Comme un pavé dans la mare. Je sue des gouttes de sang sur le miroir bombé de l’entre-soi. Gel et faïence. Explosion. Éclaboussure de fragments, érosion du quotidien sur le cours lisse et tranquille, sur le cours lisse et tranquille, et dégueulasse et resquille pacotille des sentiments, transpirant, renâclant, flottilles nauséabondes laissées dans les sillons bruns des parcours humains… Et comme en équilibre assassin, une phalange d’écœurement élargit la laideur naturelle… Légions en formation, bataillons claironnant des sourires mièvres. Paupières closes, yeux percés par les becs de lièvres des faussaires dans la suprématie dérobée de leurs rictus affreux. Routine des faits et des habitudes. Subtilisation des vrais frissons… Soliloques. Épandage faste du prévisible nourrissant éruption-frustration, cônes et bâtonnets, influx et reflux de nos cerveaux reptiliens saturés de complexes et d’espérances broyées jusqu'à l’os de leurs fondements et de leur premier souffle. L’absurde s'en mêle et s’emmêle, se pare de masques de bois et de termitières, de visages de cire, de carreaux d’azur délavés tes yeux fenêtres sales, poussières et firmament en sédiment déposé patiemment sur nos joies passées… Nos larmes ne produisent plus que des déserts de sel… Oriflammes trempées sur les eaux fortes des désillusions laquées de désirs défaits et de soies blanches devenues urticantes. C’est le terrible gong des défaites à venir. Les mots sont des cadavres exquis. Des corps décharnés, vidés de leurs substances. Néologismes et pléonasmes bouche tordue la parole des bègues. Nos cris sincères sont étouffés par le bruit et la fureur, alors nous errons, aphones, et nos regards hagards s'égarent, perdus dans l'air du temps. Ectoplasmes blafards, sans fard, sans consistance. Sous la coupe de l'ultrasensible, nos fissures profondes nous rendent humains, nos coutures uniformes nous font détestables. Une tempête de solitude, la vraie vie est ailleurs, un monde meilleur, le grand soir, qui peut y croire encore ? Marasme vert sur nos pas de damnés vidés de toute révolte. Nausée… Marée de trop… Au tourbillon des exaltés répondent les échos glacés des fureurs naissantes sur les aurores violacées, espoirs fanés, persiennes maussades des hauts-le-cœur, voilées de suffisance, déjà squelettes blanchis des lendemains. Écharpe et vapeur orange des orages ternes et des malaises suffocants. Vase happé des terrains conquis, vastes filaments rognés jusqu’aux tendons usés des nuits sans lune. C’est l’ankylose perpétuelle des jours nouveaux, poussant sur des talus de cœurs remplis de fourmis rouges…
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