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Poésie contemporaine
LenineBosquet : Au clair de la lune
 Publié le 01/12/16  -  13 commentaires  -  525 caractères  -  236 lectures    Autres textes du même auteur

Quelqu'un, je ne sais plus qui, m'a dit à propos de ce texte : "Sale temps pour Pierrot." C'est tout à fait ça.


Au clair de la lune



Déambulent sur les trottoirs
Les quelques passants avinés
Que les mastroquets raffinés
Ont éjectés de leurs comptoirs.

J'en vois un sur le promontoire,
Les sourcils froncés, l'air miné,
S'asseoir pour boire et décliner ;
En contrebas, le dépotoir.

La rue luit sous le réverbère
D'une lumière crue, blafarde
Et bleue que seul l'amer libère.

Et c'est maintenant, à cette heure,
Où l'odeur suinte le malheur,
Que les peaux se piquent d'échardes.


 
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   Ora   
13/11/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Sous couvert d'un clair de Lune et de la chanson enfantine que cela évoque, c'est la vie de nuit, avinée que vous nous proposez et décrivez bien ici. Pourtant, j'ai eu du mal à vous suivre jusqu'au bout. Passée la seconde strophe les images choisies m'ont égarée, d'abord "Et bleue que seul l'amer libère" puis surtout le dernier vers: "que les peaux se piquent d'échardes" qui échappe à ma compréhension et me paraît "musicalement" peu adapté au reste du poème.

   Noran   
1/12/2016
 a aimé ce texte 
Bien
J'ai apprécié cette lecture notamment la fin que je trouve bien imagée.

Ces échardes sont-elles des seringues?

C'est la question qui me vient, je l'ai perçu ainsi.

J'ai accroché avec l'obscurité de ce poème, froid et sombre, sans concession.

Je suis parfaitement en accord avec l'incipit, c'est en effet un très sale temps pour Pierrot, manquerais plus qu'une bonne bruine, lui creusant le regard de son crayon d'ombre

Merci pour ce partage.

   PIZZICATO   
1/12/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Le clair de lune ne fait pas, ici, référence au romantisme...
L'alcool, la drogue, la déchéance sont évoqués par des images comme des touches impressionnistes.

" S'asseoir pour boire et décliner "
" En contrebas, le dépotoir"
" les peaux se piquent d'échardes "

" blafarde
Et bleue que seul l'amer libère." malgré un arrêt long sur cette image, je n'ai pas réussi à en définir le sens.

   archibald   
1/12/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Un sonnet pseudo-classique (une catégorie qu’Oniris pourrait instituer). Des termes un peu énigmatiques (l’amer ? les échardes ?). Peut -être trop d’adjectifs (avinés, raffinés, froncés, miné…). Des redondances (crue/blafarde, maintenant/à cette heure).
Et pourtant, un tableau expressif et plein d’une humanité assez désespérée. C’est beau mais c’est triste, mais c’est beau, quand même.

   Anonyme   
1/12/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Bonsoir LenineBosquet,

Pierrot n'a qu'à bien se tenir... L'alcool a eu raison de lui on dirait.

Vous signez-là, une fois de plus, un poème court mais sensationnel !

Bravo pour ces tournures de phrases qui vous sont propres !

Je suis fan !

Wall-E

   Pouet   
2/12/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bjr,

J'ai bien aimé la simplicité et la concision du texte.

J'aurais bien vu, mais c'est très personnel et basé sur pas grand chose, le mot "estaminet" dans ce poème qui aurait en plus bien rimé avec "miné".

J'apprécie tout particulièrement les deux derniers vers (verres).

Au plaisir.

   papipoete   
2/12/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
bonjour LenineBosquet,
Les bars chics ont éjecté plus loin ces passants de la nuit, qui errent de zinc en comptoir jusqu'à ce que leur corps n'en puisse plus . Maintenant que l'amer ne peut plus couler dans leur gosier, ils s'en vont cueillir " l'écharde à rêve " et s'en piquer la peau à la lune blafarde ...
NB un sonnet façon contemporaine qui fait trébucher le lecteur, au fur et à mesure des verres, jusqu'à l'ultime vers .

   MissNeko   
2/12/2016
 a aimé ce texte 
Bien
C est une lune bien triste et blafarde qui est décrite ici à travers la déchéance.
pierrot a bien changé ! Quoi que ... quand on connaît le sens caché de cette comptine ...
Pour revenir à votre poème les mots choisis desservent parfaitement l'ambiance glauque de ce clair de lune.
Merci pour ce partage.

   Morgan   
2/12/2016
la poésie a ses exigences
celles du sens que forment les mots
je suis désolé de ne pas trouver dans ces mots le sens qu'ils aimeraient donner
Finalement je m'abstiens de toute appréciation car peut-être suis-je
passé à côté

   luciole   
2/12/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément
Résonnent dans les bars enfumés les derniers accords d'un piano ivre, les sanglots étranglés d'une trompette qui dit le mal de vivre...
Comme un Chet qui chante pour la dernière fois son "funny valentine", je vois dans ce poème des images qui me bouleversent et qui parlent au plus profond de mon être et pour cet instant de grâce, soyez mille fois remercié.

   Anonyme   
4/12/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J’aime beaucoup ce poème, sur la forme j’aime tout, même le dernier vers qui claque un peu comme une claque…
Sur le fond je le trouve très réaliste parlant de ces moments comme chantait Ferré :

« Les gens, il conviendrait de ne les connaître que disponibles
A certaines heures pâles de la nuit
Près d’une machine à sous, avec des problèmes d’hommes simplement
Des problèmes de mélancolie
Alors, on boit un verre, en regardant loin derrière la glace du comptoir
Et l’on se dit qu’il est bien tard… »

des moments près de l’aube…

En tout cas vous m’avez touché d’en parler bien, avec pudeur et une certaine tendresse pour les ‘paumés du petit matin’, il me semble. De toute façon il en faut pour écrire comme ça, sur un tel sujet.

À propos de « bleue que seul l’amer libère » on pourrait comprendre la mer bleue qui libère, l’amer (la boisson) ou l’amer de l’amertume, de la nostalgie, de la tristesse, enfin bref un vers qui peut se lire facilement sous au moins trois schémas tous assez poétiques (je préfère la mer et l’amertume du chagrin, mais bon, de mémoire, le Picon bière c’est pas mauvais non plus).

À vous relire

   Perle-Hingaud   
7/12/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Je trouve dans ce texte une économie de mots, une concision efficace. On "gratte à l'os", pour le meilleur. L'atmosphère est campée, visuelle.
"S'asseoir pour boire et décliner ;
En contrebas, le dépotoir."
Ces vers, dans le rythme et surtout l'image induite, sont très évocateurs.
Les peaux se piquent d'échardes: oui, je vois aussi.

Une seule chose un peu cliché, je trouve: la lumière crue, blafarde. Crue, ok, mais alors un autre adjectif que blafarde, celui-ci est trop usé...

J'aime bien vos textes, même si je ne sais pas commenter la poésie: je ne fais que laisser une trace de mon passage.

Merci !

   LenineBosquet   
16/12/2016


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