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Chansons et Slams
ZeManHue : La java libertaire
 Publié le 02/10/11  -  6 commentaires  -  2188 caractères  -  90 lectures    Autres textes du même auteur

Et c'est l'orgue de Barbarie qui a flingué notre amour...


La java libertaire






T'es comme une ritournelle qui alimente en eau ma roue,
Le jeu d'une manivelle sur un piano de pas d'chez nous,
Mais quand le vent s'arrête, il ne reste que le carton
Qui s'aperçoit de ces mirettes, que tu lui as tourné les talons.

L'hiver libre ma chérie, l'été mes guêtres dans les rues,
Il a suffi qu'un inconnu ait vu nos liens si détendus ;
Et c'est l'orgue de Barbarie qui a flingué notre amour,
Qui a fait foirer la mélodie que l'on avait écrite un jour.
Liberté, liberté chérie, t'es repartie pour un tour,
T'as repris c'qu'on avait conquis mais on se reverra un jour...

Tu rêvais de grandes orgues,
D'un manège à donner le tournis !
Ça t'étonne, ça te tanne,
Mais l'orgueil je le jette aux orties !

Ta boussole a tourné folle, j'ai perdu l'nord un' fois de plus,
L'amour s'est vu sans domicile, comme orphelin, l'enfant des rues.
C'est la java libertaire, celle qu'en a rien à secouer
Des amoureux velléitaires et des "Ah ! Si j'avais...".
C'est la java, la goguette, le temps qu'on a laissé filer
Vaut bien plus que ne laisse paraître les "Ah ! Si j'avais...".

Tu rêvais de grandes orgues,
D'un manège à donner le tournis ;
Ça t'étonne, ça te tanne,
Mais l'orgueil je le jette aux orties !


T'es comme une ritournelle qui alimente en eau ma roue,
Le jeu d'une manivelle sur un piano de pas d'chez nous,
Mais quand le vent s'arrête, il ne reste que le carton
Qui s'aperçoit de ces mirettes, que tu lui as tourné les talons.


 
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   Anonyme   
10/9/2011
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
En l'absence de la musique qui va avec (si musique il y a) je ne suis vraiment pas emballé par cette chanson. Il y a trop de tournures qui m'écorchent les oreilles : "de pas d'chez nous", "Qui a fait foiré", "Mais s'orgueil", "Qui s'aperçoit de ces mirettes".

Si le vocabulaire employé était clairement de l'argot, ça pourrait passer, mais ce n'est pas le cas. Nous sommes ici dans un registre familier qui tente de se rapprocher des chansons anarchistes par le ton, malheureusement je trouve que ça sonne faux.
J'ai plus l'impression d'une imitation (d'ailleurs le titre me semble emprunté à Renaud ) que d'une véritable nouveauté. Rien qui renouvelle le genre.

   Lunar-K   
26/9/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Un très joli texte qui me fait un peu penser, surtout sur le début, au "Beau saxo" de Ferré : "T'es comme un rossignol, à la voix de goéland...". D'après ce que j'ai compris, c'est l'histoire d'un musicien itinérant qui se retrouve SDF lorsque son instrument, un orgue de barbarie, le lâche ; l'histoire d'un libertaire qui perd sa liberté...

Je n'ai par contre pas compris à quoi renvoie cet "inconnu qui a vu nos liens si distendus". C'est un peu dommage parce que c'est avec lui qu'advient la rupture, c'est avec lui que la liberté du musicien disparaît...

Sinon, concernant la forme et la musicalité de ce texte, j'y trouve une belle adéquation avec le thème. Mélancolique mais sans pessimisme, repartant, malgré la défaite, à la conquête de sa liberté jamais entièrement acquise. A la fois émouvant et engagé, j'aime beaucoup !

Un léger reproche néanmoins, par rapport à la répétition du "Ah ! Si j'avais...". J'aurais bien vu ici une sorte de "fausse répétition", avec un seul petit détail qui varierait entre les deux occurrences. Peut-être en remplaçant l'un des deux par quelque chose comme : "Ah ! Si jamais...". Je pense que, au niveau du sens, cela ne changerait pas grand-chose, mais que ça introduirait, formellement, une subtilité supplémentaire qui, personnellement, m'aurait davantage plu.

Mais bon, ce n'est rien qu'un détail par rapport à la grande qualité de l'ensemble. Un très bon texte, musical, engagé, mais l'émotion n'est pas en reste (cela constitue parfois, je trouve, un risque lorsqu'on s'aventure à écrire ce genre de chanson). Très réussi, selon moi !

   Anonyme   
4/10/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Très belle java, populaire, un brin de rêve, de nostalgie d'un orchestre, une belle énergie. L'ambiance "guinguette" est bien présente, une envie d'y participer, les images restituées sont plaisantes. Bravo!

   David   
9/10/2011
 a aimé ce texte 
Pas
Bonjour ZeManHue,

Bon, à l'oreille, je trouve que vous feriez "grand-mère" à côté d'une Piaf entonnant un "Allez, venez, Milord" au coin d'une rue hypothétique. Le ton mélancolique est difficile à rendre "péchu", c'est aussi dans le texte. Je ne suis pas sûr que la mélancolie soit le but d’ailleurs, mais c'est bien ce qui surnage pour moi : une java "clandestine" qui serait plutôt une chanson intimiste.

J'ai bien aimé "l'an nomarou" de la fin du premier vers, j'aime bien ses sons qui sembleraient venir d'une autre langue, mais il va rimer avec le "pas d'chez nous" et ça m'a bien moins plu. Je sais bien que ce n'est pas la faute du dernier à passer par les yeux du lecteur, mais l'expression est déjà un titre de nouvelle sur Oniris, c'est dans le refrain, incomplètement, d'une chanson publiée peu après celle-là. C'est la nouvelle qui la porte le mieux à mon goût.

Ce que je n'aime pas aussi dans le fond, c'est l'image de la déception amoureuse comparée à "la manche", la vie dans la rue, c'est "lourd" pour moi : ça ne s'enchaine pas très naturellement. Le contexte est plus "romantique" que "social" il me semble, et c'est le vocabulaire qui sème le doute. Même si une réalité pourrait mêler les deux bien sûr, c'est juste ce que je peux en lire.

Le titre également ne décrit pas vraiment ce qui se passe dans les mots, ça rajoute encore à une impression "d'usurpation", mais ça doit pas être le bon mot, mais c'est bien un problème de narration, de cohérence que je n'ai pas trouvée.

   widjet   
1/12/2011
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
En faisant un tour du côté des chansons, voilà une que je trouve entrainante (java forcément), plutôt bien écrite, gouailleuse, un peu gavrochienne, quoi.

Ma préférence va aux premiers couplets.

Plaisant dans l'ensemble

W

   Anonyme   
16/2/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
J'aime beaucoup parce que c'est un mélange curieux entre Piaf et Ferré, une chanson des rues qui vous invite comme ça au hasard, elle vous happe, elle s'accroche à votre mémoire, parce qu'elle a petit quelque chose, elle s'incruste, peut-être est-ce ces mots simples mais sincères, ils racontent une histoire vraie.

Tout l'ensemble est en harmonie. J'ai écouté et réécouté, j'ai cru entendre son écho au coin d'une rue, elle ne demande qu'à être fredonner cette chanson.


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