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Poésie contemporaine
Passant75 : De nouveau, gente amie
 Publié le 26/02/26  -  8 commentaires  -  1088 caractères  -  95 lectures    Autres textes du même auteur

« L’amour n’est que le roman du cœur, c’est le plaisir qui en est l’histoire. »

(Beaumarchais)


De nouveau, gente amie



De nouveau plonger aux tréfonds de ton regard,
Me noyer dans tes yeux, voir mes sens qui s’égarent,
Oser des gestes fous, sans craindre Dieu ou Diable,
Car, toujours de ton corps, mon corps est insatiable.

De nouveau dénouer ta crinière dorée,
Mon amante et amie, ma sœur, mon adorée,
Caresser tes doux monts, percer tes charmants creux,
Car toujours, de ton cœur, mon cœur est amoureux.

De nouveau dénuder tes vallées, tes collines,
Retrouver certains jeux, ma belle libertine,
Te caresser les joues, te courtiser les fesses,
Mais, toujours pour ton corps, rester plein de tendresse.

De nouveau s’envoler vers des cieux infinis
Quand ta main dans ma main, nos mains sont réunies,
Enlacée dans mes bras, les lèvres entrouvertes,
Je te veux toute à moi, je te désire offerte.

De nouveau, gente amie, contre ma peau sentir
Le velours de ta peau, le feu de nos désirs,
Alors nous plongerons dans de bouillants délices,
Pour nous deux, le plaisir fera vertu du vice.


 
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   Cristale   
14/2/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
Je commente peu souvent la poésie contemporaine, c'est un tort car il en est de bien belles et celle-ci m'a séduite.
Forcément, le romantisme vêtu de sensualité est à l'honneur.
C'est chaud bouillant et me ravit que l'on puisse encore écrire et décrire le désir et le plaisir des coeurs et des corps.
Le petit refrain modulé du derniers vers des trois premiers quatrains aurait pu se faire entendre sur les deux derniers.
Un bon équilibre des vers fluides et musicaux font de cette pièce un plaisir de lecture.

   Polza   
26/2/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
Si la sensualité et l’érotisme qui se dégagent de ce poème ne m’ont pas laissé insensible, il apparaît à mon sens quelques maladresses qui m’empêchent d’être entièrement séduit.

Certaines répétitions m’ont paru utiles et fondées (« De nouveau » par exemple), d’autres moins.

« Quand ta main dans ma main, nos mains réunies » étant la plus visible en plus d’être une formule très banale dans un contexte si volcanique je trouve…

« Mon amante et amie, ma sœur, mon adorée, » Mon amante et amie, mon adorée pourquoi pas, mais ma sœur, franchement, ça fait plutôt penser à une relation incestueuse !

« Caresser tes doux monts, percer tes charmants creux, » je n’ai pas bien compris percer tes charmants creux, si cela évoque la pénétration, je ne trouve pas la formule exceptionnelle.

« Te caresser les joues, te courtiser les fesses, » puisque ce poème est en catégorie contemporaine et que « joues » fait une syllabe au lieu de deux, personnellement, dans des plaisirs érotiques d’une telle intensité, j’aurais caressé autre chose que les joues. « Te caresser les cuisses, te courtiser les fesses » par exemple…

« De nouveau, gente amie, contre ma peau sentir
Le velours de ta peau, le feu de nos désirs,
Alors nous plongerons dans de bouillants délices,
Pour nous deux, le plaisir fera vertu du vice. »

Je n’ai rien à redire sur la dernière strophe que je trouve très bien écrite et sensuelle à la fois…

Édition

Pour le mot « sœur, merci à LeChevalier qui m’a mis sur la piste en allant chercher du côté du CNRTL et je suis également allé faire un petit coucou au Littré.

Je ne connaissais pas l’emploi de sœur en ces termes là. Je dois bien admettre le vers correct, mais j’avoue que ça me fait bizarre quand même. Pour moi une sœur c’est soit une sœur, soit une bonne sœur, il va falloir que je me fasse à cette possibilité de définition !

Quoi qu’il en soit, les commentaires de LeChevalier et de Lebarde m’ont fait réfléchir. Si j’aime bien votre poème, il est vrai qu’il y a néanmoins un côté archaïque mêlé à un côté sensuel érotique qui peut prêter à confusion et faire sourire. Je ne pense pas que c’était le but de ce poème, mais je peux me tromper !
Peut-être aurait-il fallu soit assumer le côté désuet jusqu’au bout, soit aller plus dans l’érotisme torride.
« gente amie » donne l’impression qu’à un moment je vais lire « à ma mie » ou des formules du même acabit, formules qui contrastent avec le tutoiement je trouve. En relisant attentivement, j’ai eu la sensation que le narrateur ne savait pas choisir, aller complètement du côté médiéval ou rester dans le moderne.

Mais j’aime plutôt bien, sauf qu’en ce qui me concerne, ce poème n’est pas pleinement abouti, il peut (doit, sans aucune prétention de ma part) être amélioré…

   Boutet   
26/2/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime bien
Encore des choses bien dites même si les nombreuses répétitions finissent par gêner la lecture. Quelques expressions aussi, me semblent mal adaptées comme ce courtiser les fesses ou les bouillants délices.
Même si j'en comprends le sens : se fondre dans le volcan.
Bien, un joli poème d'amour érotique qui se lit et se déguste avec plaisir.

   papipoete   
26/2/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
Bonjour Passant75
De nouveau, te vouloir pour te découvrir comme au premier jour ; et te voir frémir comme les prémices d'une éruption volcanique, et m'endormir, et de nouveau...
On peut dire que ce fruit du désir, ne prend aucune ride au programme éternel de l'amour, et oh combien cette douce âme séduit son " autre ".
Et de nouveau libertiner avec celle qu'il aime, sans jamais songer à une autre, comme chaque fois la redécouvrir...
NB qu'en termes galants et jolis, jamais de grivoiserie dans cette exploration du corps de son aimée, où la seconde strophe a ma préférence ( cette amie, cette amante, cette soeur, cette adorée )
Je voudrais que cela pour Vous soit flatteur...je vous vois en Cristale masculine !
Ah, si tous les couples pouvaient être faits de ce bois ! n'est-ce pas Dominique Pellicot ?
Un poème magnifique !

   Provencao   
26/2/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
Bonjour Passant75,

"De nouveau dénuder tes vallées, tes collines,
Retrouver certains jeux, ma belle libertine,
Te caresser les joues, te courtiser les fesses,
Mais, toujours pour ton corps, rester plein de tendresse."

Ce passage préféré où j'ai véritablement ressenti cette sensation d'être réjoui, ravi, capable d'envie, d'appétit de désirs, capable de ressentir, de goûter le plaisir à la sensualité du désir et du bien-être...en espérant ce retour du désir pour recommencer.

Le désir embrasse l'émotion ...

Au plaisir de vous lire,
Cordialement

   Robot   
26/2/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime un peu
J'ai envie de dire "rien de nouveau". Mais dans le thème difficile d'innover.
Cependant je reconnais les qualités littéraires du poème et surtout la richesse de la plupart des rimes dans les trois premiers quatrains.

   LeChevalier   
26/2/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime bien
J'ai trouvé un côté amusant à ce texte, mais je ne saurai pas dire s'il était recherché ou bien s'il n'est que le fruit de mon imagination. L'adjectif « gente » dans le titre m'a sans doute beaucoup influencé. J'ai vérifié dans le dictionnaire du CNRTL : il porte la remarque « par plaisanterie ». Le dictionnaire de l'Académie (édition de 1878) dit que le mot s'emploie seulement quand on imite les anciens poètes.

D'autres choix de mots m'ont paru amusants, comme « tréfonds » par exemple, l'apostrophe « ma sœur » qui fait très XIXe s. etc. Bref, je trouve le texte assez hétéroclite d'un point de vue stylistique.

Deux antithèses, « sans craindre Dieu ou Diable » et « fera vertu du vice », m'ont paru très osées. En général, c'est une force. Mais je ne trouve pas que le reste du poème justifie les allusions au diable et au vice.

Pour la forme, je trouve très dommage que les quatrains soient composés de cette sorte. Pour moi, ce sont des rimes plates qui cherchent à se faire passer pour des strophes. Certes, les répétitions rendent le procédé tolérable mais qu'est-ce que ç'aurait mieux d'avoir des rimes croisées tout simplement !

   Lebarde   
26/2/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
aime bien
Le thème n'est pas nouveau pour ne pas dire galvaudé, mais il plait toujours c'est l'essentiel, notamment comme vous avez su le faire ici, le propos apporte cette touche de fantaisie et d'humour qui donne de la vertu au vice; un peu excessif quand même tant pour le vice que pour la vertu.

Bien sûr il y a la forme...un peu éloignée de la prosodie classique, qui me froisse un peu, mais vous l'avez voulue ainsi et c'est très bien comme cela.

Cordialement.


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