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Poésie libre
Passant75 : L'écho des pas
 Publié le 23/08/26  -  8 commentaires  -  624 caractères  -  138 lectures    Autres textes du même auteur

« Pour moi, le corps dit ce que les mots ne peuvent pas dire. »
(Martha Graham)


L'écho des pas



Je m'avance.

Tu t’inclines
comme cède la vague
à l’appel de la Lune.

Ma main propose.
Ton corps répond.

Nos souffles se cherchent.

Puis le fouet de ta jambe
écrit dans l'air
une ponctuation de feu.

Je t'emmène,
mais déjà
tu m'entraînes ailleurs.

Car celui qui mène
ne possède jamais la danse,
il n'en ouvre
que le chemin.

Quand le dernier accord
s'éteint entre nos mains,

je relâche enfin mon étreinte.

Mais dans le silence demeure
l’écho de nos pas de tango.


 
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Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Cristale   
23/8/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
Bonjour Passant75,

Un joli tango poétisé sur un rythme léger et dansant agréable en lecture.

Rien de pesant dans le déroulé de l'action, les images sobres et précises permettent une bonne représentation des danseurs sur le parquet.
Ici l'homme ne possède pas le corps de la femme, il le souligne en l'effleurant, comme un souffle pour faire s'envoler un papillon posé sur sa main.
C'est l'impression que j'en ai.

La mise en page est aérée, la ponctuation n'était même pas nécessaire tant l'agencement les vers laisse place à une bonne respiration.

Merci pour la danse de vos mots.

   Provencao   
23/8/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
Bonjour Passant75,

"Car celui qui mène
ne possède jamais la danse,
il n'en ouvre
que le chemin."

J'ai aimé cet écho des pas qui se loue croisée du dire, inspiration, effluve ouvrant vers demain, déliement et méditation.

Dans la danse, une lumière se fait jour : rien n’existe en dehors de cet écho des pas qu’un autre écho des pas qu'elle incite à créer.

La lecture gambillée n’est plus la cadence d’une écriture arrimée rituellement dans sa textualité, elle se fait véritablement inventive.

Au plaisir de vous lire,
Cordialement

   Pussicat   
23/8/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime un peu
Bonjour Passant75,

Je suis restée à distance de votre poème et la raison première est sans doute son manque d'élan, de fougue, de feu. Certes, il est présent sur : "une ponctuation de feu.", très beau par ailleurs, mêlant ainsi les éléments air / feu.

"Puis le fouet de ta jambe
écrit dans l'air
une ponctuation de feu."

Pourtant la forme est agréable à lire, déployée sur des vers aérés, il y a bien une complicité, mais de poésie, de musique, peu. Je reste sur le bord de la piste comme lisant une fiche technique de ce duo, ou trio : l'homme, la femme et le tango. Une autre fois...

ps: je trouve l'attaque trop convenue "Je m'avance. / Tu t’inclines"

A bientôt de vous lire,

Edition : les deux vers de fin emportent mon adhésion ;)

   rendu   
23/8/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
Bonjour

Un texte libéré qui me rappelle fort Tango argentino que je viens de présenter même si la forme libérale change pratiquement toute la donne. Il faudrait aussi une musique en vidéo pour mieux apprécier ce poème.
Une bonne lecture.

   Mokhtar   
23/8/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
Je trouve ce poème un peu succinct mais il m’intéresse.

J’y vois un peu une transposition de la vie de couple dans le langage du tango. Cela commence par la force de l’attrait qui devient mouvement. Puis la main qui invite ,« qui propose » établit le lien. Le « fouet de la jambe », exprime la passion et sa fulgurance. « Je t’emmène, tu m’emmène » : chacun, à son tour, guide l’autre et le pouvoir s’alterne. Puis, quand s’éteint la musique, demeure le souvenir des pas partagés qui laissent leur empreinte, celle du vécu à deux.

Danser le tango, c’est un peu vivre l’amour : on se cherche, on se trouve, on se cède, on se reprend…et chaque pas est une manière d’aimer.

Merci pour ce texte évocateur

   Djabba   
24/8/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime un peu
Un hommage au tango sympathique mais assez conventionnel je trouve. La description est bien rendue, presque studieuse, au détriment de l'aspect charnel. Je ne suis pas expert mais il me semble que c'est avant tout une danse sensuelle, l'évocation sublimée de l'amour physique. Or je ne ressens pas le bouillonnement des sens, les lèvres avides de baisers, le désir incandescent... Un peu froid donc.

   LeChevalier   
24/8/2026
trouve l'écriture
convenable
et
n'aime pas
Je trouve la comparaison avec la Lune, qui attire les vagues plutôt que de les faire s'incliner, assez étrange et nuisible dans un poème aussi court. En effet, si on se permet de faire court, on se doit de récompenser le lecteur avec l'excellence des images. Mais ici, on a des phrases très courtes et prosaïques, agréméntées de quelques figures de style, comme ce "fouet de ta jambe" et sa ponctuation qui sent le livre... Les verbes "emmènes" et "mène" me paraissent trop rapprochés, sans obtenir un effet stylistique. Quant à la fin, je la trouve trop explicative et nuisible au mystère.

   Corto   
24/8/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
"Vous permettez Monsieur
Que j'invite votre fille"...
Dès les premières lignes de votre poème, l'ambiance jadis créée par Adamo s'est avancée en sourdine dans mon esprit.

La suite enrichit cette ambiance surannée comme la vague continue de répondre à la Lune...

Les gestes et les envolées nous maintiennent dans cette tendresse ludique.

Même si "celui qui mène ne possède jamais la danse", l'étreinte prolonge longtemps
"l’écho de nos pas de tango."

Bravo, jusqu'à la prochaine.


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