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Poésie contemporaine
Mr-Barnabooth : Les fleurs et les bouchers
 Publié le 18/09/11  -  10 commentaires  -  779 caractères  -  273 lectures    Autres textes du même auteur

Un sonnet contemporain à propos de la nostalgie... Les fleurs et les bouchers symbolisent les souvenirs clairs et sombres...


Les fleurs et les bouchers



La pluie tape à la porte et je sors par la vitre
Mon visage mouillé de la bave des autres
J’ai déjà essoré mes torchons au Soleil
Dans mon poing fatigué d’avoir vieilli si vite.

Mais j’étais bien trop saoul pour cracher sur la Lune
Sous le glaive avachi des jeunesses molosses
J’ai pourtant essayé de pisser quelques fois
Sans jamais dépasser le sommet de la dune.

À présent les matins sont des soirs à l’envers
Aux appels de la nuit je réponds par des vers
L’aube ne danse plus les jours de matin mûr.

Se mange un souvenir comme un fruit desséché
Que je fais vivre un peu pour flageller mes rêves
J’appelle inconsciemment les fleurs et les bouchers.



Mars 2011


 
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   socque   
10/9/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
"L’aube ne danse plus les jours de matin mûr." : superbe, pour moi !

L'ensemble du poème me plaît beaucoup, il me paraît bien balancé, et j'apprécie infiniment qu'il dise de manière détournée (à part le poing qui a vieilli si vite, c'est peut-être un peu trop direct pour moi dans l'ambiance générale). J'aime aussi l'auto-dérision du narrateur (
"J’ai pourtant essayé de pisser quelques fois
Sans jamais dépasser le sommet de la dune."
)
De belles trouvailles, comme les soirs à l'envers, les fleurs et les bouchers bien sûr, le glaive avachi... Un bémol peut-être sur les appels de la nuit que, pour le coup, je trouve un poil convenu. Un autre bémol sur le "inconsciemment", qui me paraît détonner dans l'ambiance, trop réfléchi peut-être à mon goût dans ce poème qui pour moi dit les choses à fleur de peau, d'une manière retorse mais sans grands mots.

En tout cas, voilà un poème charpenté, au propos détourné mais net. Comme j'ai dit, j'aime ça.

   Pascal31   
11/9/2011
 a aimé ce texte 
Pas ↓
C'est simple : malgré l'explication en préambule, je n'ai rien compris à ce poème.
Cela ressemble à une succession de vers sans véritable lien, posés là par hasard (c'est l'impression que j'ai eue en tout cas).
Que veut-dire l'auteur quand il nous parle de sa miction nocturne qui ne dépasse pas le sommet de la dune ?? J'ai beau me creuser la cervelle, je ne vois pas bien où se niche la nostalgie, ici (à moins que l'auteur soit nostalgique de ses prouesses urinaires...)
Bref, un poème opaque, tant dans ses rimes que dans son propos, et qui m'a simplement laissé perplexe.

   LeopoldPartisan   
13/9/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup
pas mal du tout ce sonnet contemporain. C'est à la fois rythmé et figé à la fois. comme un héros foudroyé. J'aime ce personnage qui doit pisser comme d'autres boivent aux dames.
Trop saoul pour cracher sur la lune, j'apprécie ce côté la bave des étoiles n'atteint pas les crapauds.
Vraiment fort et très ressenti, mention spéciale pour le dernier vers:

J’appelle inconsciemment les fleurs et les bouchers

Tout est dit

   Charivari   
18/9/2011
 a aimé ce texte 
Bien
bonjour.
Il y a, dans ce texte des formules vraiment exceptionnelles. Je retiens, particulièrement : les matins sont des soirs à l’envers / Se mange un souvenir comme un fruit desséché

Par contre:
- Je ne suis pas très convaincu par la forme. J'aurais apprécié ce mélange de classique (sonnet, alexandrin) et de contemporain (rimes de temps en temps, surréalisme, argot) s'il y avait eu vraiment un "système", une symétrie, mais là, des fois vous faites rimer deux vers suivis, des fois le premier et le quatrième...

-Mais surtout, je trouve dommage que ce soit si abscons. Je suis persuadé que vous pouviez garder les idées et les tournures, mais en étant plus compréhensible.

   Anonyme   
18/9/2011
L'exercice est intéressant, on conserve l'intérêt du sonnet (concision, architecture rigoureuse) sans s'encombrer de prosodie.

Quoique...
Le premier tercet est magnifique.
envers y rime richement avec vers.
On retrouve ailleurs: lune/dune, desséché/bouchers

Et c'est justement là que le bat blesse.
Le lecteur a la fâcheuse impression que l'auteur s'est attelé à l'écriture d'un sonnet néo-classique mais que, ne parvenant pas assez vite à ses fins, il a opté en désespoir de cause pour les facilités du contemporain.

   Anonyme   
20/9/2011
Commentaire modéré

   brabant   
19/9/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Mr-Barnabooth,


Faire pipi, il y a des endroits pour ça... Entre autres la dune, mais sûrement pas le sonnet, qui n'est pas non plus un crachoir défouloir. lol, je plaisante, mais je crois que seul Brel peut pisser en chanson et encore, dans les bouges d'Amsterdam et pas non plus sur les dames accoudées au comptoir. :)

Nonobstant cette introduction sale, j'ai bien aimé ce texte malgré aussi sa ''bave'' ; vous y allez un peu fort, on se croirait sur un terrain de foot de France ou de Navarre.


Sonnet dédié donc au regret de ne plus être, même si l'on n'était pas très bien au moment où l'on était, où l'on a la nostalgie des "bouchers" et des "fleurs". Têtes de veau et de cochon aux narines persiflées, errances du poète.


Mais pour faire passer tout ça, il faudrait peut-être se plier au carcan d'un texte classique ; le poète se laisse aller ici à la facilité du verbe, pour dire le bien et le pas bien de la jeunesse qui se cherche, jouit et se blesse, verbe qui, s'il n'est pas contraint, lâche la bride aux images qui se contentent de n'être que des images qui tournent... en rond sur elles-mêmes. Superbement satisfaites d'être 'belles et laides à la fois'.


Ne vous méprenez pas, j'ai aimé cet exercice brillant quoique peu ragoûtant qui me renvoie à la maxime célèbre : on ne peut avoir été et être, si l'on peut être sans avoir été !

   aldenor   
18/9/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Des images et des tournures inattendues, provocantes. Quelques très beaux passages comme « La pluie tape à la porte et je sors par la vitre » ou « À présent les matins sont des soirs à l’envers ».
Je trouve quand même des imperfections dans l’accord des temps et les liaisons.
Le passage à l’imparfait en 2eme strophe et le « Mais » qui l’entame, le « pourtant » ensuite ne semblent pas précis. « A présent », beau en soi dans la construction de ce vers, ne parait pas justifié.
Mais une indéniable force poétique.

   Raoul   
19/9/2011
 a aimé ce texte 
Bien
Quelle poisseux sonnet (assez brillant pourtant).
J'aime beaucoup les surprises que provoquent les sonorités glissantes et les images surréalisantes. Il est assez apocalyptique finalement, on n'y vois pas beaucoup de soleil.
La seule chose qui me gêne, c'est que, comme le dit le dernier vers, "Je" me semble très conscient de ce qu'inconsciemment il appelle, et ça c'est un peu lourd.

   David   
4/10/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bonjour Mr-Barnabooth,

J'aime beaucoup le couple improbable du titre, où vont-ils, ces fleurs et ces bouchers, je me demandais, où que vont-ils venir faire là où ils sont attendus, c'est plutôt ça je crois.

Il y a aussi les premiers vers des premières strophes qui sont très vifs je trouve :

"La pluie tape à la porte et je sors par la vitre"

"À présent les matins sont des soirs à l’envers"

Les points et les majuscules sont là pourquoi ? Ça enlève plus que ça rajoute quoi que ce soit à mon avis.

   Anonyme   
29/7/2017
 a aimé ce texte 
Pas ↑
J'ai lu l'incipit, en tant qu'auteur, tout vous est permis.
Pour ma part, j'ai beaucoup de mal à suivre, même
lorsque vous me fournissez le mode d'emploi.

Ce "je", ne me laisse aucune chance, c'est votre monde, mais loin
d'être à ma portée. Il est très étrange, il me semble que vous
forcez sur la singularité, de plus vous cherchez à marquer les esprits
en utilisant des mots accrocheurs comme "de pisser".

Là, encore, vous m'avez complètement perdu. Mais je vais essayer de persévérer, peut-être que je vais finir par vous rejoindre, qui sait.


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