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| Polza
17/6/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Je ne sais pas si la chartre permet d’écrire un précommentaire avant publication, j’entends par précommentaire un premier jet et la suite après publication, il est bien évidemment autorisé et conseillé de commenter en EL…
Si je souhaite me réserver cette possibilité, c’est qu’il y a quelques fautes d’orthographe dans ce récit, ce qui ne me gêne absolument pas, mais j’ai un doute sur les fautes que je qualifierais d’étourderies et les fautes que je qualifierais de désirées et faisant intégralement partie du récit… Par exemple : « C’est toi qui décide » je pense à une étourderie, comme dans : « tu ne t’étais pas rendue compte » et peut-être d’autres fautes encore… Malgré cela, le poème se termine par : « Tu es. Je » Aussi, dans certains passages comme dans : « Tu aimes cette douleur. Tellement physique. Tu n’es plus qu’un corps qui a mal. Reposant. Il pleut ce matin. Tu reste longtemps le visage tourné vers le ciel. » Je me suis demandé si dans le deuxième « Tu », il ne fallait pas comprendre « Tu reste (Tu, il reste) longtemps le visage tourné vers le ciel. » Idem pour d’autres passages. Je préfère donc attendre avant de commenter plus en détail, parce que selon l’intention de l’auteur, de l’autrice (pas besoin de s’appeler madame Irma pour deviner à qui appartient ce récit), cela change la façon de le percevoir… Une petite chose tout de même, j’ai beaucoup aimé la trouvaille : « Tu vous »… Pour l’appréciation, je mets écriture aboutie et aime bien, mais cela pourra évoluer en fonction de vos explications, si toutefois vous souhaitez en fournir, rien ne vous y oblige… |
| Cyrill
13/6/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime bien
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Voilà un récit poétique tout à fait impressionnant, tant par sa forme que par son fond.
Une « Venue au monde », non... Deux venus au monde. Mère et enfant, dans une sorte de quête identitaire en même temps qu’un voyage de la survie à la vie, où l’un et l’autre, tout en se suffisant, découvrent l’existence du monde et d’autrui. Il y a un lien avec la nature dont on en ressent l’importance primordiale, la nécessité. Elle est décrite factuellement mais sa portée symbolique est toujours suggérée : la dépendance envers elle pour assouvir ses besoins, autant que la « leçon de choses » qu’elle enseigne. Le rythme est saccadé, de nombreuses phrases nominales et même d’un seul terme : « Non. », « Encore. », « Surtout », « Enfin. » x2 … qui marquent une certaine opiniâtreté. J’ai suivi avec émotion la pérégrination de ces êtres en train de devenir. J’avais en tête quelques images du film d’Agnès Varda, « Sans toit ni loi ». Merci pour le partage. |
| Mokhtar
13/6/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Je ne sais pourquoi, sans conviction, je me suis approché de ce texte à l’allure interminable, d’abord du bout du doigt, pour me retrouver finalement happé avec un plaisir fort et inattendu.
C’est le style qui fait naître la magie. On dirait du Seurat. Par petites touches, par petits points délicats, le propos va son petit bonhomme de chemin, paisible et bucolique, pour finalement nous conduire exactement et précisément là où l’auteure a choisi de nous mener. Le vocabulaire simplissime, sans l’ombre de technicité, de causticité ou d’emphase, réussit à porter un propos éminemment philosophique. Le retour à la nature a non seulement un rôle cardinal dans le thème, mais il est aussi source de poésie à la fois vivifiante et apaisante, dédramatisant l’écriture sans en altérer la profondeur. Parmi les thèmes qu’il me semble percevoir: - La rupture : « tu ne quittes pas, tu vas ». Pas une simple fuite : la construction d’un nouvel espace. - La renaissance d’un corps : un corps qui reprend sa place naturelle et sa fonction originelle (grossesse, accouchement, travaux horticoles = ré ancrage - La maternité et ses manifestations instinctives : responsabilisation, protection, éducation, transmission …mais aussi passage à l’âge adulte car lorsque l’on crée, on est. - L’amour. Le seul, le garanti, le naturel, le pur, l’indéfectible : l’amour maternel. - Le retour à la nature, l’animalité assumée parmi les animaux et les plantes, loin de l’artificiel, du factice pour un retour à l’essentiel. Mais ce qui fait le plus mon admiration et mon intérêt c’est l’évolution de l’héroïne (quel mot mal choisi !). On voit une anonyme, errant dans la banalité du quotidien, paramètre lambda dans le regard des autres. Sous dépendance, manipulée, engrossée, caillou dans le tas de cailloux, ballotée comme un grain de sable soumis aux marées. Et vient ce superbe et lumineux« Tu ne quittes pas, tu vas ». Et c’est la bascule. C’est toi qui décides . Tu n’es plus larve, tu n’es plus chrysalide : tu déploies tes ailes, et tu voles. Tu ne rampes plus. Tu vas où ta volonté te guide. Le retour à la nature n’est pas une fuite, mais un ancrage, dans la montagne, au-dessus. Les gestes redeviennent essentiels, presque innés, presque sacralisés. Les tâches prosaïques, ancestrales, redonnent au corps sa vigueur, le « désamollissent », le replongent dans le réel. La mise bas, la protection, l’éducation : elle se réinscrit, non, elle s’inscrit dans le réel (« venue au monde »). Et prouve qu’elle est autonome, responsable, et libre. Elle n’est plus celle à qui l’on dit : ‘TU fais ci, TU fais ça. ». Elle n’est plus l’outil des autres. Désormais elle a son identité propre. Elle est forte. Elle est. Elle incarne avec force un « JE » inaliénable et souverain. En dehors du fait qu’il évoque la maternité, je trouve ce texte éminemment féminin. Ce rapport au corps, cet arrimage au fondamental, à l’essentiel, me font penser à ma mère, ma grand-mère…celles qui finalement, au propre comme au figuré, « tiennent la baraque ». Merci pour ce texte lourd et léger, à lire et à relire, à désosser et à méditer. Dans le top de ce que j’ai pu lire ici. Mokhtar Ps : il convient de souligner la beauté et la pertinence de la citation initiale . - |
| Eskisse
13/6/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Bonjour Squeen,
C'est un texte prenant au rythme haletant. On en connait le mi-chemin grâce au titre mais on chemine encore avant entre les genévriers, les églantiers, et le petit d'homme, né au milieu des renards. La deuxième personne crée comme un lien de familiarité teinté de veille et de protection avec la jeune fille et je trouve qu'évoquer un accouchement et ses conséquences d'aussi belle manière relève de l'exploit. Les phrases courtes, phrases nominales, monosyllabiques participent de cette narration de constats objectifs, de faits bruts, de pensées sans psychologie mais avec de nombreuses sensations. Le lien avec la nature est essentiel, elle forme un écrin, dans cette venue au monde. La fin semble me dire que la jeune fille a trouvé son identité dans cette maïeutique avec la nature pour sage-femme. |
| Provencao
13/6/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Bonjour SQUEEN,
"Toi, assise au soleil. La montagne devant. Derrière. Regarder les vautours fauves planer. Apaisée. Les pieds dans la terre. Le village tout en bas. L’attendre." Cette venue au monde est de tous les instants, pourvu que l'accueil de la lecture l’adjuge là où rien ne le laisserait pressentir. J'aime ces fragiles " Tu vas, Tu ne peux, tu as..." dans la rencontre des messages qui ne cessent de me troubler. Au plaisir de vous lire, Cordialement |
| Robot
13/6/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Un récit extraordinairement poétique.
La poésie est dans l'expression, dans les images, dans les mots. Nul besoin de rimes ou d'alexandrins. Simplement des images et des sentiments. Je trouve ce récit optimiste dans sa célébration de l'amour qui se partage et se nourrit de l'un et de l'autre. Une poésie de l'émotion et du partage qui ne joue pas sur le pathos mais sur les nuances pour cette double venue au monde. |
| Passant75
13/6/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime un peu
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Tout d’abord, il vaut mieux éviter d’écorcher le nom de l’auteur cité en exergue. Mais passons, l’erreur est humaine ! Présenté sous la forme revendiquée d’un récit poétique, le texte propose une traversée intime et sensorielle rythmée par le cycle des saisons et l’évolution d’une maternité solitaire. Le « tu » ne s’efface que vers la fin au profit du « je », mais cela permet-il pour autant la réappropriation complète d’une identité fracturée ?
Si l’on ne peut rester indifférent à l’histoire de cette jeune femme, le récit frise un idéalisme naïf de retour à la terre, un retour quelquefois proche d’une symphonie pastorale. Par ailleurs, le choix d’une forme répétitive de phrases d’un seul mot donne plutôt l’impression d’une recherche pour rendre la forme plus poétique. L’ensemble a été certainement très travaillé, cependant il m’a laissé une impression plutôt mitigée. Mais peut-être suis-je passé à côté de ce récit ! |
| marimay
13/6/2026
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J'ai rectifié le nom de famille dans la citation.
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| BlaseSaintLuc
13/6/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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Ce texte me touche énormément, et c'est là une de ses qualités.
Je l'ai déjà écrit, mais cela fait partie de mon histoire familiale ; ma grand-mère est née de parents inconnus, enfant de la DASS. Je connais son lieu de naissance, Clamensane, et cela me relie au récit puisque l'on peut voir dans le décor les Alpes-de-Haute-Provence. On lui donna (l'administration) le nom de Daumas, qui veut dire « du mas . Marceline fut son prénom. Alors, je trouve le texte très poétique, émouvant, beau, pétri d'un humanisme brut. Presque trop beau d'ailleurs , survivre enceinte dans la moyenne montagne, dans une grange en semi-ruine avec un jardin presque miraculeux, me semble tenir de la gageure, mais c'est un récit poétique, le Roman des sources, n'est pas très loin ! |
| SQUEEN
16/6/2026
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| Polza
16/6/2026
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J’ai trouvé que l’exergue servait parfaitement ce poème.
Si je dis plus vulgairement et beaucoup moins poétiquement les mots de Bayo Akomolafe (en n’espérant pas trop me tromper), j’ai envie de dire : « Putain, moi aussi je veux vivre » comme un cri qui viendrait du plus profond des entrailles de la narratrice… « Tu ne resteras pas seule longtemps, tu vas donner la vie, te diviser. » J’aime bien cette idée, cette formule, « te multiplier » ne m’aurait pas gêné, mais c’était peut-être plus convenu… J’aime beaucoup les phrases courtes et saccadées qui servent vraiment le récit je trouve… J’ai souvent du mal à commenter les longs récits, les longues poésies, alors je fais à l’instinct, j’improvise au fur et à mesure de ma lecture. Et arrivé à plus de la moitié de cette dernière, je me suis dit que la narratrice avait un petit quelque chose de Sandrine Bonnaire d’Agnès Varda dans « Sans toit ni loi », ce même élan de liberté (qu’elle n’a pas nécessairement choisie, mais qui fait avec)… Comme je l’avais évoqué dans mon « pré-commentaire » j’ai beaucoup apprécié les passages avec « Tu vous », il fallait y penser ! « Tu es encore fatiguée. Un peu. Des champignons. Des châtaignes. Des noisettes. » J’ai vraiment aimé ce passage qui peut paraître simple et sans conséquence au premier abord, je le trouve très poétique… « Fouilles la terre avec tes mains. Longtemps. Lentement. Tu les déniches nombreuses. « Pour une meilleure compréhension de ce passage, j’aurais préféré lire « Tu fouilles la terre… » ou « Fouille la terre avec tes mains » à l’impératif, c’est un peu trop déstructuré pour moi… J’ai parfois beaucoup de mal à me concentrer, aussi, sur des textes longs comme le vôtre, ça se ressent dans mon commentaire. N’y voyez pas de la négligence de ma part, même si je suis stabilisé par rapport à ma maladie depuis 10 ans, la concentration me fait parfois défaut, j’ai encore trop d’informations qui m’arrivent toutes en même temps de temps à autre, j’ai du mal à les canaliser… Si je devais donner un ou plusieurs titres à votre poème, l’un d’entre eux serait : « Résilience »… Désolé de ne pas être dans la capacité d’écrire un commentaire plus intéressant pour vous, mais je ne souhaitais pas rester sur un précommentaire qui ne vous convenait peut-être pas… Édition Merde alors, j’ai oublié de mettre les appréciations. Les organiris ou je ne sais qui d’autre peuvent-ils rajouter que je trouve l’écriture très aboutie et que j’aime beaucoup svp ? Merci d’avance… |
| Lariviere
18/6/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Bonjour Squeen,
Dis donc, tu as le vent poétique en poupe en ce moment ! C'est un texte magnifique que tu nous offres ici. Rempli de poésie et de réflexion sur le fond. Très sensible, sonore, réflexif et la construction est parfaite sur la forme. Une bien belle écriture, très aboutie, avec beaucoup d'émotion, de délicatesse et de poésie qui correspond tout à fait à la catégorie récit poétique. Merci de faire vivre une certaine singularité et une sensibilité un peu "hors du commun" ici. Je n'ai rien à rajouter d'autre que de te souhaiter une bonne continuation et te dire "au plaisir de te lire" ! |
| framato
19/6/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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Bonjour SQEEN et bravo.
J'ai vraiment beaucoup aimé votre texte à mi-chemin entre la nouvelle et le récit poétique. En vous lisant j'ai souvent pensé à Into the wild de Sean Penn et sa magnifique bande-son signée Eddie Vedder. Sauf que dans le film le héros est un mec et que ce mec cherche plutôt à se fuir qu'autre chose. Dans votre texte c'est tout l'inverse : nous avons affaire à une héroïne qui cherche à se reconstruire tout en donnant la vie et nous assistons à une triple naissance : la (re) naissance de l'héroïne (je) la naissance de l'enfant (tu) et la naissance de l'entité mère-enfant : tu es je. Texte magnifique et semé de belles parcelles de poésie et d'émotion. Merci de l'avoir partagé. |





