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| Luron
16/4/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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La lecture de ce magnifique poème a été pour moi un moment d'émotion et de recueillement car nous avons connu un drame similaire mais avec un cercueil beaucoup plus grand.
Le classique et la simplicité des mots bercent particulièrement bien ce moment de silence. Sur la forme, peut-on faire rimer blanc et lent en classique ? |
| Polza
16/4/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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Si je trouve ce poème bouleversant et magnifique, je pense que l’exergue (si joli soit-il) en dit trop et trop tôt…
Le titre est vraiment d’une douceur et d’une fluidité que je ne me lasse pas de répéter tant il est poétique à lui tout seul ! « Ce témoin incongru d’un temps contre nature » ce n’est pas ce que je retiendrai de ce poème, mais ça frôle l’hiatus, si ce n’en est un « témoin/un ». J’espère qu’il ne sera pas considéré tel quel, ce sera dommage de rater la catégorie classique pour ça ! ceci dit, même si n’était pas un hiatus (je pense que si), j’aurais évité le « in/un »… « Il est là, si petit, dans son écrin de fleurs, Insolant de blancheur, du divin, la parjure. Ce témoin incongru d’un temps contre nature Berce dans son sillage un cortège de pleurs. » il y a d’ailleurs beaucoup de sonorités en « in » dans ce quatrain, mais peut-être est-ce voulu pour accompagner et rappeler les pleurs… « Sous la voute de pierre un murmure s’étend. » rien d’important, mais je suis de l’ancienne école, j’écris encore « voûte » ! « Et chaque note vibre au secret qui prend place De l’amour d’une mère au supplice enchantant. peut-être le passage qui me gêne le plus dans ce poème, j’ai eu du mal à saisir le sens de « au secret qui prend place/De l’amour d’une mère » comme s’il y avait un défaut grammatical (ou de construction), mais ce n’est pas ma spécialité, aussi peut-être ai-je mal compris… « Quand la foule à l’entour d’un seul cœur se recueille, » j’ai beaucoup apprécié l’orthographe « à l’entour », vous auriez pu écrire « alentour », mais je pense que vous avez fait exprès de choisir cette graphie pour la connotation poétique et dramatique qu’elle apporte. « à l’entour/l’entoure »… « Le silence succède au rythme du pas lent, Dernier havre de paix avant la terre noire. Au bord du trou béant, il était notre histoire, Si léger mais si lourd, le petit cercueil blanc. » C’est vraiment déchirant, néanmoins, peut-être au moins une sonorité en « en » à enlever pour alléger « lent/avant/béant »… Ce sont vraiment quelques petits détails, mais qui font que je vais mettre écriture aboutie à la place de très aboutie. Par contre, pour le reste, vous m’avez cruellement conquis et séduit… |
| Passant75
17/4/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Le poème traite, de façon délicate et poignante, des funérailles d’un enfant. La mort est d’abord suggérée de manière indirecte grâce à des métaphores comme « écrin de fleurs » ou « berceau de satin », qui évoquent la douceur et la fragilité. Ce n’est qu’au dernier vers, avec « le petit cercueil blanc », que la réalité, sous-entendue depuis le début, apparaît clairement.
Le poème installe une atmosphère froide et immobile, avec des expressions telles que « pâle » ou « hivernale ». Le passage du « murmure » et du « violon » au silence traduit le déroulement du deuil et accentue la gravité du moment. Puis la douleur devient universelle. De « l’amour d’une mère » à « notre humanité », le texte élargit le deuil à tous. Au final, le poème se distingue par la force de ses images et son intensité émotionnelle. Cependant, il y a une certaine uniformité dans le ton, tout est solennel, grave et uniforme, ce qui peut affaiblir l’ensemble malgré la force du sujet. |
| Curwwod
17/4/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Le drame se déroule comme un reportage qui montre la succession des moments avec une gradation savante vers le dernier quatrain qui révèle tout l'ampleur du drame. Le ton général se refuse à toute tentation de pathos abusif et laisse au lecteur le soin de ressentir la puissance du chagrin éprouvé. Cette construction n'est pas sans me rappeler celle du "dormeur du val" de Rimbaud. La mort n'apparait qu'à travers un symbole qui reste discret mais très explicite.
Une belle écriture si quelque approximations semblent interdire la section classique (pâle/hivernale) |
| BlaseSaintLuc
21/4/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime un peu
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le texte parvient à exprimer l’indicible — la mort d’un enfant — sans jamais tomber dans l’excès.
La force du texte tient à sa pudeur, à sa musicalité, et à sa symbolique maîtrisée. Mais (car il y a un, mais) j'ai dans la tête en lisant ces lignes la mort du petit Emile. Et dans cette histoire, on est plus dans la poésie. Pourquoi le parallèle ? À cause du petit cercueil blanc, et les images ne me sortant plus, de la tête, brouille mon ressenti. |
| Pattie
24/4/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
n'aime pas
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Je n'ai pas du tout aimé ce texte. Je ne parle pas de sa poésie, juste de sa mise en mots (mais pour moi, c'est lié : comment ressentir la poésie si la mise en mots ne me va pas ?)
Tout concourt à me forcer à ressentir de la compassion, de la tristesse, et ça a l'effet inverse sur moi. En principe, ce genre de situation est tellement triste en soi qu'il n'en faut pas davantage pour qu'un humain compatisse. C'est comme le sel, il n'en faut pas beaucoup dans la pâte du gâteau au chocolat. J'ai lu en essayant de trouver de la poésie, et tout ce que j'ai vu, c'était du pathétique tendance cliché, à chaque strophe : "si petit", "contre nature", "cortège de pleurs", "les affres", "prisonnier à jamais", "l'amour d'une mère au supplice" (j'avais réussi à m'accrocher au violon qui s'envole sous la voûte de pierre, et on m'envoie cette pauvre maman au visage), "destin cruel", "havre de paix", "trou béant". Je suis désolée d'être si dure, mais quand on me pousse à compatir, je ne peux pas. |
| LeChevalier
29/4/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Nous ne sommes pas ici pour commenter les écrits d'auteurs décédés depuis des siècles. Impossible de faire abstraction de la souffrance humaine qui se cache derrière ce texte. On peut se montrer réticent quant à certains procédés littéraires, mais, pour ma part, je me sens obligé d'exprimer tout d'abord ma compassion sincère.
Concernant l'écriture, pour une fois je trouve que le recours aux rimes embrassées est justifié ; le sujet douloureux s'accorde bien avec le caractère circulaire de ce schéma rimique. Je ne comprends pas le mot « insolant » : s'agissait-il d' « insolent » ? L'image du soleil qui n'arrive pas à nous réchauffer est belle, bien que connue ; on ne devrait pas se lasser de ce qui est beau. Ma strophe préférée est la quatrième. Certes, la phrase est un peu chargée, mais la philosophie qu'elle exprime me paraît juste. |
| papipoete
29/4/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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bonjour Myo
Tout d'abord, - comme Vous nous avez manqué ; comme nous vous retrouvons avec bonheur ! Il est là, dans son écrin de fleurs ce petit enfant, sous le soleil aux rayons bien pâles. Désormais, il est promis à jamais à l'étreinte hivernale. Dans la nef où l'on te prie, un violon joue comme une caresse sur mon immense peine, et tout à l'heure je te dirai au revoir mon tout petit. NB que tout ce poème est délicat, pour évoquer la mort d'un enfant, sans jamais prononcer ces funestes quatre lettres ! et l'assemblée " à l'entour ", des proches, des âmes éplorées ne font qu'UN à partager ce destin cruel. Si l'ultime strophe atteint le paroxysme de la souffrance, la 3e me fait baisser les yeux, et serre mon coeur d'une " langueur monotone " Techniquement, une fois encore je ne vois pas ce qui empêche la forme Classique ? peut-être la rime " pâle/hivernale ".....dans le Jura - pâle se prononce dans les graves - hiver/nale se prononce pointue Je ne peux m'empêcher de songer qu'un tel récit, ne peut qu'être écrit que par une Maman martyre... |
| Cyrill
29/4/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
n'aime pas
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Bonjour Myo,
Je vais peut-être paraître sans cœur mais je n’ai ressenti à la lecture de ce poème que des ondes négatives. Pourquoi ? Manque de sobriété, trop de violons, un lexique trop appuyé, de lieux communs qui forcent la commisération : « si petit », « les affres », « destin cruel », « havre de paix », jusqu’à cet incroyable « supplice enchantant » qui me laisse pantois. L’émotion quand elle est surexposée a tendance à me faire fuir, désolé pour ce commentaire qui est sans doute abrupt mais je ne sais le dire autrement. |
| marcolev
29/4/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Bonjour Myo,
La construction de ce poème est solide et l'écriture est belle. L'ensemble manque peut-être un peu d'émotion, mais ce n'est pas un reproche car il s'agit d'un sujet difficile à traiter. La construction du second vers pour ma part obscure et le mot insola(e)nt m'interroge ? Merci de ce partage |
| Provencao
29/4/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Bonjour Myo,
"Sous la voûte de pierre un murmure s’étend. La voix du violon s’envole dans l’espace Et chaque note vibre au secret qui prend place De l’amour d’une mère au supplice enchantant" Belles émotions esthétiques et poétiques, avec cette perception affective pure. Cette vibration poétique n'est pas de l'ordre de ceux auxquels on s'habitue et auxquels on s'adapte. J'ai ressenti le désir de relire votre poésie, qui demeure d'une grande émotion dans une sublime pureté. Au plaisir de vous lire, Cordialement |
| Robot
29/4/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Nous cheminons pas à pas dans les périodes d'une cérémonie funéraire qui suscite l'émotion. Personnellement j'ai été touché par certains vers et je trouve que la poésie peut aussi être porteuse de sentiments. Ce texte traduit bien un ressenti sans tomber dans la mièvrerie des bons sentiments.
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| Lariviere
30/4/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime un peu
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Bonjour Myo,
J'ai plutôt apprécié ce poème. Certes ce n'est pas ma tasse de maté poétique habituelle, mais je l'ai trouvé réussi. La thématique sonne un peu "tire larme", mais le traitement, propre, léché, apporte un ressenti poétique en plus de l'émotion naturelle propice au sujet. Grace à elle, sur rythme, propos et images, le ressenti est palpable. En effet, la réalisation s'appuie notamment sur des images un peu convenues mais qui permettent par leur grande précision de communiquer au lecteur cette atmosphère tragique, grave, de recueillement. D'ailleurs, ce choix de traitement sur ce sujet m'a fait penser à l'"Angélus" de Millet. Ce tableau paysan remarquable par l'émotion sombre qui se dégage de façon étrange de ce couple priant dans un champ au pied d'un panier et où le génial S. Dali pressentait que ceux-ci se recueillaient sur le cercueil d'un enfant mort-né. Une radiographie réalisée en 1963, mettra en évidence quelque chose qui ressemble à une petite caisse noire prévue par le peintre à la place initiale du panier ce qui pourrait accréditer la thèse de Dali sur la présence d'un petit cercueil à l'origine... Dans votre poème, je regrette juste de ne pas avoir pu ressentir davantage de sobriété. Je trouve qu'elle est présente dans le ton et le rythme, mais les images choisies, accompagnées par la voix du narrateur-descripteur, appuient un peu trop selon moi sur l'aspect tragique qui est déjà contenu par la thématique elle-même. En résumé, un poème qui, s'en être original ou surprenant ni sur le thème, ni sur la forme, est réussi dans sa réalisation et procure l'émotion souhaitée. Merci pour cette lecture et bonne continuation ! |




