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Poésie libre
Meaban : Ardoises
 Publié le 29/06/09  -  6 commentaires  -  968 caractères  -  132 lectures    Autres textes du même auteur

Contrastes, solitudes, friches industrielles et l'amour d'une femme...


Ardoises



T’aimer



Les terrils en chaos moutonnent sous la pluie
Des chevalements rompus dodelinent en grinçant
L’anthracite des schistes illumine le temps

Et des genets vengeurs s’égrènent en chevelure
Étouffant l’abandon des perrières stériles

Ardoises

J’étouffe d’amertumes au seuil de mon ennui
Ce désert sans hommes qui s’envenime de riens
Et dans ce vil décor exulte ton sourire

Ma femme

J’aime marcher loin de toi
Te regrettant déjà
Contrastes qui s’amenuisent

Le silence des mines
Tes iris vert d’eau

Les fenêtres béantes
La courbe de tes lèvres

Les murs qui s’éraillent
La douceur de ta peau

Les voies en abandon
Les cieux que tu me donnes

Les volutes du fond qui exhalent des puits
Ton haleine de fraise

Aimer









 
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   Sido   
29/6/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Sans la petite présentation du texte, je n'aurai pas compris, ce qui me fait poser la question : une poésie doit-elle se suffire à elle même ou a t-elle besoin d'éclaircissement ?

Quoiqu'il en soit, armée de ces explications, j'ai adhéré de suite à ces images qui m'ont renvoyée à des images connues
J'ai bien aimé comme l’absente s’impose dans le vide béant de la mine

   Garance   
29/6/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
j'aime beaucoup ce jeu de contrastes, et j'espère lire d'autres poésies qui comme un puzzle complèteraient ce morceau.

   Raoul   
1/7/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
… Ou comment nos lieux de vie jouent sur elle.
Les raccourcis sont saisissants, et parlent directement…
J'aime le choix de la concomitance et de l'interpénétration faite entre paysage et ressenti sentimental qui font un portrait psychologique très personnel.
Il y a dans ce poème un amour tellurique, je trouve.

   Anonyme   
1/7/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Comme Sido, sans la phrase de présentation, j'aurais eu du mal à comprendre tout. L'ensemble est efficace, je préfère la prise de hauteur de la deuxième partie de la poésie. Mais j'ai vu dans les mots ce paysage surprenant et ça m'a plu.

   Anonyme   
1/7/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
D'emblée, ce poème m'a fait penser à une chanson de Philippe Katerine : "Gare du Nord" où il évoque une certaine Muriel sur fond de plage industrielle de Boulogne sur mer. Et à un moment il dit : "Muriel, ce paysage crie ton nom, à chaque instant". Je trouve que ce passage pourrait correspondre à ce poème.

Enfin bref, j'aime beaucoup l'évocation de ces friches industrielles qui alimentent une certaine mélancolie, nostalgie.

Dans la seconde partie, j'apprécie ces instantanés qui renvoient en parallèles, à l'être aimé.

Bien vu.

   BAMBE   
2/7/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un parallèle détonnant, un contraste grisant. Bravo


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