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Poésie libre
Joss : A.R.I.D.E [Sélection GL]
 Publié le 25/08/19  -  12 commentaires  -  786 caractères  -  195 lectures    Autres textes du même auteur

Les pensées affranchies, les chevaux débridés qui galoppaient hier encore vers des oasis de songes, sont cadenassés dans l'oubli.


A.R.I.D.E [Sélection GL]



Guenilles uranium
Instinct terrassé,
Arbres rares
Électrocuités

Survivre
Ramasser sa viande
Étalée sous le ciel cellophane,
Renaître Singe

Y Croire encore
Avaler une vague assertion,
Assoiffé
Goulûment effronté

Sur le béton des parkings
Déchanter, unanimes
En saoules onomatopées nocturnes

Trottinantes ruelles
Accordéon désaccordé
Incendies tangos,
Indomptable griserie des noceurs

Indociles ballons sans nacelles,
Tourbillons saltimbanques
Aguichantes friperies nomades,
Chics échoppes dénudées

Abeilles légères
Ricochets timides,
Frais torrent indécis
Ondée nuageuse ?

Non, il n'y a plus rien.


 
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   hersen   
30/7/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Ce poème me parle pour un tas de raisons; d'excellentes trouvailles (je suis jalouse d'électrocuités :(

les guenilles d'uranium

Ramasser sa viande
sous le ciel cellophane

trottinantes ruelles (très beau, ça !)

et une mention pour la sixième strophe

Mais justement, en parlant de strophe, je trouve ce poème trop dans l'ère du temps : catastrophiste.

je pense que continuellement baigner dans un état d'esprit délétère est contre-productif, il y a beaucoup de choses qui se font (d, d'accord aussi) mais je réagis toujours de voir que l'on ne met pas en avant des initiatives intéressantes;

J'aimerais, oui, vivre dans un monde plus propre. Mais pas avec un esprit crade qui ne voit que le négatif.

Sur la forme, je suis aux anges du libre.

Donc, j'aime beaucoup, même si je reste critique sur l'état d'esprit.

   Eclaircie   
31/7/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

Un poème sombre et visionnaire, très actuel.

J'aime sa réalisation avec ces verbes à l'infinitif et n'apparaissant que dans trois paragraphes.
Ainsi on ressent le regard lucide mais pourtant impuissant sur ce monde.
"Survivre, Ramasser, Renaître, Y croire, Avaler, Déchanter" .

Le narrateur fait l'inventaire de son environnement. Avec des mots percutants et des images choisies et bien choisies, à mes yeux.

Le dernier quatrain souvenir appuie le propos, surtout précédant le dernier vers.

J'aimerai savoir pourquoi le titre est écrit ainsi, comme un acronyme.

Merci du partage,
Éclaircie

   BeL13ver   
31/7/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Ce texte à l’atour apocalyptique m’évoque le décor d’un lupanar, comme si la Terre, à force d’être ravagée par les hommes, étaient devenue leur Grande Prostituée. L’auteur évoque la conséquence de l’inconséquence humaine : la destruction par la bombe atomique ("Non, il n’y a plus rien"). Cela est déjà arrivé, espérons que cela n’arrive pas encore. L’homme est revenu à ce stade où il était dans la Nature et n’avait rien pour vivre, si ce n’est sa débrouillardise ("Renaître Singe// Y croire encore").

   Gabrielle   
1/8/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Un décor d'apocalypse...

Comme un peintre de notre époque contemporaine, le poète dépeint dans ce texte le chaos.

Strophe après strophe, la régression, les rêves laissés à l'oubli, tout figure dans ce texte apocalyptique.

Doit-on y voir un signe d'un avenir proche ou d'un présent déjà enseveli ?

Quoi qu'il en soit, l'éveil est de mise et avec lui des perspectives un peu plus réjouissantes pour un avenir meilleur.

   natile   
8/8/2019
 a aimé ce texte 
Pas
Je n'ai sincèrement pas pu lire ce texte avec plaisir du fait d'un rythme trop saccadé dans l'écriture. Je suppose que l'on veut parler d'écologie, d'un danger pour la planète mais là aussi trop d'abstraction empêche le message.

   Corto   
25/8/2019
Ce poème donne l'impression que l'auteur a cédé à la facilité.
Une succession d'expressions sans réelle construction d'ensemble.

Bien sûr dès la première strophe on perçoit qu'un drame s'est noué, mais ces jeux d'écriture sont-ils de nature à éclairer soit le présent soit l'avenir ? Ma réponse est NON.

La seconde strophe aggrave l'insuffisance. "Ramasser sa viande
Étalée sous le ciel cellophane": on ne peut pas contredire ce qui n'a pas de sens.

La 4ème strophe peut évoquer les palabres ou lamentations de rond-point connus il y a peu en France ?

Les strophes 5,6,7 ressemblent aux débris d'un discours raté dont on ramasse par terre les mots laissés en vrac pour les jeter vaille que vaille sur le clavier.

La phrase finale "Non, il n'y a plus rien" confirme cette approche: l'auteur a ramassé tous les mots qui traînaient, il n'y a plus rien...

Lire et relire ce poème confirme l'impression de facilité coupable et de gâchis.

J'attends donc avec impatience le décryptage par l'auteur s'il le veut bien. Car bien sûr je souhaite m'être trompé !

   Hiraeth   
25/8/2019
 a aimé ce texte 
Pas
Beauté du mystère,
Syntaxe aguichante,
Musique envoûtante,
Pied en sens commun ?

Non, il n'y a plus rien.

Désolé l'ami, mais le résultat m'est indigeste rien qu'à l’œil et l'oreille interne, je n'ai même pas eu envie de le goûter à haute voix.

   Provencao   
26/8/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↓
"Y Croire encore
Avaler une vague assertion,
Assoiffé
Goulûment effronté"

Des vers qui coexistent en guenilles tout le long de la poésie, et se distillent parfois en un même quatrain: des mots vides, qui résonnent de l'indomptable" des ricochets timides" , désignant un univers insensé: des "trottinantes ruelles" qui reflètent le titre perdu, dans ce milieu sans point d'appui.

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   senglar   
26/8/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Joss,


Et le narrateur trouve qu'il n'y a plus rien quand il vient de décrire un véritable capharnaüm, de nous balader dans un caravansérail, une caverne d'Ali Baba, le ciel lui-même étant cellophane et le monde une marchandise où l'on déambule saouls en tourbillons de saltimbanques d'Aguichantes friperies nomades en "chics" échoppes certes dénudées (mais je pense robes légères, habits de plage. lol).
Bien sûr on peut déconseiller aux "Abeilles légères" de se répandre nuitamment nocer de par les trottinantes ruelles.
"Renaître Singe"
Singe Roi avec la/les majuscules
Je vois qu'il y a de tout pour le primate que nous sommes. Peut-être est-ce le Tout que nous avons construit qui est l'équivalent du Rien. Et s'il est important d'accorder nos violons, est-ce si important que celui du tango ne le soit pas.

Que regrette-t-on ici ?

Que veut-on reconstruire ?


OK Je me suis amusé à faire un commentaire à charge (pas méchant hein, pour vous charrier un peu. lol. Peut-être à cause de tout ce catastrophisme ambiant par trop répétitif... crier au loup... crier au loup... aide aussi à le faire venir) mais je reconnais qu'on peut très bien adopter votre thèse alors que brûle l'Amazonie pour le profit de quelques grandes compagnies qui se chargent de bien brûler où cela leur convient.

Vous avez dit "A.R.I.D.E" et bien évidemment vous avez raison.


Senglar

   wancyrs   
26/8/2019
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Salut Joss,

Pour commencer, est-ce que le titre écrit comme il l'est a une définition ? y a-t-il une signification profonde ? Je comprends le procédé d'énumération, et aussi le titre s'il était écrit en un seul mot, mais il manque de l'effet à toutes ces images. peut-êtres sont-elles placées dans le mauvais ordre ? Puis il y a des images difficiles ; instinct terrassé est supposé se dessiner comment dans ma tête ? Goulûment effronté ? Bref, nous avons pleins de débris macabres qui sont tout, sauf arides. à mon avis il y a encore du travail dans l'ensemble.

Merci pour le partage et bonne continuation.

Wan

   Robot   
27/8/2019
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Une suite de vers qui pris isolément sont intéressants mais qui ne donnent pas une unité suffisante à l'ensemble.
Pour tout dire, j'ai surtout apprécié la phrase d'entête.

Chaque vers dit quelque chose, même parfois un paragraphe exprime une idée, mais je trouve globalement tout ce là un peu disparate. Peut-être avez vous voulu donner l'idée de chaos, mais je pense qu'un peu d'organisation des idées aurait apporter un plus à la lecture.

   Joss   
27/8/2019


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