|
![]() ![]() ![]()
|
| Pussicat
7/9/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
|
Classé Laboniris, le commentaire (EL) doit prendre la mesure d'autant que la lecture est rendue difficile par la forme adoptée : le pavé. Je l'ai donc copié/collé puis aéré en blocs de 3, 4 phrases, par facilité.
Mon plaisir de lecture a commencé à la mi-temps : « Nos larmes ne produisent plus que des déserts de sel… » pour ne plus me lâcher, comme si le texte avait trouvé son rythme, sa place dans le souffle de ma voix (je lis à voix haute). L'écho du texte résonne encore, comme quoi... Je salue l'entreprise. |
| BlaseSaintLuc
9/9/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
|
Ah que oui, ce texte, qui semble être le foutraque bordel d'un cerveau dérangé, est en réalité le résumé de notre réalité présente, de notre histoire en démarche, notre futur passé sans le voir !
Les malheurs de Sophie la girafe dans le monde selon Trump, il faut les lire avec des lunettes de soudeur pour ne pas se brûler les rétines. Bravo. |
| Donaldo75
20/9/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
|
Salut Lari,
Un fragment plus court que les autres ? Ce texte me fait la même impression que les tableaux de Jérôme Bosch. Ce dernier est l'auteur d'œuvres fantastiques et symboliques, peuplées de monstres, de créatures chimériques et de visions à la fois célestes et infernales. Ici, les créatures sont les mots et les adjectifs, tantôt monstres tantôt chimères. Et les visions vont au-delà de ce que l'œil voit, de ce que le cerveau comprend, de ce que l'hémisphère gauche veut à tout prix réconcilier avec du sens. Mon hémisphère droit aime bien, le gauche est allé dans un coffee-shop discuter de Jérome Bosch avec un brahmaniste. |
| Myndie
20/9/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
|
Bonjour Lari,
Je ne te cache pas que j'ai dû m'accrocher pour venir à bout de ce pavé qui m'a fait penser aux fameuses compressions de César. Tu nous offres un nouveau chant de révolte, un texte qui accumule les tensions jusqu'à provoquer une sorte d'hallucination ou de transe comme tu préfères. A ce que je perçois comme une critique du conformisme de la société, du piège de la routine, voire du vide existentiel, et de l'appauvrissement du langage, il ne faut pas chercher de solution, il n'y en a pas. Des phrases courtes et sans verbe, qui claquent comme un fouet, alternent avec des circonlocutions logorrhéiques et saccadées. Quoi qu'on puisse en penser,le rythme est maîtrisé, calculé même, de façon à entrainer le lecteur dans une spirale de panique et d'étouffement. J'ai même eu l'impression que le texte pourrait être scandé comme un slam, ici par exemple : « nous errons, aphones et nos regards hagards s'égarent, perdus dans l'air du temps. Ectoplasmes blafards, sans fard... » J'ai bien aimé le mélange parfois dérangeant du minéral et du corporel: « Je sue des gouttes de sang sur le miroir bombé de l’entre-soi. Gel et faïence. » et l'inventivité surréaliste des formules comme : « phalanges d'écoeurement », « talus de cœur remplis de fourmis rouges » mais regretté que certains clichés ou images convenues affaiblissent la singularité de l'ensemble : (« le bruit et la fureur », « la vraie vie est ailleurs », « le grand soir »). Au final, je peux dire qu'entre la puissance visuelle, la prose cadencée et la force du réquisitoire, j'ai trouvé mon compte dans ton texte baroque et son rythme effréné. |
| Cyrill
22/9/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
|
Salut Lari.
Le nouveau Fragment est arrivé ! Encore un de haute volée. L’atmosphère est sombre et toujours très puissamment suggestive. J’y vois une vision critique et désabusée de la condition humaine marquée par la routine, la fausseté des sentiments. Solitude et désillusion sont notre lot. L’image du « pavé dans la mare » annonce une rupture d’avec un quotidien aseptisé et hypocrite. C’est un pavé à double titre. Peut-être parce qu’un peu plus court que les précédents, je n’ai pas éprouvé de difficulté à cette présentation resserrée, je l’ai trouvée au contraire très adéquate, elle correspond à un sentiment d’urgence. Le texte joue beaucoup avec des contrastes forts, le vocabulaire est très imagé et souvent dur, cassant. Au point qu’on en éprouve une sensation de malaise. Le rythme est inquiet, les phrases courtes et les accumulations, que j’aime particulièrement, en témoignent. À lire et à relire, on y trouvera toujours de nouvelles significations. Bravo et merci pour le partage. |





