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Poésie contemporaine
PaulMUR : Tous les dieux
 Publié le 11/10/18  -  11 commentaires  -  1261 caractères  -  141 lectures    Autres textes du même auteur

Une petite déclaration.


Tous les dieux



Tous les dieux de l'enfer et tous les dieux du ciel
Se mettront à genoux lorsque j'exigerai
Qu'ils taisent leur courroux et se fassent tout miel
Pour adorer sans bruit l'objet de ton portrait

Leur ciel ou leur enfer n'est qu'une triste image
Du bienfait qu'a produit ta rencontre sur moi
S'il reste encore un dieu ce n'est que ton visage
Qui triste ou souriant met mon cœur en émoi

Adorer je veux bien, mais que ce soit tes yeux
Tes lèvres, ton sourire, ton regard si étrange
L'ombre de tes sourcils, ta mèche de cheveux
Qui ensemble dessinent le visage d'un ange

Je veux bien adjurer ces monstres faméliques
Dieu des juifs ou chrétiens, musulmans ou bien autres
Le seul bonheur si bas digne d'être relique
C'est toi et le plaisir qui un jour fut le nôtre

Je voudrais qu'on installe sur toutes les églises
Les murs des synagogues, le haut des minarets
Ton portrait pour qu'enfin chaque croyant te lise
Et décide quel dieu il adore en secret

Tu es ma seule idole, l'objet de mes prières
Aucun dieu ne pourra combattre cet amour
Sans risquer de subir ma rage meurtrière
Car une vie sans toi ne vaut pas le détour


 
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   izabouille   
23/9/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
C'est très beau, la force de cet amour est magnifique. Les émotions sont intenses quand on lit cette poésie.
Il y a juste deux petites choses qui me chipotent :

- "pour adorer sans bruit l'objet de ton portrait" : l'objet d'un portrait, la formule ne sonne pas très bien, je trouve.
- "C'est toi et le plaisir qui un jour fut le nôtre" : l'utilisation du passé simple alors que tout le reste est au présent casse un peu. On dirait que cet amour est du passé et surtout que le narrateur ne connaîtra plus le plaisir. Je le mettrais au futur simple "...qui toujours sera le nôtre".
Mais cela n'enlève rien au plaisir que j'ai eu à vous lire,
merci pour le partage

   Willis   
11/10/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Style plaisant avec quelques belles envolées. Par contre il faudrait supprimer ces répétitions qui alourdissent le texte. Voici comment je préférerai le lire :


Les démons de l'enfer et tous les dieux du ciel
............ pour se faire tout miel
Leur antre ou paradis n'est qu'une triste image
..... ton regard fort étrange
Qui semblent dessiner.....
Ceux des Juifs, des Chrétiens....
...... qui fut un jour le nôtre
... Car un instant......

   Gemini   
27/9/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Œuvre profane. Il semble qu’on rejette tous les dieux (ceux des polythéistes autant que celui des monothéistes) pour en mettre un autre à la place.
Qui plus est une idole, ce qui vire au fétichisme.
L’image divine donnée à « l’objet de mes prières » est assez démesurée dans le sens ou elle l’est littéralement. On part d’une allégorie pour arriver à l’image… au parallèle. Recherche d’ampleur poétique, sans doute, qui donne du caractère au texte.
En écriture, j’ai trouvé toutefois des passages (au passage je trouve la « petite déclaration un peu longue), sur lesquels j’ai buté : v4 : adorer l’objet de ton portrait (je comprends adorer ton portrait, mais moins adorer l’objet du portrait), v13 : les monstres faméliques, (en quoi un dieu peut-il être famélique ?), v15 : le seul bonheur si bas (ici-bas ?) digne d’être relique (sur quelle définition de relique s’appuyer pour comprendre l’image ?), v23 aucun dieu… subir ma rage meurtrière (tuer un dieu ? allons, allons) .
Je trouve bien de n’avoir cédé aucune majuscule à vos concurrents, et j’ai senti la passion qui vous animait.
PS: Je trouve que le titre résume mal le propos. J'ai pensé à : Mon Verbe à moi. Le seul Etre suprême, ou peut-être : Mon Dieu !

   bipol   
11/10/2018
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
Je trouve ce texte parfaitement ridicule

et d'un grotesque cliché

vous mélangez Dieu et ses églises

et vous balayez tout d'un revers de main

pour une amourette

j'ai détesté ça

   papipoete   
11/10/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
bonjour PaulMur
Tu es mon dieu, mon idole, je ne vénère que toi, et je voudrais que cela se sache, du porche d'une église, du seuil d'une synagogue, de l'entrée d'une mosquée ! Nul ne me fera regarder vers le Ciel ou l'Enfer, car devant toi seulement je me prosternerai !
NB le héros hurle contre toutes les divinités, exige pratiquement que chaque homme ne regarde que celle dont il est si épris, au point d'en faire une icône universelle !
Une déclaration d'amour à sa mie, qui résonne comme une déclaration de guerre envers les cieux et cela me surprend .
Je concevrais de tels cris, si le Ciel eût ôté la vie de l'être chéri ( cela nous est arrivé à tous je pense, lors d'un décès trop douloureux ) mais à travers votre poème, où je vois que l'amour court toujours à travers l'aimée bien vivante, je trouve les propos exagérés !
Cela ne nuit pas à la qualité du texte, comme la 3e strophe qui resplendit !
Je ne noterai donc que l'écriture !

   PIZZICATO   
12/10/2018
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Plus qu'un amour , une passion exacerbée, une adoration, mais de l'Autre.
" Adorer je veux bien, mais que ce soit tes yeux
Tes lèvres, ton sourire, ton regard si étrange
L'ombre de tes sourcils, ta mèche de cheveux
Qui ensemble dessinent le visage d'un ange ".

Je trouve quand même le traitement de l'dée un peu... excessif.

" Je veux bien adjurer ces monstres faméliques
Dieu des juifs ou chrétiens, musulmans ou bien autres ".
" adjurer " ne me paraît pas très adapté au sens voulu.

" Du bienfait qu'a produit ta rencontre sur moi " j'ai trouvé la phrase un peu lourde.

   Miguel   
11/10/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une belle déclaration pleine de fougue et de conviction, dont même les maladresses concourent au charme. Un beau talent pour manier l'alexandrin, une beau lyrisme. Il y a dans cette envolée à la fois une naïveté et une sincérité qui font prendre tout cela au sérieux. On se régale de le lire.

   Castelmore   
11/10/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un cinquième quatrain d'anthologie !
Un peu plus haut ne serait ce pas abjurer et non adjurer qu'il faudrait lire ?
Quelques maladresses, citées plus haut, n'enlèvent rien à l'élan poétique de l'ensemble .

   lucilius   
11/10/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour PaulMUR,
Nul n'était besoin d'évoquer et d'impliquer les dieux, bons comme mauvais, dans votre culte de l'adoration. En mélangeant les genres, vous ne parvenez pas à me faire partager votre émotion sublimée par un physique, ce qui évapore hélas l'alchimie avec le vrai fil conducteur. C'est dommage parce que l'ensemble reste bien ciselé.

   Hiraeth   
11/10/2018
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Un texte plutôt bien ficelé et qui commence très bien mais l'alexandrin est parfois imparfait, dommage. C'est sans grande incidence pour la récitation dans les cas où une virgule vient signaler une pause à l'hémistiche, mais dans les autres cas, ça passe beaucoup moins bien.

Il n'est pas dans mes habitudes de juger négativement un poème sur son fond, mais là, je dois avouer que j'ai tiqué, surtout à la mention du mot "amour" (la rime avec "ne vaut pas le détour" d'ailleurs, si j'ose dire, ne vaut pas non plus le détour ; et globalement le dernier quatrain est par trop ridicule, donc ça nuit vraiment à la réception finale de votre texte, hélas). Parce que ce n'est pas de l'amour, c'est de l'adoration -- presque son contraire, ai-je envie de dire. Seule la vérité m'émeut en poésie, donc là je n'adhère pas du tout... Ou peut-être devrais-je simplement secouer la tête de manière amusée, et voir la vérité qu'il peut y avoir dans les folies de certains hommes excessivement pétrarquisants ? Allez, je rehausse un peu ma note après cette soudaine révélation ; il est vrai de plus que votre texte comporte des passages mémorables.

   Kherza   
12/10/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
J'ai une certaine retenue quant à l'idolatrie, surtout quand elle est poussée à l'extrême comme ici. Si c'est une déclaration d'amour elle est presque effrayante... J'ignore pour qui étaient destinées ces lignes mais peut-être vaudrait il mieux que cette personne ne les lise pas.
Quoi qu'il en soit ça reste un beau travail d'écriture.


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