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Poésie classique
pieralun : Ballade chez Renoir
 Publié le 22/06/09  -  13 commentaires  -  1291 caractères  -  229 lectures    Autres textes du même auteur

Promenade de l'imagination dans l'une des plus belles toiles du maître impressionniste : "Chemin montant dans les hautes herbes"
Une photographie du tableau sera sur Diaponiris ici.


Ballade chez Renoir



Un tableau de campagne aux doux pastels vieillis
Conte un chemin montant, sûrement loin des villes,
Juste un chemin bordé d’arbres mûrs et taillis,
Fleurs de coquelicots ; oiseaux rouges tranquilles.

Sous l’ombrelle au coutil rouge coquelicot,
On devine une femme à la tendre jeunesse
Éprise d’un garçon, peau velours abricot,
Aux yeux bleus de velours, bleu couleur de promesse.

Son corsage palpite au pouls de son image
Et le pouls du printemps ne calme pas son cœur,
Masquant son émoi fou qu’ignore l’enfant sage,
Elle darde l’enfant de son regard moqueur.

Ce dernier s’émerveille aux pétales de fleurs,
Fleurs vives au printemps comme les papillons,
De la nature en fête il ne connait des pleurs,
Que la plainte rythmée aux ailes des grillons.

Ils croquent ardemment la pulpe du bonheur,
L’insouciance à l’âme, ignorant la lumière
Qui pâlit lentement lorsque fane la fleur
Et blanchit quand l’hiver vient refroidir la pierre.

Mais dans l’hiver venu d’une existence sage,
Quand leurs plaisirs perdus renaîtront dans le soir,
Ils se rappelleront la fleur rouge et sauvage
Qui embrase les champs du tableau de Renoir.



 
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   Anonyme   
22/6/2009
Une ballade chez les impressionnistes pour commencer la journée, que demander de plus même si chez Renoir je préfère les portraits aux paysages... La première chose qui m'a frappée, désolé, ce sont les nombreuses répétitions, coquelicots, velours, fleurs, bleu, etc. souvent dans la même strophe ; je pense que ça aurait pu être évité sans problème. Ensuite, avoir tenté de donner vie à ce tableau était, à mon avis, une "fausse" bonne idée car l'interprétation d'une peinture reste malgré tout très subjective... mais bien entendu ce jugement n'engage que moi ! Bonne journée Pieralun et au plaisir de te lire.

   pieralun   
22/6/2009
Les répétitions sont voulues bien sûr, je comprends que cela puisse déplaire, mais elles sont là intentionnellement.

   Anonyme   
22/6/2009
 a aimé ce texte 
Bien
un peu de répétitions, mais j'aime cette balade...mais avec un "d"

   Garance   
22/6/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Balade dans un tableau de campagne très agréable !
J'ai tout d'abord été surprise par les répétitions, et puis j'ai compris qu'elles étaient intentionnelles, du coup j'ai été étonnée de ne plus en lire dans les deux derniers quatrains.
Mais la poésie est capricieuse...je devrais le savoir moi qui n'aime que la liberté des vers.

   Marquisard   
22/6/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Je l'ai trouvé très approprié, en superbe adéquation avec la toile ce poeme,
rythme lancinant comme suspendu entre souvenir et instant présent, onctueux et frivole à la fois, j'ai apprécié. très bel écrit, très belles images, très bel hommage. merci

   Anonyme   
22/6/2009
Ok pieralun ! Autant pour moi... Je n'avais pas compris pour les répétitions volontaires ! Pour le reste je campe sur mes positions mais ça n'enlève rien à la qualité des alexandrins ... J'espère seulement ne pas t'avoir froissé en débarquant dans ton poème avec mes "gros sabots". Amicalement. Alexandre

   Anonyme   
22/6/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Je trouve ce poème fort attachant, et en adéquation avec ce merveilleux tableau de Renoir.
On y retrouve la fraîcheur, la nature heureuse, les vibrations de la lumière, la joie simple d'une femme et d'un enfant...
Bravo.
Je précise que les répétitions ne me choquent pas, et ajoutent au charme du poème.

   Anonyme   
23/6/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Associer poésie et peinture, quel bonheur! Les alexandrins sont fluides, et on se laisse bercer par cette musique des vers.
Des fleurs, beaucoup de fleurs, certes, mais que voit-on surtout dans le tableau de Renoir!
J'ai bien aimé ce poème qui tout d'abord descriptif sort ensuite du cadre du tableau. Cela rend le tableau vivant.

   sentimentic1   
29/6/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Une belle ballade dans ce paysage impressioniste. On voit assez facilement que les répétitions sont volontaires et du coup, elles semblent manquer ensuite.
Pour le "gueuloir" dont tu m'as parlé par ailleurs, je crois qu'il s'agissait de Balzac.

   Anonyme   
6/10/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'aime beaucoup Renoir et ce poème me laisse rêveuse devant les mots doux peints sur la toile du net. Je reviendrai lire dans ta galerie.

Et j'ai aimé les répétitions, elles sont délicieuses.

   Anonyme   
10/4/2011
 a aimé ce texte 
Un peu
Chose promise, chose due, tu as le droit au scalpel moderne-surrélisto-maboule sur ton oeuvre classique. Décorticage en règle. Attention Pieralunum, je tranche.

Bon, déjà, le titre en soi et le choix du sujet restent définitivement classique. Ce qui est cohérent. Mais à part le toit de la chapelle sixtine je vois pas plus classique. C'est pas une critique, rapport à ta question en forum et tout je note... Si au lieu de ballade, tu avais choisi promenade, tu partais déjà sur quelque chose de moins évident. :)

Les deux premiers vers de la première strophe sont jolies, elles posent bien le parallèle avec le tableau (je suis pas fan de Renoir mais cette toile est fort jolie, bon choix)
Troisième vers, bon, le taillis est un peu déroutant mais on prend. Le dernier vers me convainc moins. Je me permets une remarque, peut-être que j'ignore tout du sujet, mais je trouve que tu uses de répétitions un peu dommages. Chemin là, j'y reviens.

La tendre jeunesse c'est un peu plat, et pas très heureux selon moi. La jeunesse florissante m'aurait moins choquée...
Velours ou couleur, kif kif bourricot, alors pourquoi diable le bisser?didju et en plus y a bleu qui revient aussi, namého, note pour moi-même offrir un dico de synonymes à Pieralun, classé par nombre de syllabes :))
Je sais que c'est volontaire, mais c'est tout de même dérangeant pour le rythme, puisque ça se perd sur la fin...

Et finalement si ce n'étaient toutes ces répétitions, tu gères bien le rythme, tu gères pas mal la rime... Vu que tu accompagnes une oeuvre je peux pas blâmer les images un peu vieillottes, j'ai mal choisi l'oeuvre pour commencer mon travail de coupeuse dans le gras du classique... zut.
Cependant...

Cependant, je dois avouer qu'ici on a clairement un manque d'émotion évident. Alors choix pictural ou simple description, je n'en sais rien mais il me manque quelque chose. Je ne sens ni les rayons caresser ma peau, ni l'envie de les rejoindre pour monter le chemin. Tu vois ce que je veux dire?

Typiquement je me retrouve devant quelque chose de beau, d'assez réussi et de prosodiquement correct mais qui reste malheureusement dénué de chaleur.

   CharlesVerbaud   
6/11/2012
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Une balade avec un seul l c'est une promenade, avec deux l, ballade est une forme de poème fixe (La ballade des pendus de Villon). Le titre contient-il une erreur ?

L'alternance des rimes masculines / féminines n'est pas respectée aux changements des strophes, et dans la strophe 4.

Un hiatus au dernier vers "qui embrasse".

La répétition des mots au début perturbe, dérange, agace. Et puis elle se perd dans la deuxième moitié du poème, sauf le mot fleur qui revient sans cesse. Cela déséquilibre le poème, pourquoi ne pas avoir continué de bout en bout ?

En soi, je préfère quand même la seconde partie, justement par l'absence des répétitions.

J'aime particulièrement la transformation de la lumière
(...) ignorant la lumière
Qui pâlit lentement lorsque fane la fleur
Et blanchit quand l’hiver vient refroidir la pierre.

   Anonyme   
2/3/2016
C'est en effet l'imagination qui a pris le dessus sur la description du tableau en lui-même, comme quoi parfois l'inspiration du poète est dans toute chose, est prend sa propre dimension, son interprétation.

Même si les répétitions sont voulues, pour moi c'est une erreur, je ne les trouve pas judicieuses du tout, elles ont gêné ma lecture, elles laissent à penser que l'écrit n'est pas assez élaboré, et elles le desservent surtout, cela est marquant en particulier dans la troisième strophe (pouls 2 fois - enfants 2 fois).

Dommage, car il y a quelques images intéressantes, pourtant ce poème n'a pas réussi à m'émouvoir, les mots répétitifs en ont été la cause.


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