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Poésie contemporaine
LenineBosquet : Soupe au lait
 Publié le 05/01/17  -  14 commentaires  -  724 caractères  -  248 lectures    Autres textes du même auteur

À lire casqué.


Soupe au lait



C'est une louche en plomb. Elle est lourde et massive
Tout comme la matrone accueillant le clampin
Dans son troquet miteux sentant le vieux tapin ;
C'est une forte femme, on dira… impulsive.

Cet ustensile, donc, prend la forme agressive
D'une massue au bout du bras, gros comme un pain,
De l'ancienne catin aux yeux ronds de lapin,
Déchiffrant, ahurie, l'anonyme missive.

Du genre demi-sel, son mari l'avorton
Serait garçon volage, un sacré micheton
Lui précise la lettre écrite à l'encre rose.

Du style bulldozer, jalouse et violente,
Elle brandit sa cuillère avec une insolente
Grâce et, dès lors, l'abat. Un crac. Le crâne explose.


 
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   papipoete   
27/12/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
contemporain
Un billet ( pas bien doux ) atterrit sous les yeux de la patronne du troquet, une femme très distinguée que cette catin retraitée ; la bafouille lui apprend que son avorton de mari, lui ferait depuis longtemps porter cornes pointues !
Ni une, ni deux, l'offensée se fait justice, et par l'entremise d'une louche vengeresse, occit le vilain mari !
NB l'histoire est très drôle, et les images percutantes !
A part le 13e vers et ses 13 pieds, votre poème pourrait entrer en " néo-classique ", car le hiatus du 4e vers " dira/impul ", et le " e " sonore de " ahuri/e " à la césure du 8e vers sont autorisés dans cette catégorie .
papipoète

   Raoul   
27/12/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Sympa le troquet tenu par un (ex) couple à la Dubout !
J'aime bien la liberté du ton de cette chronique qui se fera, on n'en doute pas, culinaro-judiciaire. C'est enlevé, vivant, avec un esprit de dérision réjouissant et dessin de presse. Très maîtrisé, avec un usage impec. et drôle de la ponctuation, un style loin du sujet-verbe-complément truffé d'incises ou détails visuels choisis piquant.
Beau sonnet moderne (si-si, ça existe, la preuve !), il me fait penser à ceux que put écrire Courteline en son temps.
S'il faut pinailler peut-être que le sexe des rimes en [ose]… mais bon, c'est pour chipoter. :)
Merci pour cette lecture réjouissante.

   Robot   
5/1/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Cette caricature qui m'a fait sourire dans ce texte à prendre comme une scène de film muet aux gestes exagérés, saccades accentué par la structure du récit et ses renvois de phrase sur le vers suivant. Il y a un peu des Bidochon ou de Guignol (c'est un compliment).
J'aime bien le coup de cuiller donné avec une insolente grâce.
Un moment d'humour apprécié en ce début d'année. Et bravo pour les rimes !
Pour le 13ème vers, vous pouvez écrire "cuiller", orthographe admise par Littré et Larousse. Cela rétablira l'alexandrin.

   Michel64   
5/1/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Fîchtre cette matrone est sanguine.

J'ai apprécié le ton général (populo) de l'histoire.
Beaucoup aimé le premier quatrain qui plante le décor y compris l'arme du crime.
Le deuxième quatrain me paraît plus laborieux. L'ustensile qui prend la forme... et puis ce sixième vers un peu dur à dire avec une virgule que j'aurais plutôt vu après massue.
Le premier tercet est très bien tourné, mais à nouveau le dernier tercet est assez tarabiscoté avec les deux dernier vers qui aurait mérité une autre tournure pour gagner en fluidité.
Peut-être un texte lâché trop tôt?

J'ai hâte de vous relire, car il me semble qu'il en faudrait peu pour me satisfaire tout à fait.

   Francis   
5/1/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
De forte corpulence mais altière, pommettes empourprées après avoir lu la lettre...J'imagine cette matrone que la plume fait apparaître. Quand dans ses paluches la louche devient masse d'arme, il vaut mieux filer !
J'ai gardé le sourire jusqu'au dernier vers (verre).

   PIZZICATO   
5/1/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
La matrone et l'avorton, ça m'a fait penser à Dubout.

On retrouve ici un texte dans le style habituel. Si ce n'est pas celui que je préfère, l'idée d'un 'corbeau' est intéressante aussi.

" Elle brandit sa cuillère avec une insolente
Grâce " on imagine bien le tableau !

   Anonyme   
5/1/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Salut LenineBosquet... Rien à dire concernant le thème, tout sujet peut être source de poésie et celui-ci, s'il n'est pas nouveau, méritait qu'on s'y intéresse.
Reste la forme ! Pour moi ce texte comporte deux parties...
Une très bien tournée qui comprend le premier quatrain ainsi que le premier tercet... Ca coule tout seul hormis le "on dira… impulsive." que l'on peut facilement transformer en...

Et limite impulsive ou... on peut dire impulsive...
mais il existe bien d'autres possibilités pour éviter ce "ra...im"...

Par contre je trouve assez mal construits les seconds quatrain comme tercet, et surtout le vers final...

Suggestion !

Du style bulldozer, jalouse et violente,
Brandissant sa cuillère avec une insolente
Grâce, dès lors l'abat. Crac... et le crâne explose !

Ce n'est que mon avis et vous pouvez soit le prendre en compte, soit l'ignorer, of course !

   Pouet   
6/1/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Slt,

Très sympa, ludique, musical et bien écrit.

Heureux pour ma part de pouvoir lire ce style de poèmes ici.

Les deux derniers vers "cassent" le rythme comme la louche casse le crâne.

Rien à jeter pour ma part, j'adhère, ça fonctionne velu.

Un poème parmi mes favoris de l'auteur.

Bravo à vous.

   Ioledane   
6/1/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Aïe ! Ca fait mal. Mais fallait pas la chercher, la matrone.
Ce récit m'a fait sourire, à la fois pour l'idée (fallait la trouver, pour le coup) et pour la manière dont c'est amené, le rythme allègre, la truculence du langage, la fin ... percutante.
"Un sacré micheton" m'a paru trancher un peu curieusement avec le registre du "garçon volage" et l'idée que l'on peut se faire d'une lettre écrite à l'encre rose ; il me semble y reconnaître plus le langage de la matrone que celui de l'épistolière.
J'ai beaucoup aimé le rejet "avec une insolente / Grâce", qui s'accorde à merveille avec le geste de l'héroïne, et puis ce mot "Grâce" qui jure délicieusement avec l'horrible geste.
Dommage pour la syllabe de trop dans "Elle brandit sa cuillère".
Une lecture originale et sympathique.

   David   
7/1/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour LenineBosquet,

Y'a un truc dans la mise en scène, une façon complexe de montrer une scène assez simple. La missive arrive en milieu de poème, son contenu tiendra en un demi-vers, plus loin. Avant, c'est l'histoire d'une louche, à la Tex Avery, elle semble aussi imposante que celle qui la tient. Après, en quelques vers, c'est la tatane aussi dans un style de dessins animé, avec l'onomatopée.

Je l'aime bien en fait ce style "cartoon" mais il reste que la fin fait un affreux bruit de crémaillère, avant même son "crac", l'enjambement de "grâce" est faussé par l'incise "dès lors" du vers qu'il ouvre, à mon avis, avec encore la ponctuation forte du point qui hache (pendant que ça frappe... ). C'est trop, et ça surprend dans un poème où les autres vers sont, relativement, sages.

   LenineBosquet   
8/1/2017

   lucilius   
1/2/2017
 a aimé ce texte 
Pas
Ayant lu ce texte sans casque, c'est sans doute pourquoi il m'a paru lourd et maladroit (j'évoque la forme et pas le fond). Je n'adhère pas vraiment à cette histoire de femme forte et impulsive, aussi massive que la louche en plomb manipulée et les trois dernières strophes "écrasent" vraiment le caractère léger de l'histoire, sans "insolente grâce". Je ne doute pas de vous relire prochainement avec plus de plaisir. Bien cordialement.

   Anonyme   
2/2/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Le sujet est tellement drôle qu'il ne faut pas s'arrêter à tel ou tel détail de la métrique.
C'est un texte qui est fait pour amuser et le but est atteint !
En revanche, humour pour humour, j'aurais choisi une image différente pour illustrer le lieu "sentant le vieux tapin". Pourquoi ne pas créer une image contrastée limite oxymore en proposant plutôt un lieu "fleurant bon le tapin" 'par exemple ?

   Zorino   
2/2/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour LenineBosquet,
C'est en voyant l'apparition du commentaire de Grange dans l'espace prévu à cet effet que je suis allé lire votre sonnet, et je dois vous avouer que je ne regrette nullement cette manœuvre.
La forme est parfaitement maîtrisée, le vocabulaire est très riche, les images très belles - au point de visualiser la scène - et la lecture très fluide.
Ce couple m'a de suite fait penser à une pizzeria que je fréquentais jadis. La description que vous faites de ces 2 personnes correspond parfaitement aux propriétaires de cet établissement prisé par les aimants de la cuisine rapide italienne. Puis, des années après avoir quitté ce lieu, j'ai su que ce restaurant avait fermé ses portes pour une raison que j'ignore encore aujourd'hui. J'espère que l’assimilation que j'ai pu faire entre votre poème et ce couple s’arrête au vers numéro 13...
Après lecture, votre incipit m'a beaucoup amusé.
Merci pour ce partage


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