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Poésie contemporaine
Lotier : Ressac [concours]
 Publié le 19/03/14  -  11 commentaires  -  1712 caractères  -  171 lectures    Autres textes du même auteur

Pictes : du nom latin « picti », « hommes peints »…


Ressac [concours]



Ce texte est une participation au concours n°17 : On connait la chanson ! (informations sur ce concours).





La lande est trop vide l’hiver.
Au pays picte où l’on se perd,
Tu es partie.
L’aube violette a ton sourire
Et la brume, à temps, se déchire
En ce pays.

Tu fus l’âme de la maison.
Nous, d’amour, plus que de raison,
Fûmes hippies.
Le soleil vert sur la Baie monte,
Alors la ville se raconte
Aux vains yuppies.

Quand Tom et Luc s’en sont allés
Vers des cieux toujours étoilés,
Qui t’a suivie ?
Dans les hautes terres d’Écosse,
Tu es allée avec ta gosse,
Notre Lili.

Tu avais gardé quelques graines
Ôtées à ta robe de laine.
Elles ont mis
Du temps à germer puis fleurir.
Autour de toi s’épanouirent
Autant d’amis.

Tu as peint la maison d’azur,
Par ta joie, fait d’une masure
Un paradis.
Du loch Shiel, on entend l’écho
De ton rire jusqu’à Castro !
Tu resplendis.

Bien sûr tes cheveux sont chenus,
Tu n’oses plus paraître nue,
Mais tes yeux gris
Disent combien tu restes libre,
Et toujours les guitares vibrent
En ta prairie.

Vous qui n’osez, qui renâclez,
Vous n’avez pas besoin de clefs
Pour vivre ici,
Car la fée de la Haute Lande
Aime les vagues qui s’étendent
À l’infini…



Il s'agit de la chanson « San Francisco » de Maxime Le Forestier (auteur et compositeur). Le personnage à trouver est Psylvia.


 
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   rosebud   
6/3/2014
 a aimé ce texte 
Pas
Trop mécanique, trop travaillé je trouve (ces désagréables rimes en "i" à répétition) pour évoquer la liberté dans cette maison bleue. Il est vrai aussi que je n'aime pas trop la chanson qui évoque un monde disparu pour de bon, dont il ne reste vraiment rien et que je ne regrette pas, même si on peut regretter de même celui dans lequel nous nous somme fourvoyés.
Il paraît que la maison est devenue une librairie, ou quelque chose comme ça - c'est Le Forestier lui-même qui le disait.
Bon, la fée de la Haute Lande ne m'a pas enchanté.

   socque   
7/3/2014
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Joli ! J'aime bien cette évocation de l'hôtesse de la maison bleue, partie (Dieu sait pourquoi, mais pourquoi pas ?) en Écosse. Le rythme dansant va très bien avec le sujet, je trouve. Une mention pour les "cheveux chenus" !

Je verrais bien d'ailleurs ce texte mis en musique...

   Ioledane   
14/3/2014
 a aimé ce texte 
Bien
J’aime bien le rythme de ce texte chantant, et ses évocations imagées. Oui, on connaît la chanson, et elle est ici joliment poursuivie et complétée.

Mes passages préférés :
« L’aube violette a ton sourire
Et la brume, à temps, se déchire »
« Tu as peint la maison d’azur,
Par ta joie, fait d’une masure
Un paradis. »
« Mais tes yeux gris
Disent combien tu restes libre,
Et toujours les guitares vibrent »
« Vous n’avez pas besoin de clefs
Pour vivre ici »

Quelques bémols :
- la déplaisante sonorité de « jusQU’A CAstro »
- le « car » de la dernière strophe dont je ne comprends pas la logique (je ne vois pas bien en quoi les trois derniers vers expliquent ceux qui précèdent).
- le titre : j’aurais mieux vu « La fée de la Haute Lande » à la place de « Ressac », un peu trop bref et cassant à mon goût, par rapport à la tonalité du poème.

   Anonyme   
19/3/2014
Bonjour Lotier

La copine du narrateur a quitté les brumes de San Francisco pour celles de Haute-Ecosse, la terre des Pictes (nous le savons tous depuis le dernier Astérix)
Elle a vieilli, mais sa maison est à nouveau bleue et elle n'a pas changé de philosophie.
On est pile-poil dans le thème du concours.

Les couplets sont plus ceux d'une chanson que d'un poème à lire. En l'occurrence, à mon goût c'est un plus.
Reste à trouver une mélodie, celle de Le Forestier ne convenant pas ici.

Ça donne envie d'aller faire un trip dans les Highlands

Merci Lotier et grosses bises à fée de la Haute-Lande et à votre petite Lili

   Arielle   
19/3/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un camaïeu de gris, de bleu, de violet pour repeindre cette maison bleue au pays picte des nostalgies. Le rythme 8/8/4 berce agréablement les souvenirs de cette fée de la haute lande qui a emporté dans ses bagages le San Francisco de sa jeunesse.

C'est tout à fait crédible et donne à la chanson originale une profondeur, une mélancolie qui ne la dénaturent pas.

   Bidis   
20/3/2014
 a aimé ce texte 
Bien
J’ai trouvé ce poème empli de nostalgie et, par moments même, prenant. Mais, pour moi, plusieurs vers lui ôtent assez bien de son charme, dont :
- « Fûmes hippies » : Je n’aime pas tu tout le « fûmes ». Pourquoi pas n’écrire que « hippies » ?
(« Nous, d’amour, plus que de raison,
Hippies. »)
- « des cieux toujours étoilés » : Je trouve que cela fait chromo.
Et je trouve la cinquième strophe moins jolie que les autres (« Tu as peint la maison […] on entend l’écho. »)

   myndie   
20/3/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Lotier,

C'est bien vu : un travail d'écriture qui sied parfaitement au genre "chanson"; j'aimerais beaucoup entendre la version musicale de ce texte si jamais un jour les notes l'habillent.
L'histoire est futée, mélancolique à souhait. Et puis surtout, j'aime l'évocation des 2 tableaux : le premier, inondé des couleurs éclatantes de la baie et en même temps plongé dans de violettes rêveries baba-cool; le second qui nous entraine dans les Highlands, terres des fées et des landes brumeuses, ô combien envoûtantes!
Pour moi, l'exercice du "peintre-auteur" est réussi ! :-D
A te lire, Lotier

   senglar   
22/3/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
bonjour Lotier,

J'ai trouvé ça très beau, très bien écrit. Soigné.

J'ai tout aimé : la géographie, la lande, l'héroïne (l'hôtesse de ces vers).

Je suis allé me préciser le sens du mot "yuppie(s)" ; la hippie est superbe :
"Bien sûr tes cheveux sont chenus
Tu n'oses plus paraître nue"
Ô que les cheveux blancs siéent aux femmes-fées des hautes landes !

TB
(-) parce que je n'ai pas reconnu la chanson.

En tout cas merci pour ce moment d'enchantement !

brabant

   Anonyme   
23/3/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
La nostalgie qui plane et envahit ma lecture. Beaucoup de charme dans ce texte. Je me pose juste la question de savoir si s'imposer une métrique était vraiment nécessaire. Mais comme il s'agit d'une chanson...
En tout cas si l'on n'a pas besoin de clef, ce poème en est une qui nous ouvre la porte de ces paysages et d'une rencontre avec cette femme magnifique.

   Ninjavert   
29/3/2014
L'histoire contée ici est sympathique, et quelques très beaux vers brossent un tableau de ces magnifiques paysages.

L'alternance deux vers longs / un court m'a un peu perturbé, probablement car je n'ai pas trouvé d'air adéquat pour rythmer ma lecture.

En tout cas l'ensemble est hamonieux, bravo. (Pas reconnu la chanson non plus, mais je ne suis pas un grand spécialiste de son auteur)

Merci !

   Lotier   
21/4/2014
Bonjour,

Quelques mots sur le forum dédié :
http://www.oniris.be/forum/a-propos-de-ressac-t18812s0.html

Bien cordialement,
Lotier


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