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Poésie libre
plumette : Paroles
 Publié le 04/03/19  -  12 commentaires  -  990 caractères  -  268 lectures    Autres textes du même auteur

Le pouvoir des mots.


Paroles



Je veux qu’on me parle sans écho, sans menottes
Une parole vraie, jaillissante et forte
Venue du fond des entrailles
Et vaille que vaille…

Qu’elle soit mélopée, cri, parole douce disons berceuse
Qu’elle soit révolte, plainte ou tendresse, profération
Ou rire en rut dévalant les pentes du cratère
Qu’elle me nourrisse ou m’exaspère
Qu’elle me console ou me dévaste
Je cueillerai son essence
Pour tisser liens de présence
Enroulant à mon poignet ce bracelet chatoyant
Au fil du temps, le fil des mots se patinera
Perdant ses pointes et ses écailles

Les paroles sans écho, sans menottes
Flottent
Scintillantes, odorantes,
Dans l’air que tu respires
Elles rencontrent ta peur et ton désir
Ouvrent ta conscience, parfois ferment ton cœur
Si tu n’as pu rire au petit matin
Tu peux toujours laisser
Les paroles sans écho, sans menottes
Te prendre par la main.


 
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   Corto   
10/2/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Jolie variation sur les paroles.

Expression, contact, sentiments, douce ou furibonde, la parole est ici joliment mise en valeur. Un bel outil de communication: "Qu’elle me console ou me dévaste Je cueillerai son essence".

Et la parole dure bien plus longtemps que son temps: "Tu peux toujours laisser Les paroles sans écho, sans menottes Te prendre par la main."

C'est dit avec finesse et ressenti.
Bravo.

   STEPHANIE90   
13/2/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Ah ! le pouvoir des mots et des maux...
Vaste sujet que vous tissez avec un regard scintillant qui laisse planer l'espoir par :
"Si tu n’as pu rire au petit matin
Tu peux toujours laisser
Les paroles sans écho, sans menottes
Te prendre par la main."

Tout est dit, les mots blessants perdent de leurs verves au fil du temps reste juste la matière :
"Pour tisser liens de présence
Enroulant à mon poignet ce bracelet chatoyant
Au fil du temps, le fil des mots se patinera
Perdant ses pointes et ses écailles"

Et je retiendrais :
"Je veux qu’on me parle sans écho, sans menottes
Une parole vraie, jaillissante et forte
Venue du fond des entrailles
Et vaille que vaille…"

message reçu 5 sur 5... Ouah ah ah !!!
à bientôt pour lire vos trépidations de la plume.

   senglar   
4/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour plumette,


Ce poème est d'une pipelette... mais qui se parle dans la tête. Elle ne s'interdit rien, pas même le "rire en rut" ; chez elle les mots l'emportent. Les mots de toute façon elle les apprivoisera, ça n'est qu'une question de temps, ceux qui dévastent eux-mêmes passeront à la patine. C'est qu'on a affaire à une redoutable ménagère... des mots.

Tout le monde a-t-il lu "L'élégance du hérisson" ?

Thérapeutique à l'instar de ce poème !


senglar

   emilia   
4/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Les paroles comme « liens de présence » offrant un « bracelet chatoyant » et qui se « patinent » au fil du temps avec une injonction de vérité et de jaillissement et la conscience de ce qu’elles ouvrent ou ferment…, en aspirant
à la liberté selon leurs couleurs et leurs odeurs, les sentiments qu’elles véhiculent entre « peur et désir » et surtout cette belle métaphore finale communicante, capable de « te prendre par la main… », par cette parole qui est la vie même…

   papipoete   
4/3/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
bonsoir plumette
vous parlez d'un sujet qui fait cruellement défaut, de nos jours, et particulièrement quand la vie sociale prend fin ; la retraite est là mais les mots ont disparu de notre horizon...on écoute la radio pour compenser un peu...
NB vous le faites de belle manière, particulièrement dans les 4 derniers vers !

   PIZZICATO   
4/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une façon intéressante de dire l'importance des mots, des phrases qui s'échangent. C'est la pemière façon qu'ont les êtres d'exprimer leurs sentlments, leur ressenti sur les choses de l'existence.

L'essentiel étant que les échanges soient vrais.
" Je veux qu’on me parle sans écho, sans menottes
Une parole vraie, jaillissante et forte ".

" Je cueillerai son essence
Pour tisser liens de présence
Enroulant à mon poignet ce bracelet chatoyant
Au fil du temps, le fil des mots se patinera
Perdant ses pointes et ses écailles " un passage débordant de sens.

Une lecture que j'ai appréciée.

   Luz   
4/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonsoir plumette,

J'ai bien aimé ce poème, ces variations sur les mots, la parole.
J'ai juste été un peu gêné par l'absence de ponctuation à certains endroits. Mais c'est bien, ça force à trouver le bon rythme de lecture.
Merci.

Luz

   hersen   
5/3/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour Plumette,

je trouve d'emblée que ce poème sur la parole est un tantinet bavard pour que la valeur de la parole en elle-même ressorte.

Tu joues beaucoup sur des qualificatifs de parole et cela atténue (à mon sens évidemment) la valeur de cette parole.

je m'y retrouve mieux déjà dans ces deux vers :

Qu’elle me nourrisse ou m’exaspère
Qu’elle me console ou me dévaste

mais le but de ce poème, de dire qu'il est essentiel d'échanger, et que tous y ont droit, quelle que soit leur parole, est assez bien mené.

par contre, là je n'ai pas compris : tu pars de "je" et ensuite on a "tu".

Merci Plumette !
et c'est sympa de te trouver en poésie !

   Gouttes-de-Vie   
6/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,
Au delà de ce poème je ressens une envie que je qualifierai de naturelle, un bel appel. Celui de se parler, de s'écouter librement. Le langage est le propre de l'homme et aujourd'hui on ne l'utilise presque plus pour simplement converser. Sans autre intérêt que celui de partager avec l'autre.
J'ai vécu quelques temps en Italie, dans la ville d'Arezzo (dans la région Toscane) et je suis d'origine espagnole. C'est pourquoi ce cri poétique me fait penser à "la Passeggiata" en Italie et "el paseo" en Espagne. Ce sont des balades dans les rues de la ville. Habituelles, presque rituelles. Notamment en soirée les jours de semaine et dans l'après-midi le week-end. Des balades au cours desquelles on se regroupe pour discuter. Ce qui est agréable, dans ces balades, c'est que l'on peut passer de groupe en groupe pour participer ou juste pour écouter. Même pour quelques minutes seulement. Sans même demander la "PERMISSION" de mettre son petit grain de sel, sans risquer de se faire "VIRER". Juste pour partager quelques instants avec son prochain. La "comunicazione", la "comunicatión" sont, là-bas, l'essence de la vie en société. Pourquoi pas ici ?
Toutefois je ne comprends pas : «Je veux qu'on me parle sans écho, sans menottes».
«... qu'on me parle sans menottes», c’est-à-dire librement si je comprends bien. Mais «... qu'on me parle sans écho», là ça me turlupine un peu. «...sans écho» ? Est-ce à dire "sans retour" ?
Où est mon erreur ?

   Cristale   
6/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonsoir Plumette,

Si le silence est parfois un bienfait, il est aussi parfois plus assourdissant que le bruit.
Parler, se parler, communiquer est ce qui permet de se sentir vivant, d'appartenir une communauté qui se nomme "humanité", bref, d'être, tout simplement.
C'est ce que semble réclamer à corps et à cris la narratrice : "parlez-moi pour que je reste vivante".

Poésie libre comme souhaiterait l'être la parole.

Cristale

   ristretto   
7/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Vraiment une belle lecture !
Une parole sans menottes - loin des censures, des rôles conditionnés,

Une parole du cœur

Merci pour cette belle revendication

   plumette   
8/3/2019


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