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| jf2
20/10/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
aime un peu
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L'idée est bonne de s’intéresser au sort de ce SDF avec de beaux passages dont la dernière strophe, très mélodieuse mais l'ensemble n'est pas totalement maîtrisé.
Les deux premières strophes décrivent bien l’atmosphère un peu sombre de la ville et du SDF. En revanche, J'ai noté des images un peu obscures : le lourd fracas (de quoi ?), des regards se soulèvent puis se meurent, le songe n'affine plus tes lèvres. On assiste également à une oscillation entre description concrète et plus abstraite (guenilles et lumière intime) avec une accumulation de termes abstraits : monde, silence, songe. Et puis les trois points verticaux et le "Pause" on pouvait s'en passer, le poème se suffit à lui-même. En résumé, un assez bon poème qui gagnerait à rester dans le concret au lieu de s'égarer dans l'abstrait et les gadgets typographiques. |
| embellie
21/10/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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Après lecture, j’ai envie de modifier un peu l’exergue. Je mettrais : Un Rien parmi les autres. Car, quand on est réduit à vivre dans la rue, on se sent diminué, on perd toute humanité : « les guenilles collées » - « comme si tu n’existait pas » - « tu restes là, sans nom, à écouter ces mondes qui t’ont déjà oublié. » L’indifférence des passants, bien réelle, est notée comme une attitude habituelle : « au rythme des pavés, des regards se soulèvent, puis se meurent, encore vifs. »
J’aime beaucoup « Le silence y râle » qui me paraît être, en fait, une appréciation du narrateur. Et la pérennité de cet état illogique de vie à la rue est bien montrée avec la répétition de « comme chaque hier » et les deux mots « comme jamais » donnant un caractère définitif à cette situation. Le texte est proposé dans la catégorie Poésie libre, mais les deux quatrains du début, sorte d’avant propos, sont rimés. Sans doute l’auteur se sentait-il trop à l’étroit dans le corset de la prosodie pour exprimer librement tout ce qu’il nous expose ensuite, jusqu’à la fin du poème. J’aime beaucoup cet écrit parce que le destin tragique des êtres sans domicile est ici exposé sans pathos, avec humanité. |
| Passant75
22/10/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime un peu
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« Comme chaque hier », ce titre a d’emblée suscité mon intérêt. Par cette formule singulière, le temps semble tourner en circuit fermé, chaque jour reproduit le précédent, sans véritable ouverture vers un avenir possible. J’y vois la figure d’un SDF, suggérée notamment par les « guenilles collées », le froid et cet ancrage dans la rue. Mais au-delà de cette situation, c’est surtout l’indifférence du monde qui m’a touché.
Certains vers traduisent assez justement cette disparition sociale, en particulier « Comme si tu n’existais pas » et « Tu restes là, sans nom ». Le personnage est présent, mais personne ne semble plus le voir. J’aurais toutefois souhaité que sa détresse prenne davantage corps, que quelques détails nous rapprochent de lui et nous laissent entrevoir une histoire derrière cette silhouette. Si ce choix de l'effacement peut paraître cohérent avec le sujet, cela a fini par me maintenir à distance. Je reste, par ailleurs, réservé devant certaines formulations dont l’hermétisme ne me paraît pas toujours servir l’émotion. « Le silence y râle » ou « Ce songe n’affine plus tes lèvres » m’intriguent, sans toutefois me sembler aussi évocateurs que les images plus concrètes qui ancrent le poème dans la rue et dans le froid. Pour conclure, je retiens davantage l’idée portée par le titre que la force poétique de l’ensemble. Le texte possède une intention touchante, mais j’aurais souhaité une émotion plus incarnée, qui donne à cet homme oublié une véritable présence. |
| BlaseSaintLuc
25/10/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
aime bien
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Quelques maladresses, mais une infinie poésie se dégagent des décombres.
Le premier quatrain est très réussi. Mais, au second, je ne comprends pas de qui ou de quoi l’on parle. C’est au singulier, mais « les bruissements et les rumeurs » sont au pluriel. Et le froid rapporte du jour ? L'air est en même temps dérangé et il attend ? « Tu l’écoutes, assis contre le creux du dehors, Les guenilles collées. Le froid rapporte encore Un peu de jour. Le lourd fracas s’étend, Sans rien déranger d’autre que l’air qui attend. » Plus loin, « des regards se soulèvent, Puis se meurent, encore vifs. » ? « Le silence y râle » : je veux bien comprendre qu'il est assourdissant, mais que devient le fracas qui s'étend ? « Ce songe n’affine plus tes lèvres » : effectivement, puisque c'est tout sauf un rêve ! BSL en EL |
| Donaldo75
27/10/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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J'ai vraiment aimé ce poème et ce dès les premiers vers.
"C’est au coin de la rue où les rumeurs s’animent, Sous la lampe qui verse une lumière intime, Les bruissements s’étirent entre les murs mouillés Et glissent leur écho, en un souffle oublié." La rime glisse parfaitement à la lecture, la poésie se décline sereinement et l'ensemble confirme la promesse du titre, une forme de refrain subliminal. C'est très réussi. Bravo ! |
| Provencao
30/10/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Bonjour MRAM,
"Ce songe n’affine plus tes lèvres. Il se perd. Et les pas reprennent, alors la nuit se referme : Tu restes là, sans nom, À écouter ces mondes Qui t’ont déjà oublié." J'ai beaucoup aimé ce passage où ce songe sait qu'il ne peut se réaliser que dans et grâce à ce songe , et, comme il en sait aussi la précarité, il s'angoisse d'avoir peut-être à se réaliser dans l'absence de ce "tu restes là" qui vient comme chaque hier pour le combler. Au plaisir de vous lire, Cordialement |
| Eskisse
30/10/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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Bonjour MRAM,
J'ai trouvé très forte cette évocation des personnes invisibilisées. Le tour de force c'est de l'avoir rendu invisible dans le poème même; elle n'apparaît qu'à travers quelque bribes de mots : " guenilles", "sans nom", et ce "tu" qui crée une connivence entre le locuteur témoin et elle. Pas de caricature donc. Tout est dans la nuance, l'infime, le délicat du tableau urbain. |




