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| Lebarde
8/9/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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"Rencontre"?
C'est "La vie (qui)ose et décide." et celle ci est bien improbable: En "Été ? Plutôt automne", par une fraiche matinée par hasard, "nos routes" " se sont au moins croisées," "sur cet échiquier rond". ( joli trouvaille) Pour se dire quoi? "qu'importe je m'en fous", mais surtout "N’oubliez pas ma voix, n’oubliez pas mes yeux –" J'aime bien le sujet, la légèreté, presque frivole et désinvolte du propos, jusqu'aux derniers vers dans lesquels je m'égare un peu, l'écriture subtilement délicate et élégante. J'aime bien aussi la poésie de ces strophes de six vers hétérométriques constituées de deux tercets harmonieusement rythmés, d'une forme classique rigoureuse et maitrisée. J'aime moins ,pour ne pas dire pas du tout , l'enjambement, probablement voulu pour mettre en valeur? le dernier vers , (en avait il besoin?) qui crée une rupture brutale, inutile et désagréable dans le rythme. De la belle poésie qui me convient bien. En EL |
| Cristale
16/9/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Belle rencontre que la lecture de ces vers fêtant l'évènement de deux destins qui se sont croisés.
Techniquement, règne un parfum de versificateur aguerri. L'instant du partage, fût-il bref, semble laisser son empreinte indélébile dans l'esprit du narrateur, et la deuxième strophe, surtout son premier vers qui dégage une grande force poétique, m'agrée particulièrement. La troisième strophe, moins solennelle, témoigne d’un bel esprit de camaraderie dans son discours vif et franc. J'aime beaucoup l'allusion à l'échiquier rond et ses deux fous de couleurs opposées. Ceci est d'une grande subtilité. J'ai failli croire à une erreur syntaxique sur le premier vers de la dernière strophe (ce qui m'étonnait vu la qualité de l'ensemble) : "Dans des réflexions plus graves enfouis" en accordant "enfouis" à "réflexions" -> enfouies, puis j'ai compris : Philippe Auguste et Saint Louis enfouis dans des réflexions. Grammaticalement, la seconde interprétation semble la plus naturelle si "dans des réflexions" signifie "absorbés par leurs réflexions". Les deux vers finaux me plaisent beaucoup. Ai-je bien compris qu'il s'agit de la rencontre de deux poètes ? Je suis ravie d'avoir lu ce poème. |
| Passant75
17/9/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime un peu
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Deux personnes se croisent et discutent. De quoi parlent-elles, à l’évidence l’auteur le dit, il s’en fout ! Une rencontre a bien eu lieu, mais ce qui s’y est dit n’a donc eu aucune importance. Mais alors, qu’est ce qui importe à l’auteur ? On pourrait penser que seul a donc compté le fait que ces deux personnes se soient rencontrées, « Nos routes, cher ami, sur cet échiquier rond / Se sont au moins croisées. ». Tout, ou presque tout, est dans ce « au moins » ! Les fous noir et blanc suivent des trajectoires diagonales, mais doit-on considérer que l’échiquier emprunte ici sa rondeur à la rotondité de la Terre où l’on se déplace ?
Finalement, qu’ai-je compris sinon que, lors d’un échange, peu importe les mots et les réflexions, tout cela ne serait que vain, seule la poésie aurait de l’importance. Reconnaissons, à cet égard, que l’architecture de ce poème est très bien structurée, l’écriture semblant, à l’auteur, beaucoup plus importante que ce qu’elle exprime. Je reconnais que cela ne me suffit pas. |
| Provencao
24/9/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Bonjour LeChevalier,
J'ai beaucoup aimé cette agrégation et ce concours qui offrent cette rencontre joliment diaphane, animée et colorée d'horizon presque infini. Cette rencontre foisonne de signification et abonde de sens, dans l’habiter et dans la nuée enfouie dont l’habiter procède, qui se loge dans les choses comme le secret des rencontres... Au plaisir de vous lire, Cordialement |
| jf2
24/9/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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Sur la forme :
Pourquoi s’acharner à centrer les vers de 6 syllabes ? Je trouve que cela nuit à la lisibilité et donc à la fluidité, l’œil cherche le début de vers en début de ligne. Les deux vers : Dans des réflexions plus graves enfouis, Tournaient le dos Philippe Auguste et Saint Louis, ont une syntaxe lourde avec des inversions rendant la lecture quelque peu hachée. Après les épines, les roses : Le poème est bien construit avec de belles rimes et des enjambements judicieux. La description est très réaliste, on voit la scène se dérouler sous nos yeux sans besoin de métaphores compliquées, légèreté et simplicité rendent le texte très attachant. Le contraste avec les hommes célèbres en dernière strophe est particulièrement bien trouvé. J’ai beaucoup aimé. |
| Curwwod
24/9/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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Bonjour LeChevalier.
Je ne suis pas trop fan de ces constructions hétérométriques qui me semblent porter atteinte à la fluidité de la lecture mais il faut reconnaître que l'ensemble est très harmonieux avec de belles images : "Il tombe une eau placide…comme deux fous De couleurs opposées ; cet échiquier rond". La métaphore des échecs me plait beaucoup. Cette rencontre poétique devra donc rester celle de deux êtres qui la garderont en mémoire (N’oubliez pas ma voix, n’oubliez pas mes yeux –) et c'est cela qui compte : le contact humain. Le reste importe peu la conversation reste anecdotique et quelque peu frivole (De quoi parlâmes-nous ? Qu’importe, je m’en fous. Et bien qu’au sérieux nous fîmes un affront,). une technique sans reproche et une belle maîtrise. |
| Pussicat
24/9/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Un poème vaut mieux que toutes les photos.
Il est tôt, il fait frais ; au-delà des vantaux Il tombe une eau placide… Été ? Plutôt automne, extrait des vieux romans. Pendant que l’homme hésite et joue aux arguments, La vie ose et décide. Un poème vaut mieux que toutes les photos. Pourquoi ? Le texte commence par une affirmation qui tend à opposer l’écriture à la photographie, deux activités artistiques, profitant de cette introduction pour inscrire son activité dans le temps, l’automne. Il existe comme une forme d’ambiguïté, enfin je le lis comme ça, entre l’écriture (Un poème vaut mieux ) et l’action (La vie ose et décide.) N’oubliez pas ma voix, n’oubliez pas mes yeux – Gardez-les en mémoire, en signe précieux De cette matinée, De ce nuage où le soleil déjà sourit, Ainsi que des moments, si brefs, que nous offrit La folle Destinée. La temporalité revient s’affirmer plus précisément, après l’automne le texte s’inscrit dans le jour « De cette matinée, », et la rencontre dans une « folle Destinée. » ; une injonction est faite de garder mémoire de. « N’oubliez pas ma voix, n’oubliez pas mes yeux – Gardez-les en mémoire, en signe précieux », la deuxième strophe vient s’opposer ou peut-être ouvrir une autre voie : de l’écrit on passe au physique (de la rencontre ?), aux sens, à la voix, au regard, mais que faut-il retenir ? On ne sait pas encore, l’auteur installe un décor (De ce nuage où le soleil déjà sourit,), une temporalité (De cette matinée,) mais à qui appartiennent cette voix, ces yeux. Qui parle ? Qui raconte ? De quoi parlâmes-nous ? Qu’importe, je m’en fous. Il eût été navrant d’aller comme deux fous De couleurs opposées ; Et bien qu’au sérieux nous fîmes un affront, Nos routes, cher ami, sur cet échiquier rond Se sont au moins croisées. « De quoi parlâmes-nous ? Qu’importe, je m’en fous. » Il y a clairement une opposition de style, de langue entre la conjugaison des verbes parler et s’en foutre : parlâmes-nous ? / je m’en fous, comme pour marquer un mouvement d’humeur – ou plus pratiquement pour la rime « je m’en fous. / comme deux fous » ;) ce qui serait inversement proportionnel à la volonté poétique voulue. « sur cet échiquier rond » j’apprécie particulièrement cette métaphore que l’on pourrait lire comme une terre-monde vue comme un plateau de jeu d’échecs où les puissants déplaceraient les pièces de leurs augustes mains comme autant de manœuvres diplomatiques, guerrières, ou plus volontairement l'individu serait maître de son destin, des événements, du choix de déplacement assis devant l'échiquier de sa vie… Dans des réflexions plus graves enfouis, Tournaient le dos Philippe Auguste et Saint Louis, Monarques équanimes – Vains monuments de gloire en proie à l’air impur ! Que notre échange, drôle ou docte, roule sur Des vers, des vers, des rimes. « Que notre échange, drôle ou docte, roule sur Des vers, des vers, des rimes. » La fin est (peut-être) la partie la moins réussie du texte avec un rejet assez brutal je trouve, et une accélération du moyen (des vers, des vers, des rimes.), de la matière sur laquelle se déploie cette rencontre qui tombe dans la facilité, comme si l’auteur, s’empressait de trouver une fin. Si je comprends bien, il s’agit d’une rencontre, avec introduction temporelle, décor, matière de la conversation (qui semble légère « Et bien qu’au sérieux nous fîmes un affront, »), et que reste-t-il de tout cela ? : des vers, des vers, des rimes. On ne saura rien de ces deux personnes, on imagine qu’ils sont poètes, ni de cette rencontre. Sur quoi, de quoi s’est-elle tissée ? Peu importe, le conteur s’en fiche, rien d’autre ne compte que la rencontre de ces deux personnes mues par une passion commune. Un langage soutenu (Gardez-les en mémoire, en signe précieux / De quoi parlâmes-nous ? / Il eût été navrant / Et bien qu’au sérieux nous fîmes un affront / Monarques équanimes…) qui correspond à la forme classique choisie et à l’apparition des deux personnages Philippe Auguste et Saint Louis. La ...dernière strophe m’a semblé moins claire, comme cette tournure de phrase : « Dans des réflexions plus graves enfouis, Tournaient le dos Philippe Auguste et Saint Louis, » que j’ai du mal à lire à cause de « enfouis », si c’est au masculin c’est qu’il s’attache aux deux rois…, ou celle-ci : « Vains monuments de gloire en proie à l’air impur ! », air pollué ? Peut-être suis-je passée à côté de quelque chose de plus grand (comme l'apparition des rois Philippe Auguste et Saint Louis), de caché, toutefois j'ai trouvé la lecture de cette rencontre agréable (la première de la matinée, après un couple d'heures au carré de travail) et l'écriture maîtrisée, comme vous nous y avez habitué. Petit bémol, léger mais... : Je ne comprends pas la mise en page, le centrage des vers 3, 6, 9... qui n'apporte rien au texte. A bientôt de vous lire, |
| Boutet
24/9/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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J'aime bien cette poésie, cette rencontre portée par une écriture classique et élégante avec de jolies trouvailles entre l’intime, l’histoire et le jeu des rimes. Le passage de l'alexandrin à l'hexasyllabe est interessant et ne gêne en aucun point la lecture. Une rencontre, un souvenir, c'est beau tout simplement
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| Myndie
24/9/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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Bonjour LeChevalier,
Après un premier vers percutant, qui se pose en manifeste et viendrait contredire la fameuse citation attribuée à Confucius (mais ne viserait-elle pas plutôt la froideur du numérique?), c'est un très joli poème de l'éphémère que vous nous offrez. Une rencontre fortuite et sans lendemain, aussi mélancolique que légère. J'en aime autant la liberté de ton que le côté intimiste, avec cet art de capturer l'instant. Il y a un grand écart stylistique entre le lyrique et le familier ; ici par exemple :De quoi parlâmes-nous ? Qu’importe, je m’en fous. ». C'est vraiment brillant car cette audace d'écriture évite le piège du pathos et confère fraîcheur, spontanéité et authenticité au poème. Je me suis demandé pourquoi cet ancrage historique ; sans doute ce rappel de la grande Histoire a t-il pour but d'insister sur la précarité l'échange humain ? Vous me direz. Bien que regrettant par moments un manque de fluidité, sans doute dû aux enjambements nombreux (ils donnent l'impression que les vers sont inégaux et hachent la lecture), j'ai beaucoup aimé votre poème, particulièrement sa chute, très réussie. |
| tome15545
24/9/2026
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Je ne comprends pas qu'on puisse reprocher la présentation avec un retrait des vers plus courts : c'est ainsi qu'ils sont mis en page dans les livres. Ne les a-t-on jamais ouverts ? Les a-t-on oubliés ? Ces reproches sont surprenants.
Non, il y avait bien mieux à reprocher. Je passe sur les mots qui ne servent qu'à rimer comme vantaux, car certaines cacophonies sont graves et un sujet du moment : "Plutôt automne" plutôto ou plutôho ? dans les deux cas, c'est fâcheux. Mais il y a plus grave : le ton péremptoire. Vérités générales affirmées, entités abstraites invoquées, l'homme ceci, la folle Destinée, et deux monarques qui font écho à la posture de deux poètes qui se seraient rencontrés, ou deux fous qui, quoi qu'on fasse auraient nécessité à être émeraude, et conserver la couleur qu'ils ont, peu ou prou, on s'en fout du contenu, ce qui importe c'est la rencontre. Que buvait le narrateur ? Un thé noir trop infusé. Et ce n'est pas dit. Il faut toujours parler du thé. Que buvait l'autre ? Un café, sans doute, et ce n'est pas dit. Un café allongé qui aurait pu évoquer le soleil couchant. Dès lors, il aurait fallu tordre la réalité et placer la scène le soir. Mais le soir, boit-on du café, ce n'est pas sûr. Donc, on part sur un déca, par souci de crédibilité et non de réalisme, et, évidemment, on abandonne l'alexandrin pour faire sourire le lecteur. On ne peut pas placer des mygales au hasard, mais, comme l'écrit Michaux dans Intervention : "Alors résolument j’y mis du chameau." : et c'est lorsqu'il faut deux bosses qu'il faut mettre du chameau : on se trompe à reproduire ce qui est, à moins d'écrire pour faire sourire deux rois : eux qui ricaneraient aussi de mettre du chameau. Pour la flamme, un chalumeau : "Des vers, des vers, des rimes" : n'y a-t-il pas plus doux pour brûler le cœur du lecteur ? Les poètes sont autocentrés sur leur pratique à un niveau dingue. Non seulement ils affirment qu'ils sont supérieurs aux photographes, mais en plus il faut qu'ils nous racontent comment changer les piles de leur stylographe. Beaucoup de tournures impersonnelles, beaucoup de verbe faire et d'auxiliaires vicieux. Une concordance des temps qui joue les équilibristes, des pronoms qui partent dans tous les sens : on a l'impression qu'il manque une unité, un désir d'effet sur le lecteur, comme si ce poème était destiné à quelqu'un et qu'on nous permettait de voir. Mais je plains votre cher ami, puisque vous ne lui servez même pas à boire, et que vous ne l'écoutez visiblement pas. Il aurait pu vous parler d'attiéké sauce gombo que vous ne l'auriez pas écouté mais plutôt regardé les vains monuments de gloire, tant vous aimez la grandeur, les pharaons, les rois, les oligarques, les planètes lointaines et les coquillages. Il y a beaucoup plus grave encore, mais je n'en parlerai pas publiquement afin de ne pas choquer les plus jeunes parmi nous. Il y a quelque chose de drôle dans votre recherche, c'est que vous désirez trouver la forme idéale que vos propos pourraient habiter, et que vous êtes las des sonnets et quatrains a priori, mais qu'ainsi vous retombez souvent sur vos sizains hétérométriques. On dirait un simple déplacement du problème, ou de la poussière sous le tapis. Néanmoins, même sans thé, et malgré la gravité de certains symptômes, j'ai bien aimé lire ces vers très fluides. On y sentirait presque de l'humanité. |
| Polza
24/9/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Bonjour LeChevalier, je vais essayer de dire quelques mots à propos de votre poème, mais ça risque d’être assez ennuyeux. Pour de mystérieuses raisons que je ne m’explique pas, tout comme Austin Powers a perdu son mojo, j’ai perdu mes facultés intellectuelles, développer ma pensée, me concentrer à lire une poésie devient laborieux…
Je ne dis pas cela pour susciter votre pitié ou me mettre en position Caliméro, je vous explique juste les faits… « Un poème vaut mieux que toutes les photos. » J’ai mis du temps à comprendre cette introduction. En plus, allez savoir pourquoi, le poème (les mots) et les photos m’ont font penser à cette célèbre du début des années 80, « Le poids des mots, le choc des photos », ça démarrait pas fort (pour moi, je ne parle pas de votre poème) En première lecture, j’ai pensé, mais pourquoi LeChevalier écrit-il une telle assertion qui est plutôt assez facilement contestable ? Ce n’est qu’en lisant le poème dans son intégralité que j’ai compris (ou cru comprendre). Vous n’affirmez pas qu’un poème vaut mieux que toutes les photos, vous justifiez la nécessité de votre poème : « Je vais vous raconter comment ça s’est passé, ça vaut mieux que toutes les photos »… « Il est tôt, il fait frais ; au-delà des vantaux Il tombe une eau placide… » Vous plantez le décor d’élégante et poétique façon je trouve. « Été ? Plutôt automne, extrait des vieux romans. » Vous connaissez ma sensiblerie aux sonorités, vous allez encore me démontrer par Hugo plus de Banville que Racine (carré) de Ronsard fait de Lamartine à la plage, mais dans « Plutôt automne » qui n’est absolument pas fautif, la succession de OO me dérange. Attention, d’illustres poètes ont parfois écrit ÉÉ (phonétiquement, sans l’hiatus), mais cela me gêne aussi. Je préfère un enchaînement ÉO ou OÉ que de la même voyelle, les goûts et les couleurs comme dirait Mamadou l’éboueur sénégalais du quartier où je vis… « Pendant que l’homme hésite et joue aux arguments, La vie ose et décide. » J’ai presque trouvé une opposition, un oxymore dans ce passage. L’homme hésite, il n’est pas sûr de lui et pourtant il argumente. J’ai l’image peut-être erronée qu’une personne en train d’argumenter est assez sûre d’elle, quand bien même elle dirait les pires sottises (j’en suis la preuve vivante en ce moment même). Je ne dis pas que c’est bien ou que c’est mal, je vous fais part de cette réflexion… J’ai beaucoup apprécié « La vie ose et décide » qui vient rappeler à l’homme que pendant qu’il tergiverse, la vie suit son chemin… « N’oubliez pas ma voix, n’oubliez pas mes yeux – Gardez-les en mémoire, en signe précieux De cette matinée, De ce nuage où le soleil déjà sourit, Ainsi que des moments, si brefs, que nous offrit La folle Destinée. » J’ai trouvé la transition (ou le manque de transition) un tantinet brutale. De « La vie ose et décide » je suis arrivé à « N’oubliez pas ma voix » sans vraiment comprendre qui parlait, qui était cette voix… Néanmoins, il y a quelque chose de sensuel dans ce passage. Bien que l’ensemble de ce poème laisse penser à une rencontre poétique ou philosophique (voire les deux), « n’oubliez pas mes yeux » m’a interpellé. Quelques formules dans votre poème pourraient presque me laisser penser à une relation platonique entre deux hommes d’esprit, une sorte de désir intellectuel, presque fusionnel… « De ce nuage où le soleil déjà sourit » Très belle image j’ai trouvé… « De quoi parlâmes-nous ? Qu’importe, je m’en fous. Il eût été navrant d’aller comme deux fous De couleurs opposées ; Et bien qu’au sérieux nous fîmes un affront, Nos routes, cher ami, sur cet échiquier rond Se sont au moins croisées. » Le prosaïsme côtoie le lyrisme et l’humour le sérieux, c’est très osé et très intelligent je trouve… je ressens la présence de l’absurde également, mais il est pleinement justifié par les fous et l’échiquier rond qui ne tourne peut-être pas rond… « Dans des réflexions plus graves enfouis, Tournaient le dos Philippe Auguste et Saint Louis, Monarques équanimes – Vains monuments de gloire en proie à l’air impur ! Que notre échange, drôle ou docte, roule sur Des vers, des vers, des rimes. » C’est le passage que j’ai le moins compris et le moins apprécié du coup. « Dans des réflexions plus graves enfouis, Tournaient le dos Philippe Auguste et Saint Louis, » La syntaxe (dont je ne suis pas le plus éminent spécialiste) m’apparaît torturée. Je n’arrive pas trop à relier « enfouis » avec son sujet et j’ai du mal à saisir « Tournaient le dos » qui me fait penser à un Tournedos Rossini (déformation professionnelle oblige, j’ai été cuisinier pendant de nombreuses années). « Se tournaient le dos » j’aurais compris, mais là, je bloque (ce qui ne veut pas dire que la phrase est mauvais, comme je vous l’ai dit en guise d’introduction, j’ai du mal en ce moment, je fais un gros effort pour vous, votre générosité dans vos commentaires m’oblige à vous rendre la pareille… J’ai moyennement apprécié « équanimes » qui m’a semblé être présent pour la rime, en même temps, votre poème se termine par « des rimes »… L’apparition de Philippe Auguste et Saint Louis ne coule pas de source en ce qui me concerne, ils tombent un peu comme un cheveu sur la soupe, mais l’histoire Géo n’était pas vraiment ma spécialité à l’école. Tout ce que je peux vous dire, c’est que n’habitant pas très loin de L’Abbaye de Royaumont (très belle programmation de concerts) je connais un peu Louis IX et le conseiller artistique de l’Abbaye… « Vains monuments de gloire en proie à l’air impur ! » Oh purée, je viens de comprendre, alléluia j’ai retrouvé mon mojo grâce à vous (que je reperdrai sûrement demain !). Vous faites référence à la place de la Nation, voilà pourquoi Phillipe Auguste et Saint Louis apparaissent, commençant à vous cerner un peu, ça me paraissait étrange qu’il n’y ait pas une raison apparente à tout ça !!! Tout s’éclaire dans ma petite tête de moineau, l’échiquier rond prend tout son sens, vous évoquiez le rond-point, c’est vraiment très malin et poétique de votre part, toutes mes félicitations !!! Avec ce nouveau paramètre, cette découverte dont je ne suis pas peu fier, il faudrait que je relise votre poème et que j’analyse de nouveau, que je recherche les références historiques et poétiques, mais j’espère sincèrement que vous ne m’en voudrez pas si je vous dis que je n’en ai pas le courage ce soir (ni demain peut-être, ni jamais), je ne pensais même pas être capable d’écrire tout ça, c’est pour dire… Ma découverte inespérée change grandement mon appréciation générale... Je ne change rien à mon commentaire, certaines sensations doivent être fausses à présent que j'ai mieux cerné les tenants et les aboutissants, mais tant pis, je n'ai pas le courage de tout récrire, je préfère passer pour un con ! |
| Donaldo75
25/9/2026
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J’ai lu un poème visant l’élégance d’un style, dans une tradition classique assumée. Ceci dit, il m’a fait penser à la pièce de Friedrich Nietzsche intitulée « Ainsi parlait Zarathoustra » et ce passage précis :
« Si je me suis jamais assis plein d’allégresse, à l’endroit où sont enterrés des dieux anciens, bénissant et aimant le monde, à côté des monuments d’anciens calomniateurs du monde, car j’aimerai même les églises et les tombeaux des dieux, quand le ciel regardera d’un œil clair à travers leurs voûtes brisées ; j’aime à être assis sur les églises détruites, semblable à l’herbe et au rouge pavot. » Pourquoi ? Vaste question. Peut-être à cause de l’interprétation souvent donnée aux termes églises et tombeaux des dieux. Bizarre voire étrange cette association d’idée, non ? Je m’explique : ce poème résonne un peu comme une église pour la poésie. Il développe de l’emphase à n’en plus finir au point d’inhiber un début de tentative d’essai débauche de poésie. Il déploie des images le plus souvent convenues. Il sent le vieux bouquin de siècles dépassés, le maroquin usé des poètes d’antan, d’avant l’électricité, les voyages sur la lune, les hommes et les femmes tous égaux, le verbe libéré. En cela, il me fait penser à ces tableaux fatigués que le visiteur voit pendus sur les murs des châteaux de la Loire. Je ne voudrais pas jurer dans une église, alors je laisse vides les champs d’évaluation. |
| BlaseSaintLuc
25/9/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Texte repéré en EL, trop bon, trop technique ; je le laissais de côté pour y revenir plus tard.
Ah, le sot que je suis, je me suis fait doubler par une kyrielle de plus hardis que moi ! Qu'importe, je me lance : il vaut mieux tard que jamais ! Bien que l'affirmation de départ n'emporte pas totalement mon adhésion (je suis aussi amateur de photos.). Et j'aime assez m'imaginer le cliché de cette rencontre à deux pas de la statuaire royale. Atmosphère : nous sommes en automne, du genre vieux roman. Des feuilles mortes collent aux caniveaux. La pluie donne son tempo, deux ombres-là se sont croisées, discutant de tout, en oubliant le rien. Technique impeccable, sujet maîtrisé, c'est beau, c'est limpide, photo en noir et blanc avec un tout petit peu de brume en fond, façon polar chapeau mou et manteaux de laine mohair ... Fantasme de cliché cinématographique, la vie étant plus simple que le cinéma, une rencontre qui laisse même si relativement furtive ,une trace qui elle ne l'est point ! Mais le final nous le dit, la poésie, rien que la poésie ! |
| ka-lee
7/10/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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"Un poème vaut mieux que toutes les photos "
Je ne suis pas écrivain C'est un "point de vue" ... et ça donne envie de répondre. j'aime bien |
| Lariviere
12/10/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Bonjour Le chevalier,
Ca va vous étonner mais j'ai plutôt bien aimé votre poème. Le rythme souvent, me convient. Il est plaisant, à la fois classique et parfois un peu osé. La strophe d'entame dans sa construction est assez étonnante, détonante même et m'incite agréablement par son côté surprenant et énergique à poursuivre ma lecture. La réalisation est aboutie, incontestablement. Le fond ne se livre pas clairement à mon cerveau (reptilien ?) mais je ressens une intention d'exprimer le besoin d'échanger, de communiquer avec ses semblables, au delà des sujets de conversations, d'où le "De quoi parlâmes-nous ? Qu’importe, je m’en fous." Les vers qui suivent avec ces "fous opposés sur l'échiquier rond" me plaisent beaucoup. Ainsi, même si le traitement parait badin, la profondeur sous-jacente me séduit également et la force sur la forme de ce poème est pour moi le subtil mélange entre ton "désuet" et registre plus "familier", voire imagerie poétique assez moderne... En revanche, je n'ai pas compris les références à Philippe Auguste et Saint Louis. Je vais essayer d'exhumer un éventuel retour sur les discussions de publication qui pourront m'éclairer sur ce point... Merci pour cette lecture et bonne continuation ! |
| Heloise
14/10/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Je n'aime pas tant l'ouverture. V1 et le premier hémistiche de v2 sont très prosaïques, un peu trop relevés par les très poétiques vantaux. Il y a de l'excès dans les deux sens.
Dans la dernière strophe, il y a de la grandiloquence qui plante le décor mais me semble déconnectée de l'essentiel : la rencontre. Mais les deux strophe centrales me semblent très justes, très équilibrées dans le ton, les images, le sujet. Le locuteur y vit, s'y exprime, je le vois. Je lui souhaite de renouveler sa rencontre. |





