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Poésie libre
Kapri : Loin
 Publié le 15/12/18  -  12 commentaires  -  777 caractères  -  161 lectures    Autres textes du même auteur

Autant que possible.


Loin



Cours
Même si on ne va nulle part
dehors
Le vent
il hurle
n'aie pas peur, nous sommes déjà sourds

L'herbe est de rasoirs
que nous teignons en rouge
que nous couvrons de rouilles

Cours
Notre souffle se joint au vent
un instant, puis n'est plus là
Le sol
il te rattrape
il t'engloutira
N'aie pas peur, nous tombons déjà

L'herbe est de rasoirs
avance, ils t'écorchent
reste, il t'empalent
et te clouent


Crie
personne ne t'entendra
Pleure
personne ne te verra

Le soleil sera là
il s'enfuira
Le ciel sera là
il t'ignorera

Mais tu seras debout
Et tu courras toujours
Toujours


 
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   Lulu   
18/11/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

J'ai trouvé ces mots très forts dans leur expression imagée, notamment à partir de la seconde strophe presque surréaliste "L'herbe est de rasoirs / que nous teignons en rouge / que nous couvrons de rouilles"...

C'est efficace relativement à nos représentations. Nous voyons et devinons cette espèce d'urgence à vivre, à aller de l'avant, toujours.

J'ai trouvé maladroit, cependant, le fait d'employer le pronom "il" parfois, trop redondant, inutile, comme ici : "le vent / il hurle"... Pourquoi pas juste "le vent hurle" ? tout aussi parlant.

J'aime assez cette ambivalence entre le fait de courir, d'être debout et ces vers qui dénotent le contraire : "N'aie pas peur, nous sommes déjà sourds" et "N'aie pas peur, nous tombons déjà"... comme si la vie avait sa part d'inéluctable avec ses beautés "Le soleil sera là" et son côté plus sombre ou indifférent "il s'enfuira"...

Enfin, j'ai aimé le ton donné à ce texte avec des vers courts qui vont bien avec le fond de ce poème. Il s'agit de courir, et l'on court à vous lire, tout en savourant la poésie qui se dégage du texte. Puis, il y a un côté optimiste que j'aime bien. Être debout, c'est aussi ne pas baisser les bras quelques soient les aléas, finalement.

Mes encouragements.

   INGOA   
21/11/2018
 a aimé ce texte 
Pas
Une course dont je ne vois ni le but, ni le bout. Bien sûr, le sol est jonché d'embûches, l'herbe a le tranchant du rasoir et j'aurais beau courir, je n'y échapperai pas, mais je reste debout.

Bon ! Et après ? Qu'advient-il dans cette course effrénée ?
La réponse me semble aussi éloignée que le titre.

   Corto   
15/12/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Cette poésie est comme un élan. "Cours Même si on ne vas nulle part" qui complète le titre explicite "Loin".
Il y a même urgence avec "Le vent il hurle n'ai pas peur, nous sommes déjà sourds".
On trouve ensuite une sarabande d'images plus ou moins réussies avec: "L'herbe est de rasoirs" ou: " N'ai pas peur, nous tombons déjà" qui confortent l'idée d'une fuite éperdue avec ses dangers et ses efforts.
Le lecteur arrive plus ou moins à être convaincu jusqu'au final qui donne sens à ce déploiement d'énergie: "Mais tu sera debout Et tu courras toujours Toujours".
Il s'agit donc d'un message d'énergie développée pour aller vers un but personnel ou en couple. Face aux difficultés de la vie? Face aux doutes et à l'avenir?
Un beau message donc mais qui dans la forme aurait pu être autrement formulé en évitant des expressions trop courtes et hachées car elles n'améliorent pas l'accès au sens profond.

   papipoete   
15/12/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
bonjour Kapri
<< cours, ne t'arrête pas ! même si l'herbe est de rasoir, cours ! >>
NB on comprend bien qu'il est vital de ne pas s'arrêter, comme dans les films " cours Lola, cours ! et Forest Gump " ; " il " doit être monstrueux, au point de devoir lui échapper à tout prix ! Hélas, nous ne saurons pas qui est ce " il " !
L'auteur a placé quelques virgules, donc il aurait pu ponctuer son texte de ; points d'exclamation, ouvrez les guillemets et fermez, points de suspension !

   Stephane   
15/12/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Kapri,

Je vois à travers ce poème un hymne à la vie, tout au moins à la survie, face à l'indifférence des hommes, ce qui est d'ailleurs bien mis en évidence dans les trois dernières strophes.

Le format utilisé est aussi celui que j'affectionne le plus, avec l'absence de ponctuation, ou presque, des vers écourtés et des strophes destructurées.

Cordialement,

Stéphane

   Raoul   
15/12/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour,
J'aime bien l'idée, mais je trouve le traitement curieux. Poème guide, de transmission et de courage, il met tellement en avant les embûches et la difficulté du parcours à accomplir qu'il devient très lourd à porter pour qui le reçoit, une pierre de plus, en somme.
L'écriture en vers libre et destructurée est assez dynamique pourtant.
Les images et métaphores fonctionnent plutôt bien.
Peut être un peu trop basique pour ce qui est du langage, m'enfin...
Intention louable, mais. Pas très convaincu.

   BlaseSaintLuc   
15/12/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
Le thème est fort intéressant, j'aime bien l'idée, mais une impression d’irrésolu, de pas tout à fait aboutis me dérange un peu, ou mène cette course et pourquoi ? Pourquoi l'herbe si douce et caressante serait elle devenu rasoir ? Qui fuit ignoré du soleil ? Quelle est cette ombre oubliée ?

   PIZZICATO   
15/12/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Le fond est intéressant. Se rendre compte de toutes les exactions du destin.
Mais pourquoi en fuyant ? Plutôt que les regarder en face.

" Mais tu seras debout
Et tu courras toujours
Toujours " Donc, passer son existence à esquiver, à s'en sortir en "courant "...

Pas très convaincant à mon goût.

   Ioledane   
15/12/2018
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Une course désespérée, sanglante, mais dans quel but ? Puisque la souffrance est là, puisque personne n'entendra ni ne verra rien, que l'on reste ou que l'on fuie.
Les mots sont durs, âpres, mais j'ai l'impression qu'ils sont agencés au petit bonheur, parfois rimés ou pas, parfois munis de majuscules ou pas ...
Je n'ai pas vraiment accroché avec ce texte, désolée.

   josy   
15/12/2018
bonjour
le fond m' intérresse peu car je sais qu 'il appartient à l'auteur......et qu 'il est difficile de juger sa pensée__________
mais ce qui me chagrine c 'est le "il" qui n'a rien à faire là ou il se trouve_
le vent "il" hurle
on peut il me semble dire le vent hurle tout simplement____
"il" te rattrape
"ils" t écorchent
un peu trop de "il"
en tout cas moi ça me bouscule
mais rien de grave
rassurez vous_____________

   Provencao   
15/12/2018
 a aimé ce texte 
Bien
""Le soleil sera là
il s'enfuira
Le ciel sera là
il t'ignorera"

C'est à mon sens sur ces vers que le tournant semble important.
Car peut on être où devenir acteur de demain...sans subir.

Il ne faut pas toucher "au courir,", car la fuite est fragile et la fuite peut faire ecrouler....
Je l'ai ressenti ainsi ce poème...suis-je dans le vrai?

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   fried   
16/12/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Il faut courrir sans s'arreter, le mouvement c'est la vie et à l'arret la terre nous absorbe. Je pense que l'auteur veut conjurer la vieillesse, la mort, par le mouvement, comme si elle ne pourrait nous attraper.
Je pense à "Pars ! Surtout ne te retourne pas !" de J Higelin.


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