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| BlaseSaintLuc
29/4/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Il y a ici beaucoup de "sans" sur des riens.
"Sans brillance" pas terrible ! Et ... pourtant, une musique se fait, un ton, quelque chose, relecture... Un doute (Pas du texte, dans le texte , un sentiment bien marqué, bien exprimé, un malaise profond, une Peur, c'est un écho de l'intérieur! Bien amené, précis, sans concessions, introspection noire, sombre, une ombre en dedans ! |
| Luron
3/5/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Cette description du paroxysme de l'angoisse, cet "abime sans fond", fait penser à la chanson de Johnny : "noir c'est noir/il n'y a plus d'espoir". Mais ici, il ne reste vraiment plus du tout d'espoir. Nous sommes bien au-delà d'une dépression à la Johnny mais dans une véritable souffrance psychique à laquelle le narrateur ne peut pas échapper. Il est emprisonné dans cette souffrance.
La description surréaliste de cette prison intérieure abonde en images et métaphores qui décortiquent de manière clinique cet état psychique. Peut-être trop au risque de s'y perdre sans ressentir assez d'émotion. L'avant dernière strophe décrit l'apothéose de cette angoisse sans issue et dont le narrateur devient l'esclave. L'auteur s'est donné ce défi courageux de traduire un état d'angoisse pathologique auquel le commun des mortels n'est pas familier. Malgré "la présence" au quatrain final nous restons dans le domaine de l'extrême angoisse qui dépasse Le spleen de Baudelaire sans atteindre les hallucinations de Le Horla de Guy de Maupassant. Ce sujet n'est pas ma tasse de thé d'où peut être l'absence d'émotion ressentie ce qui n'enlève rien à la force indéniable de cette évocation. |
| Polza
5/5/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
aime bien
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Je ne suis pas certain que la catégorie désirée vous soit accordée.
Pas pour les hiatus, le (renvoient à la césure), les e non élidés ou que sais-je encore, mais je ne suis pas certain que vous pouviez vous permettre de transformer un H aspiré en H muet, même dans la catégorie néoclassique…certes, on peut s’y permettre quelques libertés, mais pas toutes, enfin je crois… Pour un poème qui s’intitule « Échos de l’intérieur », je m’attendais à lire tout cela à la première personne, pour rendre l’ensemble plus intime et habité. Je ne sais plus quel onirien disait qu’il n’avait pas employé le « Je » parce qu’on lui avait reproché sur je ne sais quel site. Pour ma part, ça ne me dérange absolument pas ! Certes il aurait fallu changer une ou plusieurs formules afin d’éviter de fortes désagréables euphonies, comme dans « Nous habite déjà » qui deviendrait… Mais puisque vous avez choisi le « Nous », je vais commenter en fonction ! C’est un conseil que je devrais appliquer à moi-même, mais il faut dans la mesure du possible faire attention aux sonorités. Dans le premier quatrain, vous avez déjà des rimes en « fon » auxquelles vous venez rajouter « tomber/qu’on/nom ». Tous ces mots ne sont peut-être pas à supprimer, mais le « nom » à la césure n’est pas indispensable au sens, il pourrait très facilement être remplacé par un autre mot, une autre tournure afin d’alléger la sonorité en « on »… « Un escalier sans murs tourne dans la poitrine, Montent des pas contraints sans jamais s’arrêter, Un silence obstiné lentement nous domine, Et trouble nos élans sans se manifester. » je trouve que dans ce passage, même si j’ai apprécié « Un escalier sans murs tourne dans la poitrine, » on s’aperçoit que « la poitrine » est là pour tenir le vers dans la pomme, mais que vous auriez plutôt voulu écrire « dans notre poitrine » qui aurait été plus logique avec « nous domine » et « nos élans »… « Les miroirs nous renvoient le sombre et son mystère, » j’ai moyennement apprécié « le sombre et son mystère », je m’attendais plus à quelque chose comme « L’obscur et ses mystères » même si je suis moyennement convaincu par l’obscur également, mais je n’ai pas le temps de chercher mieux ! « Nous ramènent toujours au même espace hanté. » le fameux H dont je vous parlais au début ! « Une porte qui plane est dressée dans l’attente, On croit pouvoir passer, mais rien ne le permet, » pourquoi pas « On croit pouvoir entrer » ne m’aurait pas déplu, mais « passer » ça le fait aussi… Peut-être à cause de la présence et de la tonalité de ce poème, j’ai pensé à « Le Horla » de Maupassant… Une ou deux répétitions ne m’auraient pas gêné plus que cela, mais je trouve qu’il y en a un peu trop dans ce poème… « On croit pouvoir/Ce que l’on croit » « et déjà nous soumet/Nous habite déjà » « lentement nous domine/Qui monte lentement » « même espace hanté/Les mêmes souvenirs » « Montent des pas/Qui monte » « pouvoir éclater/On croit pouvoir » « Un silence obstiné/au-delà du silence ». |
| Vincent
14/5/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Bonjour Passant75
Vous décrivez très bien la structures de la dépression Cette immense cathédrale d'horreurs qui nous habite Avec des échos et des tremblements Je ne sais si ça vous a habité mais c'est très réel on la touche presque |
| LeChevalier
14/5/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Puisque nous sommes en « contemporain », je n'ai qu'une critique à adresser en ce qui concerne la forme : c'est la rime « permet - soumet » qui relie deux verbes formés à partir du même radical. Sinon, je trouve la musique des alexandrins tout à fait entraînante, car la syntaxe est bonne : une strophe, une phrase, c'est la solution optimale (l'inversion « montent des pas » est un sacrifice au nom de la césure, mais on ne va pas chipoter.). Les allitérations sont nombreuses et mesurées, je remarque surtout les consonnes et voyelles nasales.
C'est drôle, mais en raison de cette grande fluidité syntaxique et de l'accumulation de métaphores, on peut lire le poème sans rien y comprendre. A la troisième lecture, je m'aperçois que cela tient aussi au contenu : en fait, l'auteur ne dit jamais de quoi il parle. Il dit plutôt de quoi il ne parle pas. Les négations sont très nombreuses (« sans » apparaît neuf fois, et quand il se raréfie, à partir de la quatrième strophe, on a « rien », « nul » et « jamais » qui prennent le relais). Pour qui accepte ce caractère un peu rébarbatif, les rimes peu variées deviennent un avantage (deux fois rime en -anse, deux fois en -té, deux fois en -et). Car oui, la répétitivité me semble ici avoir été recherchée. En conclusion, je trouve que c'est un poème où le son prime sur le sens et cela me convient très bien. |
| Robot
14/5/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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L'auteur a fait le choix d'exprimer les échos de l'intérieur dans ce qu'ils ont de plus sombres et il le fait de manière réaliste dans une composition poétique maîtrisée.
En attendant peut-être des échos de l'intérieur optimistes. |
| Boutet
14/5/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime bien
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Chacun a sa part d'ombre, c'est bien montrer dans ce poème contemporain ( 12 ème vers avec 13 syllabes
entre autres). Mais foin de la prosodie j'aime assez la progression de ce poème vers ce noir qui hante. |
| Cristale
14/5/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Bonjour Passant75,
Dans ces « nous », ces « on », j’entends un état de dépression extrême qui, comme le démontre ces vers, emprisonne le corps et l’esprit dans cet état anxieux de danger imminent, d’enfermement où « soi » n’est plus « qu’autre ». Le « je » devient « on » « nous » « le »…comme si une force indépendante de la volonté agissait de façon autonome. Techniquement ce poème en contemporain m’est agréable en lecture et je suis admirative de la faculté de l’auteur à dérouler son opus avec une telle précision d’images et de sensations d’une grande clarté. « L’écho de l’intérieur », le titre est bien trouvé. |
| Marite
14/5/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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Bienheureuses les personnes qui ne se sont jamais trouvées face à ces "Echos de l'intérieur" ... La forme se prête à l'analyse faite de cette situation dépressive mais, comme souligné dans un précédent commentaire, la régularité du rythme et de la succession des vers en facilite la perception avec une possibilité de pause à la fin de chaque quatrain. Les derniers vers semblent offrir une explication à cette mélancolie persistante :
" Dans la main resserrée persiste une présence, Comme un intime poids dont nul ne se défait, Ce que l’on croit ailleurs, au-delà du silence, Nous habite déjà, et jamais ne se tait." |




