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Poésie libre
OiseauBleu : Harmonie clairemonieuse
 Publié le 03/05/16  -  6 commentaires  -  1975 caractères  -  108 lectures    Autres textes du même auteur

Les émotions abondent, j'en pleure : le monde est dans une belle fureur.
Je me promène et les sensations me viennent alors.


Harmonie clairemonieuse



La vague s’affole, son abattement fait concurrence aux mille petits oiseaux alentour
Ils chantent, exaltés dans le courant marin, emportés par la bise et sa caresse délicate sur leurs ailes
Tandis que les mouettes appellent de leurs modestes plaintes les muettes sirènes
Silencieux, les cygnes les interpellent
Mais la mer, furieuse, s’abat doucement sur elles
Comme pour protéger l’enfant mort(e) qui danse,
L’oiseau mort qui fait la fête
Qui continuent de vivre malgré la nuit !
La nuit, si belle, si mystique,
Applaudit au chant calme de la vague
Devant tout ce spectacle divin
Elle verse une larme, magique, elle est autant reine que la mer est souveraine :
La pluie tombe et des gouttes sur ton front
Se souviennent
Tandis que le jour éclate, le chaud crépuscule finalement chasse
Ce beau rêve. La Mer écarlate meurt et la nuit infinie se décide à la suivre
Jusqu’à disparaître de la vie humaine d’un monde de mortels.
Était-ce réel ?
La fée des abîmes se mue alors en mère, et elle veille, éternelle. Son chuchotement doucement t’atteint.
Le bruit des mouettes au loin te surprend ; leur vol se suspend alors, le temps que tu réalises enfin.
Tu le sais, ce n’était pas une chimère, tu le sais, ça s’est passé pour de vrai.
Tes joues gelées par l’eau froide de l’océan te le rappellent.
Le frisson te parcourt tout entier. Ô Vous, Ma douce mère, Vous, Ma Reine la Mer !
Réchauffez-moi, je vous prie, de vos longues vagues aux hurlements immortels.
Bercez-moi, s’il vous plaît, aux sons ineffables de vos abattements mortels !
Je vous aime tant, si vous saviez, tant que vous aimez tous les hommes de la Terre, vos nourrissons éternels.
Et j’en suis, Dieu Merci !
Remercions également les Muses que représente votre cri
Déjà mille fois célébré tant sa majesté assassine,
Sa majesté, qui, à chaque homme, donne la vie.


 
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   hersen   
3/5/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
bonsoir OiseauBleu.

j'apprécie beaucoup l'ambiance de votre poème et aussi sa douceur.

A la première lecture, il m'a semblé que j'ai buté sur certaines choses (je ne sais même plus lesquelles...) mais à la deuxième lecture le paysage marin m'a imprégnée.

Enfin, j'aime beaucoup les trois derniers vers.

A vous relire.

   Lulu   
4/5/2016
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Bonjour OiseauBleu,

Pour ma part, je n'aime vraiment pas la forme de ce poème pour son côté massif, du fait de la longueur des vers. Cela m'a rebutée d'emblée avant même de lire, puis ma première lecture m'a confortée dans mon impression. Je pense qu'il serait possible de présenter ces mots autrement. Peut-être en prose, tout simplement.

Par ailleurs, je ne comprends pas la logique des vers. Pourquoi vous allez à la ligne parfois, quand vous choisissez simplement, à d'autres instants de rester sur le même vers en mettant une virgule ? De même, pourquoi n'être pas allé à la ligne, ici : "Son chuchotement doucement t’atteint."

En outre, il me semble que votre ponctuation est aléatoire. Vous ne mettez pas de ponctuation à la fin de certains vers où on l'attendrait... ainsi, après "muettes sirènes" par exemple.

Indépendamment de tout cela, j'ai bien aimé me promener en bord de mer. Thème qui m'est familier et que j'affectionne particulièrement en poésie.

Mais, j'aurais évité d'écrire "l'enfant mort(e)"... la parenthèse perturbe en lecture et la fait retarder pour rien, car le lecteur s'interroge. Je crois que c'est à vous, auteur, de choisir entre "mort" ou "morte"...

Je n'ai pas compris ce que vous vouliez dire par "l'oiseau mort qui fait la fête" ; de plus, après "l'enfant mort(e)", cela fait un peu lourd.

Autre lourdeur, je trouve, ici : "Tu le sais, ce n’était pas une chimère, tu le sais, ça s’est passé pour de vrai." La répétition de "Tu le sais", et la répétition du sens : "ça s'est passé pour de vrai" n'ajoute rien à ""ce n'était pas une chimère". La répétition est ici tout à fait inutile. L'effet d'insistance aussi.

   Alcirion   
4/5/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Magnifique vraiment ! ( Je suis mauvais juge dans la mesure où c'est exactement la veine poétique qui m'intéresse.)
Je vois un esprit symphonique : les éléments de la nature, nommés les uns après les autres chantent en fait le même thème marin. Je pense immédiatement au Bateau Ivre, à Valéry (Le cimetière marin), à Léo Ferré (La mémoire et la Mer).
Toutes proportions gardées, évidement. Mais la force de ce texte est justement de faire chanter, sans prétention, des références, des thèmes poétiques : ça me parle parce que ça parle à des réminiscences, tout simplement !
Pour la longueur du vers, je comprends la remarque de Lulu, mais il faut voir ce genre de texte dans une diction exaltée, vindicative, qui trouvera son rythme (j'ai fait des essais !).
Bravo.

   Anonyme   
4/5/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour

j’aime beaucoup ce poème pour ce qu’il véhicule à mes yeux de compassionnel pour le vivant y compris les éléments.

La forme me semble approprié à l’espèce d’instantanéité dont me semble être animé votre poème. Comme si simplement, et les mots sont simples, vous vouliez exprimer ces sensations produites par le paysage sans chercher à tricher, embellir ou même réfléchir.

Un peu comme un dialogue avec la mer, à brûle-pourpoint.

C’est une élégie… fraîche.

Mes encouragements pour la suite…

À vous relire

   Ananas   
4/5/2016
 a aimé ce texte 
Pas
Bonjour,

Je n’ai pas été convaincue par le poème, avec mes excuses à l’auteur.

Si le thème et le ton me semblent agréables et intéressants, il est est autrement pour la forme choisie, que je trouve maladroite, inaboutie.

Je ponctue de quelques exemples :

muettes sirènes me dérange un peu, l’inversion n’est pas heureuse dans le résultat sur le rythme, selon moi.

Il en va de même pour la répétition de mort, et la parenthèse qui je suppose vient proposer au lecteur de choisir à son gré le genre de l’enfant, et ce sur tout le poème, dans la longueur (mort, mort, mortels, mortel, immortels). Le retour de ces termes assez semblables (dans le sens et dans le son) cassent le rythme de lecture et sont désagréables

Et j’ai le même ressenti pour le retour de mer/mère qui me dérange en lecture.

Devant tout ce alourdit inutilement le vers, tout ce n’étant pas très esthétique à l’oreille après devant.

Bref, niveau musicalité et champ lexical je pense qu’un réel effort peut-être fourni pour rendre le résultat plus fluide, plus rythmé (ou mieux rythmé) et plus poétique en définitive.

En l’état j’y trouve trop de lourdeurs, de maladresses, et l’appréciation de l’œuvre ne peut décemment pas se faire uniquement sur le sujet mignon et le ton empathique.

Bonne continuation !

   OiseauBleu   
9/5/2016


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