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Poésie en prose
Lulu : L'oiseau à la perle
 Publié le 03/07/18  -  15 commentaires  -  1082 caractères  -  197 lectures    Autres textes du même auteur

Esquisse d'un instant...


L'oiseau à la perle



En claironnant de bon matin, l'oiseau à la perle sillonne entre les branches, sans savoir si la nuit finissante est déjà hier.

Dans la déroute des songes, où je l'entends murmurer, j'imagine la pluie, juste là où tout commence, quand l'ivresse n'est que le bruit d'un gris d'orage.

Les nuages ne sont que traces dans le déroulé de la terre, et le chant s'engage à chaque étage des arbres de nos pensées. Et si dans nos humilités, nous brûlons de voir éclater la ronde des vents pour porter le cœur du temps, l'heure se grise elle-même de l'enchantement des rêves.

Mais l'oiseau à la perle chante la fusion des clairières creuses et pleines d'atomes, et aujourd'hui, peut-être le sent-il, il ne pleuvra pas.

N'y a-t-il pas seulement le cœur de l'aurore avec ses clairs de jour, ses sommeils encore brûlants et ses réverbères à peine éteints ?

Dans un instant, l'avenue des battements d'ailes ne sera plus qu'un souvenir de hasard, un secret délivré en bavardages, et le discours esquissé revêtira le ventre des mers, infiniment.


 
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   Queribus   
25/6/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

J'ai bien aimé cette écriture dépouillée "à minima"; pas de grandes phrases pompeuses mais un texte clair qu'on comprend tout de suite sans mots inutiles ce qui n'empêche pas une grande poésie et de très belles images("l'oiseau à perle","dans le déroute des songes","le déroulé de la terre","des arbres de nos pensées",...).

Le fonds est plaisant quoique profond sous une apparence de simplicité. Un texte comme on aimerait en lire plus souvent.

Vous l'aurez compris, vous avez affaire à un admirateur qui attend avec impatience votre prochain écrit.

Bien à vous.

   eskisse   
3/7/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Pour moi, une très belle ode à l'aurore...
Là, tout est fixe, calme et légèreté. Vous avez arrêté le temps dans l'esprit du haïku en adoptant une autre forme.

Aériens les songes, aérien, le chant et les nuages . Eloge de ce qui commence, de ce qui se dessine : "si la nuit finissante est déjà hier", " les nuages ne sont que traces" , "et le discours esquissé".

Le dernier vers est de toute beauté : " Dans un instant, l'avenue des battements d'ailes ne sera plus qu'un souvenir de hasard".

Reste la "perle" . Elle demeure mystérieuse et secrète pour moi...

Merci pour ce partage.

   MonsieurF   
3/7/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
J'aime beaucoup la poésie en prose en général, parce que je trouve cet exercice compliqué: comment, en gardant une forme assez longue garder la poésie des mots?

Je trouve que ce texte s'en tire plutôt bien à une ou deux exceptions.
Dans l'ensemble j'ai été convaincu par cette évocation de l'aurore, cette référence au temps, et cet oiseau qui fait d'une certaine manière naître le jour.

Il y a de très belles trouvailles: "souvenir de hasard", "la fusion des clairières creuses" par exemple.

Je suis un peu plus réticent avec la répétition de l'adjectif gris dans le texte de manière rapprochée. Surtout je n'aime pas les "ne...que" aux deuxièmes et troisièmes lignes. Ils sont lourds et assez peu poétiques je trouve.

Mais dans l'ensemble c'est un bon moment de lecture.

   Vanessa   
3/7/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour,
Votre titre a éveillé ma curiosité. L'oiseau à la perle m'a fait imaginé une part d'onirisme probable.
Et puis, rien...je n'ai eu aucune image de cet oiseau qui, il me semble devrait être l'élément principal de votre texte et surtout cette perle.
Votre prose est belle malgré tout.
Merci.

   papipoete   
3/7/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
bonjour Lulu
cet oiseau qui bavarde le matin de ce qu'il pense faire aujourd'hui, et le soir venu de ce qu'il a fait dans l'absolu, serait " l'oiseau de perle " ?
A part le coq de basse-cour qui fait le malin devant ses " belles ", je ne connais qu'un passereau aussi bavard et doué pour ses phrases savantes, le Merle !
L'auteur entend à travers ces discours, l'écho de sa pensée, une réflexion philosophique et bientôt, dans les ramures l'oiseau mettra sa tête sous son aile ...

   Robot   
3/7/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Attiré par le titre je m'attendais à quelque chose de plus original. Cependant, j'ai apprécié l'écriture de qualité même si parfois les phrases prennent de longues circonvolutions. Les idéees auraient pu être exprimées plus simplement sans perdre leur poésie. J'ai surtout apprécié la phrase de conclusion que je trouve très belle.

   Quidonc   
3/7/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Ecrire en prose est, en ce qui me concerne, un art compliqué. Mais je trouve que vous avez su exprimer avec justesse et poésie , comme une photographie le chant de cet oiseau matinal.
De façon fugace, j'ai cru l'entendre moi-même ce matin en lisant votre prose.
J'aime beaucoup la fin.

" le discours esquissé revêtira le ventre des mers, infiniment."

Bravo

   PIZZICATO   
3/7/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Le titre est attrayant.
Est-ce que cette " perle " symbolise la rosée sur son bec, à savoir la naissance du jour ?
" Dans la déroute des songes ". L'aurore quand on ne dort pas, le moment de la réflexion et des questions.
C'est ainsi que je perçois ce texte.

" si la nuit finissante est déjà hier " belle tournure.

   Pandelle   
3/7/2018
 a aimé ce texte 
Bien
D'après le titre, je pense qu'il s'agit plus d'un rossignol que d'une alouette (Roméo et Juliette).
Un beau voyage dans le temps, entre rêve et réalité, et, sur ces instants que l'on voudrait étirer, aussi.
Ça me fait penser à ce tesson de verre, poli par la mer, que l'on trouve sur la plage; si on prend le temps de le ramasser, une fois dans la main, tout un monde éclate (des grains de sable à la confection de la bouteille, de ce qu'il a fallu planter et cultiver pour la remplir, le café où elle a atterri, celui ou celle qui la bue après avoir reçu son salaire, celui ou celle qui se l'est fait casser sur la tête :) et finalement ce grand voyage.)
Votre écriture, infiniment libre (pour reprendre votre dernier mot), joue son rôle en ouvrant les portes.
" [...]quand l'ivresse n'est que le bruit d'un gris d'orage." Superbe, autant dans la forme que dans le fond.

   Luz   
4/7/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonsoir Lulu,

J'ai bien aimé ce poème-conte qui invite notre imagination à naviguer au fil du temps, des nuages, des arbres...
De très beaux passages :
" l'heure se grise elle-même de l'enchantement des rêves"
"chante la fusion des clairières creuses"
"l'avenue des battements d'ailes ne sera plus qu'un souvenir de hasard"
Merci.

Luz

   Eclaircie   
6/7/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Lulu,

Je prends de plus en plus de plaisir aux -bonnes- proses.
Et là, je suis ravie.
Si le hiatus oiseau-à est un peu gênant d'emblée, on l'oublie vite pour se plonger dans cette aube bruissante.
L'heure du réveil des oiseaux est très bien évoquée, décalée en amont du lever du jour.
Bien sûr, je suis toute acquise au fond de ce texte, moi qui, tout les jours guette l'aube, l'aurore et le lever du jour.

À ta question, je répondrais : il n'y a pas "seulement le cœur de l'aurore", il y a la magie, la magie de tous les possibles.
Et tu sais très bien me faire ressentir cette magie, merci !

"Le ventre des mers" : j'adore l'image.

   Lulu   
8/7/2018

   jfmoods   
9/7/2018
La question rhétorique ("N'y a-t-il pas seulement le cœur de l'aurore avec ses clairs de jour, ses sommeils encore brûlants et ses réverbères à peine éteints ?") fait mine de douter de cet enchantement particulier du réveil que matérialise le titre du poème ("L'oiseau à la perle").

En vérité, ce réveil-là suit une procédure bien particulière.

Sorte de sas délicieusement flou (complément de manière : "sans savoir si la nuit finissante est déjà hier"), il s'apparente à la sortie d'une forêt (complément de lieu : "entre les branches", métaphores : "à chaque étage des arbres de nos pensées", "la fusion des clairières creuses et pleines d'atomes") et l'oreille en constitue la clé de voûte rayonnante ("En claironnant de bon matin", "j'entends murmurer", "le bruit d'un gris d'orage", "chante", "bavardages", "discours esquissé").

C'est un moment précieux, à la fois dense ("l'heure se grise elle-même de l'enchantement des rêves"), resserré ("Dans un instant, l'avenue des battements d'ailes ne sera plus qu'un souvenir de hasard, un secret") et anticipateur ("j'imagine la pluie", "Les nuages ne sont que traces dans le déroulé de la terre", "il ne pleuvra pas").

C'est le temps de la promesse réinvestie du jour qui vient.

Merci pour ce partage !

   Tychillios   
15/7/2018
Modéré : commentaire hors-charte (se référer au paragraphe 6 de la charte).

   Brume   
4/9/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Lulu

Mon commentaire sera très peu constructif. Quand je lis votre prose je ne peux intellectualiser.
Grâce, sensibilité, beauté, pureté.
J'aime chaque vers, chaque images. Tonalité douce, douce atmosphère. Pour moi votre poème ne possède aucun accroc.
Lire votre poème c'est être ailleurs. Magique.


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