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Poésie néo-classique
papipoete : L'aube de mon enfance
 Publié le 14/05/15  -  14 commentaires  -  784 caractères  -  248 lectures    Autres textes du même auteur

Au cœur du chef-lieu jurassien, à la confluence de deux rivières, de 1949 à 1955…


L'aube de mon enfance



Quatre ans passent après la guerre,
Voici qu'à Lons je vois le jour,
Rue Edgard à la pouponnière,
Où les lampes brûlent toujours.

Six ans là dans cette masure
Glauque, où foisonne le cafard.
Aucun ami dans l'embrasure
De notre porte au ton blafard.

Le Solvan reçoit nos toilettes
Quand la Vallière boit l'égout,
Où chassent de fines gâchettes,
Les rats gris, maîtres du dégoût.

Au dehors monte une rengaine,
Qu'un duo chante pour deux francs,
Cet air en vogue "Marjolaine"
Que j'entonne avec mes parents.

Précoce, une subite aurore
Embrase un pan d'horizon noir,
C'est l'hôtel que le feu dévore !
La divette chante l'espoir…


16 05 2011


 
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   bipol   
24/4/2015
 a aimé ce texte 
Passionnément
Au dehors monte une rengaine,
Qu'un duo chante pour deux francs,
Cet air en vogue " Marjolaine "
Que j'entonne avec mes parents.

Précoce, une subite aurore
Embrase un pan d'horizon noir,
C'est l'hôtel que le feu dévore!
La divette chante l'espoir...

un texte pareil ne peut pas laisser indifférent

on y est, on s'y retrouve

j'ai l'impression de voir un film de cet époque

et pourtant elle est la mienne

simple efficace, en fait j'ai tout adoré

   Anonyme   
29/4/2015
 a aimé ce texte 
Bien ↑
C’est un bon poème. Je ne suis pas très au fait des règles du genre poésie néo-classique et classique donc rien à dire sur la technique. Toutefois je me permet de commenter votre poème car il me parle.
Donc, pour le reste.
Les souvenirs évoqués le sont avec précision et concision.
Les sentiments de l’enfant que l’on devine sont touchants.
Quelques belles images et une bonne cohérence des quatrains.
L’évocation de l’incendie à la fin est belle.
Seul bémol pour 'maîtres du dégoût », ça passe, et ça fait la rime, mais je trouve que ça dénote – un peu comme un non-sens, ou bien quelque chose m’échappe.

   Francis   
14/5/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Les trente glorieuses n'ont pas débuté au même instant pour tous !
Mais l'envie de vivre est là ! "cet air vogue "Marjolaine" que j'entonne avec mes parents." L'espoir aussi a germé parmi les cafards: " la divette chante l'espoir". Il faudrait peut-être revoir ce vers : " les rats gris maîtres du dégoût ".

   leni   
14/5/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
bonjour Papipoète
transmettre le ressenti de son enfance en citant des endroits précis
met le lecteur que je suis devant la difficulté celle de se transposer
Par contre j'ai perçu l'espoir dans ce joli quatrain

u dehors monte une rengaine,
Qu'un duo chante pour deux francs,
Cet air en vogue "Marjolaine"
Que j'entonne avec mes parents.

La marjolaine la quelle?Celle de Francis Lemarque?


Bel écrit Merci

salut cordial

Leni

   Anonyme   
14/5/2015
Salut Papipoète

"Marjolaine, toi si jolie
Marjolaine le printemps fleurit
Marjolaine, j'étais soldat
Mais aujourd'hui
Je reviens près de toi"

Cette évocation illumine un poème-souvenir par ailleurs un peu tristounet

Merci Papipoète, le babyboomer

   Robot   
14/5/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Papipoète,

Tes poèmes sont un peu comme les "racontotes" comtoises qui font vivre une réalité. Les tiennent sont en vers ce qui ajoute au charme de ces histoires racontées avec la simplicité de ce qui a été vécu. Le quotidien rapporté sans chichis que tu sais si bien faire vivre.
Et c'est ce que j'apprécie.
Et je ne te reprocherai pas de faire de la pub pour le Jura !!!

   Hananke   
14/5/2015
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour

Dommage que seul le premier quatrain empêche
une parution classique.
De la même patrie que Bernard Clavel et du créateur
de la Marseillaise.J'aime bien cette ville posée sur la première
marche de l'escalier du Jura.

J'aime bien aussi les rats gris, maîtres du dégoût.

Petit poème sympathique dans son ensemble.

   Anonyme   
14/5/2015
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Salut papipoete... Prime enfance difficile comme ce fut le cas pour beaucoup d'entre nous en cette période. Les images sont là pour partager ces souvenirs très visuels.
Pour ce qui est de la forme, à ta place (mais je n'y suis pas) j'aurais écrit ... Quatre ans passés après la guerre, ...

Au premier vers du second quatrain on sent que le "là" est en cheville et pourtant il y avait d'autres solutions !

Puis six ans dans cette masure... par exemple !

Bon, je dis ça, je dis rien... Avis tout à fait perso !

Pas trop aimé les maîtres du dégoût mais beaucoup le quatrain qui suit sur la Marjolaine que je fredonne en tapant ces lignes...

Un bon poème sur un thème intéressant... Merci papi !

   Automnale   
14/5/2015
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Friande, d'une manière générale, de tout ce qui est biographie ou autobiographie, je me suis donc arrêtée sur l'aube de l'enfance de Papipoète.

Le décor, un peu sordide, est bien planté. Au milieu de cette misère, de cette tristesse, retentit l'air de "Marjolaine"... La divette chante l'espoir... Et qui sait si ce n'est pas elle, avec sa chansonnette, qui fera surgir la poésie dans la vie du narrateur. Bien des années après, il s'en souvient encore...

Si je puis me permettre, je tenterais de remplacer le "Six ans" dans cette masure par un terme un peu plus imagé (d'autant qu'il est déjà question de "Quatre ans" au tout début). La modification ne devrait pas être difficile... Profitant de l'occasion, je n'écrirais pas "cette" masure, mais "une" masure...

Cela dit, cher Papipoète, j'attends avec impatience la suite, en vers ou en prose, de votre biographie...

Et je note au passage, puisque vous êtes né en 1949, que vous êtes un jeune poète... Comme quoi, il ne faut pas toujours se fier au pseudo !

   arigo   
15/5/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bonjour,

Une époque que je n'ai pas connu. J'y ai ressenti l'atmosphère dans les mots que vous nous proposez :

- les deux premiers quatrains sont froids
- les deux derniers apportent la chaleur.

Dans le mot "espoir", je comprends qu'il s'agit d'un espoir en demi-teinte : on chantonne, mais malgré tout, on a cet hôtel en feu.

Merci du partage !

   Anonyme   
16/5/2015
 a aimé ce texte 
Passionnément
La rudesse de l'après-guerre. Vous voyez le jour en 1949, en pleine reconstruction. Les plaies sont dures à cicatriser et la vie sans doute guère facile ("6 ans passés dans cette masure, glauque où foisonne le cafard"). "Pas d'amis", "une porte au ton blafard", "les rats gris"... mais la divette chante l'espoir et l'espoir renaît...

Un texte très émouvant, bravo !

Wall-E

   assagui   
20/5/2015
 a aimé ce texte 
Bien
bonjour papipoète,
Bien que votre cadet ici, j'ai été voisin de cette misère, qui malheureusement revient à grand pas.
Pour la forme, je pourrais mettre " cafard" au pluriel, mais je n'aurais sans doute pas trouvé les gâchettes. Une virgule après: "six ans là, dans une masure". Enfin, au dernier vers: " seule, divette chante l'espoir...", pour bien marquer le contraste entre la dure réalité et l'espoir... en chantant.
Pour le fond, j'ai bien aimé la pirouette des "maîtres du dégoût" qui en dit long sur le ressenti de l'enfant d'autrefois face à la misère que symbolisent ces bestioles, seuls amis d'infortune.
Il fallait se battre pour s'en sortir, envers et contre tout. Guère de place pour la poésie, à l'époque.
La sagesse d'un papie, se lâche aujourd'hui en vers et...pour nous !
merci.
ps: je débute, mais vos poèmes m'apprennent!

   Pussicat   
22/5/2015
De la poésie néo-classique réaliste dessinée à gros traits de misère, le tableau ressemble à du Zola, c'est un hommage, ne vous y trompez pas... comme quoi on peut tout faire et tout dire sous cette forme. Loin des bons sentiments... Merci pour cette lecture, et à bientôt,

   lala   
23/5/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Je n'ai connu ni l'époque ni le lieu et cette description soignée m'embarque. J'aime les précisions topographiques d'un vécu authentique.
Je suis d'accord avec les commentaires sur "six ans là" trop miroir du quatre ans du premier vers, et associé à un "là" qui rompt le rythme.
Les virgules des 6ème et 17ème vers conduisent à prononcer le e qui les précède et font passer les octosyllabes à 9 pieds.


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