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Poésie néo-classique
Jemabi : Si…
 Publié le 16/11/22  -  13 commentaires  -  736 caractères  -  174 lectures    Autres textes du même auteur

Entre remords et regrets.


Si…



Si tu m'avais dit oui, nous n'en serions pas là,
Sur ton front soufflerait le vent de l'allégresse,
Du tout premier frisson irrigué de tendresse
À cette extase ultime au soir du grand gala.

Unis des liens sacrés que l'amour ficela,
Nous aurions fait céder obstacle et forteresse
Pour repeindre de bleu le ciel à notre adresse
Et que de nos deux corps jaillisse un au-delà.

Mais tu n'as pas dit oui ni donné de pitance
Aux cœurs solitaires qui hurlaient en silence,
Ils vivront désormais à la traîne du temps.

Ces moments de bonheur ne demandaient qu'à vivre,
Qu'à traverser les ans, parcourir des printemps,
Pas s'éteindre au matin sans écrire de livre.


 
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   Queribus   
5/11/2022
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

Que dire devant une telle perfection d'écriture où il est impossible de trouver la moindre faute de prosodie; tout est à sa place: vocabulaire, rimes, ponctuation,il est vrai que nous sommes chez le sonnet qui n'admet pas la moindre erreur. Le vocabulaire est raffiné mais réaliste en même temps sans grandiloquence et l'opposition entre quatrains et tercets bien marquée. On sent là du métier et une longue pratique de la versification. Difficile de faire mieux. En tout cas, j'ai passé un grand moment d'admiration et de plaisir à vous lire.

Bien à vous.

   GiL   
6/11/2022
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Pas mal du tout ! Les vers sont sont bien rythmés, fluides et les rimes riches ; les phrases – une par strophe, comme il se doit dans un sonnet très classique – sont bien construites, il y a peu d’adjectifs, ce qui pour moi est une qualité. L’angle choisi pour traiter ce thème bien connu n’est pas, à mon avis, celui que suggère l’exergue – entre remords et regrets –, mais plutôt celui du reproche à l’être aimé ; ce qui explique probablement que je n’ai pas ressenti une grande émotion émaner de ce poème… mais ce n’est pas un reproche ! ^^. J'aime beaucoup le premier vers.

Venons-en à deux corrections qui me paraissent nécessaires :
- le premier hémistiche du vers huit est difficilement prononçable à voix haute ; ce n’est pas rédhibitoire, mais ce n’est pas heureux.
- le vers dix n’est pas classique : la césure lyrique fera reclasser le poème en néo, si elle n’est pas corrigée avant parution.
Ces deux bémols expliquent le ↓ de ma notation

Merci pour ce plaisant sonnet.
GiL en EL

   inconnu1   
16/11/2022
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bonjour,

Beaucoup de belles choses dans ce sonnet, une belle fluidité. Il y a du rythme et de la musicalité. J'aime surtout la première strophe.

Quelques reproches : Le principal est la césure du 10ème vers qui casse le rythme. : Aux coeurs solitaireeeux...qui hurlaient en silence. Il faut absolument éviter les e non élidés à l'hémistiche. Au 6ème vers "céder obstacle et forteresse". Je trouve qu'obstacle au singulier et l'absence d'article peuvent faire suspecter une distorsion pour que le vers obtienne ses 12 pieds. "Ne pas dire oui" l'expression me semble un peu cheap.

Bien à vous

   Anonyme   
16/11/2022
Ce que j’ai aimé :
_____________
La simplicité du traitement.


Ce que j’ai moins aimé :
__________________
Rien. Peut-être quelques rimes pas extraordinaires mais qui sonnent parfaitement


Conclusion :
_________
Un bon texte sur le registre de la tristesse, du regret, et des amours déçues.

   papipoete   
16/11/2022
 a aimé ce texte 
Bien ↑
bonjour Jemabi
Si...combien de " si " voyons-nous défiler tout au long de notre vie ? Qui permirent du bleu plutôt que du gris ; la paix au lieu d'une guerre ; une forêt intacte au lieu de cet immense brasier...
Ce " si " peut être servi à toute sauce, comme ici, si... et jamais l'on t'aimera, jamais un coeur solitaire ne trouvera en toi son " autre "
NB les regrets et les remords, face aux audaces ou autres élans ; voici un thème rondement versifié ! Je pense à la chanson d'Aznavour " non, je n'ai rien oublié..." quand le père pour sa fille rêvait d'un si bon parti... que le mariage ne se fit pas !
Techniquement, un sonnet classique sans faute

   Provencao   
16/11/2022
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Jemabi,

" Ces moments de bonheur ne demandaient qu'à vivre,
Qu'à traverser les ans, parcourir des printemps,
Pas s'éteindre au matin sans écrire de livre. "



Tous ces oui et ces non que l’on n’a pas su dire, tous ces conditionnels passés qui nous érodent et qui nous encombrent d'infamie apportent avec eux ressentiment et affliction.

Très bel écrit plein de sagesse;

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   Corto   
16/11/2022
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Qu'il est lourd à porter ce "Si..."
Qu'elle est belle cette promesse qui ne verra pas le jour:
"Unis des liens sacrés que l'amour ficela,
Nous aurions fait céder obstacle et forteresse
Pour repeindre de bleu le ciel à notre adresse."

Combien de "Si..." hier ou aujourd'hui font vibrer des cœurs meurtris.

Une nostalgie bien décrite, bien écrite, vibrante.

Bravo

   Miguel   
16/11/2022
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Ah mais, tout d'abord, Jemabi, il faut absolument porter remède à ce vers 10 qui mutile un si beau poème ! Rater le classique pour ça, c'est trop triste. Mais j'y reviendrai, laissez-moi d'abord louer ce dernier : tout d'abord j'adore la simplicité d'expression de l'entame, son naturel : "Si tu m'avais dit oui nous n'en serions pas là" : on pense à la chanson de Pétula Clark : "Ce sont des mots de tous les jours, Pourtant ce sont des mots d'amour." À part "ficela", qui me semble un peu prosaïque, l'ensemble est plein de délicatesse, et le ton élégiaque du poème naît de la douceur des sonorités et des rythmes. De bien belles images, aussi, comme le vent de l'allégresse,, l'au-delà jailli de l'amour, etc.
Et maintenant le vers 10 : ces coeurs solitaires, pourquoi ne deviendraient-ils pas ces solitaires coeurs ? Je suis sûr que vous y avez pensé, mais que ça ne vous a pas satisfait. Permettez-moi de plaider cette cause : souvent, un des ces mots accompagnants que sont l'adverbe ou l'adjectif trouve une vigueur nouvelle dans le fait d'être retiré de sa place habituelle. Voyez ce que deviendrait "Tendre est la nuit" si on utilisait la construction habituelle "La nuit est tendre", ou encore le célèbre "Que salubre est le vent", de Rimbaud, s'il avait écrit "Que le vent est salubre". Et si cela ne vous satisfait pas, trouvez, de grâce, une solution pour ôter ce "e" muet de la césure. Votre sonnet sera alors d'un classicisme absolu. Encore bravo et merci pour ce moment de lecture.

ÉDIT : Aveuglé par mon point de prosodie, je n'ai pas prêté attention au problème que pose senglar: pourquoi ce pluriel ?

   senglar   
16/11/2022
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Jemabi,


"Si..." ! Avec des "si" on mettrait Paris en bouteille me disait ma maman (Excusez-moi Jemabi je n'ai pas pu résister).
Il semblerait ici que la belle se soit refusée au... mariage ? Tant pis pour elle ! dit le recalé. Qu'est-ce qui lui permet alors d'affirmer :
"Sur ton front soufflerait le vent de l'allégresse"
Elle est peut-être très bien comme elle est la trop aimée...
D'où évidemment tous ces conditionnels. Il reste cependant très correct le refusé. Elle y a à coup sûr beaucoup perdu. A moins que ce ne soit un barbon. Encore que...

Pourquoi soudain ce pluriel : "Aux coeurs solitaires..." ? La belle refuse-t-elle tous les amants ou est-ce symbolique et l'éconduit fait-il de son cas le cas général de tous les malheureux en amour ? Il en est de plus rancuniers...
Pourquoi ne s'applique-t-il pas la maxime "Une de perdue, dix de retrouvées" (et inversement Mesdames "Un de perdu et caetera) mais il est vrai qu'il n'y aurait pas alors de non-histoire, je n'ose pas tenter historiette :
"... s'éteindre au matin sans écrire de livre."

Le malheureux transi n'en reste pas moins ici philosophe, son constat d'amour déçu est un constat de désespoir (relatif et qui reste raisonné, argumenté quant à ce qui aurait pu être et à ce que perd éventuellement la belle).

Pas forcément inutile puisqu'il permet d'écrire un sonnet bien (re)(s)senti... plaintif, nostalgique, philosophique... On a affaire ici à un sage.

Ah ! L'amour...

   Eskisse   
16/11/2022
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Jemabi,

Ce poème imagine l'amour de belle manière.
J'aime beaucoup le second quatrain qui en dit la puissance grâce aux verbes d'action et à ce bleu idéal.
Mais comme d'autres, je m'interroge sur ce pluriel : " aux coeurs solitaires" qui casse un peu l'idéal amoureux du couple décrit plus haut.

Merci du partage

   Lotier   
17/11/2022
J'ai eu du mal à entrer dans ce poème, du fait même du propos, ce ressassement plaintif mâtiné d'une certitude égotique de la part du narrateur :
« Si tu m'avais dit oui, nous n'en serions pas là,
Sur ton front soufflerait le vent de l'allégresse,»
En d'autres termes, « c'est de ta faute, c'est toi qui a dit non, si tu avais dit oui, tu aurais été comblé par ma présence.»
Le reste du poème est à l'avenant. Si j'étais l'aimé(e), je ne sais pas si j'aurais fini la lettre (ou l'aubade)…
Peut-être que ma gêne vient finalement du «Tu », j'aurais mieux vu ce genre de propos comme une introspection, un cheminement intérieur.

   ACOEUR   
17/11/2022
 a aimé ce texte 
Bien
Ce "Si" donne des regrets à l'auteur mais est un plaisir pour le lecteur.
Et il nous renvoie inévitablement à des histoires vécues !

   Jemabi   
19/11/2022


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