Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie néo-classique
LEVENARD : L'œil du singe
 Publié le 21/04/10  -  14 commentaires  -  795 caractères  -  458 lectures    Autres textes du même auteur

Ce texte me reste également légèrement obscur...


L'œil du singe



(En hommage à Bernard Dimey)


Dans un zoo peut-être, mais allez donc remettre
L'exact lieu et l'heure des rendez-vous fortuits
Quand se sont épaissies, au-delà des minuits,
Nos brumes intérieures : je n'étais plus mon maître.

Et je vis cet œil-là, fardé d'un bleu de nuit
La pupille brillant d'une escarboucle brune
Tantôt corolle ouverte d'un velouté de prune
Tantôt point rétracté, comme un astre qui fuit.

Cette perle de jais, luisante au clair de lune,
Exhalait la misère du déjà presqu'humain
Recueillant ses pleurs lourds au creux des quatre mains.

Je fixais donc cet œil, phare de l'infortune :
Prodige merveilleux du singe cafardeux,
Quand il fit demi-tour, soudain il en eut deux.


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Anonyme   
30/3/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Beaucoup d'humour dans ce poème "libre" qui, à mon humble avis, est quand même plus proche du néo-classique, catégorie qu'il pourrait rejoindre après quelques légères modifications.
Pour le reste c'est très bien écrit et la chute est vraiment savoureuse... Cette perle de jais, luisante au clair de lune, il fallait le trouver...

   Anonyme   
31/3/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Le Bestiaire de Paris...!
Ah pour être réussi il aurait fallu des quatrains d'alexandrins que diable!

Non je déconne, quoique, mais alors il aurait fallu en mettre 66...

Voilà donc j'ai apprécié parce que c'est en cohérence avec la dédicace, c'est idiot mais en lisant Demey et singe on pense directement au bestiaire et on se dit qu'on va avoir droit, si c'est bien pensé, à une progression de la douceur nostalgique vers le chaos.

Et je dois avouer que je me suis bien marré.

Vraiment ça mériterait un tout petit retravail sur le premier tercet.
Les deux premiers quatrains me semblent sympas, assez drôle...
(j'ai pas compris le truc des quatre mains, je visualise pas le truc ça me perturbe...)
Et le dernier m'a bien fait rire...

Bref, la poésie c'est aussi fait pour me faire marrer parfois et c'est bien réussi sur ce coup là.

Merci!

Au plaisir!

   ANIMAL   
6/4/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Un poème très bien équilibré qui se balance en cadence à la lecture. La forme donne du relief au visuel dans cette observation mutuelle des deux primates.

Je pense qu'escarboucle est pris ici dans le sens de charbon ardent, braise, pas dans celui de la pierre (le grenat) qui est rouge foncé.

Juste un petit point : dans le vers "Cette perle de jais, luisante au clair de lune", je verrais bien "luisant au clair de lune" puisque la liaison donne le même son et l'effet m'en paraît plus poétique, même si la signification est légèrement différente, si peu.

La première strophe est ma préférée. J'aime moins le dernier vers, s'il est ce que je crois, censé mettre une touche d'humour.

   Garance   
9/4/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
"Bestiaire de Paris, entre l'ange et la bête,
L'homme a toujours du mal à trouver son chemin,
Il chemine au hasard et brusquement s'arrête...
Vers qui pourrait-il bien, ce soir, tendre les mains ?" Bernard Dimey

Je pense que l'atmosphère est bien rendue ; ce mélange de douceur et d'amertume, de beauté malgré la laideur.
Un côté étrange, mais pourquoi pas ?

   kamel   
11/4/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour

La forme du sonnet bien présentée révèle une image de l'oeil du singe par des vers significatifs.Ils appuient davantage cette idée en la dévéloppant tout au long du texte.Une parfaite description de cet oeil "Phare de l'infortune""Perle de jais"etc...
Une obscurité s'étend à la connotation de cet oeil qui parfois le lecteur ne peut donner une interprétaion directe et objective pour rejoindre l'idée de l'auteur.
Cependant le fond et la forme sont toutes les deux mises au point dans la formation de ce sonnet .

Bonne continuation

   belaid63   
21/4/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
"Cette perle de jais, luisante au clair de lune,
Exhalait la misère du déjà presqu'humain
Recueillant ses pleurs lourds au creux des quatre mains."
superbe.

   Anonyme   
21/4/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
« Nos brumes intérieures : je n'étais plus mon maître.
Recueillant ses pleurs lourds au creux des quatre mains. » : bravo pour le clin... d'oeil. Néanmoins, je ne peux m'empêcher de penser que les brumes devaient être d'une certaine épaissur voire d'une épaisseur certaine.
Quoi qu'il en soit, j'applaudis des quatre mains.

   Anonyme   
21/4/2010
J'aime bien Dimey, ce hibou rimailleur.
Si j'ai bien saisi, cet oeil n'est autre que le trou du c... de la bestiole, entrevu dans la pénombre par un narrateur sans doute un peu trop imbibé.
Pour la forme, ce poème n'a rien de libre : il suit - grossièrement, mais tout de même - la structure ordinaire et contraignante du sonnet. Pour moi, du point de vue formel, c'est un mauvais sonnet. Néoclassique, si l'on veut.
Quant au fond, il est amusant ; et le dernier vers joue bien son rôle (ici, celui de la surprise).

   Anonyme   
21/4/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Comme pour l'auteur, ce poème me demeure assez obscur, pourtant j'aime bien. (Dimey aussi d'ailleurs, c'est lui qui bourré s'envole comme un tit zozio non? Bref)

Espiègle et fort bien tourné, ce (double) clin "d'oeil" simiesque emportera mon adhésion.

Au plaisir de vous lire.

   Damy   
21/4/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Je ne connaissais pas Dimey et je ne savais pas non plus que "Syracuse" et "Mon truc en plume" étaient de lui.
Quand j'ai lu que: "Pour Bernard Dimey, la poésie c'est « mettre sa nuit en lumière ». Cette belle métaphore de Jean Cocteau, il la reprend à son compte dans les poèmes du « Milieu de la nuit »", cela me donne très envie de faire connaissance.

C'est le plus grand mérite, pour moi, de votre sonnet qui fait exprès de n'en être pas un.

J'ai, de plus, aimé l'ambiance, la musique et les couleurs diaphanes des "brumes intérieures",de "l'escarboucle brune", du "velouté de prune" de l'oeil (du chat?) du singe, de "la perle de jais", du"creux des quatre mains"...

Finalement seul le dernier vers reste un trou noir pour moi: peut-on voir la "perle de jais" sans avoir déjà vu "les deux"?

   jaimme   
21/4/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Moi aussi j'ai connu ce blues face au singe cafardeux, qu'il soit homme ou singe.
Ce poème donne à lire une vraie histoire.
Je ne connaissais pas Bernard Dimey, enfin si, puisque j'ai entendu comme tout le monde ses chansons. Merci de m'en avoir donné l'occasion.
Bon d'accord, ce n'est pas un singe, les zoos sont fermés après minuit...
J'aime beaucoup ce jeu du doute qui n'en est pas un.
Pour chipoter: il n'y a que le mot "point" qui m'a un peu accroché.
Merci Levenard, je me suis régalé!

jaimme

   Chene   
21/4/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonsoir

Voilà un poème qui va me faire passer une bonne fin de soirée après la lecture de la morosité ambiante !
J'apprécie l'humour et le clin d'oeil (si je puis dire) de ce sonnet néo-libéro-classico-comique... Une catégorie à lui tout seul (autre clin d'oeil vers les pralines cette fois ;) )

Bravo pour le style Levénard !

Chene

   pieralun   
22/4/2010
 a aimé ce texte 
Passionnément
L'œil de Levenard était de bronze: mise en scène et chute remarquables de spontanéité, d'humour. (que l'auteur se méfie car de telles méprises peuvent lourdement indisposer, à raison, les représentantes du beau sexe)
Pus sérieusement, hormis le premier quatrain qui manque un peu de fluidité, j'ai été conquis par ce texte poétique dans son second quatrain et le premier tercet.
Il aurait mérité une enveloppe à la prosodie plus stricte, qui aurait donné la même fluidité à tout le poème, ainsi qu'une apparente "rigidité" qui aurait renforcé l'effet d'humour.
Quoiqu'il en soit, marier aussi bien humour et poésie est, pour moi, quelque chose d'exceptionnel.
Bravo mille fois

   Arielle   
23/4/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bernard Dimay, oui ! Un peu Rimbaud aussi et son "sonnet du trou du cul" quand l'humour et la poésie se mêlent avec autant de grâce et d'aisance (ah, ce velouté de prune !) on ne peut qu'applaudir sans réserve.


Oniris Copyright © 2007-2018