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Poésie classique
Lunastrelle : Aubade d'arômance
 Publié le 01/10/11  -  10 commentaires  -  2628 caractères  -  138 lectures    Autres textes du même auteur

Encore un conte défait...


Aubade d'arômance



C'est une histoire oubliée à la nuit
Comme un bijou tailladé par la lune,
L'enfant le sait tandis que l'astre luit,
Alors un rire éclabousse la dune ;
De ses doigts fins, il caresse les vers
Qu'il ensorcelle et livre aux yeux divers,
Patiemment, ils attendent l'opale
Qui parera la tiare fatale :
Oui, celle-là que la princesse ourlait
Pour une rose à la peau virginale ;
Que le destin berce son cœur de lait !


Tout à son art, le ménestrel s'enfuit ;
Quelle bohème, ou bien quelle infortune
Pourrait sceller ce qui doit sans un bruit
S'évanouir d'un sursaut à la brune ?
Indifférent, ses lèvres au teint pers
Baisent les mots de maelstroms pervers,
Il peinturlure avec force l'escale
De cette femme, ou beauté nivéale ;
En son sein blanc poudré de violet
Repose encor la mort transcendantale,
Que le destin berce son cœur de lait !


Non, aucun prince aux volets de minuit,
Juste un poignard pour gagner la tribune,
Elle qui dort en silence et séduit
Cette âme seule à la prose importune ;
C'est dans le sang, les ténébreux hivers,
Qu'elle devint guerrière des enfers
Emmitouflés sous la prunelle astrale
De son regard que la quête ancestrale
Inscrit au rouge à son vieux chevalet
Illuminé d'une encre musicale ;
Que le destin berce son cœur de lait !


Entre deux feux, le troubadour poursuit
Son œuvre d'ère, à graver sur la rune
Qui doit porter le symbole éconduit
D'un secret blême ou terni de rancune :
Son héroïne au piteux univers
Cherchait la fin de son monde à l'envers,
Cette aube saoule, aguicheuse et vénale
Devait guider Son Altesse Royale
Entre ses pas à l'ombrage si laid,
Mais qu'espérer de cette faim natale ?
Que le destin berce son cœur de lait !


Sa voix bleuit, se noie et se détruit
Sous la fraîcheur d'une larme opportune,
Son chant de geste a recueilli le fruit
D'un passé noir, souvenirs sans lagune ;
Qui voudrait croire en ses tourments amers
Façonne-t-il un chemin de travers ?
Sa damoiselle à l'aura sidérale
Fredonnait l'air qu'une vie infernale
Hantait jadis, étourdi feu follet,
Mais elle fuit, jeune fille en cavale ;
Que le destin berce son cœur de lait !


Elle faillit, sa main si vespérale
Vit se flétrir son ultime pétale
Entre la terre et son humble ballet ;
Las, l'enfant souffle enfin la clé finale :
Que le destin berce son cœur de lait !


 
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   Anonyme   
7/9/2011
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour ! Pour ce qui est de l'écriture classique je ne trouve rien à redire si ce n'est que l'alternance des rimes masculines/ féminines se fait parfois tous les deux vers, parfois vers après vers. Cependant toutes les strophes respectent ce même ordre, une forme que je ne connaissais pas...
Pour ce qui est du fond, de l'histoire en elle-même, j'avoue que je ne comprends pas de quoi il ressort ; ce n'est pas un reproche car cela peut être lié à mon inculture.
Je n'ai pas non plus compris le titre, sans doute pour la même raison... ce qui ne m'empêche pas d'apprécier la qualité de l'écriture en espérant avoir un jour la clé de l'énigme...

   Lunar-K   
22/9/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Une écriture fort riche et travaillée, malgré quelques rimes qui m'ont semblé un peu plus artificielles que les autres, notamment : "vers/divers". Mais, dans l'ensemble, le texte est très agréable à lire, dans un style un peu vieillot mais plein de charme, de "grandeur" qui renforce encore davantage l'aspect tragique du thème.

Ce dernier manque malheureusement de clarté quelquefois. Cela est sans doute en partie dû au registre très soutenu et désuet de la forme. Toujours est-il que je ne suis pas sûr d'en avoir tout bien compris, ce qui me désole fort au vu de la qualité de l'expression.

Une sorte d'aubade à la nuit, ou plutôt à la "femme-nuit", d'après ce que j'ai compris. La nuit qui fuit et se dérobe toujours, qui, inaccessible, rejette ses prétendants, se complaisant dans sa noirceur et sa solitude, refusant la clarté de l'aube que lui propose le poète dont les vers, de ce fait, sont d'avance voués à l'échec. C'est, en gros, ce que j'ai pu retiré du texte. Je regrette de ne pouvoir en saisir davantage les détails. Mais je pense que mon incapacité à les comprendre mieux vient davantage de cette écriture qui ne m'est guère familière, et non de quelques maladresses de votre part.

Soit, un texte au romantisme fort travaillé et à l'écriture soignée, originale même dans son "conservatisme". Tout cela est bien sûr fort séduisant, malheureusement à ce point éloigné de mes habitudes de lecteur que j'ai parfois du mal à bien vous comprendre.

PS : J'aime beaucoup le titre, avec ce très beau néologisme.

   David   
24/9/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Lunastrelle,

Ce que je comprend, c'est que c'est l'histoire d'une histoire qu'un trouvère doit écrire avant l'aube, à propos d'une princesse qui fait tout ce qu'elle peut pour que ce soit un trip gothique sanguinolant alors que le poète se démène pour changer la fin, comme une bataille entre un auteur et son personnage. Bon "trip gothique sanguinolant" c'est juste une interprétation d'images qui m'ont l'air funestes quand même (maelströms pervers, mort transcendantale, guerrière des enfers... ).

Je ne sais pas si tu es timide avec les points ou impétueuses avec les points-virgules, mais les enjambements sont nombreux, et ça noie toujours un peu le poisson, c'est un format assez long en plus. Des phrases plus courtes pourrait faciliter la lecture.

   Mona79   
1/10/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup
C'est une belle ballade, un peu longue peut-être, car elle se compose habituellement de 3 strophes en octosyllabes et d'un envoi d'une demi-strophe. Mais les normes prosodiques en sont respectées, c'est frais et joli à l'oreille. J'ai particulièrement apprécié la première strophe et le "refrain" qui revient comme une berceuse : "que le destin berce son coeur de lait." même si je n'ai pas vraiment compris quel était le destin de la belle...

   Fanch   
4/10/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour,
Qu'il s'agisse du sujet ou de la forme, ça me fait penser aux anciens poèmes; on le verrait bien en vieux "françois"!

je trouve les vers de 10 syllabes très durs à composer, surtout dans une strophe de 11 vers avec une alternance de rimes pertinente et je suis impressionné par le résultat

sur le fond, j'avoue que je n'ai pas tout compris et que ce n'est pas un sujet qui m'attire particulièrement mais j'apprécie le vers qui conclut chaque strophe et, tout particulièrement, "las, l'enfant souffle enfin la clé finale"

   Lunastrelle   
4/10/2011

   hevoeh   
8/10/2011
Tout lecteur de poésie doit s'armer de patience quand il s'adonne à ce loisir; et je crois qu'il en faut assez pour bien vous lire;

Passés les premiers efforts d'attention et de concentration, sans doute, on découvre une très belle plume, non pas artificielle, mais sincère et douée d'une naturelle et profonde sensibilité poétique;

Votre défaut: trop d'inspiration; vous éprouvez exagérément notre capacité à retenir, agglomérer et enfin synthétiser toutes ces images qu'on trouve à chaque vers;

mettez un peu de récit, un peu de vie terrestre, simple et facilement saisissable pour notre compréhension et notre mémoire.

On ne peut dans un seul poème y mettre tout son cœur, comme les impressionnistes qui peignaient par petites touches, un poème n'est qu'un point de ce tableau, l’œuvre entière du poète en est enfin le tableau achevé.

Votre plume est magnifique. La poésie vous habite.

Qu'importe la notation...

   rmfl   
30/11/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une presqu' absolue maitrise des vers et des mots! et effectivement on sent...moins les odeurs que l'atmosphère!
"Que le destin berce son cœur de lait !" belle rengaine que j'aimerais entendre chanter par Montserra Caballé!

   CharlesVerbaud   
9/11/2012
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Un chant royal ! Voilà une pièce maîtresse des formes fixes !

Pour la technique, rien à dire. Les décasyllabes sont rythmés, les phrases amples et bien diversifiées de structure.

Pour le fond par contre, j'avoue avoir vite décroché. L'expression m'a parue trop contournée, trop maniérée voire ampoulée.
Même le refrain m'est hermétique
Que le destin berce son cœur de lait !

Beaucoup trop d'images absconses à mon goût.

Cela fait très surréaliste, et je n'aime pas le surréalisme.

   Anonyme   
21/3/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
La forme me semble parfaite, mais le fond est bien ennuyeux.

C'est bien trop empesé, c'est sans vie, le vocabulaire bien sûr est très soigné, le texte curieusement se lit aisément, mais les mots glissent sans laisser d'empreintes.

Une relecture ne m'a pas permis de faire abstraction de ce défaut. Je n'accroche pas, je trouve que ce poème est "froid", il manque de vie. L'émotion n'arrive pas à éclore, elle est trop sous le joug de la forme qui se veut ciseler.

Là, est la complexifié, car votre plume sait très bien écrire, mais elle bride trop l'expression, mon ressenti est en retrait.


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