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| Luron
23/5/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Ce poème m'a beaucoup plu autant par la perfection de la forme classique que par le fond. Un travail d'orfèvre. J'ai apprécié l'octosyllabe à la fin de chaque quatrain. Il souligne avec force et un ton solennel l'idée des vers précédents comme ici dans mon quatrain préféré en forme d'injonction finale :
Développez pour moi vos lourdes bandelettes Et faites résonner les sistres d’un coup fort, Ouvrez vos yeux éteints, danseuses et poètes, Brisez les chaînes de la mort ! Je trouve des accents très hugoliens surtout à la troisième strophe pour célébrer la beauté et la grandeur de l'art antique telle qu'elle est montrée dans les musées, leurs sarcophages, leurs vases et leurs statues. Il faut souligner que les ruines ont inspirés beaucoup de poètes car elles exhalent d'elles même la poésie. Par contre le musée institutionnel et scientifique les effraie. C'est le mérite de ce poème de l'avoir rendu poétique par une démarche courageuse. Je suis un petit peu réservé sur la dernière strophe qui oppose l'art moderne à l'art antique. Je ne perçois pas d'opposition entre eux, au contraire l'un a inspiré l'autre. Néanmoins, j'adore ce poème. |
| Passant75
23/5/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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Le poème transforme une visite au musée en réflexion sur le temps, la mort et la poésie. L’auteur contemple les momies comme les traces d’une civilisation autrefois vivante, cultivée et spirituelle. L’opposition entre le passé idéalisé, « Leurs cœurs … Aimaient le beau » et la décomposition présente, avec « ces cœurs pourrissent », crée une tonalité mélancolique.
Le vocabulaire égyptien donne au texte une atmosphère mystérieuse et sacrée. Le poète critique aussi la monotonie des « modernes » et cherche dans l’Antiquité une inspiration plus authentique. Cependant, cette quête d’harmonie semble affaiblie par le hiatus du « Musée égyptien », perceptible dès le titre et dans le dernier quatrain. Il me paraît constituer une maladresse sonore, car il casse légèrement la fluidité du vers. Mais, au final, malgré cela, cherchant à faire dialoguer le monde des morts avec les inquiétudes poétiques du présent, le poème conserve une grande richesse d’images et une réelle force évocatrice. |
| Ornicar
28/5/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Une petite visite au musée, département de l'Egypte antique ?
Trop simple comme résumé. Et cela trahirait une lecture rapide et superficielle. C'est un peu plus - ou beaucoup plus - que cela. Ce poème n'est pas seulement une évocation superbement vivante et incarnée de l'Egypte ancienne. C'est aussi un questionnement intime, une quête initiatique : "Sur quels sujets alors faisait-on les poèmes ? / À quels mètres divins étaient-ils accordés ?". Dans sa recherche frénétique, le narrateur-poète s'apparente par moments à un aventurier, une sorte d'Indiana Jones du "mètre", les méchants et les courses-poursuites en moins. Comme si les "lourdes bandelettes" des momies pouvaient receler quelque secret de fabrication ou recette miraculeuse. La chute - car il y a une vraie chute - est réussie. Je lui trouve de la classe. Après un coup de griffe bien senti à l'encontre de ses contemporains pour lesquels le narrateur semble n'avoir que mépris ("Je suis repu du bruit égal" - et sans doute digital - "de nos modernes"), la dernière strophe clot ce poème sur le mode incantatoire : "Musée égyptien, fais sourdre en tes cavernes / De plus harmonieuses voix !" - Tout est dit. Un dernier mot pour l'écriture que j'ai trouvée fluide et déliée, agréable et "harmonieuse". Dans cette prosodie d'un grand clacissisme, la petite variation rythmique au dernier vers de chaque quatrain n'apporte pas seulement sa petite touche d'originalité. Elle fait respirer cet ensemble qui m'a vraiment plu et convaincu. Au vu du titre ("Le musée égyptien"), je craignais une évocation poussiéreuse, voire poussive. Il n'en est rien. La forme n'a pas phagocyté le fond. Au contraire. Elle le sert et agit comme un baume. Ornicar |
| Cyrill
14/6/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Bonjour LeChevalier.
« repu du bruit égal de nos modernes », pour ce panégyrique au « rythme appris et ruminé cent fois », le locuteur s’y plie néanmoins. Voilà le surprenant constat que je fais en lisant ce poème qui ne manque pourtant pas de classe. N’était l’adresse au musée égyptien plutôt qu’à ses momies, que je trouve un peu incongru, j’ai aimé suivre la pensée flottante d’un locuteur en visite, son recueillement et son questionnement presque candide et pourtant touchant à l’essentiel : « Sur quels sujets alors faisait-on des poèmes ? » … Ce quatrain me plaît particulièrement, ainsi que le suivant dans son ton exhortatif, son désir de franchir les frontières du temps et de la mort. Je suis sensible également aux ruptures de rythme que créent les trimètres et l’octosyllabe solitaire des quatrains. Ce dernier me fait l’effet d’une voix qui s’éteint. J’aimerais me transporter dans quelques deux mille ans encore pour écouter les poètes se pencher en méditant sur la valeur de nos œuvres actuelles, qui je pense ne feront pas que du bruit mais acquerront un parfum d'intemporalité en s'éloignant du présent. Merci pour le partage. |
| Cristale
14/6/2026
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très aboutie
et
aime beaucoup
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Bonjour LeChevalier,
Les mystères de l’univers, l’ignorance du futur, n’ont d’autres équivalents que les révélations d’un passé mystérieux chargé de l’Histoire exhumée des tombes égyptiennes expirant leurs silences. Le narrateur, lassé semble-t-il de nos mondes et us modernes numériques sans pleins ni déliés, aspire à entendre sourdre des entrailles des tombeaux les musiques, les voix, les danses de ces époques d’au delà de notre temps, dont nous restent visibles que sarcophages, corps embaumés, fresques immortelles aux merveilleuses couleurs, et ces langages gravés délivrant petit à petit le sens de leur lecture. De bruit, point. Aucun sistre ne vient résonner à l’oreille du poète moderne dont l’imagination entend les hymnes que chante la prêtresse, le froissement du papyrus enroulé par le scribe, voit la vie des cités s’agiter derrière leurs murs d’enceinte. Le faucon Horus est tellement présent au regard des modernes que sa seule évocation transporte l’esprit dans ce monde d’autrefois, si loin et si présent. Et de présent, (cadeau), il en est un offert en ces vers pétris de respect, de douleur parfois, d’admiration, de nostalgie pour ces dynasties si lointaines mais si proches dans leurs désirs d’éternité. Une bien belle façon d’entendre et de voir vivre ces temps inoubliables, grâce aux archéologues et aux musées qui les préservent en les offrant à nos yeux… et au poète qui nous les chante. Voilà ce que j’ai lu et entendu de ce poème découvert avec un certain ravissement en espace lecture. Me voici bien inspirée par ce « Musée égyptien » dont la forme aux quatrains hétérométriques m’agrée et ces vers plus courts aux rimes mises en valeur avec des mots « forts », des trimètres judicieusement placés, des alexandrins de bon aloi, un jeu de rimes dans son ensemble excellemment varié, what else ? Merci pour ce joli voyage dans les entrailles du passé. |
| Provencao
14/6/2026
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très aboutie
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aime beaucoup
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Bonjour LeChevalier,
Habiter ce musée égyptien sans fond que chacun est à lui-même, renoncer à l’illusion des âmes endormies, apprendre à faire résonner les sistres d’un coup fort, se déprendre du bruit égal de nos modernes Là réside peut-être, à mon sens, la leçon essentielle de cette poésie. Au plaisir de vous lire, Cordialement |
| Franz
14/6/2026
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très aboutie
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Le poème est fort bien écrit (rimes de qualité, vers qui sonnent bien), et cette évocation de l'Égypte est réussie...
La chute est originale. Je me pose quand même des questions sur "lourdes bandelettes"... Ces bandelettes sont plutôt légères... L'adjectif fines serait mieux, non ? Pour info, l'Égypte antique nous a laissé quelques poèmes, parfois fort beaux... Par exemple, cet extrait du Livre des Morts : " Voici que je monte au ciel de l'Univers Mystérieux, Pareil à l'oeuf Cosmique entouré de ses rayons Que le pouvoir de ma bouche me soit restitué, Que je puisse prononcer devant le Seigneur de l'Au-delà Les Paroles de Puissance ! Que la supplication de mes deux bras tendus avec ferveur Ne soit pas repoussée des Hiérarchies divines ! Car en vérité, je suis Osiris, Seigneur du RE-stau ! Puissé-je partager le sort de ceux Qui se trouvent au sommet de l'escalier céleste ! Je suis arrivé ici au gré de mon coeur ; J'ai traversé le Lac de Feu, Et ma présence a éteint ses flammes." Voir https://www.legypteantique.com/livre-des-morts.php Il y a aussi cette magnifique Ode du Désespéré : " La mort est aujourd'hui devant moi Comme la santé pour l'invalide, Comme sortir de chez soi après une maladie. La mort est aujourd'hui devant moi, Comme l'odeur de la myrrhe, Comme s'asseoir sous la toile un jour de vent. La mort est aujourd'hui devant moi Comme l'odeur du lotus, Comme s'asseoir au rivage de l'ivresse. La mort est aujourd'hui devant moi Comme la fin de la pluie, Comme le retour d'un homme à la maison après une campagne d'outre-mer. La mort est aujourd'hui devant moi Comme lorsque le ciel se découvre, Comme un chercheur amené à ce qu'il ignorait La mort est aujourd'hui devant moi Comme le désir d'un homme de revoir sa maison Après des années sans nombre de captivité." Ce texte vieux de 3000 ans est fort émouvant, non ? |
| BlaseSaintLuc
14/6/2026
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aime bien
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Allez hop, expédition égyptienne , j'aurais adoré être dans les malles napoléoniennes pour découvrir ces merveilles dans leur jus ensablé.
Aujourd'hui, c'est le musée qui garde les reliques, et le guide est un « chevalier ». Il fait bien son boulot, le bougre, avec sa casquette vissée droite sur la tête. C'est du sérieux, de l'authentique. « Musée égyptien, demeure des momies, Je marche, curieux, à travers tes couloirs, Sans craindre d’offenser les âmes endormies Au fond des sarcophages noirs. » Je crois que le guide, c'est Charles B... Quel poète ! La blague, je ne suis pas sûr des cœurs tremblants s'agissant des pharaons. "Leurs cœurs, jadis tremblant dans la quête d’extases, Aimaient le beau, cherchaient le vrai, jugeaient du droit ; Or maintenant, ces cœurs pourrissent dans des vases De porphyre et d’albâtre froid." C'est toujours Charles B, pas de doute, le style lui colle bien. Bon, il va finir par nous réveiller les morts ! Franchement, je ne sais pas si c'était mieux avant, mais le texte actuel a vraiment du cachet ! |
| Boutet
14/6/2026
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Un très joli poème classique. Que dire de plus ? Tout a déjà été dit par les commentateurs précédents.
Je ne puis qu'approuver à mon tour. J'aime bien ces poèmes en quatrains où le dernier vers s'écrit en hexasyllabes ou octo. Hugo en a écrit de nombreux sous ces formes. Ici, la poésie classique n'a pas à rougir des ses ancêtres. |
| Curwwod
14/6/2026
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Bonjour LeChevalier,
J'ai lu ce poème en EL et ai renoncé à le commenter pour ne pas nuire à son auteur. Ceci parce que j'ai pratiqué l'archéologie et l'épigraphie égyptienne plusieurs années et que je suis toujours passionné par cette extraordinaire civilisation. Ce que vous nous présentez là, de façon très élégante et poétique (regret d'un âge révolu et idéalisé) tient, pour quelqu'un d'averti, de l'image d'Epinal. Vous évoquez uniquement l'aristocratie de cette véritable théocratie (La prêtresse d’Hathor / Le scribe du palais / les sistres d’un coup fort, / Ouvrez vos yeux éteints, danseuses et poètes...) Ce sont ceux que l'on retrouve dans les musées avec bandelettes et sarcophage, c'est très remarquable mais c'est trop éluder la vie réelle en Egypte ancienne : pyramide de Khéops 20000 fellahs pendant 20 ans, Grève des ouvriers de Deir el Medineh à la fin du règne de Ramsès III, examens anthropologique des squelettes d'ouvrier au corps massacré par un travail de forçats. Pour ceux là point de fastueux tombeaux. Peu de traces de poèmes au sens où nous l'entendons à l'exception de textes à caractère religieux ( livre des morts)mais une grosse dizaine de contes (ex Le conte du naufragé) et beaucoup de documents comptables(ostraca). La somptuosité de ce qu'on peut voir au Louvre ou au grand musée égyptien ne sont qu'un aperçu de ce que les Egyptiens ont connu pendant plus de trois millénaires. Le poème est techniquement réussi mais me déçoit par son contenu. Je ne mettrai pas d'appréciation. |
| marcolev
14/6/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime bien
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Bonjour LeChevalier,
Cette forme classique avec les octomètres en fin de chaque refrain est intéressante et sert bien le propos. Le point de bascule dans le quatrième quatrain amène bien la chute qui révèle une critique du présent et cherche dans le passé des voix plus pures, plus harmonieuses. Merci pour cette visite de la grandeur spirituelle et artistique de l’Égypte antique. |




