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Poésie contemporaine
Pluriels1 : Aquarelle pour deux amants
 Publié le 20/07/14  -  12 commentaires  -  1306 caractères  -  177 lectures    Autres textes du même auteur

… un même chant.


Aquarelle pour deux amants



Noce d'ébène en l'ombre où s'endorment les fleurs,
Le soleil est au bord du monde
Où nous migrons, lentement fous de ces douceurs.

Un ciel d'or enfièvre nos sueurs floribondes,
Verbe très haut, douces saveurs,
Sur nos deux torses confondus, noce féconde.

Dunes courbes du corps, murmures voyageurs
Au livre des secrets, en ronde
Pénétrée aux sens d'un parfum exorciseur.

Pétales roses de nos bras, ô Vagabondes !
Au bain des lampes où, couleur,
Nos regards ondulent chanson, nos ventres d'ondes.

À nos tempes, notre sang bat carillonneur,
Quand nos mains jointes se répondent
D'un plein accord, folies d'amour, ô grand seigneur !

Vin des souffles mêlés où l'amour surabonde,
Je verse en feu – vois – mes lenteurs
Sur tes rapidités où nos corps se confondent.

Très longs chuchotements, devenons deux chanteurs,
L'âme d'un violon nous inonde
À l'unisson, tzigane aux silences du cœur,

Volupté, serpent, caresse à la nuit du monde,
Rouge signe aux lèvres charmeur
L'Amour éclot au jeu des ardeurs moribondes.

Le temps s'arrête un court instant, et je me meurs
À tes hanches, ô furibondes !
Épousées fort sur ton dernier élan tueur.


 
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   chVlu   
23/6/2014
 a aimé ce texte 
Passionnément
D'une contrainte auto administrée et forte l'auteur se joue en douceur avec panache. Les rimes entrelacées sont à l’unisson du fond. Rien ne semble forcé et tout coule comme de source. L'ambiance titille tous les sens.
L'ensemble est subtilement cru, la lecture est vivante, prenante enivrante, délicieuse.
Wouahou , wouahou !!!
je m'en vais de ces vers me laisser fondre au monde des songes...

   margueritec   
1/7/2014
 a aimé ce texte 
Bien
Poème d'un amour qui s'accomplit dans la jouissance des corps.

Que belles sont les images. Je ne peux toutes les citer, et si certaines peuvent paraître banales, l'emploi qui en est fait ne l'est pas :

" Un ciel d'or enfièvre nos sueurs floribondes," ou encore

"À nos tempes, notre sang bat carillonneur,".

Bel exercice où le poème se construit sur deux rimes onde/eur et est constitué de tercets où les rimes sont interverties à chaque fois : le tercet aux rimes a/b/ a est suivi d'un tercet aux rimes b/a/b
etc.

Poème dont la forme est travaillée mais cela ne gêne en rien la qualité du poème.
Au contraire, je dirais que la contrainte de la rime a poussé l'auteur à de jolies trouvailles,"à tes hanches, ô furibondes" par exemple et à mieux exprimer la volupté "torride" des amants.

"Le temps s'arrête un court instant, et je me meurs
À tes hanches, ô furibondes !
Épousées fort sur ton dernier élan tueur"

Poème que j'ai apprécié mais qui relève davantage de la peinture acrylique que de l'aquarelle (sourire).

   Anonyme   
5/7/2014
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour,

Un amour qui ne m'a pas fait vibré hélas. Disons que ce genre de poème d'amour là n'est pas du tout mon style, c'est trop mièvre à mon goût.
Maintenant je ne vais pas nier la qualité et les belles images qui en découlent.

Il y a de la sensualité, et je trouves les images bien choisies, sophistiquées, pour exprimer l'acte amoureux, un moment magique, amour et volupté décrit avec élégance.

Le titre résume bien votre poème, un tableau aux couleurs vives et aux jolie formes qui donnent du relief aux corps des amants:

Noce d'ébène, Un ciel d'or, Dunes courbes du corps, Nos ventres d'ondes, Vin des souffles...

   RB   
5/7/2014
 a aimé ce texte 
Un peu
En EL... sans avis d'autres commentateurs. Qu'est ce qui fait que ce texte qui manifestement a fait l'objet d'un travail sérieux, de -quelque part- un réel emportement émotif de son auteur, qu'est ce qui fait qu'il m'irrite plus qu'il ne me charme, qu'il ne m'envoûte dans ce qu'il décrit.

Je crois, après l'avoir relu plusieurs fois ces dernières semaines que c'est, dans le fond, parce qu'il regroupe, parce qu'il est émaillé de beaucoup de mots, d'images déjà si souvent lus et dans un fort grand nombre et en s'imposant une contrainte (les rimes) qui renforcent l'effet de "trop".
"où s'endorment les fleurs"
"fous de ces douceurs"
"douces saveurs,"
"Un ciel d'or enfièvre nos sueurs "
"Dunes courbes du corps"
"Pétales roses de nos bras"
"notre sang bat carillonneur,
Quand nos mains jointes se répondent
D'un plein accord, folies d'amour, ô grand seigneur !"

...
+ quelques "ô"...
Et c'est tout le problème de porter un avis car en soi le texte n'est pas mal écrit, je dirais mal réussi. Mais qui suis-je pour le dire ? Un être subjectif...

   Arielle   
20/7/2014
 a aimé ce texte 
Bien ↓
78 ans de mariage pour ces noces d'ébène ! Ce n'est pas rien et l'érotisme qui déroule ses fastes tout au long de ce poème témoigne d'une belle santé pour cet âge vénérable ...

Plus sérieusement, il me semble que la forme bride un peu l'épanouissement de ces ébats. Si j'ai aimé les sueurs floribondes, le sang carillonneur et les hanches furibondes je suis nettement plus réservée en ce qui concerne le parfum exorciseur, les ardeurs moribondes, les silences du coeur et autres grands seigneurs qui me semblent un peu appelés pour la rime.

Je suis en outre assez allergique aux ô signalant qu'on est en poésie au cas ou cela aurait échappé au lecteur.

Cette suite de tercets sur un rythme 12/8/12 est en soi une bonne idée mais je la trouve un peu gâchée par la monotonie des rimes

En définitive je retiendrai l'élégance des images mais elles défilent devant moi sur papier glacé sans véritable émotion.

   Robot   
20/7/2014
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Certains alexandrins sont de toute beauté c'est indéniable.
"Noce d'ébène en l'ombre où s'endorment les fleurs,"
"Dunes courbes du corps, murmures voyageurs"
"Vin des souffles mêlés où l'amour surabonde"
Un découpage original
Cependant je n'ai pas été envouté par l'ensemble. C'est à mon sens qu'une juxtaposition de beaux vers ne fait pas forcément un poème.
Je ne déteste pas mais je ne suis pas emporté. Peut être un rythme qui engendre une certaine passivité.

   Raoul   
20/7/2014
 a aimé ce texte 
Bien
En ces temps de chaleur étouffante, ce poème tombe à point sous l'éventail.
L'exercice est intéressant car ce poème torride parvient à éviter pas mal de poncifs, facilités et images liés au genre.
Le jeux des rimes est certes (et pour moi) un peu prégnant, mais elles ont le mérite d'être riches, rondes en bouche et fort sensuelles.
J'aime beaucoup certaines images à la touffeur de jungle ( "sueurs floribondes", "Volupté, serpent, caresse à la nuit du monde", "Au bain des lampes"…).
En revanche ce qui me gène véritablement, c'est l'injection d'adjectif permanente suivant le même procédé répétitif (qui m'a rappelé Verlaine -quand il tire au vers- dans les pas très bons jours), ça transforme le vers en musique, je suis d'accord, mais lorsque ça revient trop souvent, ça devient un tic aimanté à l'œil qui lit.
Belle recherche en tous cas.

   Hananke   
20/7/2014
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour

Ce poème est joli dans sa globalité mais il souffre
de ses deux rimes répétitives à l'envie.
Il est toujours très difficile dans ce genre de texte
de trouver des rimes adéquates, surtout en onde.
On tombe inévitablement dans la facilité.

Bien à vous.

   Purana   
20/7/2014
 a aimé ce texte 
Un peu
Pas vraiment difficile à commenter mais je me sens tout de même un peu mal à l'aise.
Avouons-le, il n'y a rien à analyser, ni à deviner, ni à chercher dans le dictionnaire. Tout est clair et évident. Il faut donc commenter la forme et le fond.

Étant fan de poèmes qui chantent (pour que je puisse danser), j'aime lire des poèmes (néo)classiques et contemporains. Les rimes et le nombre de syllabes offrent automatiquement cette musicalité attendue par presque tous les lecteurs.
Ce poème chante bien. Je me demande pourquoi il ne me donne pas envie de danser.
C'est peut-être à cause de cette "cheville", ce "ô", trois fois utilisé dans le même poème, bien qu'elle soit mise à une bonne distance l'une de l'autre :

Pétales roses de nos bras, ô Vagabondes !
D'un plein accord, folies d'amour, ô grand seigneur !
À tes hanches, ô furibondes !

Quant au fond, je trouve le langage un peu limite pour évoquer un moment doux, sacré et intime.
Il n'y a pas d'autres remarques à faire sur le fond, mis à part le fait qu'il manque l'élément "surprise".
C'est ce qui fatigue le lecteur qui découvre jour après jour le même genre de textes écrits par certains poètes.
C'est également le cas quand on lit des textes qui ne diffèrent pas d'une façon significative des textes des auteurs précédents.
Ce phénomène peut même transformer un beau poème en un cliché. Il devient alors un poème perdu parmi des millions d'autres.
Quand un poème ne doit être construit qu'avec des images originales, des commentaires impitoyables peuvent décevoir l'auteur.

Purana

   TOTO   
22/7/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Salut c'est TOTO qui aime bien ce joli tableau d'amoureux.

Quelques facilités avec les rimes mais à vouloir tourner sur deux seulement c'est normal.D'autres l'ont déjà signalé.
Il se dégage de cette aquarelle un ensemble aguichant avec ses morceaux de vers imagés :
Douces saveurs,Au bain des lampes,tsigane au silence du coeur...
et bien d'autres encore.
Le dernier élan tueur est beau aussi, TOTO a apprécié.
Juste un petit moins pour cette histoire de rimes.

   Cox   
22/7/2014
 a aimé ce texte 
Bien ↑
S'il manque d'originalité, le poème reste plaisant par sa sensualité -mesurée-, et par un rythme doux et facile à suivre. Mention spéciale pour le système de rimes bien vu, et, surtout, bien maîtrisé.

Je n'ai pas ressenti de grand souffle poétique à la lecture de vers sublimes, mais la lecture reste agréable, et le poème assez réussi.

   Lotier   
28/7/2014
Bonjour Pluriels1,
L'art photographique rend compte autant de la réalité devant l'objectif que du regard du photographe. Pour le meilleur ou le pire, l'art poétique aussi. Mais pas seulement, il peut peindre les souvenirs, les pensées, les sentiments, les intuitions, les méditations, et superposer les plans. Sont conviées ici ces différentes instances, avec ce thème d'une vie entière dans l'instant, depuis «Le soleil est au bord du monde» jusqu'à «je me meurs». Je ressens cette superposition de l'amour et de la mort, avec la vie qui défile, si vite. La rythmique est inconstante (par exemple, les alexandrins sont découpés en 6-6, 4-8, 8-4, 5-7 ou 4-4-4), bien adaptée à ces alternances de lenteur et de précipitation. La contrainte des rimes oblige justement à ressentir cette arythmie. De même les mots, de par leur richesse sémantique (d'autant plus riches qu'ils sont communs), ouvrent les différentes perspectives de lecture. Il faut se laisser bousculer par ce poème pour en saisir tout le sel. Mon appréciation est allée croissante au fil des relectures... sans doute d’avoir cherché «le livre des secrets».
Merci pour cette belle aquarelle,
Lotier


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