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Poésie contemporaine
Michel64 : Dentelle, vol et désir [concours]
 Publié le 14/01/15  -  26 commentaires  -  744 caractères  -  460 lectures    Autres textes du même auteur

La confiance en soi passe parfois par des voies détournées.


Dentelle, vol et désir [concours]



Ce texte est une participation au concours n°18 : Le soutien-gorge de Mlle Lili (informations sur ce concours).





Un soutien-gorge de dentelle
Qui séchait sur un étendoir
Fut dérobé un sombre soir,
À Lili, triste demoiselle.

Un peu plus tard dans les ruelles
Deux écoliers de Saint-Édouard
Passèrent, courant dans le noir,
Excités comme des pucelles.

Loin des regards, cœur emballé,
Ils partagèrent leur trophée
D'un coup de ciseau équitable.

Lili l'apprit par un voisin
Et par ce beau coup du destin
Se sentit enfin désirable.


 
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Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   David   
4/12/2014
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

Ce que je retiens, c'est le "coup de ciseau équitable", le contexte du poème joue un rôle mais la formule elle-même me semble... comme un titre de roman policier - je ne saurais dire mieux - C'est juste un petit larcin qui se déroule dans le poème, mais l'arrivée du "ciseau équitable" (qui va "étrenner", couper un cordon pour les deux "pucelles", qui a donc toute sa place dans le poème et son déroulement) a quelque chose de percutant, à la façon d'un "fait divers", le poème pourrait faire l'objet d'un entrefilet de journal d'ailleurs, la fin est un poil mièvre mais bon, il y a l'humour de la situation.

   Anonyme   
9/12/2014
 a aimé ce texte 
Un peu
Au niveau du vocabulaire employé, je note quelques maladresses. Ici je vois un pléonasme ("sombre soir") et là quelque chose d'assez vulgaire ("Excités comme des pucelles").
Les vers me semblent simplissimes, peu travaillés, à l'image de ce "Et par ce beau coup du destin".
Enfin on ne comprend pas trop les raisons du contentement de Lili d'apprendre les dégats sur son soutien-gorge, sachant que certes, elle est une "triste demoiselle" mais il n'est pas précisé qu'elle est également moche !
L'idée est bonne mais pas très bien traitée je trouve.

   fugace   
10/12/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
C'est purement ravissant! Bourré d'humour, simple, léger.
Remercions ce voisin, qui ne devait pas manquer par ailleurs de surveiller cette triste Lili, d'avoir vendu la mèche: Pour une fois, les ragots sont porteurs d'espérance!
Merci à l'auteur pour ce bon moment.

   Bidis   
11/12/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Sonnet très mignon, primesautier et sans prétention. L’écriture poétique semble couler de source, comme sans aucun effort et se lit de même. Quant à l’idée, je la trouve excellente.

   Curwwod   
12/12/2014
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un texte mignon comme tout, léger et sautillant comme ces fameuses pucelles excitées. Le sujet ne supposait pas de pensées plus élevés. On n'est pas dans la métaphysique.
Cette gaminerie de puceaux eux aussi exités est joliment écrite même si on pouvait rêver d'un peu plus de richesse dans les rimes.
La chute est plus maline et plus profonde qu'il ne paraît : je suis bien content que mademoiselle Lili se trouve ainsi rassurée sur son pouvoir de séduction.

   aldenor   
15/1/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
L’anecdote est simple et amusante. L’écriture vivante. La chute savoureuse. Et tout le monde en sort content !
La construction des paragraphes est bien pensée. Le poème coule avec naturel. Je ne trouve vraiment rien à redire.

PS : Le titre a été modifié après ma lecture en EL. Je dois dire que je préférais le titre original. Celui-ci est je trouve trop explicatif. A la limite, il gâche l’effet de surprise.

   Purana   
15/12/2014
 a aimé ce texte 
Bien
Un petit poème écrit avec légèreté et avec l'emploi de mots simples.

J'ai l'impression que ces vers octosyllabes vous sont arrivés naturellement sans que vous ayez passé des heures à chercher des rimes.

Avec un tel thème ce n'est pas toujours facile d'éviter de sombrer dans la trivialité ou dans la niaiserie.
Vous avez évité ces deux obstacles. Bravo !

Je trouve que "Ils partagèrent leur trophée D'un coup de ciseau équitable" est une trouvaille drôle qui nous offre une fin surprenante à ce texte.

Le dénouement heureux apporte comme une touche de conte de fée au texte

Merci pour ce partage.

   papipoete   
16/12/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
la forme en "sonnet" sied bien à cette histoire où deux garnements s'emparent de cette lingerie pendue sur un étendoir, comme d'un trophée de chasse. Ce soutien-gorge qui ne fut sans doute guère dégrafé par des mains amoureuses, se révèle alors un objet de désir pour la triste demoiselle, à qui personne ne prêta attention jusqu'alors. Désormais, même si l'amant est fantôme, Lili sait qu'on rêve d'elle face à ces deux bonnets de dentelle! Elle sait qu'elle fait le bonheur d'yeux gourmands!
l'ensemble est mignon, touchant...

   Hananke   
14/1/2015
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour

Petit sonnet sympathique pour ce concours.
J'aime bien ce poème jusqu'à l'avant dernier tercet
car je ne saisi pas du tout le rapport de l'ultime tercet
avec le reste du texte.
Qu'on m'explique quoi peut rendre Lili désirable : le partage ou le vol ? Ou les deux ?
Si c'est bien le cas, alors, ce tercet aurait du posséder
plus de clarté dans son énoncé.

   laralentie   
14/1/2015
 a aimé ce texte 
Bien
J'aime beaucoup le scénario avec une chute excellente. La forme est légère et peut s'adapter au thème. Néanmoins, il me semble qu'il pourrait être amélioré en ajoutant de l'image, des descriptions qui le rendraient plus poétique.

   leni   
14/1/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour
c'est un texte élégant amusant "équitable"
Ca coule de source! J'aime la chute finale

Lili l'apprit par un voisin
Et par ce beau coup du destin
Se sentit enfin désirable.
Merci pour cette belle distraction
salut cordial Leni

   Pimpette   
14/1/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Forme et fond tout est charmant dans ce texte.
Comme tout le monde avant moi le coup de ciseau équitable a fait mon bonheur mais le restant du vocabulaire aussi, simple, efficace, parfait

Michel ce n'est pas la première fois que je me régale de ton écriture propre, comme j'aime!

   Robot   
14/1/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
J'ai ressenti ce texte comme une fable primesautière.
Elle se lit agréablement sans heurt. Je ne regrette qu'un seul vers :
"À Lili, triste demoiselle."
En effet, triste dans le contexte me porte à interpréter un peu comme on dirait "triste sire" alors que vous pensiez probablement à malheureuse.
Pour l'ensemble, c'est un bijou d'argent.

   Anonyme   
14/1/2015
Salut Michel

Premier candidat en piste (ton texte a du être proposé le 2/12 si je ne m'abuse) tu donnes d'emblée le ton. Celui de l'humour et de la qualité de l'écriture.
L'histoire est tout à fait crédible, j'ai connu bien des galopins qui en auraient eu l'idée.
La chute est inattendue comme il se doit dans un sonnet digne de ce non.

Merci Michel et bravo.

   Automnale   
14/1/2015
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour, Michel ! Cette histoire est charmante ! Quelle belle idée que celle du coup de ciseau équitable ! Et nous imaginons, de la façon dont vous la décrivez, fort bien la scène...

Pour ce qui concerne le côté négatif, j'ai remarqué des petits soucis de ponctuation... Et je me demande, amusée, si des pucelles sont davantage excitées que des jeunes filles plus délurées !

Reste à savoir ce que sont devenus les trophées des deux écoliers de Saint-Edouard !

Automnale

   pieralun   
14/1/2015
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un petit sonnet léger et frais pour inaugurer le concours des poèmes.

Sa simplicité lui confère une forme de poésie.
Il est simple dans les mots comme dans la construction grammaticale.
Seul le " excités comme des pucelles " me dérange un peu dans le contexte.

J'ai aimé les ves. 2, 3,6, 11 et l'ensemble est de bonne facture.

   Lulu   
14/1/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Le sonnet en octosyllabes donne un bon rythme à l'ensemble en le rendant bien efficace relativement à son contenu. Le texte se lit bien, comme une belle petite fable.

Je ne peux dire que bravo tant pour le fond que pour la forme.

A un moment, j'ai pensé qu'on pourrait trouver ces mots dans un aparté au sein d'une pièce de théâtre avec pour décor le "soutien-gorge de dentelle / Qui séchait sur un étendoir"...

   Francis   
15/1/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une jolie fable que Brassens aurait aimée ! Les ados de Saint-Edouard ne sont pas insensibles aux seins ! Leur trophée va changer la vie de Lili . Pavoisez, pavoisez demoiselles !

   jfmoods   
15/1/2015
J'aurais personnellement mis une virgule à l'hémistiche des vers 3 et 5 ainsi qu'à la fin du vers 5. Quatre strophes, marquées par la prédominance de rimes suffisantes. Quatre phrases qui délimitent, on ne peut plus clairement, les quatre étapes de cette petite histoire polissonne. L'octosyllabe confère une vivacité de bon aloi. Le degré de raffinement du tissu (« de dentelle ») ne peut qu'accentuer sa valeur de butin. Le choix de la forme passive (« fut dérobé ») et le rejet au vers 4 du sujet (« À Lili ») tendent à renforcer l'image de la dépossession, à la jeune femme, d'un élément vestimentaire la représentant métonymiquement. Comme privée d'une part constitutive de son identité, elle n'est d'abord perceptible que comme objet, réceptacle de désir. D'autre part, l'absence de complément d'agent génère une attente chez le lecteur. La remarque de Jano concernant le caractère pléonasmique de l'expression « sombre soir » est pertinente. Cependant, on peut aussi considérer que le décor se présente comme paysage état d'âme de Lili, que « sombre » prépare, en quelque sorte, l'irruption de ce que le lecteur est amené à considérer comme une périphrase résumant le personnage dans sa fermeture initiale au monde (« triste demoiselle »). La mise en incise (« cœur emballé ») traduit bien l'effet d'essoufflement produit par la course ainsi que l'émotion violente qui étreint les deux lascars. Elle mène à son terme l'idée de fuite amorcée par le rejet du vers 7 (« Passèrent »). L'effet d'opposition des sens concret et abstrait du mot « coup » (« coup de ciseau » / « coup du destin ») est réussi. Sans doute parce que ce « coup du destin » renvoie machinalement, ironiquement, au ciseau des Parques et à l'image, ici symbolique, d'une Lili chenille qui se muerait, sous l'empire de circonstances de hasard, en Lili papillon (marqueur temporel : « enfin »). Se faire rapporter l'événement par un tiers (« l'apprit par un voisin ») ne peut que nourrir de manière féconde l'imaginaire de la demoiselle. Le fait, pour les deux écoliers, de se partager ainsi, à l'amiable, le fruit d'un larcin aussi singulier ne manque pas d'amuser. En vérité, au-delà du succès de l'entreprise, chacun des protagonistes se trouve en effet condamné à l'insatisfaction car dépositaire d'un... demi-fantasme. Au final, une image se lève, imperceptiblement, à l'imaginaire du lecteur : celle des garnements Max et Moritz à leurs débuts, faisant, pour l'instant sans véritables dommages, leurs premières gammes.

Merci pour ce partage !

   Agueev   
15/1/2015
 a aimé ce texte 
Bien
Le texte est un peu court à mon goût et le rythme un tantinet vieillot. Pourtant tu arrives à m'embarquer dans une petite histoire sympathique qui m'a rappelé quelques bêtises que j'ai pu commettre il y a quelques lustres...

   Michel64   
15/1/2015
Mes remerciements et commentaires en cliquant ici

   Damy   
15/1/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'aime beaucoup cette petite fable toute simple et j'ai ri à sa conclusion.
Le soutien-gorge comme objet conscient du désir (outre son objet initial, mais lequel ?), j'aime !

   Coline-Dé   
15/1/2015
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Deux choses m'ont partiulièrement séduite : l'idée, que je trouve vraiment jolie ( pauvre Lili, qu'on imagine d'un physique plutôt ingrat, la magie d'un joli dessous lui offrant en guise d'ersatz les fantasmes de deux galopins !)
Et ce " coup de ciseau équitable" qui est un petit bijou d'humour.
Dommage pour le côté un peu laborieux de:
"Et par ce beau coup du destin" qui fait légèrement baisser le niveau de ce poème pétillant...

   Cristale   
16/1/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Beaucoup de charme et de fraîcheur dans cette histoire où s'ennuie la pauvre Lili tandis que s'amusent deux galopins à chaparder le linge d'un étendoir.
Le coup de ciseau pour partager le butin est très amusant et surprenant.
Un vol qui malgré tout aura permis à Lili de prendre confiance en sa féminité et aux deux garçons de faire preuve d'un élan solidaire dans l'équité.

   costic   
24/1/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Beaucoup aimé à la fois l'idée et l'écriture qui avec légèreté déclenchent des émotions. A la fois très visuel, simple et subtil.

   Janam   
30/1/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Je trouve beaucoup de charme à ce poème, le charme de la simplicité.
Une chronique légère, avec un début et une fin, une histoire bien menée, sans prétention et qui tourne très bien.


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