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Poésie contemporaine
Mokhtar : Impressions vénitiennes
 Publié le 24/11/17  -  14 commentaires  -  4298 caractères  -  126 lectures    Autres textes du même auteur

Mon amour de Venise se traduit par ce texte, peut-être trop long, qui fait un peu "dépliant touristique".
Je reconnais m'être fait plaisir, et n'ai d'autre ambition que de rappeler de bons souvenirs à ceux qui ont eu la chance de visiter correctement Venise.


Impressions vénitiennes



Quand les lueurs de l’aube éconduisent la lune,
La cité se dessine émergeant des flots gris,
Quand la brume se lève enfumant la lagune,
Déjà Venise est belle et renaît à la vie.

Non tu ne dormais pas, tu n’étais qu’assoupie,
Vivante et frémissante au rythme de tes eaux,
Quand s’emplit le silence en de doux clapotis,
Et claque sur les flots la gondole au repos.

Le long du grand canal s’offrent au fil de l’eau
De blancs palais de marbre aux grâces irréelles
Aux galeries ornées d’oves et chapiteaux,
Hissant vers le soleil leurs voûtes de dentelle.

Prodiges d’harmonie, sublimes monuments
Se mirent en tremblant sur les eaux agitées,
Et le vieux pont de pierre en un enjambement
Aux deux berges se lie au cœur de la cité.

Boutiques en pléthore, échoppes aguichantes,
Évoquent de concert le temps du Mardi gras,
Et le badaud rêveur que Carnaval enchante,
Sent son esprit voguer vers ces jours d’apparat.

Et les belles marquises se donnent aux fêtes
Comme reines vêtues en robes de brocart
Dont brillent tout autant dorures et paillettes,
Que sous le masque blanc le feu de leur regard.

Sublimes éventails, masques hallucinants,
Le fol enchantement ne craint pas les outrances,
Mais si délire est loi jamais ne se dément,
De ses tableaux vivants la suprême élégance.


Ornée de ses chevaux en quadrige d’airain,
De ses lions ailés qui vers le ciel s’élancent,
Couronnée de son dôme en ce pays latin,
La basilique d’or est fille de Byzance.

C’est quand tombe le soir que la place sacrée,
Délivrée de la foule et des bruits du négoce,
Révèle la splendeur de son immensité
Qui se donne à l’automne aux marées d’équinoxe.

Tu offres des tableaux à travers tes fenêtres,
Tes ruelles cachées ont des charmes subtils
Mais le suprême émoi, c’est te voir apparaître,
Au soleil alanguie du haut des campaniles.

Là sur ton océan de rouges tuiles rondes
Jaillissent comme fleurs coupoles et clochers,
Et sur les sillons verts de tes veines profondes,
Rebondissent les ponts des canaux engoncés.

Sur tes îles du nord, pépites de la mer,
La lumière embellit les maisons de couleur,
Où l’on brode dentelle, et l’on courbe le verre,
Et que fusent joyeux les rires des pêcheurs.

Si j’étais Bellini, Vénitienne racée,
Je prendrais pour modèle illuminant la Bible,
Ta grâce de Madone et tes doux yeux baissés,
Comme Vierge attendrie au sourire indicible.

La Fenice frémit quand le ténor s’empare
Des grands airs du Trouvère ou de Rigoletto ;
Et se donne à Verdi pour qu’exulte son art,
De rouge et d’or mêlés l’écrin du bel canto.

Légendes et secrets, énigmes historiques,
Complots, drames ourdis et sombres exégèses…
L’ambiance se prête aux récits fantastiques,
Ceux de Marco Polo ou de Corto Maltese.

Souvent la nuit tombée, dans les ruelles sombres,
Serrant ma dulcinée, j’accélère l’allure :
Ne serait-ce là-bas, coquin tapi dans l’ombre,
Ce bon Casanova en quête d’aventures ?

Le funèbre vaisseau sur les vagues s’avance,
Vers l’île San Michele où reposent les morts,
Offrant au Vénitien comme en ultime danse,
L’hommage de la houle avant son dernier port.

La ville romantique est propice au malheur,
Au Lido Visconti fit son héros mourir ;
Que c’est triste Venise affirme le chanteur,
Quand meurent les amours sous le pont des soupirs.

Et glisse la gondole au ras des murs anciens,
Et glisse sur la corde l’archet de Vivaldi,
Et glisse sur la toile le pinceau du Titien,
Et glissent sur la joue les pleurs d’Albinoni.

L’ombre gagne la place et le monstre s’avance,
Anachronisme obscène en ces lieux vénérés
L’imbécile cohorte ignore l’indécence
De profaner ainsi ce qu’elle aime admirer.

Te fait-elle rêver, enfant de l’an trois mil,
Cette ville engloutie par faute de tes pères ?
Ce phare à l’ange d’or, qui fut son campanile,
De la sérénissime en reste le repère.


 
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   Asrya   
13/11/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Je n'ai jamais visité Venise (je ne suis pas réellement ce que l'on peut appeler un globe-trotteur), ceci-dit, vos termes font mouche et révèlent avec aplomb la force, l'élégance et la grâce de cette ville (j'imagine en tout cas).

En effet, c'est long, et le côté dépliant touristique pourrait en faire jaser plus d'un. Est-ce nécessaire ? Je ne suis pas sûr, mais comme vous l'avez précisé, vous vous êtes fait plaisir, et c'est bien là l'essentiel.

Vos mots sont choisis avec finesse et musicalité. Votre texte est oral ; il vit Venise, mieux, il la chante.
Vous avez, avec adresse je dois dire, peint un autre des tableaux de cette ville en décrivant - prouesse - les attraits d'une ville (vous m'aurez presque donné envie de la visiter).

J'ai beaucoup aimé :

"Et glisse la gondole au ras des murs anciens,
Et glisse sur la corde l’archet de Vivaldi,
Et glisse sur la toile le pinceau du Titien,
Et glissent sur la joue les pleurs d’Albinoni."

Ce n'est pas le passage le plus musical, et le plus heureux à l'oreille, mais ces répétitions de "glissent" sont d'une fluidité exquise.

J'ai trouvé la forme rudement bien mené, naturelle ; sans passage en force, sans brutalité, sans accro : j'ai adhéré.
Puis-je jugé de la vraisemblance de votre propos ? Aucunement.
Alors mon évaluation vaut uniquement le voyage que je me suis imagé.

Merci pour cette envolée,
Au plaisir de vous lire à nouveau,
Asrya.

   bipol   
24/11/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément
bonjour,

je ne suis pas un adepte de la forme

et je n'aime pas les textes longs

mais je me suis laissé emporter par votre visite

je connais un peu Venise la magnifique

et vous avez tellement bien su retranscrire ce joyau

je vous ai suivi tranquillement

avec un grand plaisir, merci

   troupi   
24/11/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Déjà 10 ans que je n'y suis pas retourné et Venise me manque tous les jours et l'envie de me perdre dans ses ruelles et dans ses multiples palais ornés des tableaux des grands maîtres ne m'a jamais quitté, c'est vous dire si j'ai apprécié votre poème.
Trop long ? oui pour un poème "normal" mais Venise est "hors normes" et tant de choses fascinantes sont à dire et décrire. Chacun de vos mots a remué en moi une foule de souvenirs.
Je ne vais pas chercher la petite bête concernant l'écriture, elle est assez fluide et les deux premiers quatrains accrochent suffisamment pour donner envie de poursuivre la lecture.

   Vincendix   
24/11/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Mokhtar,
Je ne connais Venise que virtuellement, nous ne sommes pas attirés par les destinations trop courues, souvent surfaites. Mais je comprends que cette cité soit autant visitée et aimée.
Un foisonnement de quatrains peut-être mais la lecture n’est pas lassante, ce n’est pas seulement un « dépliant touristique » mais aussi un cours d’histoire, un tableau coloré et animé, une fresque littéraire et musicale nimbée de légende et de mystère, sans oublier une ambiance romantique.
J’espère que le dernier quatrain n’est pas prémonitoire, que Venise ne sera jamais engloutie… J’ai participé (modestement) à sa survie en sélectionnant des troncs de chêne destinés à servir de pieux. Dans les années 50/60 de nombreux wagons de bois sont partis de la gare de Clermont-en-Argonne en direction de Venise.
Vincent

   jhc   
24/11/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Mokhtar,
de la belle ouvrage!
j'approuve l'incipit et ne chipoterai pas la versification.
Je connais un peu Venise et l'ambiance est là, pour de bon.
j'aime beaucoup l'avant-dernier quatrain. ça fait vraiment un choc de voir un immeuble flottant de trente étages frôler les gondoles.
Surtout en contraste avec la jolie anaphore qui précède.
Et c'est une belle idée d'avoir pris une perspective historique, et de la prolonger jusqu'à la dernière strophe.
Que des bons souvenirs! Nous espérons tous que la ville réussira à réguler son exploitation touristique.
A bientôt,
jh

   PIZZICATO   
24/11/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Que tous les " dépliants touristiques " aient cette qualité !!
Je n'ai jamais visité cette ville mythique.

A aucun moment ce texte m'a paru long.
J'ai 'visité' cette poésie comme une galerie d'art, en prenant le temps d'apprécier chaque quatrain.

" C’est quand tombe le soir que la place sacrée,
Délivrée de la foule et des bruits du négoce,
Révèle la splendeur de son immensité ". Oui, cette princesse débarrassée du joug touristique pendant quelque heures...

J'ai beaucoup aimé cette lecture.

   Alexandre   
24/11/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Mokhtar ! Belle plume et jolie suite de quatrains pour votre entrée onirienne...

Une agréable promenade bien écrite et très bien documentée dans cette Venise en péril pendant qu'il est encore temps.

Bravo, merci pour la balade et bonne continuation !

Edit... Poésie contemporaine, je n'ai pas cru bon y relever quelques erreurs de métrique ni les malheureux hiatus admis les unes et les autres dans cette catégorie d'autant que ça ne perturbe pas vraiment la lecture.

   papipoete   
24/11/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour Mokhtar,
Je ne vais pas vous mentir, et passer une pommade apaisante à votre regard me lisant !
Evidemment, ce dépliant touristique donne envie de se transporter à Venise, et suivre pas à pas vos notes avisées ; sur ce coin à ne pas manquer, ce détour qu'il faut faire, ces escaliers qu'il faut gravir pour en mériter le but extraordinaire, cette foule qu'il faut braver pour jouir d'un spectaculaire ravissement des yeux ...
Mais ... mon maître de poésie comptant vos vers, n'aurait même pas lu malgré les splendeurs qu'il recèle ! et m'aurait prié de revoir ma copie, en " sabrant " des strophes entières !
C'est d'ailleurs ce qu'il fit, lorsque timidement je sortis de ma pochette, un long poème dont j'étais très fier et qu'il me rendit aussitôt sans l'avoir lu !
Votre poème est rempli de pépites, ( la strophe " où glisse la gondole " est ma préférée ), et je suis sûr qu'il pût tout à fait paraître en 3 récits, que vous auriez pu traiter par thème ?
Ne prenez pas mal cette remarque ( alors que moi, je fus dépité ), car je vous la prodigue sans critique négative de votre fort belle ballade vénitienne !
Je pense accessoirement, que l'immensité de votre texte vous a caché quelques métriques inégales, et qui pourraient justifier la forme " contemporaine " ?
9e vers 11 pieds
30e vers 11 pieds
59e vers 11 pieds
74e vers 13 pieds
75e vers 13 pieds
Compte tenu de tous les pas que votre visite aligna, normal que vous pûtes avoir mal " aux pieds " !

   Francois   
24/11/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'ai eu la chance de visiter Venise à deux reprises, et je retrouve assez bien dans votre poème l'ambiance très particulière de cette ville unique au monde, entièrement bâtie sur l'eau.
On peut se perdre durant des heures dans ses ruelles tortueuses, ou le long de ses canaux sans fin, on ne compte plus les palais, les églises, les riches demeures, les ponts, on rêve, on frissonne...

Je trouve cependant le poème trop long. Il gagnerait à être resserré.

Quelques petites négligences :

"Le long du grand canal s’offrent au fil de l’eau
De blancs palais de marbre aux grâces irréelles
Aux galeries ornées d’oves et chapiteaux,
Hissant vers le soleil leurs voûtes de dentelle."
l'article au(x) se retrouve 3 fois

"Et glisse la gondole au ras des murs anciens,
Et glisse sur la corde l’archet de Vivaldi,
Et glisse sur la toile le pinceau du Titien,
Et glissent sur la joue les pleurs d’Albinoni."
ce quadruple "glisse" est un peu lourd

"Et sur les sillons verts de tes veines profondes,
Rebondissent les ponts des canaux engoncés."
L'adjectif engoncé ne me semble pas approprié

Sinon, il y a beaucoup de bons passages, par exemple :

"Et les belles marquises se donnent aux fêtes
Comme reines vêtues en robes de brocart
Dont brillent tout autant dorures et paillettes,
Que sous le masque blanc le feu de leur regard."

Ou encore :

"Tu offres des tableaux à travers tes fenêtres,
Tes ruelles cachées ont des charmes subtils
Mais le suprême émoi, c’est te voir apparaître,
Au soleil alanguie du haut des campaniles."

Un texte intéressant et évocateur, en tout cas !

   Marie-Ange   
25/11/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Je vais commencer par ce qui m'a un peu "déplu", la longueur du texte finit par perdre le lecteur dans Venise, et c'est dommage.

Autre petit point, je n'ai pas aimé la répétition de "Et glisse",
qui n'apporte rien en soi, sinon de casser le rythme de la lecture,
et des images.

Et dernier point, les deux dernières strophes ponctuent
maladroitement le texte, même si je comprends votre démarche,
Venise étant particulièrement menacée ; sa survie est une lutte
constante.

Pour avoir été à Venise, il y a très très longtemps, j'ai ressenti
au cœur de vos mots toute la passion que cette ville peut déclencher.

J'ai commencé par découvrir Venise de nuit, il n'y a pas de mots pour exprimer, ce qui se passe en vous, c'est troublant et grandiose, le mystère de Venise vous emporte loin au travers
de sa découverte. De jour, je n'aurais pas la même émotion,
mais Venise avec Pompéi, reste l'un des plus beaux souvenirs
de mes voyages en Italie.

Pour en revenir à votre écrit, je vous ai suivi pas après pas, les lieux, les odeurs, les bruits, tout à refait surface, c'est un très grand plaisir, parce que vous avez su montrer combien Venise est une ville fascinante à tout point de vue.

Merci pour ce moment bien agréable.

   Hananke   
25/11/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour

L'auteur n'a nul besoin de le préciser, on sent qu'il s'est fait plaisir
en composant son texte.
Si seulement tous les dépliants touristiques étaient pareillement
imagés, ils donneraient des envies de visites aux aveugles.

Bon, un peu long, évidemment, mais jamais rasoir ni pénible à lire
et c'est là le but premier d'un texte.
Je passerai sur les quelques imperfections, nous sommes en contemporain.

   BeL13ver   
1/12/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Le début entretient le mythe de Venise, quand la fin montre son autre visage de Cité menacée!
J'aime bien le texte, mais il est un peu long, en effet, et l'on s'y perd parfois ; au moins sommes-nous prévenus par l'auteur... Cela ne le rend pas forcément indigeste, au contraire :) Mais il est vrai qu'un poème aussi long détonne à Oniris!
Le style est alerte, mais je décroche à cause de cette fameuse longueur ; je suis tenté d'en voir le bout!
Dommage que le dernier vers soit un peu forcé par ce "en"...

   Lariviere   
4/12/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Mokhtar,

Votre texte est une véritable ode à Venise et à ses "impressions"...

Sur la forme, votre écriture est belle, ample, et maîtrisée ; vous avez une bonne gestion de la construction des images et de la métrique, votre texte, malgré le long format se lit sans trop d'ennui (ce qui n'est pas évident sur du long et encore moins sur le net!), je ne pense pas qu'il y ait beaucoup de reproche à vous faire de ce coté là.

Sur le fond, je vous félicite. Votre texte est hyper-référencé et vous arrivez à nous parler de cette éternelle cité lacustre et son univers de faste et de carnaval avec une singularité surprenante et séduisante, ce qui était toute la gageure mais aussi tout l'intérêt, car, tant "Venise" va à l'eau qu'à la fin elle se brise... et effectivement, depuis le temps que l'on écrit sur son romantisme de "carte postale", il devient difficile d'écrire sur le sujet sans être automatiquement dans le cliché...

Votre écriture et le fond le permettent et c'est tant mieux. Vos images sont assez emphatiques, mais solides et impactantes à la fois, tout en étant très efficace sur la fluidité de la phonétique et du rythme.. Je suis très admiratif de ce travail de construction.

Sur cette construction, mon seul bémol serait peut être sur le format et la gestion dynamique du récit. Votre souffle et la construction de votre propos comme de vos images, sont donc assez "amples", baroques, lyriques... Sur l'ensemble, la construction ressemble donc véritablement à une "ode" en tant que forme poétique. Le problème sur ce type de format assez "fixe" qui prend le temps de développer une certaine "admiration" de la thématique tout en la faisant partager au lecteur, c'est d'arriver à créer du mouvement et des changements de rythme pour ne pas avoir une lecture trop lasse, trop répétitive dans le rythme des strophes. La dessus, c'est convenable dans l'ensemble, mais sur un tel déroulé de strophes, je pense qu'il y aurait peut être amélioration sur le temps et les contre-temps à fournir...

Ensuite, mais ça, c'est vraiment mon problème, je ne suis pas un grand amateur des textes trop contemplatif dans l'essence ; je vous suis d'autant plus reconnaissant d'avoir eu cette trouvaille de fin, qui sans être originale, a le mérite de fonctionner amplement, sur le fond... transformer votre récit contemplatif, en récit d'anticipation !... La percussion "philosophique" vient se rajouter à votre expression et je trouve ça très bien (indispensable?) pour de la littérature...

En espérant que ce commentaire puisse vous aider dans votre démarche d'écriture, je vous remercie pour ces bons moments de lecture et vous souhaite une bonne continuation.

   TheDreamer   
9/12/2017
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Quel dommage d'écrire sur Venise et de délivrer un poème si inégal. Je reconnais que le thème est particulièrement difficile.

Sur la Sérénissime, je pense évidemment à Henri De Régnier et son recueil "La cité des eaux" paru en 1902, au "Venise" d'Alfred De Musset, mais aussi au poème "Carnaval" de Théophile Gautier.

Le poème est assez inégal, certains vers l'embellissent (je ne les cite pas tous) :

"La cité se dessine émergeant des flots gris"

"De blancs palais de marbre aux grâces irréelles
Aux galeries ornées d’oves et chapiteaux,
Hissant vers le soleil leurs voûtes de dentelle".

"Et le vieux pont de pierre en un enjambement
Aux deux berges se lie au cœur de la cité".

Et, d'autres l'affaiblissent fortement :

"Boutiques en pléthore, échoppes aguichantes,
Évoquent de concert le temps du Mardi gras,
Et le badaud rêveur que Carnaval enchante,
Sent son esprit voguer vers ces jours d’apparat".

Tout ce quatrain brise l'enchantement plus ou moins bien délivré.


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