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| Luron
23/5/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Ce poème m'a beaucoup plu autant par la perfection de la forme classique que par le fond. Un travail d'orfèvre. J'ai apprécié l'octosyllabe à la fin de chaque quatrain. Il souligne avec force et un ton solennel l'idée des vers précédents comme ici dans mon quatrain préféré en forme d'injonction finale :
Développez pour moi vos lourdes bandelettes Et faites résonner les sistres d’un coup fort, Ouvrez vos yeux éteints, danseuses et poètes, Brisez les chaînes de la mort ! Je trouve des accents très hugoliens surtout à la troisième strophe pour célébrer la beauté et la grandeur de l'art antique telle qu'elle est montrée dans les musées, leurs sarcophages, leurs vases et leurs statues. Il faut souligner que les ruines ont inspirés beaucoup de poètes car elles exhalent d'elles même la poésie. Par contre le musée institutionnel et scientifique les effraie. C'est le mérite de ce poème de l'avoir rendu poétique par une démarche courageuse. Je suis un petit peu réservé sur la dernière strophe qui oppose l'art moderne à l'art antique. Je ne perçois pas d'opposition entre eux, au contraire l'un a inspiré l'autre. Néanmoins, j'adore ce poème. |
| Passant75
23/5/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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Le poème transforme une visite au musée en réflexion sur le temps, la mort et la poésie. L’auteur contemple les momies comme les traces d’une civilisation autrefois vivante, cultivée et spirituelle. L’opposition entre le passé idéalisé, « Leurs cœurs … Aimaient le beau » et la décomposition présente, avec « ces cœurs pourrissent », crée une tonalité mélancolique.
Le vocabulaire égyptien donne au texte une atmosphère mystérieuse et sacrée. Le poète critique aussi la monotonie des « modernes » et cherche dans l’Antiquité une inspiration plus authentique. Cependant, cette quête d’harmonie semble affaiblie par le hiatus du « Musée égyptien », perceptible dès le titre et dans le dernier quatrain. Il me paraît constituer une maladresse sonore, car il casse légèrement la fluidité du vers. Mais, au final, malgré cela, cherchant à faire dialoguer le monde des morts avec les inquiétudes poétiques du présent, le poème conserve une grande richesse d’images et une réelle force évocatrice. |
| Ornicar
28/5/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Une petite visite au musée, département de l'Egypte antique ?
Trop simple comme résumé. Et cela trahirait une lecture rapide et superficielle. C'est un peu plus - ou beaucoup plus - que cela. Ce poème n'est pas seulement une évocation superbement vivante et incarnée de l'Egypte ancienne. C'est aussi un questionnement intime, une quête initiatique : "Sur quels sujets alors faisait-on les poèmes ? / À quels mètres divins étaient-ils accordés ?". Dans sa recherche frénétique, le narrateur-poète s'apparente par moments à un aventurier, une sorte d'Indiana Jones du "mètre", les méchants et les courses-poursuites en moins. Comme si les "lourdes bandelettes" des momies pouvaient receler quelque secret de fabrication ou recette miraculeuse. La chute - car il y a une vraie chute - est réussie. Je lui trouve de la classe. Après un coup de griffe bien senti à l'encontre de ses contemporains pour lesquels le narrateur semble n'avoir que mépris ("Je suis repu du bruit égal" - et sans doute digital - "de nos modernes"), la dernière strophe clot ce poème sur le mode incantatoire : "Musée égyptien, fais sourdre en tes cavernes / De plus harmonieuses voix !" - Tout est dit. Un dernier mot pour l'écriture que j'ai trouvée fluide et déliée, agréable et "harmonieuse". Dans cette prosodie d'un grand clacissisme, la petite variation rythmique au dernier vers de chaque quatrain n'apporte pas seulement sa petite touche d'originalité. Elle fait respirer cet ensemble qui m'a vraiment plu et convaincu. Au vu du titre ("Le musée égyptien"), je craignais une évocation poussiéreuse, voire poussive. Il n'en est rien. La forme n'a pas phagocyté le fond. Au contraire. Elle le sert et agit comme un baume. Ornicar |
| Cyrill
14/6/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Bonjour LeChevalier.
« repu du bruit égal de nos modernes », pour ce panégyrique au « rythme appris et ruminé cent fois », le locuteur s’y plie néanmoins. Voilà le surprenant constat que je fais en lisant ce poème qui ne manque pourtant pas de classe. N’était l’adresse au musée égyptien plutôt qu’à ses momies, que je trouve un peu incongru, j’ai aimé suivre la pensée flottante d’un locuteur en visite, son recueillement et son questionnement presque candide et pourtant touchant à l’essentiel : « Sur quels sujets alors faisait-on des poèmes ? » … Ce quatrain me plaît particulièrement, ainsi que le suivant dans son ton exhortatif, son désir de franchir les frontières du temps et de la mort. Je suis sensible également aux ruptures de rythme que créent les trimètres et l’octosyllabe solitaire des quatrains. Ce dernier me fait l’effet d’une voix qui s’éteint. J’aimerais me transporter dans quelques deux mille ans encore pour écouter les poètes se pencher en méditant sur la valeur de nos œuvres actuelles, qui je pense ne feront pas que du bruit mais acquerront un parfum d'intemporalité en s'éloignant du présent. Merci pour le partage. |
| Cristale
14/6/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Bonjour LeChevalier,
Les mystères de l’univers, l’ignorance du futur, n’ont d’autres équivalents que les révélations d’un passé mystérieux chargé de l’Histoire exhumée des tombes égyptiennes expirant leurs silences. Le narrateur, lassé semble-t-il de nos mondes et us modernes numériques sans pleins ni déliés, aspire à entendre sourdre des entrailles des tombeaux les musiques, les voix, les danses de ces époques d’au delà de notre temps, dont nous restent visibles que sarcophages, corps embaumés, fresques immortelles aux merveilleuses couleurs, et ces langages gravés délivrant petit à petit le sens de leur lecture. De bruit, point. Aucun sistre ne vient résonner à l’oreille du poète moderne dont l’imagination entend les hymnes que chante la prêtresse, le froissement du papyrus enroulé par le scribe, voit la vie des cités s’agiter derrière leurs murs d’enceinte. Le faucon Horus est tellement présent au regard des modernes que sa seule évocation transporte l’esprit dans ce monde d’autrefois, si loin et si présent. Et de présent, (cadeau), il en est un offert en ces vers pétris de respect, de douleur parfois, d’admiration, de nostalgie pour ces dynasties si lointaines mais si proches dans leurs désirs d’éternité. Une bien belle façon d’entendre et de voir vivre ces temps inoubliables, grâce aux archéologues et aux musées qui les préservent en les offrant à nos yeux… et au poète qui nous les chante. Voilà ce que j’ai lu et entendu de ce poème découvert avec un certain ravissement en espace lecture. Me voici bien inspirée par ce « Musée égyptien » dont la forme aux quatrains hétérométriques m’agrée et ces vers plus courts aux rimes mises en valeur avec des mots « forts », des trimètres judicieusement placés, des alexandrins de bon aloi, un jeu de rimes dans son ensemble excellemment varié, what else ? Merci pour ce joli voyage dans les entrailles du passé. |
| Provencao
14/6/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Bonjour LeChevalier,
Habiter ce musée égyptien sans fond que chacun est à lui-même, renoncer à l’illusion des âmes endormies, apprendre à faire résonner les sistres d’un coup fort, se déprendre du bruit égal de nos modernes Là réside peut-être, à mon sens, la leçon essentielle de cette poésie. Au plaisir de vous lire, Cordialement |
| Franz
14/6/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Le poème est fort bien écrit (rimes de qualité, vers qui sonnent bien), et cette évocation de l'Égypte est réussie...
La chute est originale. Je me pose quand même des questions sur "lourdes bandelettes"... Ces bandelettes sont plutôt légères... L'adjectif fines serait mieux, non ? Pour info, l'Égypte antique nous a laissé quelques poèmes, parfois fort beaux... Par exemple, cet extrait du Livre des Morts : " Voici que je monte au ciel de l'Univers Mystérieux, Pareil à l'oeuf Cosmique entouré de ses rayons Que le pouvoir de ma bouche me soit restitué, Que je puisse prononcer devant le Seigneur de l'Au-delà Les Paroles de Puissance ! Que la supplication de mes deux bras tendus avec ferveur Ne soit pas repoussée des Hiérarchies divines ! Car en vérité, je suis Osiris, Seigneur du RE-stau ! Puissé-je partager le sort de ceux Qui se trouvent au sommet de l'escalier céleste ! Je suis arrivé ici au gré de mon coeur ; J'ai traversé le Lac de Feu, Et ma présence a éteint ses flammes." Voir https://www.legypteantique.com/livre-des-morts.php Il y a aussi cette magnifique Ode du Désespéré : " La mort est aujourd'hui devant moi Comme la santé pour l'invalide, Comme sortir de chez soi après une maladie. La mort est aujourd'hui devant moi, Comme l'odeur de la myrrhe, Comme s'asseoir sous la toile un jour de vent. La mort est aujourd'hui devant moi Comme l'odeur du lotus, Comme s'asseoir au rivage de l'ivresse. La mort est aujourd'hui devant moi Comme la fin de la pluie, Comme le retour d'un homme à la maison après une campagne d'outre-mer. La mort est aujourd'hui devant moi Comme lorsque le ciel se découvre, Comme un chercheur amené à ce qu'il ignorait La mort est aujourd'hui devant moi Comme le désir d'un homme de revoir sa maison Après des années sans nombre de captivité." Ce texte vieux de 3000 ans est fort émouvant, non ? |
| BlaseSaintLuc
14/6/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime bien
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Allez hop, expédition égyptienne , j'aurais adoré être dans les malles napoléoniennes pour découvrir ces merveilles dans leur jus ensablé.
Aujourd'hui, c'est le musée qui garde les reliques, et le guide est un « chevalier ». Il fait bien son boulot, le bougre, avec sa casquette vissée droite sur la tête. C'est du sérieux, de l'authentique. « Musée égyptien, demeure des momies, Je marche, curieux, à travers tes couloirs, Sans craindre d’offenser les âmes endormies Au fond des sarcophages noirs. » Je crois que le guide, c'est Charles B... Quel poète ! La blague, je ne suis pas sûr des cœurs tremblants s'agissant des pharaons. "Leurs cœurs, jadis tremblant dans la quête d’extases, Aimaient le beau, cherchaient le vrai, jugeaient du droit ; Or maintenant, ces cœurs pourrissent dans des vases De porphyre et d’albâtre froid." C'est toujours Charles B, pas de doute, le style lui colle bien. Bon, il va finir par nous réveiller les morts ! Franchement, je ne sais pas si c'était mieux avant, mais le texte actuel a vraiment du cachet ! |
| Boutet
14/6/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Un très joli poème classique. Que dire de plus ? Tout a déjà été dit par les commentateurs précédents.
Je ne puis qu'approuver à mon tour. J'aime bien ces poèmes en quatrains où le dernier vers s'écrit en hexasyllabes ou octo. Hugo en a écrit de nombreux sous ces formes. Ici, la poésie classique n'a pas à rougir des ses ancêtres. |
| Curwwod
18/6/2026
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Bonjour LeChevalier,
J'ai lu ce poème en EL et ai renoncé à le commenter pour ne pas nuire à son auteur. Ceci parce que j'ai pratiqué l'archéologie et l'épigraphie égyptienne plusieurs années et que je suis toujours passionné par cette extraordinaire civilisation. Ce que vous nous présentez là, de façon très élégante et poétique (regret d'un âge révolu et idéalisé) tient, pour quelqu'un d'averti, de l'image d'Epinal. Vous évoquez uniquement l'aristocratie de cette véritable théocratie (La prêtresse d’Hathor / Le scribe du palais / les sistres d’un coup fort, / Ouvrez vos yeux éteints, danseuses et poètes...) Ce sont ceux que l'on retrouve dans les musées avec bandelettes et sarcophage, c'est très remarquable mais c'est trop éluder la vie réelle en Egypte ancienne : pyramide de Khéops 20000 fellahs pendant 20 ans, Grève des ouvriers de Deir el Medineh à la fin du règne de Ramsès III, examens anthropologique des squelettes d'ouvrier au corps massacré par un travail de forçats. Pour ceux là point de fastueux tombeaux. Peu de traces de poèmes au sens où nous l'entendons à l'exception de textes à caractère religieux ( livre des morts)mais une grosse dizaine de contes (ex Le conte du naufragé) et beaucoup de documents comptables(ostraca). La somptuosité de ce qu'on peut voir au Louvre ou au grand musée égyptien ne sont qu'un aperçu de ce que les Egyptiens ont connu pendant plus de trois millénaires. Le poème est techniquement réussi mais me déçoit par son contenu. Je ne mettrai pas d'appréciation. Edit : je me rends compte que j'ai été injuste à votre égard, emporté par mon enthousiasme pour l'Egypte pharaonique. Votre propos n'était bien sûr pas de décrire cette civilisation dans les détails. Vous avez joliment exprimé votre intérêt et votre émotion pour ces vestiges prestigieux dont nous avons hérité. si je devais donner une appréciation, ce serait "Très aboutie" et "J'aime bien". Ne m'en veuillez pas SVP. Amicalement. C. |
| marcolev
14/6/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime bien
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Bonjour LeChevalier,
Cette forme classique avec les octomètres en fin de chaque refrain est intéressante et sert bien le propos. Le point de bascule dans le quatrième quatrain amène bien la chute qui révèle une critique du présent et cherche dans le passé des voix plus pures, plus harmonieuses. Merci pour cette visite de la grandeur spirituelle et artistique de l’Égypte antique. |
| Myndie
15/6/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Bonjour LeChevalier,
Je crois que tout a été dit sur votre beau poème et mon commentaire manquera sans doute d'originalité. J'en ai apprécié le rythme ample et solennel des alexandrins et la musicalité, sans aucun doute liée à votre maîtrise du rejet et de l'enjambement. Mais j'ai surtout aimé explorer ce choc existentiel que provoque la visite du musée, entre irrésistible attirance pour le sacré, l'antique, et abattement face au monde moderne. Ainsi votre plume magnifie t-elle les contrastes des textures et des couleurs : « sarcophages noirs. » « De porphyre et d’albâtre froid. » « l’œil bleu du faucon » Quant au questionnement aussi romantique que philosophique, ce quatrain en est le coeur bien sûr. « Sur quels sujets alors faisait-on les poèmes ? À quels mètres divins étaient-ils accordés ? Les mouvements du cœur ont-ils été les mêmes Dans cette époque aux cils fardés ? » Il exprime autant le doute sur la démarche poétique dans un présent monotone qu'il interroge sur la pérennité des passions et amorce un appel au sursaut des artistes. Avec ses images d'une grande beauté (ma préférée : « Dans cette époque aux cils fardés ») qui valsent entre le sublime et le macabre, c'est un poème d'une grande force. |
| Polza
15/6/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Bonjour LeChevalier,
Je voulais commenter votre poème hier lors de sa publication sur Oniris, mais je pouvais pas, j’avais brocante ! Je crois me souvenir que vous contestez le rapprochement que certains oniriens et onirennes (moi le premier) font quant à la musique et la poésie, ce que j’appelle personnellement la musicalité d’un poème. Pourtant, dans mon dictionnaire de l’Égypte ancienne, il est écrit (peut-être à tort !) qu’Hathor est avant tout la déesse de la fécondité et de la vie, quel que soit le monde où celle-ci se déroule… Elle est aussi, fécondité oblige, déesse de l’amour, et de là, des festivités qui l’accompagnent ! On l’appelle « dame de la musique », « dame de l’ivresse », « maîtresse des danses et des joyeux refrains ». En ce sens, votre poème honore cette déesse tant par sa fluidité musicale que par la poésie qui s’en dégage, même si « La prêtresse d’Hathor » n’est pas l’axe principal de ce dernier ! Les octosyllabes viennent casser à merveille la monotonie des alexandrins comme le faisait parfois Hugo que vous affectionnez tant : « Oh ! ce serait vraiment un mystère sublime Que le ciel si profond, si lumineux, si beau Qui flamboie à nos yeux ouvert comme un abîme Fût l’intérieur du tombeau ! » De surcroît, ces octosyllabes font presque office de sentences, ils viennent clore la strophe d’excellente manière et permettent au lecteur de reprendre son souffle avant de passer à la suite… « Aimaient le beau, cherchaient le vrai, jugeaient du droit ; » D’ailleurs, vous n’avez pas manqué de glisser (comme celui-là par exemple) quelques trimètres chers à Hugo, de Banville ou Leconte de Lisle pour ne citer qu’eux… J’ai franchement beaucoup apprécié votre poème, néanmoins, avant de poursuivre mon commentaire, un petit détail me turlupine. Toujours dans mon encyclopédie de l’Égypte ancienne (j’ai potassé ce livre avant de commencer à commenter, je voulais vous donner le meilleur de moi-même comme vous le faites pour les autres oniriens et oniriennes), à propos des vases canopes et des quatre fils d’Horus, il est dit que : « En calcaire, en albâtre, en terre cuite, en bois ou en faïence, ces récipients contiennent les viscères du mort, plus exactement le foie, les poumons, l’estomac et les intestins… » Les quatre fils d’Horus : « Il s’agit de quatre génies, Imset, Hapi, Douamoutef et Kebehsenouf qui sont chacun placés sous la protection des déesses Isis, Nephthlys, Neith et Selkis. Ces divinités sont censées protéger les organes du défunt de la décomposition. Amset (qui est écrit Imset plus haut, note de moi-même), à la tête humaine, est responsable du foie. Hâpy (Hapi, note de moi-même également), à la tête de babouin, garde les poumons. Douamoutef, à la tête de chien, protégeait l’estomac et Kebehsenouf qui a les traits d’un faucon, est responsable des intestins… » Quid du cœur, me demanderez-vous peut-être ? C’est toute la raison de mon intervention ! D’après ce que j’ai pu glaner comme informations : « Le cœur était considéré par les Égyptiens à la fois comme un organe anatomique, doté d’une importante fonction vitale, et comme un symbole spirituel et religieux. Il constituait l’un des huit composants de l’être humain. C’est le seul viscère que les embaumeurs devaient impérativement laisser en place après la mort. La conception égyptienne du cœur englobait trois concepts : le cœur-haty, ou muscle cardiaque, le cœur-ib ou intérieur-ib, correspondant au reste de l’organisme, et le cœur spirituel, centre du caractère, de la pensée et de la mémoire. Les Égyptiens ont réalisé dès la première dynastie des représentations du cœur d’une précision anatomique remarquable. Ils ont posé les jalons d’une physiopathologie cardiovasculaire tout à fait novatrice qui a perduré pendant plus de trente siècles. » Du coup, si ces informations s’avéraient exactes, le vers « Or maintenant, ces cœurs pourrissent dans des vases » fonctionnerait moins bien… Néanmoins, en ce qui me concerne et si cela était attesté par les plus grands égyptologues d’Oniris, cela ne me gênerait pas plus que cela, ce serait comme un anachronisme dans un roman ou dans un film, ce n’est pas catastrophique en soi ! « Sous l’œil bleu du faucon Horus. » Vous « m’obligez » à me replonger assidûment dans mes livres et j’avoue ne pas m’en plaindre. Votre poème n’est pas seulement très réussi à mon avis, il demande également, pour en savourer pleinement l’écriture, des connaissances en égyptologie. « L’œil d’Horus (Oudjat) fait sûrement référence à cet épisode où Seth, durant un combat, arracha l’œil d’Horus et le déchiqueta en plusieurs morceaux… C’est le bon dieu Thot, qui l’ayant retrouvé, le reconstitua et le rendit sain (oudjat). » Du coup, l’œil d’Horus, l’œil du faucon Horus est à sa juste place, on ne peut vous reprocher de ne pas avoir choisi « Sous les yeux bleus du faucon Horus » et quand bien même cette histoire n’existerait pas, en poésie, cette expression est bien évidemment admise ! « Les mouvements du cœur ont-ils été les mêmes » Cela vous fait trois fois « cœurs/cœur », est-ce fâcheux ou pas, j’avoue que je n’en sais trop rien, vous avez trois fois le verbe « faire » rapproché également, mais je ne pense pas que cela nuise à la fluidité de ce poème qui n’est pas un sonnet… « Ouvrez vos yeux éteints, danseuses et poètes, Brisez les chaînes de la mort ! » J’ai beaucoup apprécié ce passage (comme l’ensemble du poème), je le trouve poétique et solennel à la fois. « Je suis repu du bruit égal de nos modernes, Avec son rythme appris et ruminé cent fois. Musée égyptien, fais sourdre en tes cavernes De plus harmonieuses voix ! » Derrière cette Égypte antique (ou cette nuit au musée !) se cache une critique de certains poètes (certaines poétesses) modernes, le narrateur appelle à plus de folie, plus de panache, de verve poétique, il souhaite être étonné et non entendre cette même poésie sans surprise qu’il a déjà entendue 1000 fois… J’avoue faire sûrement partie de la catégorie des « poètes » qui ne surprennent pas trop, mais ça ne me dérange pas plus que cela, ma poésie est viscérale…mais ce musée égyptien coche toutes les cases de cette poésie que recherche le narrateur, c’est original, très bien écrit et d’un bel élan poétique à la fois… Je n’ai pas encore lu les autres commentaires, mais je vois que vous n’avez que 4 plumes, il ne fait nul doute que d’ici demain, votre musée pourra accueillir une plume de plus ou alors je ne m’appelle plus Polza ! |
| framato
18/6/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime bien
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Bonjour LeChevalier,
Tout a déjà été dit à propos de votre poésie égyptienne, je ne reviendrai donc pas sur son contenu. J'ai vraiment apprécie le rythme du texte et je lui trouve une grande qualité : la rime sait se faire oublier tant le poème est fluide à la lecture oralisée. Trois petites choses m'ont un peu gêné: 1. Le titre qui est le début du premier vers - je trouve cela maladroit car ça crée d'entrée une répétition un peu lourde 2. Le double Hiatus sonore é é de musée égyption, dans le titre et le premier vers 3. la répétition de cœur deux fois dans la deuxième strophe puis plus loin(dans la quatrième). Notez que musée égyptien apparaît lui-aussi 3 fois, titre compris. Dans un texte aussi court, c'est dommage, je trouve. Néanmoins, malgré ces petits défaut j'ai apprécié vous lire. |
| Lariviere
18/6/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime un peu
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Bonjour Le Chevalier,
Vous produisez enfin un texte sur le site qui m'évoque suffisamment d'intérêt pour que je prenne le temps de laisser mes impressions en commentaire (en fait il y a déjà eu un précédent sur une histoire macabre de pigeon, si j'ai bonne mémoire, il faudra que je le commente un jour prochain)... Etant assez friand d'histoire antique, j'ai apprécié comme il se doit votre thématique "égyptienne" et son livre des morts en filigrane. J'ai bien aimé le fait que ce soit assez richement référencé et assez cohérent dans l'interprétation et la description et là dessus, je ne vous chercherais pas la petite bête. Je ne pense pas que votre intention était de nous donner un cours d'histoire au sens strict, avec la rigueur que cela demande. Ainsi, j'ai trouvé que votre poème avait une force d'évocation pertinente et suffisante sur le sujet. Sur la forme, je suis peut être le seul pour l'instant à exprimer que je n'ai pas été convaincu par l'emploi des octosyllabes qui ponctue vos quatrains. Si bien sur, comme tous, j'en perçois l'intention rythmique qui fait sens et qui est plutôt une bonne idée sur fond et forme, je ne trouve pas la réalisation aboutie. Pour moi, c'est trop appuyé et pas vraiment heureux en terme d'impact poétique. C'est la lourdeur du côté artificiel qui domine. J'avoue que je n'ai pas trouvé la fluidité que mes compères relèvent ici et je ne dirais rien sur le côté très sage, policé et convenu de l'ensemble, sur les images et la sonorité notamment, car cette esthétique de la modération stylistique est affaire de goûts personnels et force est de constater que ca plait ici énormément. Tant mieux pour vous. Voilà ce que je pouvais vous dire, malheureusement à contre-courant de toute ces louanges en consensus. Merci toutefois pour cette lecture et bonne continuation ! |
| Donaldo75
20/6/2026
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Du bon vieux classique, avec des alexandrins propres sur eux, de la découpe au cordeau, des rimes travaillées. La thématique tient la route, le discours est tenu, la nostalgie point à qui veut l’entendre. C’est appliqué. Scolaire. J’aurais aimé un poème plus passionné, une voix plus personnelle, un poème signature comme certains auteurs sur Oniris savent si bien les composer qu’on les repère dès le premier quatrain. Je ne reviendrai pas sur comment l’Egypte est décrite, du genre tout ce qui en fait de belles cartes postales. Pas inoubliable ni remarquable.
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| AMitizix
29/6/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime bien
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J’aime beaucoup cette visite, que je trouve très bien menée, servie notamment, dans la plupart des cas, par l’octosyllabe qui clôt élégamment les quatrains : ceux des strophes 1, 5, 6 sont mes préférés. L’atmosphère sonore du poème est très prenante, tout est en général (rimes et rythme) très fluide et agréable. J’ai aussi apprécié le fait que l’univers de l’Egypte antique soit très bien planté tout en restant assez accessible (quoique les « sistres » m’étaient inconnues, mais après recherche, leur évocation se justifie !)
Petit regret de lecteur, les strophes 3 et 4, qui me semblent inférieures aux autres (sans leur nuire cependant !) : le tableau de la troisième strophe (quoique peut-être un peu convenu, mais les topos ont leur charme) m’aurait mieux convaincu sans le vers 12, qui me semble assez bancal et peu mélodieux : c’est le seul sur lequel j’ai buté lors de ma lecture. De même, la quatrième strophe, dépourvue du charme des images ou des antithèses des autres quatrains, ne parvient pas, pour moi, à se hisser à leur niveau par la seule énergie des questions rhétoriques, qui apparaissent trop gratuites. Malgré tout, je comprends leur fonction dramatique (passer de la description du musée et de l’Egypte aux incantations du poète) et, en tout cas, de ce point de vue fonctionnel, elles remplissent bien leur rôle. Cette faible déception étant largement compensée par les belles images et la puissance des autres strophes : la deuxième est celle qui a le plus de vigueur à mon avis (avec le trimètre et l’antithèse, qui produisent leur effet), mais j’aime aussi beaucoup la dernière et la première ; comme je le disais tout à l’heure, l’octosyllabe les accompagne bien ! |
| Pussicat
8/7/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime un peu
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Bonjour LeChevalier,
un texte à l'écriture maîtrisée sans surprise (si ce n'est l'octosyllabe bienvenu) qui coche toutes les cases de la poésie classique avec 2 bémols peut-être : "lourdes bandelettes" que je trouve étrange "Musée égyptien" le son é-é me gêne Ce n'est pas ma tasse de shai... j'attends d'un texte qu'il me bouscule, me ravage, m'invite à le relire encore et encore. A bientôt de vous lire |





