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Poésie contemporaine
papipoete : Gens du voyage
 Publié le 03/09/18  -  24 commentaires  -  963 caractères  -  249 lectures    Autres textes du même auteur

Ils venaient de Finlande et leur but était la Bretagne, s'arrêtant deux à trois jours dans chaque village traversé.


Gens du voyage



Au pré deux roulottes gitanes,
Une carriole et six chevaux
Font étape sous les platanes
Après bien des monts bien des vaux.

Une femme hâlée s’avance
Intriguée par ma caméra,
Me croit l’envoyé d’une agence
Que ce campement attira.

De Finlande ils marchent au train
De trois hongres et trois pouliches ;
Chantent des airs avec entrain
Marqués d’abois de leurs caniches.

Leur gagne-pain, un carrousel,
Tournique grâce aux bras du père
En silencieux rituel,
Alors que vibre un limonaire.

Le tour de manège est gratuit
« À votre bon cœur messieurs-dames ! »
Dit une pancarte à l’appui,
Et que la patronne proclame.

Ils prendront à la Seille un bain,*
Ne porteront d’écus en banque.
Dès l’aube en leur convoi lambin,
S’éclipseront les saltimbanques.


28 05 2018

* Rivière la Seille


 
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   Vanessa   
15/8/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour,
J'ai aimé le thème de votre texte.
Parce-qu'il me renvoie à mes propres souvenirs d'enfance. Les gens du voyages m'ont beaucoup fait rêver.
:-)
Un texte que je lis comme je regarderais une photo Polaroïd. Il est simple et sans fioritures .
Merci.

   Anje   
17/8/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Néo-classique ou contemporain... Si une certaine irrégularité métrique peut en décider, elle a causé au moins pour moi un effet nuisible à la fluidité, une impression de lecture un peu hâchée. "Grâce aux bras du père", même si j'entends parfaitement le choix du verbe tourniquer (quoique familier), me semble enlever de la poésie.
Ceci dit, j'ai presque entendu les accents chauds de la guitare et l'accordéon au rythme roumain. Dans le chapeau je mets un sou.

   Eclaircie   
18/8/2018
 a aimé ce texte 
Pas
Bonjour,

Un poème bien descriptif, qui manque à mon avis d'un brin de fantaisie pour être vraiment goûteux.
L'écriture est soignée, certes, et la présentation est alléchante, mais le tableau me paraît trop pâle et un peu terne.

Bonne continuation,
Éclaircie

   izabouille   
18/8/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
Pourquoi un espace avant le point final? Ce n'est qu'un détail, mais ça a gêné ma lecture, désolée. Je trouve cette poésie un peu convenue, j'aurais aimé en apprendre un peu plus sur les gens du voyage, mais je n'y ai rien trouvé.

   lucilius   
19/8/2018
 a aimé ce texte 
Pas
Ce texte me rappelle bien trop "les saltimbanques" de Guillaume Apollinaire, revisité au goût du jour par la présence (plutôt incongrue) d'une caméra), et qui, je pense a fortement inspiré la plume de l'auteur. Malheureusement elle n'apporte aucune plus-value en terme d'images et c'est bien là que le bât blesse.

   Miguel   
3/9/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un peu d'Apollinaire et un peu d'Aznavour. Un tableau à la désuétude charmante, qui nous transporte en des temps pas si éloignés. L'octo, à la fois vivace et intimiste, convient bien à ce sujet. Ce petit poème chante le bonheur simple.

   Cristale   
3/9/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Papipoète,
Un petit octo scandé par le pas des chevaux et des scènes d'autrefois que les moins de...ne peuvent pas connaître :)
Je suis un peu gênée par les "e" muets du deuxième quatrain.
Les instants fugitifs d'une vie de bohème sous l'oeil indiscret d'une caméra vintage se dessinent comme un tableau aux teintes sépias.

   Hananke   
3/9/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour

Un petit poème sans prétentions avec un thème mille fois évoqué :
le bon coté des gitans, la roulotte, etc...
Vos textes ont toujours un sentiment d'inachevé, comme si vous
ne proposiez que des brouillons :

Après bien des monts, bien des vaux : cela aurait pu être dit autrement.

Des caniches ? Je ne pense pas que leurs chiens préférés soient des
caniches.

En silencieux rituel : je ne crois pas qu'un carrousel , sûrement vieux
et un peu délabré par les voyages tournique silencieusement.

Ce petit texte enfantin dans sa réalisation pourrait et devrait être
grandement amélioré.

   Gemini   
3/9/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Ces saltimbanques c'est un peu nous, Oniriens, qui venont présenter nos textes en place publique en quête de commentaires : à votre bon coeur messieurs dames !
J'ai aimé ce poème pour sa dimension humaine, la bonhommie du tableau, ainsi que sa valeur éphémère, certaines choses ne sont pas faites pour durer, carpe diem.
J'ai bien aimé aussi l'expression "convoi lambin" qui m'a rappelé le "pas tardif" qu'Esope prétait à la tortue.

   leni   
3/9/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
A papipoète
Un joli poème aux fis du vent Des petites touches successives font un bien joli tableau On voit la caravane qui passe Et vit au jour l de l'aie jour
N'oublions pas
C'est plus dur d'être gitan
A Dublin qu'à Barcelone
Là où le soleil braconne
On vit mieux de l'air du temps

Et l'air du temps le voici


Leur gagne-pain, un carrousel,
Tournique grâce aux bras du père
En silencieux rituel,
Alors que vibre un limonaire.

A votre bon coeur Messieurs Dames!!!

J'ai bien aimé ce petit voyage que tu proposes
C'est simple comme bonjour AMITIES LENI

   Annick   
3/9/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
En ce jour de rentrée scolaire, j'imagine ce poème écrit au tableau par la maîtresse (ou le maître)...

Je compare votre poème à une esquisse habilement tracée, en trois coups de crayons, par un peintre. Tout ce qui devait être dit, l'est, en peu de mots. Vous allez à l'essentiel : peu d'adjectifs qualificatifs. Six en tout, il me semble, pour tout le poème.

C'est un tableau éphémère, en marche, si je puis dire. L'essentiel est dans le mouvement, l'action : font étape- s'avance-ils marchent-tournique-vibre-le tour de manège-leur convoi lambin-s'éclipseront.

Le tableau est réaliste sans volonté de faire de la poésie. Juste l'envie d'être au plus près de la réalité. Pourtant la poésie est bien présente par le sujet même qui invite au rêve, (car ces gens vendent du rêve) et cette vie simple, heureuse malgré le peu d'argent, comme une image d'Epinal ou un conte sans grand méchant loup.

Une évocation personnelle à travers le regard du narrateur. Pas d'omniscience.
La présence de la caméra accentue le côté spectaculaire, pittoresque et singulier du moment évoqué et nous rappelle que nous sommes bien dans le présent et non dans le passé.

C'est doux, c'est simple, c'est beau...

   Brume   
3/9/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Papipoete

Un poème sur les gens du voyage sans grande surprise. Les gens du voyage me semble ici d'être de simples clichés à contempler.

J'aurais préféré être au coeur de la vie de ses personnes originaires de la Finlande, cela aurait apporté plus de sel et de sentiments.

Mais le regard du narrateur est bienveillant, les descriptions sont belles, colorées et vivantes.
Le visuel est sollicité par tout ce que nous offre les gens du voyage que vous avez bien su mettre en avant.

   Donaldo75   
3/9/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour papipoete,

En lisant ton poème, ce dès le début, j'ai pensé à l'album d'Hergé intitulé "Les bijoux de la Castafiore" où le monde des gens du voyage est illustré de manière magnifique, avec en plus les clichés qui circulent sur eux, leur clichés sur le monde des sédentaires, bref pas mal d'images d'Epinal mises à mal par le récit. Ici, le résultat est assez proche car il expose ces gens du voyage au-delà des polaroids convenus, des formules toutes faites à leur sujet, des hypocrisies patentes et des discours formatés.

C'est visuel; ce n'est pas raconté.
En plus, en octosyllabes, ce poème prend du rythme, du mouvement.

Bravo !

Donaldo

   PIZZICATO   
3/9/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Afin d'apprécier ce tableau, il faut le transposer à une poignée de décennies dans le temps passé.
" deux roulottes gitanes,
Une carriole et six chevaux "
" trois hongres et trois pouliches "
" un carrousel,
Tournique grâce aux bras du père "

De superbes caravanes ont remplacé les roulottes ; les chevaux ont cédé la place aux Mercedes et 4x4.

Ainsi va la vie, le progrès...

   hersen   
3/9/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Peut-être qu'au-delà de la description, j'aurais aimé les sentir vivre, vibrer davantage, ces gens du voyage.
Ceci dit, un poème qui offre un univers exotique, auquel je trouve quelque chose d'intemporel (dommage, le mot caméra, à ce sujet)

Merci pour cette lecture !

   Anonyme   
3/9/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
trop ennuyeux ce poème. malgré les soins dans l'écriture par l'auteur, ce poème n'éveille presque rien en moi. le tableau qui y est peint est trop sombre même si le titre lui, est aléchant !

jerusalem
merçi

   Vincendix   
3/9/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Papipoete,
Les gens du voyage ! Dans ma jeunesse on les nommait camp-volant ou romanichels. Lors de leur court séjour dans les villages, ils étaient accusés de rapines mais bien souvent, quelques filous du bled profitaient de leur présence pour commettre des larcins, voler des poules et des lapins.
Un poème sans prétention que de rappeler l’existence de ces nomades depuis la nuit des temps, un monde que j’imaginais disparaitre un jour mais qui perdure.
Vincent

   Robot   
3/9/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Poème qui décrit assez bien une scène rurale et champêtre. Ces nomades qui vivent au rythme de leurs marche en suivant le hasard des routes, comme une épopée au ralenti ou le quotidien suffit à remplir la vie de satisfactions ordinaires.
J'aime aussi la mention du carrousel, qui rejoint l'idée de voyage sans fin.
On voit vraiment l'errance car partis de Finlande pour aller en Bretagne ils ont fait un détour par la Franche Comté ce qui n'est pas vraiment la route la plus directe

   Quidonc   
3/9/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Un joli texte qui se lit comme on mange un bonbon acidulé. Agréable en bouche avec un petit goût sur qui laisse le consommateur sur sa faim.

   Mokhtar   
3/9/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J’arrive bien trop tard sur ce poème pour trouver quelque chose d’original qui n’ait été dit.

Il se lit avec plaisir, même si le thème n’est pas nouveau. Et l’on n’a aucun mal à voir et sonoriser la scène.

Mais pourquoi ce second quatrain anachronique, qui n’apporte rien ?
Pourquoi ne pas insérer à la place le regard d’un enfant subjugué par l’équipage ? Et qui regardera avec peine le « convoi lambin » s’ébranler, en ayant dans le cœur le son du limonaire.

   Luz   
3/9/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonsoir papipoete,

J'ai bien aimé ce poème "Les gens du voyage".
Je n'ai pas souvenir d'avoir vu un spectacle d'eux dans les villages, cela dépend peut-être des régions.
Au premier vers, j'aurais mis une virgule après "pré", peut-être...
Merci

Luz

   Ioledane   
3/9/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonsoir,
Mon ressenti est assez partagé à la lecture de ce poème.
Le sujet m'a attirée, avec l'évocation surannée de ces gens du voyage comme on n'en voit plus.
Le premier quatrain plante bien le décor. Le second intrigue : le narrateur y est évoqué, on attend une explication un peu plus loin, mais elle ne vient pas.
Le troisième quatrain manque de grâce : trop de "De" dans les deux premiers vers, et le quatrième "Marqués d'abois de leurs caniches" me paraît maladroit.
Le quatrième présente agréablement leur activité, même si le vers "En silencieux rituel" est un peu trop traînant avec ses deux diérèses.
Le suivant est à nouveau plus plat, et le dernier vers notamment ne s'imposait pas, ni pour le sens ni dans sa formulation peu gracieuse.
Enfin le dernier quatrain voit repartir ces gens du voyage, non sans deux derniers accrocs dans ma lecture : "Ne porteront d'écus en banque" avec sa tournure très artificielle due sans doute à la métrique, et le "convoi lambin" qui ne me semble pas très naturel non plus.
Au final, j'ai bien aimé le sujet mais son traitement manque un peu de charme.

   sympa   
4/9/2018
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonjour Papipoete,
J'avoue avoir eu du mal à apprécier pleinement votre poème.
Je ne saurai vous dire pourquoi, c'est un ressenti global, une impression qu'il manque un petit quelque-chose.
L'œil de la caméra ne colle pas selon moi avec la cariolle et les chevaux datant d'un autre temps.
Cependant la qualité de l'écriture est évidente .

   koko   
9/9/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'aime cette poésie qui dit la vie des "petites gens".
Hugo y dénonçait en plus la condition que leur imposait l'oligarchie mais son emphase la précipitait parfois – voire souvent – dans le pathos ( voir Joyeuse vie, par exemple ).
Pas de ça chez vous : une poétique humble pour conter leurs humbles existences.

Ce tableau naïf – surprenant d'anachronisme ! –, précisément, nous fait revivre l'époque révolue où le pas lourd des traits puissants imposait sa lenteur au quotidien laborieux ; vous parvenez à restituer cela, non seulement par les mots, mais aussi par le rythme, et c'est sans doute moins évident que ça en a l'air.


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