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Poésie libre
MissNode : À ceux-là
 Publié le 25/01/17  -  10 commentaires  -  1261 caractères  -  169 lectures    Autres textes du même auteur

À nous tous, humains pour la Vie…


À ceux-là



Celui qui est le grain de poussière
Clin d’œil dans la brume de la lumière
Lui qui suit les étoiles égarées là dans le rayon
Au travers du voile de la vitre
Et c’est le marchand de sable surgi dans la veillée des enfants pour les saupoudrer de leurs rêves.

Celui qui attend la goutte d’eau
Plonger dans le reflet de la flaque
Et c’est la lune qui s’y déplie comme un accordéon de papier.

Celui qui se cache sous la rosée
Tapi sous le cri de la chouette en suspens devant l’aube
Et lui qui caresse le satin du nouveau-né
De son regard blotti dans l’immobile
Et c’est le chant des sirènes venu du silence du grand large à l’heure du ressac.

Celui qui s’étire avec précaution
Accroché à la paroi de l’escalade
Traqueur de la prochaine prise
Lui qui lance son corps droit au ciel
Quand au sommet l’espace s’ouvre à lui
Et c’est le mugissement de l’air qui dévale les pentes de l’âme emportant avec lui nos souvenirs faits cendres.

Celui qui berce ses douleurs
Figées vivantes sur l’image retrouvée
Celui qui panse ses plaies
D’un baume de pleurs et soupirs
Et c’est le sang des matrices qui emporte avec lui les eaux troubles.


 
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   Brume   
25/1/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour MissNode

Que ça fait du bien de lire de si jolies choses sur l'humain. Car il a aussi une belle âme.
Chaque étape de sa vie est un plaisir à lire grâce aux vers d'une grande richesse et d'une belle sensibilité.
J'ai aimé me plonger dans votre univers. Tout est lumière, même la dernière strophe.

Coup de coeur pour ces images:
"Clin d'œil dans la brume de la lumière"
"Et c'est la lune qui s'y déplie comme un accordéon de papier. "

Pas de paillettes; c'est d'une grande profondeur.

   Robot   
25/1/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément
La structure apporte beaucoup à ce poème. Le long vers qui termine chaque strophe comme une longue exhalaison de ce qui a été inspiré dans les vers qui précèdent.
Un texte libre de qualité, beaucoup d'images inspirantes comme celle-ci que je trouve admirable:

"Celui qui attend la goutte d’eau
Plonger dans le reflet de la flaque
Et c’est la lune qui s’y déplie comme un accordéon de papier."

   Michel64   
25/1/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
De très belles images pour parler de l'humain. Beaucoup de poésie.

Pourquoi ne pas continuer au second paragraphe comme au premier en personnalisant l'objet :
"Celui qui est la goutte d’eau
Plongeant dans le reflet de la flaque
Et c’est la lune qui s’y déplie comme un accordéon de papier."
Je ne comprends pas bien ce "...attend....plonger", par contre l'"accordéon de papier" quelle belle trouvaille.

Le dernier paragraphe est très poignant avec ces douleurs figées mais toujours vivantes, comme au premier jour, qui renaissent à l'apparition d'une l'image.

Merci pour cette lecture.

   Francis   
25/1/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Je retrouve une part de mon être dans chacune de ces belles images poétiques. Je suis celui qui se perd dans les étoiles et se sent grain de poussière dans le sablier. Je suis celui qui écoute le ressac et contemple la lune qui se mire dans une flaque. Je suis celui qui offre ses douleurs aux images du passé... Je ne suis qu'un homme qui cherche à rêver et vos images m'y invitent. Merci pour ce partage.

   Marite   
25/1/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↓
De très belles images dans ce poème qui, cependant, se trouve alourdi dans l'expression par les répétions dans chaque strophe de : " celui qui - lui qui - et c'est ". Par exemple j'aurais d'avantage été touchée par :
Grain de poussière
Clin d’œil dans la brume de la lumière
Suivre les étoiles égarées là
Dans le rayon au travers du voile de la vitre
C’est le marchand de sable surgi dans la veillée des enfants pour les saupoudrer de leurs rêves.
...
Mais bien entendu, l'auteur seul maîtrise le ressenti qu'il exprime et la forme ci-dessus aurait sans doute nécessité un titre différent car les "Celui qui ..." de chacune des strophes font écho au titre.
Une lecture poétique bien agréable.

   Annick   
25/1/2017
 a aimé ce texte 
Bien
L'anaphore "Celui qui" est reprise partiellement à l'intérieur des strophes par "lui qui". (12 fois pour 5 strophes assez courtes). L'anaphore seule aurait été suffisante, il me semble, car le pronom relatif "qui" a tendance à alourdir un peu le style.
Des trouvailles comme : "Et c'est la lune qui s'y déplie comme un accordéon de papier."
J'aime aussi cette belle image :"Lui qui lance son corps droit au ciel
Quand au sommet l'espace s'ouvre à lui."
A vous relire.

   plumette   
25/1/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai mis un peu de temps à entrer dans l'univers de cette poésie libre, mais je ne suis pas déçue.

l'Homme et la nature étroitement mêlé, de très belles images et une strophe finale qui parle à tous les humains, car qui n'a pas de douleurs à bercer et de plaies à panser?

j'adore celui qui caresse le satin du nouveau né, j'aime aussi la lune qui se déplie comme un accordéon de papier,j'aime encore celui qui s'étire avec précaution à la paroi de l'escalade, au sens propre ( je vois bien la scène) et également comme une métaphore du "dépassement de soi".

Merci pour ces mots si vivants

Plumette

   papipoete   
25/1/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour MissNode,
Celui qui rêve en regardant les étoiles ; celui qui patiente face à la goutte d'eau qui perle du chéneau ; celui qui tapi sur la mousse au bruit des vagues, guette l'aube qui s'annonce ; celui qui lit à travers les images ses douleurs aux plaies refermées ; " à ceux-là " quelques vers ...
NB l'auteure peint de sa plume un décor qui s'anime au ralenti, sous le pinceau, sous le couteau .
Une poésie en toute liberté, mais de main de maître brossée !

   MissNode   
27/1/2017

   Proseuse   
4/2/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour MissNode,

De belles métaphores pour dire que l' Homme est -multiple- et sait être beau et grand  ( quand il veut!!) j' ai particulièrement aimé

-la lune qui se déplie comme un accordéon de papier -,
ou
-Le regard blotti dans l' immobile-

et d' autres encore !

Merci pour cette belle envolée poétique


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