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Poésie libre
Lunastrelle : Tais-toi ! Et cœurise...
 Publié le 25/10/10  -  9 commentaires  -  2753 caractères  -  143 lectures    Autres textes du même auteur

(...)


Tais-toi ! Et cœurise...



Tais-toi.

Sur les bancs glacés de l’aurore, où la poussière ricoche et éclate,
Des yeux pleurant tristesse
Me font face,
Se fracassent.
Je sens le zéphyr des ritournelles, murmures d’ombres délavées,
Siffler contre mes hanches persiennes,
Et mon tambcœur
Résonne en écho à mes déchirures !



C’est le temps des passions…
Souviens-toi, l’arbre…


Je veux
M’approprier
Mes tombeaux d’obsidienne, sans attendre que deux mains me tiennent
En ambre de nuit,
Que l’on me prenne encore à sourire,
Pour ouvrir un peu mon livre,
Obsession d’une déferlante, qui hurle…
Sachez que…
C’est de la folie…

Ô et cette sève, tant croquante et aux écrins de fer,
Ruisselle sur ma gouache en vie…
Ses jupons en gouttes de sang, à l’art rhum des mûres de Chine,
Rappellent mes égéries de l’insomnie…
Je parle bien sûr de ces fleurs-là,
Laissant place à la chair…
En robe rouge de Vienne…
Voyez-vous, elles me hantent,
Elles me clouent…




Parfum de cyan…
Esprit entre ciel et tronc…


(Chut)

Vois comme la langueur des abysses
Traîne sa cape sur
Toi.
Souffle un
Bon coup,
Et dérobe ces grappes
Dont j’ai oublié
Le
Nom…




Et la pluie ?
Sans glotte…
Elle frémit.


Je grelotte !
C’est rien, son sens ne fait qu’un tour.
Et l’écume des genres décélère
Sous
L’influence
De
Cette
Aaaaaab… Surdité…


Tais-toi !
Juin est mort,
Et les merisiers écrient leurs fruits,
Pour que l’histoire ne soit,
Et que l’amer se change en amour…




J’ai mal au côté gauche de mon être…
C’est pas un cœur que j’ai, mais un trou noir qui n’arrête pas de s’inverser et de changer d’univers…


(…)


Tais-toi !
Et cœurise...







Verbe « cœuriser » :
Je cœurise
Tu cœurises
Il cœurise
Nous cœurisons
Vous cœurisez
Ils cœurisent


Néologisme de cœur + cerise, transformé en verbe il est indéfinissable, c’est un état s’esprit… cœuriser revient à peindre un cœur de nouveau en rouge, à chasser l’amertume et l’incertitude pour que l’Été revienne…
C'est un peu l'opposé de "écœurer" aussi...


________________________________________________

"Ce texte a été publié avec des mots protégés par PTS"


 
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   framato   
10/10/2010
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Au niveau de la présentation, j'ai toujours eu un problème avec la justification à droite, qui rend la lecture assez malaisée. Je pense qu'un présentation en décalage (par exemple en utilisant un tableau à deux colonne) aurait été plus belle et plus confortable à l'œil.

Il y a quelques néologismes intéressant, un jeu de mot un peu forcé (art rhum pour arôme), ab surdité (que je trouve plus réussi dans le sens et la forme)

J'ai bien aimé aussi la dé-pronominalisation d'écrier...

Le texte proprement dit me semble douloureux mais assez narcissique. Il manque d'universalité pour que le lecteur puisse y avoir une vraie place.
Les deux dernières strophes le sont plus, et sont très belles.

C'est gentil d'avoir conjugué le néologisme, mais était-ce bien nécessaire ? La définition se suffisait à elle même.

   Anonyme   
14/10/2010
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Un poème étrange je trouve, assez envoutant, mais avec des maladresses.
Ainsi j'aime cette notion de coeuriser un organe, c'est beau et clair. J'ai aimé ce combat entre l'avant et l'aprè cette mise en forme en décalage.
Par contre je n'aime pas trop: la plupart des calembours qui alourdissent inutilement le texte, les merisiers qui "écrient" je ne comprends pas le sens, "Je veux
M’approprier
Mes tombeaux d’obsidienne, sans attendre que deux mains me tiennent
En ambre de nuit,
Que l’on me prenne encore à sourire,
Pour ouvrir un peu mon livre,
Obsession d’une déferlante, qui hurle…
Sachez que…
C’est de la folie…
"

Cette strophe lourde dans le texte, trop, même si le thème en est la cause je pense.

Une impression mitigée donc, mais plutôt positive.

   ristretto   
18/10/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
un poème un peu fou, tant dans la mise en page que dans les expressions, que dans le fond ..du coup cela fait coup de coeur sans trop savoir expliquer
je regrette juste "obsidienne" et "ambre", non pas qu'ils soient inappropriés mais un peu trop galvaudés ( hélas)
et aussi "aaaaaab" j'aurais vu juste ab-surdité pour marquer le coup
sans en faire trop
mais l'ensemble est si "punchy" !
l'annotation post texte ne serait elle pas mieux en avant propos ? en tous les cas elle me plait beaucoup ...coeurisons !!

   Raoul   
21/10/2010
 a aimé ce texte 
Pas
Pas convaincu du tout.
Tout d'abord, pourquoi, lorsque vous forgez des mots (pas toujours très heureux) les affublez vous d'une signalétique qui nous dit : "Hey les amis, regardez! j'ai inventé un truc!"?
Pourtant, d'habitude, j'aime plutôt les lectures à tiroirs, les mots non écrits mais qu'on entend cependant, les texticules à pirouettes, mais là je ne marche pas.
Tout me semble très artificiel. Les retours à la ligne, hasardeux (ce que je ne crois pas) inutilement voyants, les jeux de mots, qui, non maîtrisés deviennent rapidement calembours (le summum étant "et tronc"), les audaces -très relatives- à deux tons de mise en page, la ponctuation…
Sur moi coeuriser ne fonctionne pas… j'y lis herboriser, en revanche le "Aaaaaab… Surdité…" oui.

Je trucule
Tu trucules
Il/Elle trucule
Nous truculons
Vous truculez
Ils/Elles truculent

Désolé, je n'accroche pas, pour moi ça brille creux.

   Anonyme   
25/10/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
alors le fond:
les vers sont très beaux et donnent l'impression d'admirer une toile aux couleurs saisissantes où les éléments sont en fusion avec les sentiments et tout cela offre de belles sensations visuelles. ce qui est étrange c'est que pour un poème qui se veut sombre je ne ressens pas l'atmosphère de la mélancolie, du chagrin ex cette strophe:

"Ô et cette sève, tant croquante et aux écrins de fer,
Ruisselle sur ma gouache en vie…
Ses jupons en gouttes de sang, à l’art rhum des mûres de Chine,
Rappellent mes égéries de l’insomnie…
Je parle bien sûr de ces fleurs-là,
Laissant place à la chair…
En robe rouge de Vienne…
Voyez-vous, elles me hantent,
Elles me clouent"

je ressens plus un parfum de liberté, je ne lis que les odeurs des fleurs, de l'arbre, de la rosée, j'ai l'impression que ces éléments ont voler la place du sentiment de la souffrance.
donc pour moi lz mélancolie est passée à coté, c'est ce que je ressens mais d'un autre coté je m'en moque car j'aime les sensations positives que m'apporte ce poème.

maintenant la forme:

j'ai trouver la conjuqaison du néologisme "coeurise" inutile et encombrante.
et "Aaaaab....Surdité", je n'aime pas du tout, j'ai l'impression qu'il offre un effet comique pour un texte qui ne se le veut pas, j'ai bien souris en le lisant. je trouve qu'ici tu en a pas fait trop contrairement à ton dernier poème "Pangemonium". maintenant je trouve pas ce poème narcissique, il te défini, tu aimes les mots et tu joues avec, tu les invente sans tomber dans l'incohérence, c'est ce qui fait TA plume.

j'ai apprécié ma lecture.

   Anonyme   
25/10/2010
 a aimé ce texte 
Pas ↑
Quel dommage.
J'm beaucoup, dans la poésie, que les mots soient en symbiose avec leur forme, leur contexte.
Ici je pense que le souci se pose sur l'éparpillement.
Beaucoup d'idées pour un seul conseil : Tais-toi! Et coeurise...
J'aurais pu apprécier le jeu de mots dans le titre, mais malheureusement je trouve l'effet appliqué - le moderne à côté du classique, la licence à côté de l'ordre - assez mal géré.
Et je peux reproduire la critique à toute l'oeuvre.

On sent un bouillonnement. Un amour du jeu de mot ou du jeu sur le mot, ou encore du trait de pensée - si vous préférez. Une envie d'exprimer par l'espace (ce qui mérite un plus à la note). Des émotions qui se mêlent. Et à mon grand regret pour un résultat qui oscille entre la farce et le drame. La comédie dramatique n'est pas mon genre de prédilection, lorsqu'il n'est pas accompagné de sarcasme.
Du coup, je ne suis pas interpellé.
Les belles expressions se noient sous les jeux de mots qui les balaient d'un coup, d'un seul et inversement.
Je pense qu'en plus, outre la matière à composer deux oeuvres, qui s'assumeraient chacune dans leur style - la folie qui est évoquée et qui ne sent pas la folie pour un sou, d'ailleurs, qui mérite à lui seul un traitement particulier ; et l'envie de jouer sur les mots, qui en association avec les envolées plus lyriques sont légèrement hors ton ici et mériteraient peut-être un traitement plus léger, une approche plus libre - l'auteure aurait la capacité de travailler à fond les deux axes. Ou de les harmoniser pour que le résultat semble moins factice.

Je pense qu'à tenter d'associer les deux, dans une danse complexe, l'auteure n'a pas vraiment réussi à maitriser le fil ténu qui sépare les deux intentions. Et y perd par la même occasion toute valeur poétique.
Dommage donc.

   Lunastrelle   
25/10/2010

   PierreLune   
27/12/2010
 a aimé ce texte 
Passionnément
Moi j'ai bien aimé "j'ai mal au côté gauche de mon être c'est pas un coeur que j'ai mais un trou noir qui n'arrête pas de s'inverser et de changer d'univers. Il y a un parfum de mon ami Jules Laforgue dans vos vers... Comment rester insensible à cette poésie qui a vraiment été écrite avec ce coeur qui "coeurise tant.
Félicitations car vous l'avez bien coeuriser le Pierrot Lunaire que je suis avec cette belle poésie...

   Anonyme   
21/3/2017
 a aimé ce texte 
Pas
Lorsque l'on aborde un de vos écrits, il faut s'attendre à de l'inattendu, c'est bien dans un sens, on n'est pas déçu, mais d'un autre côté, ce n'est pas vraiment "accessible". De plus ici s'ajoute à la difficulté du texte "secret", une forme qui casse la lecture.

C'est bien trop de désagréments, je n'ai pas réussi à rentrer dans le partage. "Tais-toi ! Et coeurise ..." ce "coeurise" à quelque chose de charmant mais que je n'arrive pas à retrouver dans le phrasé, qui là encore me semble "froid".

Mais je reconnais, que vous savez fort bien écrire ... Sans doute faut-il apprendre à apprivoiser votre plume... Mais c'est un peu dommage qu'elle soit si loin du lecteur, dans sa compréhension.


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