillons de nuit,
Et tandis que les efflumées sortaient de nos bouches,
Ils s’éblouissaient aux lanternes brumives.
Nous étions au centre du monde,
Dans le ventre d’une forêt féconde où la vie s’infusait
Un sachet de thé vert dans un océan bruissolant.


 
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   Eclaircie   
18/8/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

Expérience unique et originale pour l'auteur, et poème de même pour le lecteur.
J'ai été tenté de rapprocher les néologismes de termes existants, puis j'ai abandonné, savourant seulement, les sonorités et les images qui viennent à l'esprit.
Imparfait et passé simple jalonnent cette soirée. Je lis donc le récit d'un moment donné, daté, mais offert au lecteur.
Les paragraphes sont à mes yeux équilibrés, le premier descriptif du lieu, comporte des vers plus longs, ensuite vient le zoom sur les personnages, avec des vers plus courts. Ensuite la mesure est plus irrégulière, comme les actions et les sensations, plus variées.
Une très agréable "Soirée africaine"

Merci du partage,
Éclaircie

   izabouille   
18/8/2018
 a aimé ce texte 
Pas
J'ai décroché... trop de mots que je ne connais pas, désolée. Glossiter, rimougeage, joucailler, tanawas, s'organcer, zebilamba, chisson, soliges, trimère, siglantin, efflumées, bruissolant, s'affrioter, brumives... et d'autres encore. ça rend illisible votre poésie. Je suppose que ce sont des termes africains et qu'ils veulent tous dire quelque chose, mais pour celui qui ne le sait pas, ça rend la lecture difficile.

   Gemini   
19/8/2018
 a aimé ce texte 
Bien
On pense de suite à Jabberwocky, et son "grilheure".
Même l'imparfait de narration est le même.
Vu le caractère africain du récit, il y a paut-être des mots non transformés qui m'ont échappé. C'est dommage, mais je n'irai pas dans le dictionnaire pour tous ceux dont je doute.
Un vers, peut-être, m'a choqué ; Mon être en entier était siglantin
Je le trouve mal construit.
Je ne dirai rien sur la qualité poétique du texte, mais vous nous offrez un vrai dépaysement.

   Vanessa   
20/8/2018
 a aimé ce texte 
Pas
Bonjour,
Si j'aime les néologismes, je trouve que votre texte en comporte trop.
Je pense que c'est en adéquation avec votre thème.
Ou alors le thème n'est pas la soirée africaine mais le néologisme.
Je m'attendais à lire une ambiance, un ressenti de cette soirée.
Ici, nous savons que nous sommes en Afrique, uniquement parce-ce que vous nous parlez de manioc, de poisson frit et de zebi lamba...
Les sachets de thé sont assez mal venus . La tradition de la préparation du thé en Afrique ne se résume pas à un sachet. C'est tout un rituel d'infusion et de reinfusion...
Et puis pour finir, il manque ici l'essentiel...Où est la musique ?
En résumé, je pense que vous n'auriez pas dû nous proposer deux découvertes ensembles ( néologismes et ambiance Africaine )

   hersen   
21/8/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Une poésie qui nous embarque ! Le vocabulaire est largement aussi savoureux que le repas car il fait appel aux sens.
Des mots inventés et c'est tant mieux car ils me permettent de voyager dans cet univers mieux que ne le ferait n'importe quel glossaire que j'oublierais bien vite.

Il y a des sons qui ne trompent pas.

Un vrai voyage. Je veux dire, un vrai de vrai !

et la fin arrive tout naturellement, un sachet de thé vert dans un océan bruissolant. Image splendide !

   Brume   
23/8/2018
 a aimé ce texte 
Pas
Bonjour

Si certains mots sont des néologismes, alors je ne vois pas du tout quels sont les mots associés. Je sais que parfois les définitions des vers en poésie n'ont pas toujours les mêmes définitions sur Wiki, mais il y a trop de termes incompréhensibles qui m'empêchent de rentrer dans votre récit.

- "Joucaillaient" - néologisme de jouer et s'encanailler ?
Si c'est bien ça je ne vois pas l'intérêt de ce néologisme, car il associe 2 mots dans le même état d'esprit.

La simplicité aurait apporté plus de force, de couleurs, et instauré une belle ambiance à votre poème.

   papipoete   
6/9/2018
bonjour JcJaZz
pas facile à écrire votre nom d'emprunt !
Pas facile non plus, de suivre le développement de votre récit, bien que l'on comprenne que la nuit qui se faisait attendre, est enfin là et le repas va bientôt émoustiller les papilles de l'assemblée réunie ... puis on ira se coucher !
NB il faut pour être lu avec plaisir, captiver l'attention et ne pas étirer le récit à perte de vue ! D'entrée, le lecteur tournera fébrilement les pages du dictionnaire, puis ... abandonnera, lassé par ces mises en " pause" que demande " Soirée Africaine " .
Ne serait-ce que pour le travail réalisé par l'auteur ( à moins que tout ce vocabulaire lui fut familier ), je lis mais ne saurais donner une note !

   Cristale   
6/9/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,
Sans comprendre tous les mots du "dialecte africain" de votre plume j'en ai deviné le sens et je trouve ce texte pétri de poésie.
Un tableau joliment peint riche en couleurs, en odeurs, en musiques.
Merci JcJazz

   PIZZICATO   
6/9/2018
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bien que décrite de façon très visuelle, cette " Soirée africaine " et son trop plein - à mon goût - de néologismes ne m'a pas vraiment intéressé.

j'ai apprécié cette image " Le crépuscule comme du papier crépon ne cessait de s’étirer. "

" Nous étions chacun à nos occupations " j'aurais plutôt vu : nous étions, chacun à ses occupations (?)

   Damy   
6/9/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Tentative de lexicature :

« glossitaient » = gloussaient en sissitant ? (non ! ça c’est pour les poules, pas pour les moustiques.
« rimougeage » = échange breton ?
« joucaillaient » = jouer avec des cailloux ?
« s’organçaient » = usaient de leurs organes vocaux comme des orgues ?
« s’affrriotaient » = censuré ! :-)
« dossu et chisson » = fait d’os et de chauchichons ?
« soliges » = végétariennes (tiges du sol) ?
«paroles orimères » = contes émanant de la voix d’or des mères ?
« siglantin » = en fusion ?
« efflumées » = effluves de fumées ?
« brumives » = brumeuses sous les ifs ?
« bruissolant » = bruissant insolemment ?

Pardonnez-moi, JcjaZz, j’ai conscience qu’en voulant me divertir bien maladroitement, je tue la poésie de vos néologismes qui restent votre secret.
Un dépaysement total et littéraire et géographique qui m’a fait passer une soirée assez envoûtante.

Merci.

   jude-anne   
7/9/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour JcJazz,

J'ai beaucoup aimé la singularité de votre poésie qui nous est narrée comme un récit.
Vous jouez des mots et des néologismes pour apporter à ce récit une musicalité qui le transforme en poème sonore.
Pour un instant, j'ai été transportée dans ce cocon convivial et me suis laissée bercer par cet océan bruisselant.
Merci.

   jfmoods   
7/9/2018
Les néologismes habillent de mystère un poème conçu en narration interne à l'imparfait des habitudes douces.

Les trois groupes d'individus décrits dégagent, par leurs attitudes respectives ("Les enfants allongés", "Les hommes vautrés", "les femmes assises"), une certaine nonchalance.

La prégnance des sens (vue : "Le crépuscule comme du papier crépon ne cessait de s’étirer", "cette lueur", "s’éblouissaient aux lanternes brumives", odorat : "Les odeurs de poissons frits et de manioc étuvé", goût : "Un repas", "Nourritures soliges et gourmandes", ouïe : "Paroles orimères et légères, / Rires, enthousiasmes en accompagnements") entretient une atmosphère de plénitude (hyperboles : "tous les ingrédients avaient été réunis", "Mon être en entier [...] s’emplissait", métaphore matricielle : "Dans le ventre d’une forêt féconde", antithèse : "Un sachet de thé vert dans un océan", constat émerveillé : "Nous étions au centre du monde").

Merci pour ce partage !

   Donaldo75   
9/9/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour JcJazz,

J'ai bien aimé ce poème, même si j'ai trouvé, et je ne semble pas être le seul sur ce coup, les néologismes et le langage exotique un tantinet surchargés, comme s'il fallait en mettre un maximum pour faire original.

Je n'ai peut-être pas tout compris mais ce que j'ai saisi m'a semblé poétique.

Donaldo


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